Dans des terres symboliques pour l'extrême droite, David Rachline et
Jean-Marie Le Pen sont venus mercredi à Marignane, dans les
Bouches-du-Rhône, soutenir chacun leur candidat dans la 12e
circonscription du département, Jean-Lin Lacapelle, investi par le FN,
et l'ancien pilote Jacques Clostermann.
"Je suis le candidat de Marine", a d'abord déclaré lors d'une conférence de presse M. Lacapelle, vice-président du groupe FN au Conseil régional d'Ile-de-France et secrétaire général adjoint du parti, interrogé sur la candidature de l'ancien pilote de chasse Jacques Clostermann qui se présente dans cette même circonscription.
Jean-Marie Le Pen a tenu le soir une conférence de presse avant de présider devant une trentaine de personnes une réunion de soutien à M. Clostermann, qui revendique l'étiquette du Rassemblement Bleu Marine, une structure proche du FN.
Le dirigeant FN et sénateur-maire de Fréjus David Rachline, venu soutenir "son ami" Lacapelle, a quant à lui affirmé que "les anciennes personnalités qui n'ont plus d'aura ne déstabiliseront pas les électeurs du FN".
"Il n'y a qu'un seul candidat aujourd'hui, je suis investi officiellement, je suis soutenu par le RBM, je suis le candidat légitime de ce mouvement", a poursuivi Jean-Lin Lacapelle. "Les règlements de comptes, les candidatures dissidentes, les aigreurs ne me regardent pas, je ne suis pas là pour faire la guerre".
Jean-Marie Le Pen "n'incarne aujourd'hui rien du tout", et son candidat M. Clostermann est un "aigri, un pas grand-chose", a critiqué M. Lacapelle, qualifiant leur venue mercredi soir à Marignane de "hasard de calendrier".
Désormais installé à Marignane, Jean-Lin Lacapelle a précisé qu'il démissionnerait de son mandat de conseiller régional s'il était élu dans la circonscription.
"M. Clostermann habite Saint Victoret depuis vingt ans, il est plus qualifié que quiconque pour être candidat à la députation de ce coin de Provence", a répondu Jean-Marie Le Pen devant la presse.
Jean-Lin Lacapelle "dit que je ne représente rien, il oublie que je suis député européen de la région, alors qu'il est élu en Ile-de-France. C'est excusable car il n'est que depuis assez peu de temps au FN", a-t-il raillé.
"Je n'ai pas à respecter les consignes du FN puisque j'en ai été exclu", a-t-il affirmé, précisant qu'il ne donnerait son avis sur les candidats d'autres circonscriptions "que si on le sollicite".
Qualifiant les propos de ses adversaires d'"extrêmement discourtois", M. Clostermann a mis en avant son "ancienneté de terrain", tout en estimant que "sur le terrain, il y a un mouvement vers nous de déçus de Mme Le Pen, je crois".
Marignane est une des villes que le FN avait remportées lors des municipales de 1995. Deux ans plus tard, c'est Vitrolles qui avait été emportée par Catherine Mégret, l'épouse de celui qui était alors n°2 du parti et inéligible, Bruno Mégret, avant de revenir à gauche en 2002. Les deux villes font partie de la 12e circonscription.
Lors du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen a obtenu 60,26% des voix devant Emmanuel Macron (39,74%) à Marignane. A Vitrolles, le candidat d'En Marche! avait réuni 51,15% des voix devant la candidate FN (48,85%).
En 2012, la circonscription avait été remportée par le candidat socialiste Vincent Burroni (37,34%) devant le candidat UMP Eric Diard (36,6%) et le candidat FN Paul Cupolati (26,06%).
"Je suis le candidat de Marine", a d'abord déclaré lors d'une conférence de presse M. Lacapelle, vice-président du groupe FN au Conseil régional d'Ile-de-France et secrétaire général adjoint du parti, interrogé sur la candidature de l'ancien pilote de chasse Jacques Clostermann qui se présente dans cette même circonscription.
Jean-Marie Le Pen a tenu le soir une conférence de presse avant de présider devant une trentaine de personnes une réunion de soutien à M. Clostermann, qui revendique l'étiquette du Rassemblement Bleu Marine, une structure proche du FN.
Le dirigeant FN et sénateur-maire de Fréjus David Rachline, venu soutenir "son ami" Lacapelle, a quant à lui affirmé que "les anciennes personnalités qui n'ont plus d'aura ne déstabiliseront pas les électeurs du FN".
"Il n'y a qu'un seul candidat aujourd'hui, je suis investi officiellement, je suis soutenu par le RBM, je suis le candidat légitime de ce mouvement", a poursuivi Jean-Lin Lacapelle. "Les règlements de comptes, les candidatures dissidentes, les aigreurs ne me regardent pas, je ne suis pas là pour faire la guerre".
Jean-Marie Le Pen "n'incarne aujourd'hui rien du tout", et son candidat M. Clostermann est un "aigri, un pas grand-chose", a critiqué M. Lacapelle, qualifiant leur venue mercredi soir à Marignane de "hasard de calendrier".
Désormais installé à Marignane, Jean-Lin Lacapelle a précisé qu'il démissionnerait de son mandat de conseiller régional s'il était élu dans la circonscription.
"M. Clostermann habite Saint Victoret depuis vingt ans, il est plus qualifié que quiconque pour être candidat à la députation de ce coin de Provence", a répondu Jean-Marie Le Pen devant la presse.
Jean-Lin Lacapelle "dit que je ne représente rien, il oublie que je suis député européen de la région, alors qu'il est élu en Ile-de-France. C'est excusable car il n'est que depuis assez peu de temps au FN", a-t-il raillé.
"Je n'ai pas à respecter les consignes du FN puisque j'en ai été exclu", a-t-il affirmé, précisant qu'il ne donnerait son avis sur les candidats d'autres circonscriptions "que si on le sollicite".
Qualifiant les propos de ses adversaires d'"extrêmement discourtois", M. Clostermann a mis en avant son "ancienneté de terrain", tout en estimant que "sur le terrain, il y a un mouvement vers nous de déçus de Mme Le Pen, je crois".
Marignane est une des villes que le FN avait remportées lors des municipales de 1995. Deux ans plus tard, c'est Vitrolles qui avait été emportée par Catherine Mégret, l'épouse de celui qui était alors n°2 du parti et inéligible, Bruno Mégret, avant de revenir à gauche en 2002. Les deux villes font partie de la 12e circonscription.
Lors du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen a obtenu 60,26% des voix devant Emmanuel Macron (39,74%) à Marignane. A Vitrolles, le candidat d'En Marche! avait réuni 51,15% des voix devant la candidate FN (48,85%).
En 2012, la circonscription avait été remportée par le candidat socialiste Vincent Burroni (37,34%) devant le candidat UMP Eric Diard (36,6%) et le candidat FN Paul Cupolati (26,06%).