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vendredi 6 juin 2008





Une équipe « américaine »

Philippe Delbauvre


Une équipe « américaine »
Je dois avouer que je ne goûte guère la composition de l’équipe de France de football tant elle est caricaturale : elle ressemble par trop à une équipe de basket américaine. Libre à nos « amis » d’outre atlantique de faire l’apologie du melting pot à condition que nous en soyions nous même protégés, ce qui à l’évidence n’est plus aujourd’hui le cas.

L’ethnie, n’en déplaise aux bien pensants, est un facteur essentiel permettant de caractériser un peuple au point que l’on peut même dire que physiquement un allemand a une tête d’allemand ou un anglais, une tête d’anglais. Cela fut vrai dans le passé mais l’est de moins en moins aujourd’hui. Qu’est ce qu’un peuple si ce n’est historiquement une peuplade qui s’est développée ? L’ethnie est donc la première pierre de l’édifice que l’on prend malin plaisir à détruire, justement pour faire disparaître les nations qui sont autant d’oppositions au grand marché global.

Bien peu de paramètres divergents distinguent aujourd’hui les différents peuples européens si ce n’est peut être la langue qui dans la plupart des cas ne se limite qu’à l’usage de quelques centaines de mots. Voilà qui n’est plus suffisant pour étayer une quelconque spécificité nationale. De même, la détestable coutume qui consiste à utiliser de plus en plus fréquemment l’anglais ou plus exactement l’américain, n’est plus un phénomène simplement français mais touche désormais le continent tout entier. Il y a nivellement et comme de coutume, vers le bas.

Soyons clairs, j’apprécie les noirs comme le fait Kémi Séba, c’est à dire vivant en Afrique et là uniquement. Ils ont eux aussi un patrimoine et une culture à défendre qui sont les leurs et non les nôtres. On peut d’ailleurs s’interroger sur l’intérêt et l’admiration portés aux quelques peuples amazoniens ou autres, préservés de toute civilisation, si c’est pour dans le même temps prendre un malin plaisir à détruire les caractéristiques déterminantes de tous les autres peuples.

On m’objectera peut être qu’être membre d’un pays c’est adhérer à ses valeurs et à ses règles. L’actualité depuis longtemps nous montre que majoritairement tel n’est pas le cas et qu’il ne s’agit là que d’une hypothèse d’école démentie par les faits. On devient Français globalement par intérêt et non par amour, et une main sur le cœur durant l’hymne national n’y changera pas grand chose.

A mon sens, seuls les combattants pour la France durant les dernières guerres, eurent du bénéficier de la naturalisation. Or, ce fut justemlent ceux là qui furent délaissés.

« Qui sait si celui qui repose sous l’arc de triomphe n’est pas cet étranger devenu fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé. »

dimanche 1 juin 2008

Samedi, 31 Mai 2008



Au sujet de l'article 180

Philippe Delbauvre


Au sujet de l'article 180
Il n’a pas fallu longtemps après l’énoncé du verdict du tribunal de Lille avant que d’être contraint d’entendre, où que nous fussions, les aboiements des tenants du Système, qu’ils soient membres d’associations, de ligues de vertu ou de partis politiques.

En ce qui me concerne, plutôt que d’inventorier les cris de toutes parts issus, ainsi que de prêter confiance au corps journalistique, j’ai préféré me documenter juridiquement afin de connaître l’article du code civil permettant à un juge de frapper de nullité un mariage en raison d’une absence de virginité féminine. Article que voici :

Article 180

Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l'un d'eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n'a pas été libre, ou par le ministère public. L'exercice d'une contrainte sur les époux ou l'un d'eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un cas de nullité du mariage.

S'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage.

On ne peut que constater à la lecture de la dernière phrase de l’article 180 que le juge n’a fait qu’appliquer le droit civil français. Sachant que la virginité de l’épouse était essentielle aux yeux du mari et que de plus elle avait menti sur son état, il n’y avait pas d’autre issue pour le jugement, quoique puissent en dire les bonnes âmes du Système.

Pour information, on peut remarquer que l’islam n’a jamais fait l’apologie de la cérémonie de la défloration au même titre qu’il a toujours désapprouvé les tatouages corporels que l’on trouve parfois sur quelques visages voilés. De même, et sur la question du mariage, force est de constater qu’islam et catholicisme convergent vers la sanctification de la virginité qu’illustre notamment la couleur de la robe de la mariée.

On peut se demander ce que penserait un catholique fraîchement marié à la mairie à une musulmane ayant volontairement masqué son appartenance religieuse. N’y aurait-il pas de la même façon motif à recourir à un procès en annulation ?

En fait, c’est à nouveau le procès de l’islam qui est effectué afin de sensibiliser la plèbe au choc des civilisations, les droits des femmes servant, comme si souvent, de vecteur systémique.

vendredi 23 mai 2008

Jeudi, 22 Mai 2008



Les Français ont-ils bien compris ce qui les attend ?

Philippe Delbauvre


Les Français ont-ils bien compris ce qui les attend  ?
Je ne sais si les manifestants de ce jeudi 22 mai ont pris la peine de potasser le sujet qui les a poussés à se mettre en grève. Les documents ne manquent pas sur la toile, consultables à souhait, non dissimulés, sachant que les organismes financiers spécialisés qui ne sont autres que ceux qui dirigent réellement notre politique dite nationale savent pertinemment que bien peu de Français prennent le temps de s’informer par leur propre soin. Le caractère festif des différentes grèves ne prête pas à sourire et serait même motif d’inquiétude. Les Français ont-ils bien compris ce qui les attend dans un futur proche ?

L’allongement à 41 ans de la durée de cotisation afin de pouvoir bénéficier de sa pension rend obsolète la retraite à 60 ans pour la plupart des jeunes Français de demain. Cela ne serait pas si grave si la vie dans le monde du travail n’avait pas changé : en effet, on sait qu’aujourd’hui le temps accordé à la durée des études a augmenté et que la recherche du premier travail prend du temps. On sait aussi que la précarité économique engendre des périodes de plus en plus importantes de chômage. On sait enfin que passé un certain âge, le retour dans le monde du travail devient illusoire. A quel âge pourra t-on demain, en tenant compte de ces conditions, partir en retraite ?

Evidemment, c’est comme à l’accoutumé une histoire de gros sous qui occasionne des problèmes sociétaux. La France est un pays qui vieillit et qui, phénomène distinct, a beaucoup de retraités. On n’apprendra à personne qu’un retraité perçoit une pension payée par ceux qui travaillent. Ceux là mêmes qui ne sont plus aujourd’hui en nombre suffisant pour financer leurs aînés. C’est la raison pour laquelle les organismes économiques ont déjà planifié un doublement de l’immigration pour les années à venir : un immigré est un atome cotisant et un consommateur (la croissance !!!). On comprendra que c’est la logique économique qui impose ses choix et que dès lors toute réponse strictement politique dans le cadre du système est inadaptée. On comprendra aussi par la même occasion que les campagnes antiracistes ne sont pas la conséquence de nobles idéaux mais une nécessité afin de garantir la stabilité du système économique et social présent.

Question d’argent – donc - qu’il va falloir résoudre puisque désormais il n’est plus temps d’éluder. Lorsqu’un budget est déséquilibré, le remède consiste à majorer les entrées et minorer les sorties ; c’est ainsi que l’on peut augmenter la durée de cotisation nécessaire, diminuer le montant des retraites, accroître l’imposition des actifs.

Il est bien beau de postuler un départ à la retraite tardif sachant que ceux que l’on appelle les seniors sont les premières victimes des licenciements et ne sont embauchés qu’en dernier lorsqu’ils le sont. On comprend le pourquoi à l’incitation au travail – en pure perte – de cette catégorie, de la part du gouvernement. On comprend aussi pourquoi les jeunes sont incités à se professionnaliser au plus vite ainsi qu’à travailler durant leurs études quitte à abandonner les humanités.

La diminution du montant des retraites déjà basses semble impossible au premier regard ( 50 % calculés sur les revenus des 25 dernières années). Pourtant, dans les organismes économiques et financiers on considère qu’une épargne réalisée tout au long de la vie et située à hauteur de 30 % du salaire pourrait fournir une bonne base pour constituer une retraite complémentaire : c’est la porte ouverte pour une baisse des montants des retraites. C’est aussi une envolée au firmament du ridicule. En effet, de plus en plus de ménages sont endettés (avec la bénédiction des gouvernements ravis de les voir consommer) et le phénomène va crescendo. C’est aussi oublier que ces 30 % ponctionnés n’iront pas dans la consommation.

Accroître la pression fiscale c’est nuire à la consommation nécessaire à la croissance.

Le problème semble donc insoluble et il y a fort à parier que se profile à l’horizon la fin des régimes de retraites au profit de la capitalisation.

mercredi 23 avril 2008

Mardi, 22 Avril 2008



Bon voyage et bon vent

Philippe Delbauvre


Bon voyage et bon vent
Il n’est pas plus mal que Jean-François Touzé, accompagné d’autres personnages tout aussi indésirables et improductifs, quittent le Front national de manière à ce qu’au sein du Mouvement on ne se retrouve plus désormais qu’entre nationalistes. On a en effet trop longtemps permis à des individus atteints de pulsions monomaniaques d’origine reptilienne de coloniser un mouvement dont l’objectif est de proposer un programme élaboré qui ne se limite pas au simple contenu de la colonne fait divers des différents journaux.

Monsieur Touzé devrait pourtant savoir que les nationalistes ne sont ni de droite, ni de gauche mais essentiellement Français. Dans cette optique, le Front national n’a pas pour vocation d’être une courroie de transmission au profit de l’Ump ou du mouvement pour la France. Les nationalistes Français ne peuvent eux se satisfaire de la victoire du sieur Berlusconi, escroc notoire, comme le fait le sieur Touzé. Si les nationaux italiens alliés à Forza Italia ont des raisons, pour l’instant, d’être satisfaits des résultats, il est bon de rappeler qu’il s’agit pour une partie d’entre eux davantage de séparatistes que de régionalistes, condamnés assez rapidement à être avalés par la structure accueillante et ainsi à disparaître.

On ne voit pas non plus ce qu’apporterait de neuf un nouveau parti de droite quand bien même issu des travaux subtils du grand laboratoire d’idées qu’est Convergences nationales. En effet, rien ne distingue vraiment les idées de monsieur Touzé de celle du vicomte De Villiers : même apologie du libéralisme ambiant pourtant grand importateur d’immigrés, même arabophobie, même islamophobie. Le créneau est donc déjà occupé depuis longtemps et les quelques dérisoires succès du Mpf ne sont que la conséquence de l’aumône de l’Ump.

Lorsqu’on fait de la politique, il est des principes de base que l’on doit connaître. A savoir que le libéralisme qui obéit à une logique qui est exclusivement celle du profit n’a pas de frontière. C’est ainsi que les entreprises dites françaises cassent l’emploi national pour s’installer à l’étranger. Les Français ne l’ignorent pas mais à l’évidence monsieur Touzé si. Les entreprises font appel à de la main d’œuvre étrangère dès lors où elles en ont envie et ce afin d’augmenter leurs marges. Il est inutile de prétendre, afin d’éviter ces dérives, que l’on peut les sanctionner puisque ce serait immédiatement les voir s’expatrier.

Monsieur Touzé l’ignore ou ment.

L’apologie du capitalisme, la haine de l’arabe et l’islamophobie claironnées à grands renforts médiatiques nous viennent d’ailleurs d’outre atlantique où l’on trouve le grand pays du melting pot. Comme si cela était un hasard ! Cela n’empêche pas les Etats Unis d’avoir d’excellents contacts avec l’Arabie Saoudite, pays pratiquant la charia, et ce pour des raisons simplement … financières. En revanche et sans chercher à faire l’apologie du communisme, force est de constater que dans les anciens pays de l’Est les ethnies originelles furent préservées : il ne s’agit pas d’une approbation d’un système mais d’un simple constat irréfutable. Pourquoi dès lors se faire l’apologiste d’un système sociétal des plus colorés lorsqu’on fait une fixation sur les allogènes ? A nouveau, c’est ne pas savoir ou mentir.

Qui n’a pas compris que système libéral est un économisme enlevant toute marge de manœuvre aux différents gouvernements ? Comment peut-on encore ignorer aujourd’hui que les grands groupes apatrides s’entendent sur une absence de concurrence afin de majorer leurs profits entraînant la baisse de pouvoir d’achat ? Qui méconnaît les ateliers clandestins avec des travailleurs du même nom ou les entreprises du bâtiment embauchant des sans papiers ? Qui a intérêt en France à faire venir des étrangers si ce n’est le monde économique ?

On peut également être surpris de voir monsieur Touzé se faire le relayeur de la désinformation de la presse du Système en parlant d’une défaite du Front national lors des dernières municipales. En effet, proportionnellement au nombre de candidats, le Front national a obtenu davantage de voix que lors de l’élection précédente.

En fait, force est de constater que l’espoir d’obtenir quelques postes et ce quitte à renier l’éthique nationaliste est la principale motivation poussant au départ du Front national.


mardi 25 décembre 2007

Il y aura des immigrés en plus grand nombre…




Il y aura des immigrés en plus grand nombre…

Philippe Delbauvre

Politique
C’est ensemble que le président français Nicolas Sarkozy et les chefs de gouvernement italien Romano Prodi et espagnol José Luis Zapatero ont lancé le 20 décembre ce que l’histoire retiendra comme un "Appel de Rome pour l'Union de la Méditerranée" qui instinctivement fait songer, quoiqu’ils s’en défendraient, à l’entrée dans l’Europe des pays nord africains. Est d’ailleurs déjà programmée pour le 13 juillet 2008 une conférence à Paris afin de transformer l’essai et probablement d’établir un document clé.

Déjà, il est un fait avéré et pourtant méconnu : début 2008 la Tunisie intégrera la zone de libre échange de l’Euroméditerrannée.

Pour des raisons historiques bien compréhensibles et qui ne se limitent pas à des différends territoriaux, la Grèce est naturellement depuis toujours le pays le plus réfractaire à l’entrée de la Turquie au sein de l’Europe. Or, les événements se précipitent et la donne à changée.

C’est ainsi que des unités mixtes opérant au sein de l’Otan ont été acceptées par les deux gouvernements.

C’est ainsi qu’un téléphone rouge a été mis en place reliant les deux quartiers généraux militaires.

C’est ainsi qu’une zone de libre échange concernant certains produits a été mise en place.

C’est ainsi et tout à fait logiquement qu’Athènes a fait savoir que désormais elle ne s’opposait plus à l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le premier ministre grec se rendra en Turquie en 2008, démarche qui n’avait pas été effectuée depuis près d’un demi siècle.

On se rappellera que l’économie constitue le cheval de Troie de la perte des identités nationales. Qu’en aucun cas, les pays européens n’ont été militairement envahis depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Qu’au politique d’abord s’est substitué un économique d’abord, phénomène que l’on peu constater au jour le jour.

On remarquera qu’une fois les dispositions économiques prises – on peut songer à l’Europe – c’est le pouvoir politique qui progressivement est rogné.

En conséquence, c’est désormais à l’économie qu’il faut s’intéresser si l’on veut subodorer l’avenir. Prendre acte des causes et cesser de se hérisser en constatant les conséquences.

Il y aura des Turcs et des nord Africains en Europe et donc en France en bien plus grand nombre, non parce qu’ils auront décidé de faire leurs valises mais parce que ceux qui se disent avoir la charge de la défense de la spécificité Française ne se seront pas intéressés à la finance.



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Bienvenue au colonel Khadafi !


Lundi, 10 Décembre 2007



Bienvenue au colonel Khadafi !

Philippe Delbauvre

Politique
Il est des prises de position politique qui relèvent de la naïveté ou de la mauvaise foi, les deux n’étant pas paradoxalement incompatibles. C’est un cas de figure imagé par le nombre de réactions qui précédèrent la venue en France du colonel Khadafi dont les causes sont à rechercher soit dans l’absence de valeurs communes avec le dirigeant libyen, soit dans la volonté pour certains membres de l’opposition de se refaire une santé aux dépens de la majorité à peu de frais. Or, le fait est que tant que la gauche n’aura pas fait un choix qui n’appartient qu’à elle entre Libéralisme et Socialisme elle restera dans l’impasse et que s’il fallait n’avoir que des interlocuteurs vertueux au Quai d’Orsay cela ferait belle lurette que nous n’aurions plus de rapports avec le moindre des diplomates américains.

De plus, faut-il rappeler que les libéraux qui emboîtent le pas à Tony Blair dans leur volonté de signer de juteux contrats en songeant « économique d’abord », souhaitent aussi ardemment faire rentrer la Libye au même titre que ses voisins dans la zone euro-méditerranéenne, structure de libre échange dont on sait qu’elle permettra aux populations de ces pays de s’installer sur l’ensemble du continent européen ? Faut-il également rappeler que ce pays est qualifié tout comme ses voisins pour intégrer un jour ou l’autre la structure militaire de l’Otan à laquelle appartiennent déjà les pays européens y compris la France ?

La diplomatie a pour but d’établir des contacts entre pays et ce d’autant plus lorsque ceux ci sont confrontés à des différends sachant que si les politiques étaient alignées, sauf à effectuer des visites de courtoisie, on ne verrait guère l’intérêt de la démarche. C’est ainsi qu’en 1986 François Mitterand, pourtant anticommuniste avéré en politique étrangère, eut à subir les foudres de la bien-pensance en recevant à Paris le général Jaruzelski. C’est ainsi que le général de Gaulle fit le tour des capitales de la planète sans omettre Washington sachant qu’il n’était pourtant pas au mieux avec ses « alliés » américains.

A l’heure du tout économique, les gouvernements ne sont d’ailleurs plus très regardants et l’horizon visuel se limite à l’épaisseur du portefeuille. C’est ainsi que si quelques rafales pouvaient être vendus, si la technologie nucléaire pouvait être expatriée, si des rafales pouvaient enfin être exportés alors ma foi, on se pourrait bien dans ces milieux le passé oublier quitte à choquer.

« Faut vous dire Monsieur, que chez ces gens là…»


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samedi 8 décembre 2007

Voyage et mascarade




Voyage et mascarade

Philippe Delbauvre

Politique
Nième voyage en Algérie d’un président Français et donc, comme à l’accoutumé, nième mascarade du pouvoir algérien à qui il ne restait qu’à reprendre systématiquement les détestables mises en scène précédentes afin d’organiser la tartuferie qui tient lieu d’accueil.

Systématiquement, comme d’habitude, c’est quelques jours avant la rencontre que les indélicatesses se font jour à l’aide d’un battage médiatique effectué en Algérie mais résonnant en France et dont le but est de culpabiliser et ainsi de déstabiliser d’une manière ou d’une autre le représentant Français.

Le plus souvent c’est la question coloniale qui sert de détonateur pour ce feu d’artifices de retrouvailles dont sincèrement on commence à vouloir se passer compte tenu des circonstances.

La mise en cause de la France s’effectue d’ailleurs d’une manière conjuguant irrespect et provocation que l’on ne rencontre nulle part ailleurs dans le monde, ce qu’il est bon de rappeler.

Cette fois ci, ce furent les origines juives de Nicolas Sarkozy ainsi que la puissance du lobby juif français qui servirent de prétexte à ce gouvernement des lamentations. Peu nous importe le bien fondé de telles allégations qu’il n’est pas temps d’examiner ici dans la mesure où on se bornera à constater qu’il s’agit du même procédé culpabilisateur.

On se contentera de remarquer que si l’œuvre de colonisation tant décriée outre Méditerranée venait quand bien même à mériter l’opprobre – ce qui reste à montrer - alors il serait quand même bon de rappeler que les jeunes générations françaises n’y seraient pour rien pour autant : si on est en effet responsable du comportement de ses enfants, on n’a pas à assumer les erreurs – si elles existent - de ses aieux.

Dans de telles conditions, le sentiment de l’honneur eut poussé n’importe quel responsable politique a différer voire tout simplement à annuler la visite, ce qui ne fut pas fait au probable motif de l’existence de contrats financiers dont l’éthique qui devrait être la première honorée n’a que faire.
Situation paradoxale que celle de l’Algérie qui au mépris des réalités palpables s’érige en défenseur du droit des Palestiniens face à Israel et qui dans le même temps collabore avec les Etats Unis, accepte que la marine américaine mouille à Alger et s’apprête à intégrer la structure militaire de l’Otan : voilà une attitude qui doit satisfaire Israel et qui fait le bonheur des Usa.

Les donneurs de leçons sont ici les mieux placés pour en recevoir : « dis moi qui tu hantes et je te dirais qui tu es. »
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Article publié sur http://www.voxnr.com/


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samedi 1 décembre 2007

De deux élections présidentielles


Vendredi, 30 Novembre 2007





De deux élections présidentielles

Philippe Delbauvre



Politique
C’est commettre une erreur que de vouloir comparer deux élections dès lors où il n’est pas tenu compte de leurs spécificités politiques. C’est ainsi que l’élection présidentielle de 2007, si elle est comparable à celle de 2002, s’est déroulée dans un contexte tout à fait différent. Il est donc judicieux de se concentrer et d’analyser les particularités de chacun des deux premiers tours puisque pour chacune de ces deux échéances électorales, la messe était dite avant le second.

La première différence réside dans la présence au premier tour en 2002 des deux têtes de l’exécutif qui ne furent ni l’un ni l’autre des grands séducteurs devant les urnes. On sait que si l’ancien président flirta avec les 20 % des suffrages, il ne sut jamais les atteindre. De même, Lionel Jospin, en chef de gouvernement qu’il fut à cette époque avec l’austérité comportementale qui le caractérisait, connut l’usure du pouvoir ainsi que l’insatisfaction de son aile gauche, ce qui se traduisit dans les urnes par une poussée de son extrême. Au final, c’est un peu moins de 20 % pour le chef de l’Etat et un peu plus de 16 % pour son premier ministre. Donc il s’agissait de deux personnalités fades aux yeux de l’opinion et victimes de l’usure du pouvoir.

Tel ne fut pas le cas en 2007 puisque ni le président, ni le premier ministre ne se présentèrent : on pouvait déjà pronostiquer que les partis qu’ils représentaient en sortiraient grandis numériquement : c’est ce qu’il advint puisque l’on passa de 19.88 à 31.18 % d’un côté et de 16.18 à 25.87 % de l’autre.

Voici donc 20 % de voix supplémentaires apportées au Système sans que beaucoup aient pris conscience des conséquences sur le long terme.

De plus, François Bayrou, quasiment absent en 2002, atteint en 2007 le score inespéré de 18.57 % ce qui représente une augmentation en chiffre de 12 % qui sont à rajouter au 20 % précédemment cités. Nous voici ainsi parvenus aux fatidiques 33 % de voix nouvelles et s’exprimant dans le cadre du Système au bénéfice d’hommes que l’on peut considérer comme neufs, c’est à dire comme non usés par la pratique du pouvoir.

En conséquence, l’élection présidentielle de 2002 apparaît comme un mouvement de révolte dans les urnes qui s’est traduit par :
- une poussée du Front National.
- une poussée de l’extrême gauche.
- un mauvais score des hommes du Système.
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Schème inverse en 2007 où le corps électoral réintègre le Système dans la mesure où il croit ses représentants capables de changer la donne.
- bon score socialiste
- bon score ump
- effondrement de l’extrême gauche
- effondrement du Front national
- rejet des petits candidats
- advenue d’une troisième tête membre du système (Bayrou)

Dans de telles conditions le Front National ne pouvait qu’obtenir qu’un mauvais score et ceci indépendamment de la nature ou des orientations de la campagne.

En quoi d’ailleurs la campagne d’Arlette Laguiller fut-elle mauvaise ? Et celle des écologistes ? Et toutes les autres ?

Les électeurs ont considéré tout simplement qu’il suffisait de changer les hommes du Système et non le Système en lui même. Voilà pourquoi les partis radicaux ont subi un revers lors de cette présidentielle.

En conséquence, le salut ne passe ni par un soutien à la gauche ou à la droite mais au rejet en bloc du Système. Conjointement, une campagne d’informations à des fins de sensibilisation du grand public doit être menée afin de montrer que l’espoir ne passe pas par l’adhésion au Système.

Il va de soi que dans de telles conditions la critique des orientations des campagnes des candidats des différents partis hors Système – à commencer par celle du Front National - apparaît ridicule.
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Article publié sur http://www.voxnr.com/



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samedi 17 novembre 2007

Dependance day









Dependance day

Philippe Delbauvre

Étranger

C’est une indécence politique en passe de devenir une fâcheuse habitude que d’exposer, ou d’utiliser en terre étrangère des problèmes de politique intérieure ; cela d’autant plus que l’objectif de la manœuvre n’a pour but principal que de justifier des choix personnels politiciens qui n’engagent donc que leur seul auteur qui dès lors usurpe sa fonction originelle de représentant national. C’est ainsi que venu en ministre de l’intérieur il y a quelques années lors de son séjour aux Etats Unis, celui qui allait devenir président de la république avait déjà fait entendre sa différence dans un domaine qui ne relevait pas de sa compétence à savoir celui de la politique étrangère. Il vient de récidiver.

On aimerait par exemple savoir en quoi la notion d’ouverture qui se caractérise par l’entrée dans le gouvernement français de personnalités dites socialistes intéresse le congrès américain. A l’évidence d’ailleurs, la proposition suivante est risible et les auditeurs ont du le percevoir ainsi:

« Moi, je ne leur ai pas dit : "ne soyez plus socialistes. Soyez ce que vous êtes et aidez-moi à mettre en œuvre le projet présidentiel tel que les Français l'ont adopté à 53 %”.

En effet, lorsqu’on songe au désagréable ressenti que peut engendrer outre atlantique un tel apport politique, on ne peut qu’imaginer les sourires des élus américains qui évidemment ont apprécié ce qu’ils ont du prendre à juste titre pour une plaisanterie: c’est ainsi que si des socialistes font partie du nouveau gouvernement, c’est qu’ils ne le sont pas. Et s’ils le sont, Nicolas Sarkozy n’est pas libéral: dans les deux cas, il ment.

Peu importe chez les dirigeants américains ce défaut qu’est le mensonge, qui ailleurs rédhibitoire, n’en est pas même un chez eux. Ce qu’ils retiendront est la volonté du président Français de montrer sa volonté d’alignement sur les Usa. Alignement caractérisé par un état d’esprit qui trouve son inspiration aux Etats Unis, comme en témoignent les faits suivants:

L’apologie de la féminisation, conséquence de la féminitude.

« Dans mon gouvernement, il y a une femme ministre de l’économie et des finances ».

La belle affaire que voilà et la mauvaise publicité ainsi faite aux femmes. Quand se décidera t-on à nommer suite aux compétences et non aux accidents de la nature ?

L’apologie de la féminisation tant comme cause que comme conséquence du melting pot.

« Je veux dire aussi, combien je suis heureux d'avoir à mes côtés, Rachida Dati, ministre de la Justice, qui fait un travail remarquable. J'ai voulu dire : "mais voilà, il n'y a pas qu'une France dans la France d'aujourd'hui, il n'y a pas une justice à deux vitesses". J'ai voulu bousculer toutes ces idées sur le racisme. On faisait des beaux discours sur l'intégration, mais… »

« Moi, j'admire les Etats-Unis, parce que Madeleine Albright, Colin Powell, Mme Rice, ce n'est pas des Américains de longue tradition et cela fait plus de vingt ans que votre ministre des Affaires étrangères est un américain venu d'ailleurs. Moi, je suis fier que Rachida Dati soit Garde des Sceaux. »

« La plus jeune du gouvernement Fillon est Rama Yade. Elle travaille au côté de Bernard Kouchner. Pour moi, c'est très important et Rama le sait. Trente ans, beaucoup de talent. A sa façon, elle donne le visage que je souhaitais donner de mon pays, moins classique, mais c'est mon pays, c'est la France. »

S’agit-il dans le cas présent des Etats Unis ou de la France ? Que l’intégration soit une tradition Française n’est historiquement pas contestable mais elle s’est toujours dans le passé réalisée sur la base d’un contrat qui était celui de la République et d’un projet commun . Cette dernière est aujourd’hui remplacée par le marché qui fait fi de tout projet national et les quelques exemples de réussite – sur lesquels on braque les projecteurs – ne doivent pas masquer tous les problèmes que les Français connaissent bien.

La reprise de l’expression de triste mémoire de « nouvelle France ».

Les tenants de l’ancienne France ou de la « Vieille France » en sont ici pour leurs frais puisque c’est justement celle là que l’on brade. On pensera ce que l’on voudra de Ségolène Royal mais le choix non « progressiste » lors du second tour de la présidentielle était justement celui là. Peu importe aussi la staticité chiraquienne tant vilipendée sachant que sur le chemin de l’erreur il vaut mieux être immobile que véloce. La nouvelle France renvoie aussi à une expression similaire, à savoir celle de « nouvelle Europe » qui fut valorisée il n’y a pas si longtemps et ce aux dépends de la France par … les américains justement. Cette nouvelle France n’est autre que la version Française du blairisme, de l’aznarisme et du berlusconisme qui furent alignés tant en politique intérieure qu’en politique étrangère sur … les Etats Unis.

Le vocabulaire.

Voici quelques phrases ou tronçons de phrases extraits du discours de Nicolas Sarkozy.
« Je suis très fier »
« à nos amis américains
« Bernard Kouchner, qui est un ami des Etats-Unis »
« Je suis très fier et très heureux »
« Moi, je ne leur ai pas dit. »
« Moi, j'étais »
« je suis fier, et je me dis »
« combien je suis heureux »
« Moi, j'admire les Etats-Unis »
« Moi, je suis »
« J'étais fier que la Garde des Sceaux »
« Pour moi, c'est très important »
« elle était très émue, moi aussi »
« Moi, je veux m'inscrire dans cette tradition là »
« Moi, je suis venu vous dire que le peuple français n'oubliera jamais. »
« Il y a une dette éternelle du peuple français à l'endroit du peuple américain pour ce que vous avez fait pour nous. »
« mais on reste des amis, parce que l'on est de la même famille. »
« Dans une famille, on peut assumer ses désaccords, mais on reste des amis. »
« Je ne peux pas m'empêcher de penser, à chaque fois qu'un soldat américain, où que ce soit dans le monde, meurt, à ce que l'armée d'Amérique a fait pour nous.
« Vous savez, ce n'est pas moi qui le dis, ce n'est pas moi qui en parle, c'est le peuple français qui aime le peuple américain. »
« Moi, je veux vous dire une parce que ce qui vous est arrivé aurait pu nous arriver. »
« Mais ce désaccord ne doit pas remettre en cause l'amitié, l'alliance et la solidarité entre nous. »
« J'ai dit que j'étais un ami des Américains. »
« J'aime passionnément mon pays. »
« Je veux pour la France le meilleur. »
« "tiens, on va s'arrêter". C'était extrêmement intéressant, parce que j'ai vu un millier de pêcheurs, c'était un peu rude, un peu franc, mais en moi-même je disais, ces gens qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils ne veulent pas mourir et ils ont raison
Je leur ai dit : vous êtes en colère contre qui ? Contre moi ? Moi qui viens vous voir ? Vous auriez dû être en colère contre tous ceux qui auraient dû venir vous voir mais qui ne sont pas venus vous voir.
“A l'arrivée, on a trouvé un accord.” »
« “Mais moi, j'ai cinq ans.” »
« “Comme si cela était de ma faute” »
« “Moi, ce que je pense que ce qui vous intéresse” »
« “Nous, on aime l'Amérique.” »
« “Nous, on aime une Amérique qui est fidèle à ses valeurs.” »
« “On aime la grande Amérique, celle qui sait donner l'exemple.” »
« “On aime l'Amérique qui soutient les créateurs, pas les spéculateurs.” »
« “On aime l'Amérique qui croit au libre-échange, à la concurrence loyale, mais pas à la concurrence déloyale. »
« On aime l'Amérique qui favorise la compétition, mais la compétition à armes égales »
« Et puis, quand on n'est pas d'accord, on peut se le dire sans manière, sans hypocrisie, sans mensonge »
« Vous savez, le pire de tous, c'est que tout ce que je viens de vous dire, c'est très sincère. »
« “Parce que, plus important que la politique, c'est l'amitié entre nos deux peuples.” »
« “c'est qu'on se soit fâché.” »
« “Ce qui est naturel, c'est qu'on soit amis.” »

On aura constaté à la lecture de ces bribes de phrases, ponctionnées au fur et a mesure de la lecture du texte du discours, l’omniprésence de certains termes qui renvoie à la personnalité du président: ainsi, est ce le cas pour “fier”, “heureux” et surtout “moi”: il ne faut pas être psychologue pour établir un bilan.

On remarque également une prédilection pour le style direct tout comme, et c’est essentiel, une tendance pour l’usage du mode instinctif-affectif. Ainsi, alors que ses prédécesseurs - surtout le général De Gaulle et François Mitterand - utilisaient un style classique où chaque terme était mesuré et renvoyait à une idée précise, on baigne désormais dans une sitcom, une émission dite de télé réalité telles qu’on peut les voir sur le petit écran américanisé, dans lesquelles « on s’aime d’amour d’un cœur aimant ».

L’amour des Etats Unis

Le pourquoi de l’amour de Nicolas Sarkozy pour les Etats Unis repose sur plusieurs piliers qui ne sont pas la conséquence de l’admiration de certaines qualités présentes là bas que l’on souhaiterait en France acquérir mais plutôt sur la fascination qu’exerce la société américaine dans sa globalité sur le président français.

Fascination pour le melting pot qui fut a plusieurs reprises vanté:

« Moi, je pense que c'est la vraie France, la France de la diversité. », est le pendant français de :
« Moi, j'admire les Etats-Unis, parce que Madeleine Albright, Colin Powell, Mme Rice, ce n'est pas des Américains de longue tradition et cela fait plus de vingt ans que votre ministre des Affaires étrangères est un américain venu d'ailleurs. ».
Là encore, on ne voit pas pourquoi la présence des externes, qui logiquement peut prêter à débat, devient un leitmotiv ou un objectif à atteindre. Au nom de quoi ? Au nom de qui ? De quel mimétisme ?
Peut être faut-il y voir plus généralement l’apologie du libéralisme, c’est à dire du laissez faire et du laissez passer dans tous les domaines: ainsi sont révélateurs le :
« la France a pris beaucoup de retard. Nous sommes en train de rattraper ce retard.»
et
« Nous, on aime l'Amérique. Nous, on aime une Amérique qui est fidèle à ses valeurs. On aime la grande Amérique, celle qui sait donner l'exemple. On aime l'Amérique qui soutient les créateurs, pas les spéculateurs. On aime l'Amérique qui croit au libre-échange, à la concurrence loyale, mais pas à la concurrence déloyale. On aime l'Amérique qui favorise la compétition, mais la compétition à armes égales.»

Retard sur qui si ce n’est sur le modèle américain ? Une chose est pourtant certaine, c’est que les mérites attribués ici théoriquement au libéralisme disparaissent à l’analyse et qu’il n’est un secret pour personne que dans un régime capitaliste, il vaut mieux vivre des revenus du capital que de ceux du travail, être actionnaire que travailleur.
Un autre facteur essentiel de cet amour serait l’histoire – notons que l’on ressuscite cette fois ci la tradition que l’on abandonne en France – où l’on met en relief l’indéfectible lien entre les deux pays :
« Il y a une dette éternelle du peuple français à l'endroit du peuple américain pour ce que vous avez fait pour nous. Ce n'est pas de l'histoire ancienne. »
«Parce que, comme le titrait un journal qui n'a pas toujours mes opinions, on était tous des Américains, ce jour là. »

Là encore, c’est faire fi de l’histoire telle qu’elle s’est déroulée : les Français n’aidèrent les Américains que pour affaiblir le rival anglais ; les Américains débarquèrent tardivement en 1917 comme en 1944. Dans les deux cas, c’était par intérêt et non en raison de nobles idéaux.

Quant à reconnaître une dette, surtout éternelle, à l’égard des Etats Unis, c’est postuler de facto la fin de toute indépendance dans la politique étrangère française de peur de fâcher le créancier. Quant au 11 septembre …. la vérité est en marche et n'est pas conforme à ce que l'on nous a annoncé.

De vaines supplications et jérémiades.

Bien sur, Nicolas Sarkozy sait très bien le solide handicap que représente pour les économies européennes un dollar côté au plus bas.

Bien sur, il est conscient que cette monnaie sous-évaluée explique les quelques factices succès américains en économie.

Alors il plaide pour une réévalution, un juste équilibre monétaire.

Et il se trompe : parce que les américains, quand bien même ils le voudraient, ne le peuvent pas. En effet, leur déficit interdit toute mesure de réajustement monétaire. Il leur est nécessaire de financer leurs deficits par la monnaie et par elle seule. D’ailleurs les quelques questions pertinentes (on pourrait les qualifier également de naïves ) n’ont reçu aucune réponse.

La baudruche se dégonfle.

Aussi bien son voyage aux Etats Unis que celui en Russie furent des échecs. Ceux ci furent la conséquence d’une stratégie personnelle basée sur le culte des apparences, favorisé par des médiats hexagonaux par trop partiaux, qui à l’étranger ne peuvent faire recette face à des gouvernements soucieux de préserver leurs intérêts. Faut-il en vouloir à Bush ou à Poutine d’être respectivement américain et russe et de se comporter en tant que tel ? Bien sur que non puisqu’ils sont dans leurs rôles et font leur boulot.

Comme déjà écrit dans un article précédent, d’un président français, on attend une politique française.

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Article publié sur http://www.voxnr.com/



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mardi 6 novembre 2007

Les vices privés font les vertus publiques

Mardi, 6 Novembre 2007



Les vices privés font les vertus publiques

Philippe Delbauvre

Politique
Les vices privés font les vertus publiques
Ah, mais c'est qu'on nous l'avait dit, et juré, et craché, et ce à l'aide d'un de ces raisonnements définitifs ayant valeur de preuve dont les économistes libéraux – comprenez capitalistes – ont le secret: en faisant jouer la concurrence, on parvient tout naturellement à faire baisser les prix et ce pour le grand bien grand bien de tous. C'est ainsi que, forcément, « les vices privés font les vertus publiques », pensée de cigale dans le monde et sous le règne des fourmis.

La concurrence entre les distributeurs devrait en effet, théoriquement, conduire ceux ci à se livrer à une guerre sans merci de manière à ce que chaque produit soit vendu au prix le plus bas du marché, l'enseigne victorieuse étant celle qui épargnerait le plus la bourse du consommateur, tout ravi de l'aubaine.

Pour ce faire, il est nécessaire, puisque les vendeurs sont en fait des revendeurs, de se procurer les produits initiaux au prix le plus bas chez les fournisseurs: c'est ce qui est fait - et c'est le premier hic dans cette histoire - grâce aux délocalisations où l'on fait appel ailleurs à une main d'oeuvre moins onéreuse entraînant de facto du chômage ici et donc une baisse de pouvoir d'achat. C'est le premier effet pervers d'un système censé nous apporter davantage.

Chacun des revendeurs doit également minimaliser ses coûts médians, ce qui le pousse à pratiquer la stagnation des rémunérations de la majeure partie de ses employés, mais aussi à ne pas employer voire à licencier à l'aide de l'optimisation de l'aménagement interne. Voici le second effet pervers de ce système où là encore, les employés paient littéralement la diminution du coût.

A ce stade, rien ne serait perdu si la guerre entre enseignes se faisait conformément aux principes libéraux: « concurrence pure et parfaite » dixit la bible en ce domaine. Ici encore, mensonge: ce n'est pas parce que l'entente illicite n'est pas prouvée qu'elle n'existe pas. Au contraire, les prix sont alignés puisqu'il n'est pas difficile d'aller constater ceux pratiqués chez le concurrent. La marge bénéficiaire n'est donc pas tirée à la baisse mais à la hausse, ce que la ménagère sait très bien et quoiqu'en disent les économistes, ceux là mêmes qui nous affirment que nous n'en sommes qu'à deux millions de chômeurs, ce que chacun sait très bien être faux. C'est là, le troisième vice de forme.

D'où ces abonnements proposés par les Fai où les prix avancés sont approximativement les mêmes malgré de gros bénéfices. D'où les désastreuses conséquences de la privatisation du service des eaux se traduisant par une envolée des tarifs d'autant plus perverse que cette privatisation s'accompagne d'une absence de concurrence. D'où un système de santé où l'absence d'intervention de l'Etat se traduit par des zones où le corps médical est en situation de surnombre alors qu'en d'autres lieux il y a carence.

On ne peut ici que constater la faillite d'une idéologie politique faisant l'apologie d'un Etat simplement cantonné à ses tâches régaliennes.

Le pis est que le mouvement ne vient seulement de se mettre en marche que récemment. Voilà qui promet !



Article publié sur: http://www.voxnr.com