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mercredi 4 mai 2011
D'une erreur l'autre.
Les historiens contemporains s’accordent presque tous pour reconnaître la notion de court XXème siècle, s’étendant de 1914 à 1989. Si l’on devait choisir l’idéologie qui a le plus marqué cette partie de l’histoire, qui a le plus mobilisé les esprits des hommes et motivé leur engagement, c’est très certainement au communisme qu’il faudrait songer.
Le communisme, dont les fondements furent établis au XIXème siècle par l’intermédiaire des écrits de Karl Marx, ne se limite pas simplement à une théorie sociale seule. Il fut aussi philosophie, apologie des sciences et des techniques, pensée politique et bien entendu machine de guerre. Il joua, non sans intérêt, un rôle majeur dans le cadre des guerres de libération nationale.
Sans le communisme, le XXème siècle n’eut pas été ce qu’il fut. Du reste, les notions de guerre froide ou de détente, le principe de la logique des blocs, qui ont marqué l’histoire, ne sont pas concevables sans le communisme.
Je souhaiterais maintenant revenir à la nature humaine qui fut l’objet de mon introduction. Ce qui a marqué les hommes du XXème siècle, c’est le dévouement ainsi que l’esprit de sacrifice des militants communistes, et cela sur tous les continents. Cela interroge. En effet, alors que les tentatives d’élaboration de communisme se concrétisaient fatalement sur le terrain par des échecs patents, les militants communistes n’en continuaient pas moins, malgré les évidences, à défendre l’indéfendable.
On pourrait peut être m’objecter que le communisme est objectivement mort et qu’en conséquence, il est inutile de revenir sur le sujet. Sauf si, bien entendu, le phénomène ne se limite pas au seul communisme et est inhérent à la nature humaine comme je le crois.
Agé de 47 ans, je dispose d’un vécu certain qui m’a permis de connaître les mues qu’a connues la France durant environ les trente dernières années, auxquelles les sociologues font souvent référence ; à leurs yeux, la France a davantage changé durant cette courte période que durant un siècle. Le regard que je pose sur ce que l’on appelle postmodernité ou hypermodernité m’incite à croire les spécialistes du sujet.
Il va de soi, lorsque l’on observe la France d’aujourd’hui, que le libéralisme auquel elle est soumise produit des désastres. Que l’on évoque les crises économiques et financières, la difficulté de trouver un logement quand ce n’est pas dormir à la belle étoile, la paupérisation de plus en plus importante d’une partie de nos compatriotes, l’écart indécent des fortunes, le chômage massif, la perte de la notion de qualité au profit de la quantité, tout indique que la situation que nous vivons présentement est catastrophique.
Pourtant, que ce soit les électeurs ou la majorité des hommes politiques, chacun, tout comme pour le communisme, y croit encore. Il est malheureusement prévisible sachant que c’est de la nature humaine dont il s’agit, qu’il faille, tout comme pour le communisme, un effondrement pour que changement de référentiel se fasse.
http://sebastien.derouen.over-blog.com/article-d-une-erreur-l-autre-philippe-delbauvre-73092502.html
mardi 3 mai 2011
lundi 2 mai 2011
Les involontaires et révélateurs aveux de Bernard Antony.
Au sujet du départ du Parti de la France.
En tout premier lieu, il me semble juste de rappeler aux lecteurs que Bernard Antony a récemment quitté le Parti de la France en raison de motifs invoqués qu’il n’a pas jugés bon d’expliciter (1). C’est ainsi que l’on n’en saura pas plus sur sa désapprobation des «alliances électoralistes ou rapprochements avec de petits mouvements et partis et aussi des journaux [Rivarol - NDCI] dont les positions sont incompatibles avec les miennes.». Rien de plus facile que de mettre en cause une structure sans spécifier clairement le pourquoi d’un départ exprimé, sans citer non plus ce que sont ces petits mouvements et ces alliances. Cela sent le procès d’intention puisque d’aucune justification nous n’avons été gratifié.
Au sujet de la position de Vladimir Poutine.
Le pire est malheureusement à venir; sur son blog, en date du 22 mars, Bernard Antony commet de nombreuses fautes tant en matière historique que dans l’interprétation du présent. (2) C’est ainsi qu’il voit dans la position poutinienne au sujet de l’attaque occidentale contre la Libye, une réminiscence du passé orthodoxe de la Russie: comme si Poutine se préoccupait du sujet... A le lire donc, des pays qui ont de par leur passé eu des différends ne pourraient plus s’en défaire. C’est d’autant plus grave que Poutine est l’un des seuls responsables au monde à freiner l’expansionnisme occidental dont le modèle de société est vivement critiqué par le même Bernard Antony. Contradiction, donc. Peut être ne se rend t-il pas compte que justement, le fait de réduire les civilisations à leur terroir originel alors que les sociétés, elles aussi muent, constitue justement la clef de voûte de la théorie du choc des civilisations dont on sait très bien qu’elle est une invention dont l’un des objets est justement de souder aux Etats Unis d’autres contrées du monde, à commencer par l’Europe. Bernard Antony oublie aussi que dans les us et coutumes d’un pays comme la France, le catholicisme a cessé d’influencer les comportements, à commencer par ceux de la majorité des catholiques. Autrement exprimé, toute tentative visant à réduire les civilisations à leur seul terroir religieux originel, sachant les évolutions que subissent ces mêmes civilisations au cours du temps, est tout simplement ridicule.
Au sujet des printemps arabes.
Et ce n’est pas fini; analysant le phénomène de ce qu’on a pris l’habitude d’appeler les printemps arabes, Bernard Antony s’exprime en ces termes:
«Or, comme je l’ai souvent exprimé, un véritable printemps arabe ne peut que passer par l’abolition de la charia et par une véritable liberté religieuse concrétisée notamment par la liberté de conversion sans risque de mort lorsqu’elle va de l’islam au christianisme.
Mais de cette liberté, la plupart des commentateurs de nos médias se moquent totalement. Que ne voient-ils pourtant que la charia qui s’applique à tous en tous domaines constitue l’architecture du totalitarisme islamique théocratique et politico-social par Mahomet à Médine?»
Ce que souhaite donc Bernard Antony, c’est de voir advenir dans les pays musulmans la pluralité religieuse telle qu’elle existe justement aujourd’hui dans l’Europe qui, en matière de pluralisme religieux ne fait que suivre la démarche américaine. Or, le «penseur» n’a de cesse de critiquer l’islam en France, ce que je ne lui reproche pas, mais encore faudrait-il être cohérent: si la France fut marquée par l’helleno-christianisme, alors comme le souhaite Bernard Antony, elle a vocation à faire fructifier cet héritage qui doit être redécouvert et qui nous fut transmis par nos aïeux au sein de l’Europe. Pas d’être le lieu un lieu de confluence religieuse comme le sous entend ses prises de position. Réciproquement et pour les mêmes raisons, la place de la majorité des musulmans en France n’a pas de raison d’être et ils ont vocation, eux, à retourner dans leurs contrées d’origine afin d’effectuer la même démarche.
Le melting pot religieux trouve naturellement sa place aux Etats Unis et nullement en Europe.
(1) http://www.contre-info.com/bernard-antony-quitte-le-%C2%AB-parti-de-la-france-%C2%BB
(2) http://bernard-antony.blogspot.com/2011/03/poutine-la-rancune-byzantine.html
(3) On lira avec profit l’analyse et les renseignements concernant Bernard Antony transmis par Hervé Ryssen: http://www.mediafire.com/?it06z1ikmyv6ff8
http://sebastien.derouen.over-blog.com/article-les-involontaires-et-revelateurs-aveux-de-bernard-antony-philippe-delbauvre-73005600.html
samedi 30 avril 2011
vendredi 29 avril 2011
Au sujet de la télévision
Au sujet de la télévision...
Alors que la télévision est principalement un objet de divertissement, beaucoup de Français déclarent, non sans mensonges donc, leur intérêt pour le petit écran, en invoquant le savoir et la culture que l’on y trouverait; or, dans les faits, il suffit de disposer d’une connaissance pointue dans un domaine particulier pour s’apercevoir que même dans les émissions de type culturel telles qu’on les rencontre par exemple sur Arte, non seulement le sujet n’y est pas convenablement traité mais que de surcroît s’y trouve glissées de nombreuses erreurs.
Quant aux journaux télévisés transmis majoritairement à 13 et 20h, un simple regard sur les uns comme sur les autres, nous montre que les sujets traités sont les mêmes, et qu’ils ne sont pas dépourvus de parti-pris. Seule change la personnalité du journaliste. En conséquence, se mettre devant la télé durant la période du journal télévisé se traduit dans les cerveaux par leur formatage, alors même que les téléspectateurs étaient de prime abord pourtant bien intentionnés.
Le seul intérêt de la télévision ne réside donc plus que dans la sphère du divertissement qui permet à des lecteurs confrontés à des lectures abstruses de se détendre.
En revanche, dans le cadre familial, la télévision est une menace réelle pour l’homogénéité de la Famille, chacun disposant de son propre écran et par voie de conséquence se trouvant fermé aux autres personnalités de la Famille.
La destruction de la télévision, quant à elle, aurait pour conséquence de gagner un temps qui n’est pas intelligemment dépensé et en conséquence de rétablir des rapports plus chaleureux au sein de la Famille.
De surcroît, en matière de savoir, la culture livresque, via internet ou de manière plus classique à l’aide du support papier s’impose.
mercredi 27 avril 2011
Du débat organisé par l'ump sur la laïcité
Le débat organisé voici une quinzaine de jours au sujet de la laïcité a fait un flop suite à l’absence de nombreux élus estampillés UMP qui voulurent, en raison de désaccords internes non dénués d’intérêts, prendre leur distance avec Jean François Copé.
Les propositions annoncées (1) sont conformes au bon sens et méritent en conséquence l’approbation. Le problème ne réside donc pas là, mais plutôt dans la mise en pratique, ainsi que dans la volonté réelle de les voir être appliquées. Or, l’attente que l’on a d’un gouvernement ne réside pas dans l’énoncé de promesses, mais bien dans leurs concrétisations.
Chacun a pu constater que ce débat n’arrivait pas par hasard. Il va de soi que le gouvernement a, par l’intermédiaire de la publication de nombreux sondages indiquant une forte poussée du Front National, pris conscience du danger que ce mouvement commençait à constituer. Non seulement Nicolas Sarkozy a perdu les voix qu’il avait ponctionnées au Front en 2007, mais, de surcroît, il semble que nombre d’électeurs anciennement UMP ont pris désormais fait et cause pour Marine le Pen : ce débat n’était donc pas désintéressé.
Il n’a pas échappé non plus au lecteur conscient que ce débat censé poser le problème de la laïcité n’était en fait qu’une attaque en règle contre l’islam et, en conséquence, à l’encontre des Arabes, puisque nombre de Français considèrent ces deux notions comme interchangeables. Là encore, la volonté de ne pas laisser au Front National le champ libre est manifeste.
Si les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui ont plaidé en faveur de l’immigration pour des raisons majoritairement économiques quoiqu’ils puissent en dire, ils ne souhaitent pas pour autant voir les spécificités des nouveaux arrivés préservées. C’est ainsi que l’on veut bien des Arabes et/ou des Musulmans à condition, bien sûr, que ceux ci cessent, ne serait-ce que dans leur accoutrement d’être arabes et/ou musulmans. Bien évidemment, c’est une illusion que d’avoir cru que tous les Arabo-Musulmans quitteraient tous leurs traditions diverses. S’il ne faut pas mésestimer le nombre d’Arabo-Musulmans formatés par la postmodernité, on ne doit pas non plus ignorer, même si elles sont minoritaires au sein de cette communauté, les revendications en termes de pratique religieuse ou le port d’accoutrements qui, à l’évidence, n’ont rien de français ou d’européen.
Les gouvernements se trouvent désormais confrontés à des problèmes qu’ils n’avaient pas prévus, à savoir, par exemple, les communautarismes linguistiques, religieux ou ethniques. À titre d’exemple, il est bien difficile pour un gouvernement d’un pays laïc de faire construire un lieu de culte à l’usage des Musulmans. Mais il n’est pas plus aisé d’accepter que des rues entières servent de lieu de prières...
Le danger majeur est celui de la société plurielle telle qu’elle existe aux États-Unis et que nous copions de plus en plus tant en terme d’économie, de melting pot ainsi que de positionnement géopolitique. Ne pas se reconnaître dans les choix fondamentaux de la France de ces dernières décennies, c’est tout simplement faire des États-Unis l’ennemi principal, l’anti-modèle à combattre. A ce sujet, ils sont malheureusement peu nombreux, ceux qui, pointant les dysfonctionnements de notre société, remontent jusqu’à la source américaine. L’Arabo-Musulman fait un bon bouc émissaire et évite de faire le nécessaire travail intellectuel qui, pourtant, s’impose.
Je n’ai jamais considéré, parce que j’ai une bonne connaissance tant livresque qu’empirique du monde arabo-musulman, que leurs représentants avaient pour objet, en s’installant en France, d’islamiser notre pays ou de le conquérir via la pression démographique. Il s’agit là d’un phantasme, d’une explication qui se veut rationnelle, mais dont le seul objet est de masquer une peur qu’engendre la prise de conscience de l’altérité. Et la diminution de la pratique religieuse et la diminution de la natalité chez les arabo-musulmans constituent un fait marquant, bien connu des sociologues des religions. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une spécificité française, puisque le même phénomène appert aussi dans les pays d’Afrique du Nord, qui muent à grande vitesse. Ceux qui ne le savent pas fréquentent trop les meetings et manifestations et pas assez les bibliothèques...
Philippe Delbauvre.
samedi 23 avril 2011
Au sujet du racisme dont on ne cesse de nous parler.
Il est des idées qui se propagent dans l’opinion suite au harcèlement médiatique qui n’a d’autre objet que de formater les crânes. La Droite, celle qui mérite son nom ainsi qu’une majuscule, a toujours combattu les penseurs que l’on appellera de gauche, qui veulent impérativement faire coïncider la réalité avec leurs idées, de manière rarement innocente.
J’ai pris connaissance ce jour, via le site 20minutes (1), du rapport annuel du CNCDH qui est très instructif. On y apprend qu’en France l’année dernière, il y eut en tout et pour tout 886 actes à caractère raciste, simples injures comprises. Sachant qu’il existe dans notre pays plus de soixante millions d’habitants et une centaine de départements, cela ne fait que neuf agressions, injures comprises, par département et par an. On ne peut donc, en faisant preuve d’objectivité, c’est à dire en tenant compte des faits, en conclure que le racisme n’est qu’un phénomène mineur dans une société pourtant multiraciale. L’antiracisme n’a donc en conséquence nullement raison d’être dans une société qui, selon les chiffres indiqués, ne subit pas de fracture raciste. La simple raison d’être de l’antiracisme vise en fait à faire accepter une société ethniquement plurielle qui, via une immigration croissante est appelée à se développer toujours davantage. Or, il n’est pas besoin d’échanger beaucoup avec l’homme de la rue pour constater que celui ci, sans être raciste, souhaite voir préservées les spécificités — y compris ethniques — de notre pays. Le Français standard veut simplement que chacun puisse vivre chez lui et selon l’histoire qui est la sienne en faisant fructifier l’héritage qu’il a reçu de ses aïeux.
Bien évidemment le rapport trouve judicieux — il faut bien sauver la face — de postuler une diffusion du racisme et de la xénophobie dans l’opinion, statistiques à l’appui. On pourrait prendre ces dernières au sérieux s’il ne s’agissait pas d’enquêtes d’opinion, c’est à dire de sondages. Or, on sait très bien ce que valent les sondages qui sont manipulables à souhait. Il est bon à ce titre de rappeler que le physique ou la voix de l’enquêteur influe sur les réponses de la personne interrogée et que par voie de conséquence ce type de pratique n’est nullement objective.
Il est donc, deux axes que les nationalistes et assimilés doivent emprunter : d’une part reprendre l’argumentaire numérique de cet article dont l’objectif est de tordre le cou à une idée reçue, et d’autre part dévoiler les autres escroqueries intellectuelles similaires de la même façon.
(1) http://www.20minutes.fr/article/704979/societe-en-2010-moins-actes-caractere-raciste-sentiments-xenophobes-diffusent
mardi 12 avril 2011
Au sujet d’une erreur -courante- d’interprétation.
Que l'on ne s'étonne donc pas de la poussée des communautarismes en France qui ne représente que l'imprégnation du mode de pensée américain en Europe; c'est ainsi que l'on trouve aux Etats Unis des quartiers arabes, noirs, italiens, irlandais... Le même phénomène est en train d'advenir en France et se trouve déjà bien avancé, aidé qu'il est par des politiques bien moins naïfs que l'on pourrait de prime abord le croire.
Autre exemple, le phénomène gay, transformé désormais en lobby, est lui aussi d'importation américaine et s'attelle à la destruction de la famille traditionnelle, rouage essentiel de la civilisation européenne.
L’hyperviolence désormais de plus en plus courante en France avec parfois l’utilisation d’armes automatiques maniée sans discernement marque une évolution dans notre pays: elle est là encore la conséquence d’un mimétisme avec ce qui se passe aux Etats Unis.
Ils ont Harlem, nous avons Roubaix...
Ainsi, de manière générale, ceux qui prônent la société plurielle au nom de la république française et de l’histoire de France l’effectuent de manière fallacieuse: la France et de manière plus général l’Europe ont vocation à faire fructifier un passé autrement plus riche que celui des Etats Unis et à préserver, entre autre, une homogénéité ethnique aujourd’hui malmenée.
Il est donc nécessaire de ne pas commettre l’erreur courante qui consiste à prendre la conséquence (l’immigration massive) pour la cause (l’américanisation): à traiter uniquement les symptômes sans remonter à la source, on échouera fatalement à guérir une société déjà bien malade.
Que ceux qui font l’apologie de la société plurielle - ils sont de plus en plus nombreux et le plus souvent naïfs - prennent leurs responsabilités et en conséquence émigrent outre atlantique où ils trouveront le modèle de société qui correspond à leur «idéal».
En ce qui nous concerne, nous continuerons à défendre la civilisation européenne et la France en particulier contre toute forme de sujétion et de déstabilisation.
http://club-acacia.over-blog.com/
mardi 29 mars 2011
A propos de la confusion dans le camp nationaliste
Après lecture et relecture de l’article rivarolien, je continue à penser que le problème est mal posé et que par voie de conséquence l’article (« Ni keffieh, ni kippa ») que j’avais écrit naguère, parmi d’autres, sur le sujet, reste d’actualité.
Il va de soi que la position « Ni keffieh, ni kippa » est sans conteste la plus confortable qui soit puisque, tant d’un point de vue géopolitique qu’en terme de politique intérieure, elle renvoie dos à dos deux plaies dont les nationalistes et assimilés (je songe ici aux evoliens par exemple) ont eu et ont à souffrir en raison de l’attachement qu’ils portent à leur patrie.
Il ne s’agit pas de mettre en cause l’argumentaire, au demeurant sérieux, de cet article qui a le mérite de remettre certaines vérités en lumière via Pierre Vial ou d’autres mais plutôt de prendre acte de la complexité du problème qui, souvent, n’est pas posé comme il devrait l’être.
C’est ainsi que tant en terme de judaïsme que d’islam, l’article incriminé fait preuve de simplisme en postulant par le fait que dans un cas comme de l’autre les plaies sont, chacune, homogène et équivalentes.
Or, c’est faux.
En matière d’islam, des pays comme l’Iran, la Syrie, ou l’Egypte, tous les trois majoritairement musulmans ont néanmoins des politiques tant intérieures que diplomatiques différentes : opposition au nouvel ordre mondial dans le cas des deux premiers et judéophilie depuis les accords de camp David entre Egypte et Israël.
Ce qui s’avère être vrai à l’échelle mondiale l’est tout autant au sein même de la maison France où tant les juifs que les musulmans présentent, dans un cas comme dans l’autre, de fortes différences en leur sein.
C’est ainsi que les déclarations ainsi que les prises de position tant d’un BHL que d’un Finkielkraut ne représentent pas la communauté juive dans leur totalité. C’est ainsi qu’ils sont nombreux les juifs à contester la pseudo-représentativité de nos deux « penseurs ».
Il en est de même au sujet de la communauté musulmane qui s’étend - au même titre que pour le christianisme ou le judaïsme d’ailleurs - de l’agnosticisme voire de l’athéisme jusqu’à ce que l’on appelle l’intégrisme.
Que les uns comme les autres n’aient pas vocation à vivre en France - à quelques exceptions près comme c’est le cas pour les harkis - tant en raison de Vercingétorix que de Clovis dont nous ne faisons que transmettre les messages, c’est une évidence qui s’impose à nous ; ce n’est pas une raison pour sombrer dans la caricature qui postule, au motif réel qu’il s’agit de deux plaies, que celles ci sont équivalentes.
C’est ainsi que les musulmans n’ont, sur le sol national, que très peu d’élus et que les politiques, bien conscients quoiqu’ils en disent, savent très bien qu’un profil peut à lui seul déclencher la répulsion : d’où le peu d’entrain de ces politiques à présenter des candidats issus de la diversité... Chacun comprendra.
Au sujet des juifs, la situation est toute autre puisqu’on ne manque pas de ministres ainsi que de parlementaires qui agissent dans l’intérêt de la tribu et d’Israël : sans d’ailleurs toujours le cacher (sic). Qui peut au demeurant contester la vigueur et l’omniprésence du lobby ?
On ne peut pas non plus mettre à égalité des institutions musulmanes qui, globalement, ne s’en prennent pas aux nationalistes et des organisations juives diverses qui tant sur le terrain que verbalement ont toujours pris les nationalistes conséquents et cohérents pour cible.
L’endoctrinement des jeunes Français, ce dès l’école primaire, où une conception très subjective de l’histoire leur est inculquée, se fait bien au profit du Lobby et non au bénéfice de l’islam.
D’où mon refus du renvoi dos à dos.
Ce qui doit être fait, c’est justement ne pas se laisser enfermer dans une logique, certes confortable, mais erronée. En conséquence, nous devons en matière de diplomatie être opposés tant aux pays musulmans qu’à Israël, mais en pratiquant certaines exceptions en prenant pour axe l’opposition au nouvel ordre mondial.
Concernant Marine le Pen, et ce n’est pas un hasard, ce n’est nullement vers l’islam ou les pays musulmans qu’elle se tourne mais bien vers le Lobby ainsi qu’Israël ; la lecture de l’agence Nations presse info est à cet égard enrichissante ; elle se comporte, à ce titre comme tous les politiques du Système et elle admet la clef de voûte conçue à la fin de la dernière guerre mondiale, période dont je persiste à croire qu’elle symbolise - alors qu’il n’y avait pratiquement pas d’arabo-musulmans en France - la mise sous tutelle de la France. Clairement exprimé, rien n’indique dans son attitude comme dans ses propos qu’elle s’oppose au nouvel ordre mondial : c’est exactement le contraire.
C’est en effet ce dernier qui est la cause essentielle des maux qui touchent aussi bien la France que l’Europe et par voie de conséquence contre lequel nous nous devons de réagir.
Tant la forte immigration que le melting pot sont caractéristiques du nouvel ordre mondial; en conséquence, il faut remonter à la source du mal et l’extirper à la racine, c’est à dire radicalement : se focaliser sur les symptômes ne sert à rien et nous ne sommes pas ici, au motif que la formulation « ni keffieh, ni kippa » est confortable, pour nous offrir des vapeurs...
La lucidité géopolitique nous pousse à soutenir, partout où elle se trouve, l’opposition au nouvel ordre mondial, et ce y compris parmi les quelques pays musulmans qui freinent sur le terrain l’expansionnisme (sic) du nouvel ordre mondial, véhiculé au Proche Orient par Israël et en France par le Lobby.
La lucidité historique nous pousse à refuser l’admiration ou la fascination pour l’islam qui pousse certains des Français à se laisser pousser la barbe au motif que cette religion serait une alternative au monde contemporain : aussi bien le paganisme d’un Vercingétorix que le catholicisme d’un Clovis sont suffisamment riches pour aller chercher ailleurs ce que nous avons ici et que nous avons d’ailleurs le devoir de transmettre à nos descendants.
(1) http://club-acacia.over-blog.com/article-le-camp-nationaliste-en-pleine-confusion-70184062.html
(2) http://www.voxnr.com/cc/politique/EkFEkZVpEVjJxwwcEW.shtml
(Philippe Delbauvre fut responsable de la doxa et de l’animation virtuelle à Voxnr, structure qu’il quitta en raison de l’orientation mariniste prise par ce mouvement.)
Texte mis en ligne sur le site du club acacia, blog dont je recommande vivement la lecture:
http://club-acacia.over-blog.com/
jeudi 3 juin 2010
Une vie saine

Par Philippe Delbauvre
Le problème de retraites est, nous dit-on, ardu. Il n'est pas impossible que l'actuelle gouvernance soit jugée in fine sur cette réforme. On comprend l'inquiétude.
Il existe des leviers permettant d'atteindre l'équilibre souhaité afin de pérenniser le système. C'est ainsi que l'on peut reculer l'âge de départ à la retraite, augmenter le nombre d'annuités, majorer les cotisations ou diminuer les montants. Se pose aussi en cas de réforme sérieuse la mise à plat de la classification du travail afin que soit répertorié les métiers qualifiés de pénible. Il va également de soi que la grille de la fonction publique doit être repensée.
Tout cela est tel que j'ai l'intime conviction que la réforme ne sera pas menée sérieusement à son terme et qu'elle sera renvoyée aux calendes grecques. Il faut avoir du courage pour nettoyer de telles écuries, pour braver tant d'adversité, conséquence des corporatismes; en un mot, il faut avoir la tripe nationale, ce dont les membres du gouvernement ne disposent pas.
Il n'est pas bien difficile de comprendre que plus on maniera de leviers susnommés et moins la réforme sera douloureuse. C'est ainsi qu'en reculant l'âge de départ à la retraite, en augmentant la durée ainsi que les montants de la retraite et enfin en diminuant le montant de certaines d'entre elles, l'équilibre sera atteint de manière quasi indolore.
Le montant moyen de la retraite dans le secteur public est de 1500 euros, là où il est de 900 euros dans le secteur privé. Il va de soi pour un esprit lucide et impartial qu'il y a là une profonde injustice et que les grilles des deux secteurs doivent être repensées.
En s'opposant à l'allongement de la durée de travail et en fixant de manière définitive l'âge de la retraite à 60 ans, certains syndicats ont pour l'instant rendu impossible toute forme de survie d'un système qui prend l'eau. Il faudrait en effet dans ces conditions diminuer fortement le montant des retraites dont certaines sont déjà très basses et augmenter fortement les cotisations dans un pays où l'on recherche en vain du pouvoir d'achat.
Bien sur, il y a le sacro-saint capital auquel toute la gauche se rattache comme à une bouée économique en oubliant les leçons de 1981: en régime capitaliste on se doit de protéger le capital. En conséquence, que la gauche cesse d'être capitaliste et devienne socialiste ou qu'elle arrête de dire des bêtises.
J'ai bien peur qu'au final on accouche d'une réformette qui ait botté en touche pour quelques années en attendant l'inexorable faillite. Il y a en effet fort à parier que la fonction publique, parce qu'elle est mobilisée verra
ses statuts maintenus et ce aux dépens du reste de la population. Les séniors ainsi que les hommes d'âge mur pour qui la retraite s'annonce feront aussi entendre leur voix. Au final, il y a fort à craindre que c'est la jeunesse qui devra régler la note.
Le tout à l'ego, le corporatisme, l'individualisme postmoderne sont en train de plomber le système par répartition; le gouvernement, impopulaire qu'il est déjà, avec comme objectif principal la prochaine élection présidentielle, ne peut se permettre le luxe d'un affrontement sérieux. C'est tant pis.
Après tout Marine le Pen a peut être raison en affirmant qu'il fallait changer le système et non le réformer.

