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jeudi 8 décembre 2011

Communiqué de François Ferrier (Udn)


VIA LE BLOG DES RIVAROLIENS

Félicitations à Pierre Vial pour la réunion du 4 décembre de Terre et Peuple, car malgré la pression « des Inuits», ne pas baisser la garde et vite réagir est tout à son honneur. Comme celui des intervenants et de tous ceux qui avaient des stands bien achalandés. Cela montre à nos adversaires qu’il faut compter avec les nationalistes. Dans notre camp, Terre et Peuple termine l’année en beauté. Une année 2011 qui a vu l’impérative nécessité de l’union de tous les nationalistes, avec la fin «des chapelles et des vicaires». Car le temps presse! La candidature de Carl Lang est courageuse, aussi l’heure est-elle à la mobilisation. Si la décolonisation— face à la déferlante immigrée sur notre sol— est à l’ordre du jour, il faut y rajouter prioritairement la neutralisation de l’inquisition sioniste dans les media ainsi que jusque dans les alcôves « politiques» de la République des Lumières. Le combat est avant tout culturel, et il faut être imperméable à la tentative du «carnet de chèque» sous peine de perdre toute dignité. Le colloque de TP l’a très bien démontré. Mais au-delà de ces constats, il faut dire comment nous allons procéder pour abattre ce système qui ruine notre civilisation établie depuis plus d’un millénaire sur nos terres nationales et européennes.

C’est à ce prix que nous seront en mesure de quitter le ghetto médiatique dans lequel nous nous trouvons actuellement. Car dans ce contexte nous allons vraiment déranger et surtout préciser à une population— partiellement lobotomisée— la réalité de ce marigot politicien. Je ne crois pas à la fatalité, nos ennemis ont des faiblesses majeures. C’est à cela que nous devons travailler en commun, et les déterminations ne manquent pas comme j’ai pu le remarquer auprès de nos amis réconciliés et où toutes les sensibilités ont leur place.

Quand l’extrême droite veut lutter contre «les lobbies»


VIA PREFERENCE NATIONALE

L’association politico-culturelle Terre et Peuple de Pierre Vial a réuni ses sympathisants dimanche 4 décembre autour du thème “Lobbies et groupes de pression en France”.
“Europe: notre grande patrie”. La bannière domine la salle de conférence, encadrée de drapeaux tricolores frappés d’un edelweiss. L’Europe, notion chère à Pierre Vial «puisque, la nation, [selon lui], ne porte pas le concept racial elle est à abandonner à son sort, et les nationalistes doivent désormais se dire des “combattants identitaires européens” partisans de l’Europe des “communautés ethniques, porteuses d’identité”» (1). Mais Europe, aussi, de manière plus fortuite, comme Espace Jean Monnet, à Rungis, lieu cette année de la table ronde annuelle de Terre et Peuple (TP).  Cette dernière devait initialement se tenir au domaine de Villepreux, comme il est de coutume depuis des années pour nombre de formations de la droite radicale. Le propriétaire ayant reçu des pressions de la part de personnes provenant, selon l’explication de M. Vial, du «peuple qui se dit élu», la réunion s’est trouvée reléguée au fond d’une zone industrielle de la région parisienne.
Le drapeau de Terre et Peuple.
Qu’importe, au final, pour les sympathisants du mouvement folkiste (2), puisqu’ils étaient sans doute plus de 600 à arpenter le vaste espace loué pour l’occasion. Sur place, deux salles. L’une, dédiée aux travaux des conférenciers. L’autre, saturée d’étals divers et variés. On y trouve en majorité des bouquinistes proposant des ouvrages pas forcément présents dans le catalogue de la Fnac, traitant du néo-paganisme, de tous les courants du nationalisme, jusqu’au néo-nazisme assumé. Le tout à côté de produits du terroir, de produits artisanaux d’inspiration néo-païenne ou encore de vêtements prisés par le mouvement skin. Un éclectisme qui fait dire à Pierre Vial que sa journée comble «le manque créée par l’arrêt des BBR du Front national».

Marqueur identitaire

Ce dernier explique avoir choisi le thème de la table ronde, “Lobbies et groupes de pression en France”, en fonction de l’actualité, et notamment «des bruits autour d’une éventuelle offensive contre l’Iran et de la Syrie». L’origine qu’il donne à la mésaventure de Villepreux semble également le conforter dans son choix de manière plus concrète. «Il existe un lobby juif et cela ne me scandalise pas, c’est normal, confesse-t-il. Seulement, cela peut avoir des conséquences à grande échelle.» Peu ou prou ce que les différents intervenants des conférences ont essayé de démontrer au cours de la journée, jamais dans l’antisémitisme direct, toujours derrière une critique unanime des «lobbies», rouages «du Système». Une vision qui semble toujours jouer comme un marqueur identitaire et fédératif de l’extrême droite, au-delà de certaines de ses divisions dogmatiques.
Sont donc intervenus Anne Kling (auteur de La France licratisée, qui a développé en public le même propos que dans son interview paru dans Rivarol du 3 décembre), Boyan Rasate (président et fondateur de l’Alliance nationale bulgare, qui s’est présenté comme «un vrai national-socialiste»), Robert Spieler (dont le propos fut proche de celui donné lors de la Synthèse nationale et qui a renouvelé ses attaques contre Jean Robin), Emmanuel Ratier (qui a fustigé les dîners du Siècle, «premier club d’influence de France qui dirige [le pays]») ou encore Eric Delcroix (qui s’est penché sur «les lobbies et le droit», avec la possibilité pour les associations d’aller en justice, utilisée «par les ligues de vertu» pour «rafler de l’argent»). Notons également l’intervention d’Eugène Krampon, de la revue Réfléchir & agir, qui a essayé de lister les principaux lobbies en France:  il évoque ainsi le lobby juif, celui des chasseurs, le Cran, la Halde, celui des gays, du grand patronat, des gens de la presse ou encore de la magistrature. Étendant son propos aux USA, il en dénombre quatre principaux, à savoir les pétroliers, le monde militaro-industriel, le monde autour de la FED et enfin, le lobby juif (Aipac), travaillant tous dans «une alliance objective», dans un «réseau puissant» capable de créer à la fin de la guerre froide le terrorisme islamique pour se trouver un nouvel ennemi, ou encore le 11-Septembre, dont il a remis en cause «la version officielle», lui préférant une explication complotiste. Avant de se poser la question de «créer des lobbies utiles», ou «un lobby identitaire» afin de faire pression sur les députés ou les entreprises.
Pierre Vial, ici le 11 novembre 2011 lors de la Synthèse nationale © Julien Licourt
Pierre Vial, de son côté, préfère invoquer le concept de «réseau» métapolitique, plutôt que de constituer avec ses forces un lobby à part entière. Le vieux leader identitaire (âgé de bientôt 69 ans, il a commencé à militer à 15 ans à Jeune nation, est passé par Europe action, a été secrétaire général du GRECE, a créé Terre et Peuple, rejoint le FN, puis le MNR et est aujourd’hui à la NDP), crise de la dette oblige, s’est notamment penché en conclusion sur les banques, et plus particulièrement l’américaine Goldman Sachs. Un exemple qui illustre le propos de l’universitaire Stéphane François, qui rappelle que «Pierre Vial, citant l’économiste allemand Werner Sombart, voit l’origine du capitalisme dans le judaïsme, relançant implicitement les thèses antisémites sur le capitalisme juif» (2). Le leader de Terre et Peuple a ainsi égrainé les noms des dirigeants «juifs» de «la Firme» («c’est drôle, un recrutement spécifique»), puis il a listé les actuels hommes présents à des postes clés de l’économie européenne, passés à un moment où à un autre de leur carrière par Goldman Sachs. Un exemple qui, selon lui, «met en évidence le rôle déterminant et nocif que jouent aujourd’hui les lobbies». «Il est clair pour nous que dans la lutte de libération des peuples qui doit mobiliser nos énergies, les lobbies sont et seront une cible privilégiée», a-t-il conclu.
Julien Licourt
(1) Nicolas Lebourg, Le monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire. Presses universitaires de Perpignan. 2010. Voir également le blog de Nicolas Lebourg.
(2) Sur les folkistes, voir Stéphane François, L’extrême droite « folkiste » et l’antisémitismeLe Banquet, CERAP,  n° 24, 2007. Voir également le blog de Stéphane François.

mercredi 7 décembre 2011

Rencontre militante des jeunesses nationalistes


Ils veulent sortir de l'industrialisme




     








VIA METAMAG








 


Un colloque à Lyon pour définir une alternative au Système

Les monnaies divergent, des économies s’affaissent, les dettes enflent, les banque tanguent, les politiques s’énervent, les peuples s’inquiètent… Malgré quelques décisions, qui pourraient s’avérer concluantes à court ou moyen terme, le G20 n’a pas remis le système de l’économie et de la finance globalisé sur ses rails.

Les racines des maux actuels continueront d’en nourrir d’autres. Et justifieront des réflexions et des approfondissements sur des paradigmes alternatifs qui ont pour nom « démondialisation », « protectionnisme », « décroissance ». Ajoutons « la fin de l'industrialisme », sur laquelle vont se pencher, à Lyon ce week-end, un certain nombre d’intervenants rassemblé par « La ligne d'horizon » et se recommandant de l’héritage intellectuel de François Partant.

Banquier, puis haut responsable à la Caisse centrale de coopération économique (ancêtre de l'actuelle Agence française de développement) tournée vers les « pays sous-développés », appelé comme conseiller dans plusieurs pays du Tiers monde, cet économistes de formation tôt disparu, à 61 ans (1987), en était arrivé à la conclusion que le processus du développement, tel qu’on essayait de le mettre en œuvre dans ces pays-là, travaillait finalement contre les peuples eux-mêmes.

Il devait étendre cette réflexion au monde « dit développé », laissant un message éloquent : « aussi longtemps que nous assimilerons l'évolution de notre société à celle de l'humanité avançant vers un terme à la fois idéal et indéfiniment futur, aussi longtemps que nous verrons, dans nos progrès scientifiques et techniques, la preuve de cette évolution d'ensemble, nous ne parviendrons même pas à imaginer un projet politique nouveau ». L’actualité ne lui donne pas tort.

Ses disciples poursuivent sa réflexion en s’interrogeant d’abord sur la nature de l'industrialisme. « Socialisme et capitalisme (ou plutôt socialismes et capitalismes?) ont un fond commun, l'industrialisme. Un système dont la production industrielle est le pivot, mais qui ne se limite pas au secteur industriel.

L'industrialisme n'est pas seulement le productivisme. C'est un ensemble cohérent d'habitudes et de processus, incarné dans nos mentalités, dans des objets et dans une organisation de l'espace et du temps. Cette cohérence évolue au prix de multiples conflits.

Est-il dissociable de l'appétit de profit et de domination ? Est-ce qu'il n'assujettit pas tous les champs de la vie humaine, par ses séductions et par une liberté illusoire ? Ne s'impose-t-il pas particulièrement par la violence des conditions de travail et par la marchandisation des rapports entre les hommes ?

Aujourd'hui, avec le pillage des ressources et le rejet de ses déchets, l'industrialisme pèse sur la planète entière et se retourne contre le vivant. Son hégémonie prive le citoyen, à la fois coupable et victime, de la maîtrise de ses choix et de ses moyens d'existence, et nie finalement les valeurs du progrès dont pourtant elle se réclame...

Nous chercherons à caractériser ce qu'est l'industrialisme et comment il nous tient, en le confrontant à l’industrie, science et technique, agriculture et agro-alimentaire, énergie, transports et rapport au temps, habitat et urbanisation travail, santé et éducation. »

Puis ils vont se demander comment sortir de l'industrialisme. « Il ne s'agit plus de cerner de nouveaux choix économiques, mais bien d'envisager une véritable rupture culturelle, en vue d'une (ré)appropriation du bien commun, de savoir-faire émancipateurs et de la capacité de décider ensemble. » Il en rechercheront des prémices dans les alternatives individuelles et collectives à l'industrialisme, comme les manières de faire de la politique s'opposant à l'industrialisme, les rythmes de vie s’en protégeant, l’imaginaire à cultiver contre, les relocalisations à mettre en oeuvre et de quelle façon pour sortir de l'industrialisme, l’aide à rechercher auprès des institutions existantes.

On le voit, les concepts théoriques et économiques coexistent avec les déclinaisons sociales et humaines pour déboucher sur des expérimentations pratiques dans les modes de vie. La synthèse interviendra le dimanche.

Du vendredi 11 à 13h au dimanche 13 novembre à 15h, maison des Associations, 28 rue Denfert-Rochereau, Lyon 4ème, métro ligne C, station Croix-Rousse ou Hénon. Tarifs 25€, Petit budget : 10€.
Contact : La ligne d'Horizon, c/o Ozarts, 10-12 rue Pailleron, 69004 Lyon, contact@lalignedhorizon.net, Tel. 06 45 33 61 27 (ligne spéciale pour le colloque) www.lalignedhorizon.net.

Conférence du jeudi 8 décembre au Local : Le social au service du mondialisme



mardi 6 décembre 2011

Quand l'ex-patron de Jérôme Kerviel prévoit l’Apocalypse


VIA CHALLENGES.FR

Jean-Pierre Mustier n'était pas réapparu en public depuis le procès de l'ex-trader. Lors d'un colloque à l'Ecole des mines, ce haut dirigeant de la Société Générale, aujourd'hui chez Unicredit a stupéfait son auditoire en s'abstenant de toute langue de bois sur la gravité de la crise financière.

Jean-Pierre Mustier (c) Sipa Jean-Pierre Mustier (c) Sipa
C’était une première pour l’Ecole des Mines : une journée consacrée à des débats sur l’innovation financière responsable. La troisième table ronde, en ce début d’après-midi du 30 novembre, portait sur les rémunérations et les bonus dans les banques. A 14 heures, l’auditoire s’endormait un peu alors que Pascal Canfin (député européen) et Nicolas Veyron (économiste) parlaient de régulation. Puis, Jean-Pierre Mustier prit la parole et ce fut comme un coup de tonnerre dans un ciel d’été : les quatre-vingt personnes présentes ont levé la tête et tendu l’oreille.
Jusque-là, le banquier, ex-patron de Jérôme Kerviel à la Société Générale, s’était contenté de pianoter sur son Blackberry et de revoir sur sa tablette les grandes lignes de son exposé. A peine avait-il maugréé un chiffre lorsque Pascal Canfin avait évoqué l’exposition de la Société Générale à feu l’assureur AIG : 25 milliards d’euros avait dit le député "Non,8" avait corrigé Mustier sans lever la tête. "Non, 25", "Non, 8". L’échange s’était arrêté là.

"Notre monde pourrait disparaître"

Mais pour faire son exposé, cet homme, pourtant glacial et discret, s’est déployé comme un aigle, faisant de grands gestes avec ses bras pour appuyer ses propos. Le public était d’autant plus attentif, que, depuis le procès Kerviel, ce banquier à l’air rogue n’était pas réapparu en public. "Il faudrait peut-être parler des vrais sujets, lance-t-il en anglais, langue obligatoire de la journée. Les bonus, c’est bien gentil, mais je crois que vous ne vous rendez pas compte que d’ici deux jours, ou une semaine, notre monde pourrait disparaître. C’est Armageddon".
Autrement dit, la bataille finale qu’il ne faut pas perdre, sous peine de perdre la guerre. Pas encore la fin du monde donc, mais plus très loin. "Nous sommes tout prês d’une grande révolution sociale", lance encore celui qui est devenu en 2011 patron de l’activité de Banque de Financement et d’Investissement (BFI) d’Unicredit, banque italienne qui a annoncé 10 milliards d’euros de pertes pour le seul troisième trimestre.

"Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants"

La responsabilité de la catastrophe incombe d’abord aux Etats, qui se sont surendettés et ont manqué totalement de discipline. Puis ensuite aux régulateurs, qui prennent de mauvaises décisions et ne font qu’aggraver la situation. Et aussi, aux banques, reconnaît Mustier: "J’ai discuté récemment avec Michael Milken qui est un très brillant esprit, même s’il n’a pas fait que des choses bien." Milken est l’inventeur des Junk Bonds, qui fut condamné à dix ans de prison et en fit deux. "Il m’a rappelé que la formule la plus importante d’Albert Einstein n’était pas e=mc2 mais celle des intérêts composés".
Vérification faite, il s’agit bien d’une règle, sinon établie au moins popularisée par Einstein, dite "des 72", soit le nombre qu’il faut diviser par le taux d'intérêt attendu pour obtenir le nombre d'années nécessaire au doublement du capital. Les financiers vivent décidément sur une drôle de planète où l’on affirme sans rire que la théorie de la relativité n’est pas le plus important apport théorique du génie scientifique.
"Les banques ont dégagé des taux de rentabilité trop importants, continue Mustier, sans sourciller.. C’était intenable, sinon il n’y aurait plus eu que des banquiers et des avocats et les autres acteurs de l’économie seraient morts." Une remarque qui ne manque pas de sel, venant de l’ancien patron de la banque de marché de la Société Générale, dont la BFI dégageait des taux de rentabilité de 30% avant la crise.

Moins de crédits en vue pour tous

Cette description apocalyptique terminée, Mustier soumet à l’auditoire médusé le choix qu’il reste aux banquiers: "soit c’est 1789, soit c’est un changement majeur de notre industrie, comme ce qui s’est passé pour internet après 2000." Les banquiers, selon cet oracle, vont donc devoir réviser sérieusement leurs modèles. "Se désendetter, retourner sur leurs marchés domestiques, et faire des produits de plus en plus simples." Et elles auront de plus en plus de difficulté à octroyer des crédits à leurs clients, notamment aux PME.
Quant aux Etats, les marchés ne leur laissent guère le temps de se réformer. Et Jean-Pierre Mustier de citer en exemple la Malaisie qui avait décidé de se refermer sur elle-même en instaurant un très sévère contrôle des changes ce qui lui a permis de s’isoler des marchés et de mener ses réformes à bien. Retour au protectionnisme financier? "Evidemment pour l’Europe, cela sera plus compliqué, reconnaît le banquier. Il n’y a pas de solution facile." Mustier reste aussi persuadé qu’en temps de crise, personne ne joue collectif. "Dans ces cas- là, on n’est plus Européen, c’est plutôt du chacun pour soi", rappelle-t-il. Pour les solutions, on reste un peu sur sa faim. Il faudrait peut-être demander à Michael Milken s’il a une solution.

Irène Inchauspé

CRITIQUE NATIONALE REVOLUTIONNAIRE DU CAPITALISME SPECULATIF



SOUSCRIPTION
 CRITIQUE NATIONALE REVOLUTIONNAIRE DU CAPITALISME SPECULATIF

Injustice, exploitation, parasitisme…


Ce sont les fruits empoisonnés
du capitalisme spéculatif
Pourquoi ? Comment ? C’est ce que vous
expliquera ce livre
Gottfried FEDER

CRITIQUE NATIONALE REVOLUTIONNAIRE DU CAPITALISME SPECULATIF

Présentation historique par Pierre VIAL
Postface par Roland WUTTKE (NPD)


156 pages  14 x 21 cm   Prix de souscription :18 euros (jusqu’au 1er mars)
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Editions de la Forêt 87 montée des Grappilleurs 69380 St Jean des Vignes

lundi 5 décembre 2011

Editorial de Richard Prasquier sur les résultats des élections de juin 2012






VIA LE MONDE DIPLOMATIQUE


Par Alain Gresh

Au lendemain du scrutin législatif de juin 2012, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a publié un éditorial sur le site de l’organisation que nous nous permettons de reproduire intégralement (sans autorisation).

Ainsi, nos pires craintes ont été confirmées par les élections législatives de juin 2012. A plusieurs reprises, nous avions mis en garde les responsables politiques. Malheureusement, nos avertissements n’ont pas été entendus. J’avais, dans un éditorial publié en novembre 2011, écrit sur l’effet désastreux que représentait la mise à l’écart de quatre députés juifs lors de l’accord Europe Ecologie les Verts-PS. J’écrivais alors :

« L’effet d’affichage des noms des quatre évincés est désastreux.

Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là. (...) Ce que je sais néanmoins, c’est que plusieurs de ces “évincés” sont garants, dans leur histoire assumée personnelle et familiale, d’une mémoire des persécutions et des luttes communes dont nous ne pouvons accepter qu’elle soit rangée au rayon des vieilles lunes à honorer du bout des lèvres. »

Je m’inquiétais aussi de l’acceptation de la candidature d’Yves Contassot, un des antisionistes les plus virulents, et nous savons que l’antisionisme n’est que l’habillage acceptable de l’antisémitisme.

Quelle levée de boucliers cet éditorial avait suscitées ! Même les évincés s’étaient récriés. Et pourtant, j’étais en dessous de la réalité, comme le dernier scrutin vient de le prouver.

Le CRIF a fait le compte exact des députés juifs membres de l’Assemblée nationale et il a fait un constat inquiétant : leur nombre est en baisse et cela aussi bien dans la majorité que dans l’opposition. Comment peut-on minimiser cette décrue qui s’apparente à un antisémitisme de plus en plus ouvert ?

D’autant que le nombre de députés Verts a atteint un niveau inquiétant. Or nous savons qu’ils mènent campagne contre Israël et qu’ils s’appuient de plus en plus ouvertement sur la communauté musulmane.

Et c’est l’autre leçon inquiétante de ce scrutin : la place prise par ces communautés.

Mon ami Arno Klarsfeld avait écrit, dans une brillante tribune du journal Le Monde (« Pour voter, les étrangers doivent être naturalisés. Evitons les dérives intégristes », 24 novembre 2011) :

« Une vague fondamentaliste traverse le monde musulman. (...) Cette vague touche aussi par endroits le territoire français. Voulons-nous des listes fondamentalistes aux élections dans certains municipalités ? »

Et encore, il n’abordait pas la question des musulmans récemment naturalisés et qui n’ont pas passé tous les tests désormais prévus grâce à la prévoyance de l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant. Nombre d’entre eux ne sont pas des partisans de la laïcité ni du principe de l’égalité entre hommes et femmes. Or ils ont participé au scrutin et pesé sur son résultat. C’est un défi auquel notre société devra faire face.

Dans une excellente tribune (« Le jour où... Ennahda France créera la surprise aux législatives de 2017 ») du journal Libération, dont les positions de gauche sont bien connues, Luc Le Vaillant mettait en garde, sur le mode humoristique, contre la montée en puissance d’Ennahda en France, qui réussirait à imposer sa volonté.

Ce que certains prenaient pour un scénario exagéré a pris corps, en partie seulement, heureusement, en 2012. Non seulement à travers le succès des Verts, mais aussi de pas moins de sept députés musulmans dont on peut douter qu’ils défendront la laïcité.

Heureusement, le score de Marine Le Pen montre que tout n’est pas perdu. Comme l’avait déclaré mon prédécesseur Roger Cukierman en 2002, après le score réalisé par son père à l’élection présidentielle : « C’est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles. » Le succès de sa fille a encore plus de signification puisqu’elle rompt avec le discours antisémite de son père, reconnaît le drame que représente de l’Holocauste et cherche à tout prix à venir en Israël, comme l’ont fait avant elle les leaders de partis européens injustement qualifiés de populistes et qui ont pris conscience de la menace islamique pesant sur les valeurs européennes.

Nous appelons donc à un large front uni contre le communautarisme musulman qui menace notre société laïque, ouverte et tolérante.


dimanche 4 décembre 2011

Helie Denoix de Saint Marc


Helie Denoix de Saint Marc honoré


VIA ALTERMEDIA

Dans le froid de la cour d’honneur des Invalides, la foule n’a d’yeux que pour le vieil homme tassé sur son fauteuil roulant : le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, 89 ans. Il a remis son béret vert de légionnaire parachutiste. Malgré la fatigue et l’infirmité, le soldat se redresse, au moment où le chef de l’État lui passe le grand cordon de grand-croix de la Légion d’honneur, la dignité suprême dans l’ordre national. Cette cérémonie du 28 novembre honore un soldat moraliste au destin hors normes. À travers le chef de l’État, la nation reconnaît les combats de toute une vie et poursuit le processus d’apaisement qui doit refermer les blessures de la guerre d’Algérie. Ce cycle ne sera vraiment achevé que lorsque tous ceux qui s’engagèrent pour la France – au premier rang desquels les harkis – seront à leur tour pleinement honorés.

Hélie de Saint Marc est le symbole de ces combats et de ces déchirements. La Résistance, la déportation, les combats en Indochine et en Algérie. Révolté par l’abandon des populations algériennes, il livra son dernier combat en avril 1961.

Putschiste, “pour la parole donnée”, il risqua tout. Condamné à dix ans de prison, il fut gracié en décembre 1966. Il le raconte dans les Champs de braises (1995) et les Sentinelles du soir (1999), « le meilleur de mes livres ».

Saint Marc est un homme debout. Cette règle de vie en fit un proscrit. Cinquante ans après sa rébellion contre le parjure, elle en fait un modèle. Pour la foule réunie aux Invalides, il ne s’agit pas d’un “pardon” mais d’une “reconnaissance”, même si l’Élysée a précisé que la cérémonie n’est qu’« un acte militaire », le président agissant en tant que chef des armées. Pour certains, au contraire, c’est bien un geste politique du candidat Nicolas Sarkozy vers l’électorat de droite et vers les armées.

Cet hommage officiel est surtout une étape de plus dans le processus d’apaisement conduit par tous les présidents de la Ve République (à l’exception de Georges Pompidou), dans cette longue suite – encore inachevée – d’amnisties, de reconnaissance et de rétablissement des droits : ce fut Charles de Gaulle, dès les décrets de 1963 et l’amnistie collective de 1968 ; Valéry Giscard d’Estaing rétablit Saint Marc dans ses droits civils et militaires ; François Mitterrand poursuivit les réparations ; Jacques Chirac éleva Saint Marc à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.

Le général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, lui aussi légionnaire parachutiste, souligne cette continuité dans un hommage vibrant à Saint Marc, « mon ancien ». Dans le brouhaha de ce grand salon des Invalides, le commandant reçoit ensuite patiemment les félicitations de chacun. Il faut se pencher, front contre front, pour lui parler et l’entendre. Je m’approche. Ses yeux disent tout. Le regard d’azur reste intense derrière ces rides profondes qui dessinent « le temps perdu, les vies sacrifiées, la confiance trahie ».

On y lit la modestie de l’homme « dépositaire de quelques grammes d’humanité », la douceur du sage « plus démuni qu’un enfant » à l’approche du mystère, la passion de celui qui plongea dans l’Histoire avec une intensité sans équivalent, toujours soucieux de comprendre et de transmettre. Hélie de Saint Marc sait tout l’attachement que lui portent Valeurs actuelles et ses lecteurs. Il tient à nous remercier : « Tout se tient, continuez, me glisse-t-il dans un souffle. Continuez… »



Frédéric Pons dans Valeurs Actuelles