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jeudi 15 décembre 2011

Le Christianisme de Daniel Cologne : méditations sur les fins des temps


VIA VOXNR
           
  

Le Christianisme de Daniel Cologne : méditations sur les fins des temps  Par Claude Bourinet

Certains livres viennent à point. Tout amoureux de la chose écrite a pu en faire l’expérience, comme une sorte de prédestination, qui livre à propos aux interrogations une réponse juste, ajustées dirait-on aux besoins les plus profonds. Tel est l’ouvrage de Daniel Cologne, « Julius Evola, René Guénon et le christianisme », qui vient d’être réédité dans la collection « Orientation » des éditions avataréditions (mai 2011, 14,50€), et qui avait été publié en 1978.

Si l’on met de côté quelques coups de pattes contre la Nouvelle Droite, débat rendu caduc par l’évolution de certains des membres de ce courant métapolitique, il faut convenir que le texte n’a pas pris de ride, et que, par un sort bienvenu, il apparaît même singulièrement actuel.

En effet, parmi les livres dignes d’intérêt, on distinguera ceux qui éclairent l’actualité de façon brillante, et permettent de se reconnaître dans le chaos du présent, mais au rythme du pas, à la hauteur du terrain cahoteux, et il y a ceux qui jettent une lumière plus large, plus enveloppante, provenant d’une source plus lointaine, mais non moins puissante que le chatoiement événementiel. La période devient alors intelligible, non seulement parce qu’on y reconnaît des effets de causes solides, mais aussi parce ce phare couvre de clarté les profondeurs, voilées communément par des connaissances partielles ou une ignorance engendrée par l’âge de fer, et rend tangibles des enjeux cruciaux, d’une importance extrême, concernant le destin du monde et des êtres.

Je m’avoue singulièrement étonné d’avoir découvert un texte aussi dense, mais aussi clair, aussi sobrement disposé pour permettre à tout honnête homme de comprendre les notions, pourtant parfois assez ardues, approfondies et développées par ces deux géants de la Tradition que furent Evola et Guénon. La matière est immense, d’innombrables études ont déjà glosé sur ces deux maîtres. Daniel Cologne a, pour sa part, comparé les analyses qu’ils ont faites à propos du christianisme.

On ne pouvait mieux choisir un angle d’attaque aussi vital, car, que l’on envisage les racines de notre civilisation, au sens plein du mot, c’est-à-dire comme système de valeurs provenant d’un principe originel donnant sens à l’existant vécu pleinement comme engagement, ou que l’on s’interroge sur ce qu’elle est devenue, sa décadence, son rabattement sur des facteurs biopsychiques, son oubli radical de la Tradition, on en vient inévitablement à la question brûlante du christianisme, tantôt perçu comme l’un des responsables majeurs du nihilisme, tantôt comme un continuateur, voire un transmetteur d’une longue mémoire symbolique et rituelle.

Le défaut de la plupart des interprétations modernes de cet événement historial considérable que fut l’adoption de la religion du Christ par l’Empire romain provient de ce que les postulats qui les guident appartiennent, peu ou prou, au substrat mental et conceptuel de la décadence. Qu’on juge l’emprise de l’Eglise selon la théorie freudienne, en fonction des réquisits de la puissance, ou bien par rapport à une orthodoxie exclusiviste, chauvine et dogmatique, au sens exotérique du terme, on se condamne à des vues partiales, donc fausses, et même dangereuses. Il faut trouver, pour éveiller la connaissance à la vérité d’une évolution qui possède sa logique, un metron, une mesure. Et cet étalon, ce paradigme qui permet de jauger les expressions du sacré, qui se sont succédé depuis l’aube des temps, c’est la Tradition primordiale, dont elles sont des déclinaisons, des répliques plus ou moins éloignées de leur épicentre. Le critère de validation d’une religion réside dans la présence d’un legs ésotérique et d’un héritage initiatique, dont les variations se perçoivent dans toutes les sacralités encore enracinées de l’Histoire.

A la suite de Guénon, notamment lorsqu’il évoque la Querelle du Sacerdoce et de l’Empire, mais aussi quand il souligne l’importance du christianisme primitif, dont les prémisses, cohérents avec la Tradition la plus assurée, se retrouvent chez les Templiers, qui unissent de la façon la plus harmonieuse pouvoir spirituel et pouvoir temporel, Daniel Cologne rehausse une religion qui n’avait eu que l’infortune d’adapter à un monde qui perdait la mémoire de la religio vera, et qui sombrait dans le scepticisme, le souci de la transcendance, le besoin d’une réalité supraterrestre. La foi remplaça la certitude sans faille, et le sentiment la sérénité de la connaissance. Les inévitables compromis ne pouvaient éviter la compromission qu’à la condition que l’approche intellectuelle, la nécessité de la gnose, fissent contre poids à la manifestation exotérique d’une Eglise actrice de l’Histoire. Avec la destruction de l’Ordre des Templiers, cet équilibre fut rompu, et, sous le prétexte de s’ouvrir au Monde, la religion perdit ses liens métaphysiques qui la rendaient signifiante pour que tout eût un sens.

On voit combien on s’éloigne de la conception « païenne », qui décèle dans l’esprit guerrier, chevaleresque, le geste encore vivant des traditions antéchrétiennes des celtes et des Germains. Au contraire, et il faut insister sur cette approche antithétique avec celle d’Evola : le glaive est, dans le christianisme, allié, dès l’origine, avec l’esprit, comme la paix supérieure, la Contemplation supraterrestre, inspirée par le Centre de monde, l’est avec l’Action.

L’auteur, dans plusieurs études particulières, qui se complètent avec profit, évalue les différents domaines où s’exercent la présence de la transcendance dans un contexte encore accueillant à la Tradition, ou bien la perte progressive ou brutale de celle-ci. Après avoir évoqué la doctrine des quatre âge, schéma heuristique indispensable à l’appréhension des situations historiales, et, par la même occasion, identifié la nature du christianisme comme courant ambigu, il se livre à une étude riche et nuancée des positions d’Evola et de Guénon vis-à-vis du moyen-âge chrétien, puis pousse plus avant son enquête en analysant l’ésotérisme chrétien. Enfin, explorant la longue dégradation de l’idée de Tradition à partir de l’action gibeline, qui est comme l’antichambre de la révolte du guerrier face à la tentation théocratique, il décrit les pseudo réactions utopistes, les tentatives de révolutions involutives, qui sont des parodies de retour à l’Unité primordiale, pour s’attarder particulièrement sur la métaphysique du sexe, et les différentes conceptions de cette relation fondamentale entre l’homme et la femme en quête de l’androgyne originel, options qui recouvrent chacune un degré d’être.
Autant dire que cet ouvrage, qui pourrait se lire comme une propédeutique aux œuvres de Guénon et d’Evola, est aussi un essai au sens montanien, c’est-à-dire une mise en demeure d’assumer ce que l’on est. Et ce n’est pas l’une des moindres vertus de cette écriture claire et serrée, savante, au bon sens du terme, et simple, judicieuse et patiente, qu’elle soit aussi ce qu’étaient les traités des sages antiques, ces « exercices » de philosophie pérenne qui, en même temps qu’ils touchaient la pointe de l’intelligence, exerçaient une influence psychagogique sur l’auditeur ou le lecteur. Car c’est bien de métanoïa qu’il s’agit là, et de rien d’autre. A ce titre, l’intégration dans la seule religion qui reste en Occident se pose, sous couvert d’inventaire. Non seulement il n’est pas certain que le legs traditionnel y soit encore agissant, mais il n’est pas sûr non plus que, dût-il s’y trouver, même à l’état résiduel, l’homme actuel parvienne à le reconnaître.

mardi 13 décembre 2011

Que fait Aliot en Israël? (bis)


                                           http://lesogres.info/IMG/jpg/rudy_kippa.jpg
 
 
Dans les premières dépêches:
 
"Il est allé en Israël parce qu'un certain nombre de Français qui y habitent souhaitaient le rencontrer, avaient des gens à lui présenter, voulaient mieux connaître le programme de la candidate Marine Le Pen. Voilà pourquoi il a répondu à cette invitation", a expliqué Marine Le Pen sur RMC.
 
Ce matin:


«Je me suis rendu en Israël pour rencontrer en privé des députés israéliens de différents partis afin de nouer un dialogue avec eux», a déclaré lundi Louis Aliot au Figaro.
 
Et selon Droites exrêmes, le vrai but de ce voyage est de :
 
contourner le CRIF. En effet son président Richard Prasquier a une ligne très ferme vis-à-vis du FN. Par ailleurs, Marine Le Pen avait très mal vécu d'être décommandée par Radio J, radio communautaire juive française, en raison du tollé provoqué par cette invitation que nous avions révélée.
Du coup, il s'agit pour le parti lepéniste  de passer directement par les réseaux de la droite et de l'extrême droite israélienne. Une stratégie qui semble payante.
De plus, entre la rencontre avec l'ambassadeur israélien à l'ONU et ce déplacement de M. Aliot, un voyage de Mme Le Pen en Israël  paraît de plus en plus probable, même si "cela ne se fera pas avant la présidentielle" , selon M. Aliot.
La présence de Michel Thooris n'est d'ailleurs pas un hasard. Cet ancien proche de Philippe de Villiers entretiendrait des relations avec le parti d'extrême droite israélien Israel Beitenou. Michel Thooris sera candidat FN pour les Français de l'étranger en Israël. Il a aussi été au centre de la rumeur au mois de mars concernant un éventuel voyage de Marine Le Pen en Israël. Selon le site Atlantico, il  aurait fait jouer ses contacts pour ce déplacement qui n'a finalement jamais eu lieu.

lundi 12 décembre 2011





 VIA TRADINEWS

SOURCE - Julien Licourt, Caroline Bruneau - Le Figaro - 8 décembre 2011



L'institut Civitas a appelé à des manifestations contre la pièce Golgota Picnic. Eclairage sur un mouvement chrétien qui fait de plus en plus parler de lui.
• D'où vient Civitas?
L'institut Civitas trouve son origine chez le groupe contre-révolutionnaire la Cité catholique, dirigé par Jean Ousset, qui, selon le politologue Pierre Milza, lutta contre «toutes les formes passées et présentes de la Révolution: la Réforme, les Lumières, le libéralisme, la démocratie, la laïcité, le socialisme, le communisme, la “judéo-maçonnerie”». Après le schisme lefevriste (1988), la Cité catholique se scinde en deux : d'un côté Ichtus, de l'autre Civitas, qui se rapproche des intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX).
• Quel est leur mode d'action ?
Avec l'apparition de Civitas, les intégristes renouent avec l'activisme. En 1988, des catholiques intégristes avaient été soupçonnés d'être à l'origine d'un attentat perpétré dans un cinéma diffusant La Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese. Mais depuis, la mouvance s'était concentrée sur l'action juridique, notamment contre les œuvres qu'ils considèrent comme du «racisme anti-chrétien». Civitas refuse la violence, mais pas les actions fortes. Au printemps dernier, l'œuvre d'Andres Serrano, Piss Christ, présentée à Avignon, en fait les frais : elle est détruite à coups de marteau. L'Institut avait organisé des manifestations les jours précédents et lancé une pétition contre la présentation de cette œuvre.

En octobre, la mobilisation reprend, cette fois contre une pièce de théâtre jugée blasphématoire, Sur le concept du visage du fils de Dieu. Pendant dix jours, des chrétiens ultras se réunissent devant le théâtre de la Ville pour protester, rejoints par des formations d'extrême droite telles que l'Action française (royalistes) ou le Renouveau français (pétainistes). Des manifestants réussissent plusieurs fois à pénétrer dans le théâtre et à perturber la représentation. Le point d'orgue de la mobilisation a lieu le samedi 30 octobre, où l'institut Civitas réussit à réunir plusieurs milliers de personnes à Paris pour une manifestation contre la «christianophobie». Des mobilisations seront d'ailleurs organisées tous les soirs jusqu'au 17 décembre avant la représentation de Golgota Picnic devant le théâtre du Rond-Point «avec une alternance de chants et de slogans».
• Qui est le secrétaire général Alain Escada ?
Alain Escada parle peu de lui-même. On sait qu'il est Belge, qu'il se partage entre les deux pays. «Je fais l'aller-retour trois fois par semaine entre la France et la Belgique». Le quotidien Le Soir l'a rencontré chez lui à Bruxelles : ce bouquiniste de 41 ans est un ancien du Front National de Belgique (FNB). Il a été candidat aux législatives belges sur les listes du parti d'extrême-droite Zut. Se présentant comme un ancien «lobbyiste-chrétien au Parlement européen», Alain Escada est devenu secrétaire général de Civitas il y a deux ans. «J'étais un simple adhérent, et on m'a demandé d'en prendre la direction», a-t-il expliqué au Figaro. On lui a demandé d'apporter au mouvement, qu'il définit lui-même comme «un lobby», plus de visibilité et de vigueur. Depuis son arrivée, le mouvement s'est en effet distingué par des manifestations et des protestations reprises dans les médias. Alain Escada a essayé de «coaliser tous ceux qui pourraient vouloir participer à une riposte catholique». Avec succès visiblement, puisque Civitas revendique désormais 1000 adhérents, «et une caisse de résonance avec 100.000 inscrits à notre mailing-liste».
• Quel est le lien avec l'Église ?
«Aucun», répond clairement l'évêché de Paris. L'aumônier de Civitas est un prêtre lefebvriste, c'est-à-dire qu'il n'est pas reconnu par la hiérarchie catholique, Mgr Lefebvre ayant coupé tous les ponts avec Rome dans les années 1980. Malgré tout, le secrétaire général de Civitas entretient la confusion : sur son blog, Alain Escada appelle en 2010 à soutenir Benoît XVI, qui œuvre depuis plusieurs années au rapprochement des traditionnalistes avec le Vatican. Pour les manifestations contre la pièce Golgota Picnic le 8 décembre, Alain Escada s'associe aux cortèges venant de la veillée de prière de Notre-Dame. «Dans nos manifestations, il y a un public très divers, des traditionnalistes, des chaldéens, des catholiques diocésains, des chrétiens offensés», assure le secrétaire général.
• Quelles sont les revendications de Civitas ?
«Nous voulons que les milieux faiseurs d'opinion s'intéressent à la Doctrine de l'Église et au Bien commun», explique Alain Escada. Civitas n'est «ni un parti, ni un porte-valise pour un candidat», mais bien un lobby qui essaye de rallier à ses causes des décideurs et des élus. Civitas demande alors aux parlementaires une loi interdisant aux organismes recevant des subventions publiques de produire «des spectacles ou expositions mettant les croyances fondamentales de la population en humiliation». Le lobbying de l'Institut paye, puisqu'un mois plus tard, le député Jacques Remiller réussit à faire signer à 57 de ses collègues un texte condamnant la « christianophobie en Orient mais aussi en Occident».À Paris, le Nouveau Centre s'est rallié à la demande d'Escada : le sénateurYves Pozzo di Borgo va déposer au prochain Conseil de Paris un amendement «au nom de la laïcité» demandant à la mairie de Paris de réduire ses subventions au théâtre qui accueille la pièce Golgota Picnic.

Syrie : un colonel américain dirige les groupes terroristes 11/12/2011







VIA ALTERINFO

IRIB- Un commandant des forces spéciales de l’armée américaine, le colonel Cleveland, supervise l’équipement et la formation des groupes armés en Syrie, a annoncé la télévision syrienne. Ce colonel chargé de créer une armée constituée d’hommes armés opposée à l’Ordre syrien, appelée «Armée de la Syrie libre», a déclaré que les Etats-Unis ont créé pour ces hommes armés une base de formation en Turquie, dans le Nord et l’Est du Liban et à Arbil, en Irak. Selon ce rapport, des experts français, britanniques et américains supervisent le camp de formation d’hommes armés originaires de différents pays, dont la Libye, avant de les envoyer en Syrie. Les hommes armés s’infiltrent notamment via la région frontalière libanaise de Wadi Khaled, en Syrie.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/158111-syrie--un-colonel-am%C3%A9ricain-dirige-les-groupes-terroristes

dimanche 11 décembre 2011

Le droit de vote des immigrés, l'arbre qui cache la forêt des naturalisations


VIA POLEMIA


C’est ce jeudi 8 décembre que le projet de loi sur le droit de vote des immigrés sera examiné — et sans doute voté — au Sénat par la nouvelle majorité socialiste. Avec d’autant plus d’enthousiasme que 61% des Français (soit 6% de plus par rapport à un précédent sondage, réalisé en janvier 2010) y seraient favorables selon une enquête BVA publiée le 28 novembre par Le Parisien. Le quotidien populaire note avec satisfaction que « l’acceptation du droit de vote des étrangers a tout particulièrement augmenté auprès des sympathisants de droite (+ 15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés ». Sans surprise, les électeurs du Front national y sont ainsi hostiles à 61% cependant que 58% des sympathisants du Nouveau Centre d’Hervé Morin seraient au contraire prêts à partager leur isoloir avec des étrangers.
Du moins, selon BVA. Comme tous ses homologues sondagiques, cet organisme observe en effet une certaine rigueur en matière politique car les chiffres des enquêtes d’opinion doivent correspondre peu ou prou à ceux qui sortiront des urnes sous peine pour les instituts spécialisés de perdre toute crédibilité, mais se montre beaucoup plus laxiste quand il s’agit des questions de société, aucune sanction n’étant alors à craindre.
Faux problème et gadget électoral
1981-2011, voici donc trente ans que, d’élection en élection, resurgit le spectre du droit de vote aux élections locales des étrangers en situation régulière. Une mesure, allèguent ses partisans, déjà en vigueur dans plusieurs pays européens (Suède, Danemark ou encore Pays-Bas) dans lesquels, soutiennent ces bons apôtres, elle n’aurait apporté aucun bouleversement. Pourtant, un Marocain est devenu maire de Rotterdam, l’un des principaux ports européens, et tout indique que cette mesure aboutirait également chez nous, vu la concentration de certaines communautés, à  faire tomber dans l’escarcelle d’édiles musulmans, voire islamistes, une bonne partie des communes de la Seine-Saint-Denis, des villes du Nord comme Roubaix et plusieurs arrondissements marseillais. Pas moins !
Le problème est donc très sérieux ; ce droit de vote démesurément élargi — dans le même temps où les autochtones se voient systématiquement retirer peu à peu tous leurs droits spécifiques, en raison de l’inique mise hors-la-loi de la préférence nationale — est pourtant un faux problème, ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement agité par des politiciens en mal de victoire.
  • à gauche, (où Mitterrand se garda bien d’inclure cette sensationnelle nouveauté dans la Constitution bien que les 110 Propositions du PS lui en aient fait obligation) parce que cela permet de se montrer « fidèle à sa mission humaniste » et ouvert aux (prétendus) exclus ;
  • à droite, parce qu’agiter ce chiffon rouge permet de rallier à son panache tricolore le bon peuple resté national et français toujours.
Ainsi Nicolas Sarkozy qui, en 2005, dans une tribune du Monde, se disait, « sur la base de la réciprocité », favorable au vote des étrangers vivant depuis cinq ans sur notre territoire, affirmait solennellement le 23 novembre 2011 devant quelque trois mille maires réunis en congrès que « le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française ».
2 millions de néo-Français de plus en 14 ans !
Mais c’est justement en cela que le droit de vote des immigrés aux élections locales est un faux problème et un gadget électoral. Car, n’en déplaise à l’UMP et à M. Sarkozy lui-même, la nationalité française est bradée, avec plus de deux millions de néo-Français créés entre 1995 et 2009. Le chiffre a bondi, sous les deux dernières présidences, de 95.410 naturalisés en 1995 à 133.479 en 2009, avec un pic de 165.140 en 2004 ; M. Sarkozy était alors ministre de l’Intérieur.
Or, ces 2 millions de néo-Français, très majoritairement originaires d’Afrique (62,7 % de l’ensemble, dont 41,2% de Maghrébins) et parents de millions d’enfants bientôt inscrits automatiquement sur les listes électorales, non seulement votent à toutes les élections, mais se font élire — ou nommer — aux postes les plus prestigieux. Ainsi, parmi quantité d’autres, on trouve les députés européens Fodé Sylla et Alina Boumedienne-Thierry ou la nouvelle vice-présidente du Sénat, l’Algérienne Bariza Khiari qui, depuis son arrivée au Palais du Luxembourg en 2004, a multiplié les propositions de lois favorables à ses congénères, par exemple pour leur faciliter l’accès aux professions libérales ou privées encore réglementées.
Et des ministres, parlons-en :
  • le Togolais mitterrandien Kofi Yamgnane (plus tard candidat à la présidentielle dans son pays d’origine, ce qui en dit long sur son intégration !) ;
  • la Sénégalaise également socialiste puis sarkozyste Rama Yadé ;
  • l’Algéro-Marocaine Rachida Dati, titulaire de surcroît d’un ministère régalien, celui de la Justice ;
  • mieux ou pis encore : parmi les candidats déclarés à la présidentielle 2012 figurent deux naturalisés, le Béninois Patrick Lozès, président (en délicatesse avec la justice pour détournement de subventions publiques) du Conseil Représentatif des Associations Noires de France et dont le slogan « Ne votez plus blanc » s’adresse explicitement aux allochtones; et bien sûr la Norvégienne Eva Joly dont le conseiller très spécial Serge Coronado, fils de réfugiés chiliens anti-Pinochet, n’est français que depuis 1994.
Paris, ville ouverte aux étrangers
Or, répétons-le, ce mouvement-là si lourd de conséquences n’a cessé de s’accélérer sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui lui valait en 2009 les éloges du site marocain yabiladi.com : alors que « le Royaume-Uni et l'Allemagne ont diminué l'octroi de nationalités à hauteur de -21% et -16% respectivement (…) la France est le pays européen où le plus d'étrangers ont été naturalisés en 2008 : 137.000, contre 129.000 au Royaume-Uni et 94.000 en Allemagne », le Maroc arrivant « en tête des pays d'origine des nouveaux nationaux ». D’où le satisfecit, dont on se passerait bien, accordé par le site chérifien : « En termes absolus, la France est bien le pays le plus ouvert sur le plan des naturalisations », avec « 2,1 naturalisations sur 1000 citoyens ».
« Les naturalisations explosent à Paris », titrait de son côté le quotidien Aujourd’hui en France le 3 mai 2010 en précisant que, grâce à « la récente simplification des démarches », le nombre des étrangers naturalisés français, 4000 au cours du seul premier trimestre 2010, « a doublé dans la capitale par rapport au premier trimestre 2009 ». Résultat, selon la préfecture de police de Paris, dans la seule capitale, « environ 16.000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d'ici à la fin de l'année, soit une augmentation de 52% par rapport à l'année dernière ».
Substitution de population, substitution d'électorat
Cinquante-deux pour cent d'augmentation, voilà qui va changer toute la donne raciale, sociologique et politique dans la ville dont on chantait naguère « Paris, c’est une blonde » ! Et la cadence n’a pas fléchi depuis, la France ayant délivré en 2010 près de 200.000 autorisations de long séjour — une croissance de 9,7% par rapport à 2009 bien que l'immigration de travail n’ait quant à elle progressé que de 1,8% — dont les heureux bénéficiaires ont vocation à être naturalisés au plus vite.
Ainsi s’opère en douce, sans que le citoyen ordinaire s’en doute puisque chaque préfecture fait sa petite cuisine sur son petit réchaud et qu’on ne dispose plus de chiffres globaux mais uniquement de données départementales, beaucoup plus difficiles à obtenir et à additionner, ce qu’il faut bien appeler une substitution de population, et donc d’électorat. Ainsi donc il n'est plus besoin pour ce faire de modifier la Constitution par voie de référendum, avec tous les aléas qu’une telle opération comporte. Qu’on se souvienne du « non » de mai 2005 au projet de nouvelle Constitution qu’avaient pourtant plébiscité sondés et partis politiques !
Claude Lorne

samedi 10 décembre 2011

Dictionnaire de la Contre-révolution



VIA CONTRE-INFO


« Dictionnaire de la Contre-révolution, XVIIIe – XXe siècle ». C’est sous ce titre qu’un ouvrage copieux (551 pages), dirigé par Jean-Clément Martin, vient de paraître.
Il présente de façon plutôt neutre de très nombreux acteurs, structures, idées, mouvements, etc, liés à ce qu’on appelle la Contre-révolution. Il est doté d’un solide index des noms cités.

Pour vous donner une idée, voici la liste des entrée pour la lettre « A » : AA – Action française – Action française Canada (1917-1929) – Agrariens – Allemagne – Allier, Claude et Dominique – Amérique hispanique – Amis de l’Œuvre de la Vérité – André d’, Antoine – Angleterre – Anniversaires de la Contre-révolution – Antijudaïsme, antisémitisme – Anti-Révolution – Antisatanisme et Contre-Révolution – Antraigues, Louis-Emmanuel – Apologétique contre-révolutionnaire – Armées du roi – Armées royalistes.
 Présentation de l’éditeur :

 « Hors des polémiques et des prises de positions partisanes, un ouvrage ambitieux qui analyse d’un oeil neuf un mouvement peu étudié et mal connu, mais décisif dans l’histoire politique et des idées depuis 1789.
La Révolution française a été considérée immédiatement comme une rupture dans l’histoire de l’humanité. Contre elle, des hommes politiques, des penseurs, des théologiens, puis des masses populaires ont manifesté des refus vite qualifiés de « contre-révolutionnaires ». La Contre-Révolution s’identifie alors à l’attachement aux valeurs dynastiques, au respect des hiérarchies traditionnelles, à la défense de la religion catholique ainsi qu’au maintien des pratiques régionales, si bien que, dès la fin du XVIIIe siècle, un combat européen puis mondial s’instaure entre les principes de la Révolution et ceux de ses adversaires.
Dans les décennies suivantes, les carlistes espagnols, les miguélistes portugais, les insorgenti italiens, les zouaves pontificaux, mais aussi les « positivistes » d’Amérique latine deviennent les propagandistes d’une idéologie aux multiples facettes, avant que les régimes communistes retournent la situation en utilisant la Contre-Révolution comme un épouvantail pour éliminer leurs opposants. Ce dictionnaire, réalisé par une quarantaine de spécialistes, est la première synthèse d’un phénomène qui a joué un rôle considérable dans de nombreux domaines : social, politique, philosophique, religieux et littéraire. »

56 parlementaires dénoncent la christianophobie en France et font référence à nos manifestations




Écrit par Civitas   
  
2454850846.4.jpgBien des médias s'interrogent depuis quelques jours à propos du lobbying de CIVITAS à l'égard des parlementaires. Surprise de taille pour les journalistes : cet après-midi, 55 députés avaient adhéré à l’initiative de Jacques Remiller et à sa déclaration contre la christianophobie en France, portant le nombre total des signataires à 56 (voir liste ci-dessous). CIVITAS félicite chaleureusement ces courageux parlementaires !
Voici le texte de la déclaration et les signataires :

 
Les chrétiens sont persécutés partout dans le monde, dans l'indifférence générale. Parmi les actes les plus récents, on peut évoquer les assassinats et emprisonnements abusifs de chrétiens au Vietnam, une religieuse tuée en Inde le 15 novembre dernier, 130 chrétiens massacrés le 5 novembre 2011 au Nigéria, le meurtre d'un jeune Somali chrétien réfugié au Kenya le 27 octobre dernier, ou encore les persécutions subies par les coptes en Egypte. Le nom de « Jésus Christ » était interdit, jusqu'au 23 novembre, dans les sms au Pakistan, et les sociétés de téléphonie mobile avaient pour consigne de ne pas transmettre les messages contenant un mot prohibé.
Mais notre pays n'est pas épargné, dans l'indifférence quasi générale également! Un crucifix et trois statues de la Vierge ont été profanés dans les Landes en une dizaine de jours. Sans parler de l'Art, qui après avoir été « sacré » pendant plusieurs siècles dans notre pays, est désormais trop souvent irrespectueux de la religion chrétienne.
Au printemps, le Piss-Christ d'Avignon (crucifix macérant dans un bocal d’urine); mi-novembre, un étudiant en deuxième année « d’arts plastiques » de l'Université de Corse et auteur d’une exposition de photos « Histoire d’une absence » , et dont une des affiches, partout placardée dans l’université, montrait la photo en gros plan d’un sexe d’homme adulte autour duquel était entortillé un chapelet !
Puis les deux pièces de théatre qui font malheureusement trop parler d'elles...
Outre le fait que nulle autre religion n'accepterait d'être traitée de la sorte, on peut s'interroger sur le besoin qu'ont les « artistes » de se déchaîner ainsi contre le christianisme par le biais de la dérision, du cynisme, de l’ironie.
Certains clament leur très légitime indignation en manifestant publiquement devant théâtres ou salles d’exposition. Sans doute certains sont-ils excessifs car excédés par ce déferlement christianophobe. Mais ils ont le mérite de réveiller une certaine apathie chez nos concitoyens qui, tout en étant d'accord avec eux, n’osent pas réagir, terrorisés par l’opinion médiatique qui les ferait passer pour des « fondamentalistes chrétiens ».
Comment pouvons-nous admettre que l'argent du contribuable subventionne grassement des oeuvres si contestables? Accepterions-nous que l'impôt finance des scènes non respectueuses de l’Islam ou du Judaïsme ?
Jacques Remiller (Isère), Jean-Paul Garraud (Gironde), Elie Aboud (Hérault), Etienne Pinte (Yvelines), Jean-Michel Ferrand (Vaucluse),Marc Le Fur (Côtes d'Armor),Philippe Vitel (Var),Dominique Tian (Bouches du Rhône),Jean-Pierre Decool (Nord),Dominique Souchet (Vendée),Jean-Claude Bouchet (Vaucluse),Daniel Mach (Pyrénées Orientales),Véronique Besse (Vendée),Jean-Marc Nesme (Saone et Loire),Lionnel Luca (Alpes-Maritimes),Louis Cosyns (Cher),Michel Terrot (Rhône),Alain Marty (Moselle),Christian Ménard (Finistère),Valérie Boyer (Bouches du Rhône),Daniel Spagnou (Alpes de Haute-Provence),Jean-Pierre Marcon (Haute-Loire),Nicolas Dhuicq (Aube),Bernard Carayon (Tarn),Etienne Mourrut (Gard),Jean-Pierre Grand (Hérault),Philippe Cochet (Rhône),Patrick Labaune (Drôme),Claude Gatignol (Manche),Pascal Clément (Loire),Gérard Lorgeoux (Morbihan),Claude Bodin (Val d'Oise),Michel Grall (Morbihan),Philippe Goujon (Paris),Jean-Louis Christ (Haut-Rhin),Alain Suguenot (Côte d'Or),Pierre-Christophe Baguet (Hauts de Seine),Alain Moyne-Bressand (Isère),Gérard Hamel (Eure et Loire),Geneviève Colot (Essonne),Jean-Charles Taugourdeau (Maine et Loire),Marie-Christine Dalloz (Jura),Jean Ueberschlag (Haut-Rhin),Didier Gonzalès (Val de marne),Christophe Guilloteau (Rhône),Franck Gilard (Eure),André Flajolet (Pas de Calais),Guy Teissier (Bouches du Rhône), Jacques Grosperrin (Doubs),Pascale Gruny (Aisne),Michel Diefenbacher (Lot et Garonne),Gilles Bourdouleix (Maine et Loire),Bruno Bourg-Broc (Marne),Françoise Hostalier (Nord),Jean-Marie Binetruy (Doubs),Bernard Debré (Paris), Jean-Michel Couve (Var)
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Tous présents à la grande manifestation nationale contre la christianophobie le dimanche 11 décembre à 14h à la place d'Alma à Paris

vendredi 9 décembre 2011