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mercredi 24 juin 2015

Communiqué de presse du 21 juin 2015 : « Face à la déferlante migratoire : l’urgence du réveil de la conscience européenne »


 
 Institut illiade
 
L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne fête sa première année d’existence et lance une campagne de communication sur le thème : « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être Européen ! »



La veille du 21 juin 2014, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne était fondé au sommet du Mont Olympe.

Son objectif : contribuer au réveil de la conscience historique et civilisationnelle des peuples européens. Ce réveil passe par la réappropriation et la transmission des traditions qui font de nous ce que nous sommes. Un réveil impérieux, car notre héritage commun est chaque jour davantage dénigré, nié, menacé d’effacement – voire de submersion par l’amplification du phénomène de « Grand Remplacement ».

Cette transmission de l’héritage et des valeurs de la « Vieille Europe » emprunte deux canaux principaux :

La formation de nouvelles élites capables de donner à l’engagement militant, quelle qu’en soit la forme, la dimension métapolitique et culturelle indispensable à son succès : le premier cycle de formation a été lancé en janvier 2015, à Paris, avec 20 auditeurs constituant la promotion Dominique Venner. Il s’achèvera à l’été 2016, tandis qu’une deuxième promotion débutera ses travaux dès le mois de septembre 2015, et une troisième début 2016.
La communication en direction du grand public, afin d’aider et d’aiguiller les Européens en quête de ressourcement, de réaffirmation de leur identité collective : « Quand l’esprit se souvient, le peuple se maintient !» Cette communication est organisée autour d’un site internet, lancé le 21 décembre 2014, relayé par une présence très active sur les réseaux sociaux, et trouve son point d’orgue à l’occasion d’un colloque annuel, organisé au printemps à la Maison de la Chimie. L’édition 2015, consacrée le 25 avril à « l’univers esthétique des Européens », a rencontré un grand succès : plus de 850 participants enregistrés, en augmentation de plus de 50 % par rapport au premier colloque de mai 2014. Preuve que l’initiative lancée il y a tout juste un an correspond à une forte attente de nos compatriotes, plus que jamais en quête de sens et de repères.

Fort de ces premiers succès, l’Institut Iliade a décidé de célébrer son premier anniversaire par l’action, en produisant et en diffusant une vidéo originale : « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être Européen ». Court, didactique, facile de compréhension et d’accès via notre chaîne YouTube, ce film propose une définition de l’identité européenne et illustre la réalité historique, culturelle, charnelle, de notre « récit civilisationnel ». En ce sens, il constitue un message d’espoir autant qu’un appel au sursaut. Au moment où s’accélèrent les flux migratoires, avec la complicité active des institutions de Bruxelles, le réveil de la conscience identitaire des Européens est plus que jamais nécessaire !

Vous pouvez soutenir notre action en participant à la promotion et à la diffusion de cette vidéo, via les réseaux sociaux, et en soutenant financièrement l’Institut en vue de réaliser d’autres films et de mener à bien de nouveaux projets.

mardi 23 juin 2015

21 juin 1973, premier meeting contre l'immigration organisé par Ordre nouveau à Paris





Meeting Ordre Nouveau par ina

Au printemps 1973, Ordre nouveau lance une campagne contre « l’immigration sauvage » et annonce la tenue d’un meeting à Paris, sur ce thème, le 21 juin, à la Mutualité. Aussitôt, chez les gauchistes, c’est le branle-bas de combat. Des tracts préviennent le gouvernement : s’il n’interdit pas la réunion d’ON, il « portera seul la responsabilité de ce qui se passera ».

Le 21 juin 1973, plusieurs centaines de militants de la Ligue communiste d’Alain Krivine, casqués et armés de manches de pioche, de barres de fer, de pierres, de cocktail Molotov, passent à l’attaque. Les affrontements violents qui les opposent aux forces de l’ordre font 71 blessés du côté policier…

A aucun moment, ON n’est partie prenante dans ces violences. Pourtant, le 28 juin, le mouvement est dissout, en Conseil des ministres, en même temps que celui de Krivine…

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L’Euro est il soluble dans les Etats-Unis ?



Alors que l’on se rapproche de plus en plus de l’hypothèse d’un défaut de la Grèce, deux lignes d’arguments commencent à être développés par les eurolâtres de tout poil : la « catastrophe » qu’une sortie de l’Euro entraînerait pour la Grèce, mais aussi, plus subtilement, le fait qu’une telle sortie, affaiblissant, voire compromettant la survie de l’Euro, ferait en réalité le jeu des Etats-Unis. Cet argument est aujourd’hui mobilisé tant par des hommes politiques du centre-droit (François Fillon et Alain Juppé) que du centre gauche (essentiellement au P « S »).

Sur le premier argument, je renvoie les lecteurs à ce que j’ai écrit, et ce que tout le monde connaît. La situation de la Grèce est – hors le problème de la dette – relativement assainie aujourd’hui avec un quasi-excédent primaire (autrement dit les dépenses « hors dettes » sont couvertes par les recettes) et un déficit extrêmement faible de la balance commerciale. Une dépréciation de la nouvelle monnaie (la Drachme ?) de 20% à 30% serait suffisante pour que la Grèce devienne excédentaire du point de vue de la balance commerciale. Quant au risque d’inflation, compte tenu des pressions déflationnistes extrêmement fortes aujourd’hui dans l’économie grecque, il est des plus réduit. Une dépréciation de -30% devrait entraîner une hausse des prix de 6% la première année et de 4% la seconde. C’est donc le second argument qui apparaît le plus « intéressant » car il cherche à retourner la réalité des faits.

1 Aujourd’hui (et depuis en réalité 2010) les Etats-Unis ont pris position en faveur de l’Euro

. Ce sont eux qui ont fait pression sur le FMI pour qu’il assouplisse sa position. Mais, nous ne sommes plus dans la situation des années 1980 ou 1990. Les Etats-Unis ne sont plus tout puissants au sein du FMI, même s’ils conservent une voix dominante. Cela explique en partie les embardées dans la communication de cette institution, qui d’une part reconnaît que la dette grecque n’est pas soutenable, et de l‘autre exige le paiement des intérêts. Mais il faut savoir que les prêts du FMI se font, en général, hors des conditions de marché, et que leur contrepartie est que ces prêts ne peuvent être renégociés que dans un cadre global, si tous les acteurs (et tous les prêteurs) sont d’accord pour une telle renégociation. De plus, Mme Christine Lagarde, l’actuelle directrice du FMI, doit tenir compte non seulement des voix allemandes au sein de l’organisation mais aussi de la diversité des opinions selon les divers départements du FMI. Présenter le FMI comme un « obstacle » à un règlement est faux. Le véritable obstacle n’est pas sur les bords du Potomac, mais à Berlin. Dire cela n’excuse pas les erreurs qui ont été commises par le FMI sur la question grecque, mais doivent cependant conduire à les relativiser. La Commission de Européenne et la Banque Centrale Européenne ont eu une politique bien plus nocive que le FMI, et les conséquences de cette politique ont été largement plus désastreuses que celles du FMI.

2 Les Etats-Unis ont en réalité un double intérêt à la survie de l’Euro.

Commercialement tout d’abord, le fait que dans une monnaie « européenne » il y ait l’Allemagne implique une surévaluation relative de cette monnaie par rapport au Dollar des Etats-Unis. On le constate encore aujourd’hui. Si l’Euro éclatait, ce qui est – et le fait que cela soit reconnu depuis quelques jours du fait de la crise grecque est un immense pas en avant – désormais probable en cas de défaut de la Grèce, le mouvement des monnaies nationales serait une dépréciation pour le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France et la Belgique, et une appréciation pour l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande. Or, les Etats-Unis achètent des biens industriels (des machines et des voitures à l’Allemagne) et vendent des produits aux autres pays. Ces mouvements de parité limiteraient leur capacité à vendre des produits (en Europe du Sud) mais rendraient plus onéreux les achats à l’Allemagne. Ils n’ont donc aucun intérêt commercial à un éclatement de l’Euro
Financièrement, la crise et la spéculation sur l’Euro servent de bouclier au Dollar des Etats-Unis qui, si toute l’attention nécessaire lui était consacrée montrerait des signes de faiblesses bien plus important qu’actuellement. Un Euro malade, mais maintenu en vie par des opérations artificielles, est en réalité dans les intérêts des Etats Unis. D’ailleurs, si l’on regarde l’évolution des monnaies utilisées comme réserves dans les Banques Centrales, on constate que, jusqu’en 2007, le dollar a plutôt profité de l’existence de l’Euro. Sa part s’est légèrement accrue. Présenter l’Euro comme un « anti-Dollar » est un travestissement des faits comme on peut le constater dans le graphique suivant.

Graphique 1

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Sources : FMI


3 Il est cependant clair que nous vivons le crépuscule du système monétaire international dominé par le Dollar. Mais, l’Europe (et plus précisément les pays européens) est relativement muette quant au système monétaire international


. Les pays européens sont en réalité accaparés par les tentatives de faire survivre l’Euro qui a dépassé depuis longtemps sa date de péremption. En fait, l’existence de l’Euro est en réalité un obstacle à l’émergence d’une position européenne cohérente sur la réforme du système monétaire international. Alors que, dans les années 1960, puis 1970 et 1980, la France et l’Allemagne ont été porteuses de demandes très précises quant à une réforme du système monétaire international, depuis la mise en place de l’Euro, et en fait depuis la période préparatoire à cette mise en place, ces pays ont été absent d’une réelle réflexion sur l’architecture du système monétaire international. Ces deux pays se sont ralliés à l’idée d’une libéralisation absolue des mouvements de capitaux quitte à découvrir, come c’est le cas avec la crise grecque, qu’une telle liberté n’est pas sans entraves pour l’existence d’une politique monétaire indépendante. La France et l’Allemagne ont abandonné aux pays émergents, et concrètement à la Russie et à la Chine, l’initiative d’une remise en cause du système actuel dont les défauts sont désormais évidents. Que le rôle des pays émergents soit important était inévitable, et constitue même une bonne nouvelle en permettant de penser une réforme possible vers un système moins dépendant de la puissance américaine. Mais, le silence sur cette question de la France et de l’Allemagne, pour ne parler que de ces pays, aura des conséquences. La désertion de ce combat se fera à nos dépens. On peut donc considérer que l’existence de l’Euro, loin d’être la base d’une contestation du rôle du Dollar et de l’ordre monétaire international actuel, contribue en réalité à le renforcer.

4. Ce silence face aux Etats-Unis se combine avec une complaisance pour des projets de traités (le TAFTA) dont la nocivité est de plus en plus évidente.

Il est évident aujourd’hui que les Etats-Unis cherchent à imposer aux pays européens à la fois une réduction des normes (en particulier dans le domaine sanitaire et écologique) mais aussi la prédominance des tribunaux d’arbitrage privés sur le droit des Etats. Quand François Fillon a fait sa déclaration sur la nécessité d’une « révolte européenne », il pensait probablement à cela. Mais, il faut comprendre qu’aujourd’hui il est bien seul chez les « Républicains » à défendre une telle position. Les dirigeants socialistes semblent eux aussi prêts à toutes les compromissions qu’ils déguiseront du manteau d’une « défense de l’unité européenne ». Très clairement on mesure ici que l‘Euro et la dimension « européenne », conçue comme un cadre supranational, sont un obstacle à toute politique réellement indépendante et nous conduisent vers la soumission, dans les faits si ce n’est dans le droit, aux Etats-Unis.
 
 Jacques Sapir
 

lundi 22 juin 2015

Guillaume Faye : La machination américaine contre la Russie – et l’Europe



La stratégie de Washington est de créer un conflit ouvert en Europe avec la Russie, en y entraînant l’Union européenne. La crise ukrainienne n’est qu’un aspect de cette politique. Une guerre contre la Russie est envisagée sérieusement. Essayons de décrypter sereinement les événements et les faits, en évitant l’anti-américanisme simpliste et dogmatique ; en séparant bien les desseins des dirigeants oligarques américains et les Etats-Unis, comme nation, dans leur complexité sociologique et politique.

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9 mai 2015 : l’affront fait à la Russie

Lors des cérémonies du 9 Mai à Moscou célébrant le 70e anniversaire de la victoire alliée, les chefs d’État et de gouvernement occidentaux – et en particulier européens – n’étaient pas présents. Pour la France, seul M. Fabius, ministre des Affaires étrangères était à Moscou. Et encore, il s’est contenté de déposer une gerbe, refusant d’assister au traditionnel défilé militaire sur la Place Rouge. Ce boycott est probablement le résultat d’un ordre de Washington, auquel les gouvernements européens ont obéi avec servilité, comme toujours. C’est un geste inamical envers la Russie, voire insultant et d’une stupidité diplomatique insondable pour les Européens.

Boycotter la cérémonie de la victoire à Moscou, alors que sans la Russie et les peuples de l’URSS cette victoire aurait été obtenue par Hitler, a été une décision symbolique très blessante pour la nation russe. Ce fut une provocation de plus. D’autant que Vladimir Poutine s’était poliment rendu en Normandie pour l’anniversaire du Débarquement, répondant à l’invitation de M. Hollande.

M. Poutine d’ailleurs, dans son discours à l’occasion du défilé militaire du 9 mai, a bien dénoncé la volonté des dirigeants occidentaux – pilotés par Washington– de vouloir déstabiliser les relations internationales. Par ce boycott, les gouvernements occidentaux ont voulu manifester une hostilité à la Russie, lui signifier son exclusion du concert des nations. La France a suivi – quelle honte ! – oubliant son principe d’indépendance en matière de politique extérieure. Ce geste, d’une immense portée symbolique, a humilié le sentiment national russe et aura pour les Européens de graves conséquences. Car ce n’est pas la Russie qu’on isole, c’est l’Europe qui s’isole.

La démonstration de force de l’armée russe à l’occasion du défilé du 9 mai correspond à une volonté dissuasive et non pas agressive. C’est un message envoyé à Washington. La Russie augmente son effort militaire mais sans commune mesure avec le colossal budget militaire US (50% des dépenses mondiales en la matière). Le Kremlin anticipe une agression militaire US qui ne relève pas de la science-fiction, comme nous le verrons plus loin.

Le prétexte du boycott fut l’”annexion” de la Crimée, alors que cette dernière, territoire russe, a été rattachée à la Fédération de Russie par référendum régulier. Mais la véritable raison de cette insulte faite à la Russie est l’obéissance à Washington. Nos dirigeants ne sont pas tant antirusses qu’américanolâtres. Ils obéissent au suzerain.

L’erreur ukrainienne


Un membre du parti ultra-nationaliste paramilitaire aux accointances néonazies, Pravyi Sektor, M. Dmytro Iaroch, a été nommé début avril 2015 conseiller au ministère de la Défense du gouvernement de Kiev. Pravyi Sektor combat aux côtés de l’armée ukrainienne dans l’Est séparatiste, une armée qui a été responsable de milliers de morts civils russophones et de l’exode de populations qui ont dû fuir en Russie. Une armée qui bénéficie de livraisons d’armes américaines, voire européennes, et de l’aide logistique de la CIA. Le Pentagone vient d’envoyer des troupes américaines en Ukraine pour ”entrainer” l’armée de Kiev. Le but est évidemment de préparer une guerre. Face à cela, la propagande essaie de nous faire croire que Moscou envoie des troupes qui envahissent l’Est de l’Ukraine.

Le gouvernement de Kiev – issu en réalité d’un coup d’État– financé par Washington, ses satellites et ses affidés, totalement irresponsable, cherche, sur ordres, à lancer une confrontation armée avec la Russie. Les ultra nationalistes ukrainiens sont les idiots utiles du Pentagone et de la CIA qui ne cherchent qu’une seule chose : un conflit armé en Europe contre la Russie, qui déborderait le cadre géopolitique ukrainien. Ce serait le couronnement de la stratégie américaine post-URSS : empêcher la naissance de la ”Maison Commune”, une solution de bon sens, de paix et de prospérité que Gorbatchev comme Poutine ont défendue. L’idée d’une hostilité entre Ukrainiens et Russes est une tragédie, construite par Washington.

Le gouvernement de Kiev commet une erreur majeure, peut-être par aveuglement, peut-être aussi par soumission corrompue aux donneurs d’ordre américains. Car l’intérêt fondamental de l’Ukraine est son bon voisinage avec la Russie, dans tous les domaines y compris économiques, et non pas son alignement sur Washington et son annexe, Bruxelles. Les Ukrainiens comprennent-t-ils qu’ils sont instrumentalisés ?

Le déshonneur français

Le refus – scandaleux– du gouvernement français de livrer à la marine russe les navires Sébastopol et Vladivostok (de la classe Mistral), alors que des paiements avaient été effectués, en rompant unilatéralement et illégalement un contrat, est dévastateur pour l’image et la réputation de la France. Les pressions de Washington sont derrière ce renoncement à livrer les navires, ce qui prouve à quel point le PS au pouvoir est asservi à la politique étrangère américaine. Dans cette affaire, où le gouvernement français a joué le rôle du cocu consentant, le but de Washington n’était nullement d’empêcher le prétendu ”impérialisme russe” de se doter de matériel naval occidental pouvant menacer les voisins de la Russie. Il s’agissait de casser les reins à une coopération militaro-industrielle franco-russe et surtout de nuire aux exportations militaires françaises – concurrentes des américaines – en dégradant la fiabilité de la France comme fournisseur. Cela fait plus de 50 ans que les gouvernements américains essaient par tous les moyens de torpiller les exportations de la filière industrielle de défense française. C’est la logique de Washington. Et les plus critiquables, dans cette lamentable affaire, ne sont pas les Américains, qui jouent leur jeu, mais le gouvernement français qui abdique, obéit, renonce à sa souveraineté et à l’indépendance nationale.

En refusant de se rendre à Moscou le 9 mai à l’invitation de Poutine, Hollande « s’est aligné sans nécessité sur la position américaine d’un boycott de la Russie qui la jette imprudemment dans les bras de la Chine », explique Renaud Girard qui ajoute : « dans cette lente dérive de la Russie vers la Chine, on ne voit pas très bien où se situe l’intérêt stratégique de la France » (Le Figaro, 12/05/2015). La France commet une erreur majeure de politique étrangère, oubliant les principes de De Gaulle : notre allié principal est la Russie et non pas les États-Unis. Ces derniers ne sont pas un ennemi, certes, mais un adversaire, un compétiteur. Le seul véritable ami naturel de la France comme de nos partenaires continentaux de l’UE, c’est la Russie. Cette réalité est à la fois géopolitique et historique.

Opinions russes sur les manipulations américaines

Le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, déclarait récemment : « la décision d’élargir l’Otan vers l’Est a été prise par les Etats-Unis et leurs alliés en 1993. Je l’ai, dès l’origine, qualifiée d’erreur majeure. […] Cela constituait une violation de l’esprit des déclarations et assurances qui nous avaient été données en 1990 » (Russia Beyond the Headlines, 19/11/2014). Le secrétaire d’État américain James Baker avait en effet juré à Gorbatchev en 1990 qu’il n’y aurait pas d’élargissement de l’Otan vers l’Est. Il savait qu’il mentait. Et aujourd’hui, après la Pologne et les Pays baltes, Washington cherche un casus belli avec Moscou en poussant l’Ukraine à adhérer, comme il y a incité la Georgie.

Vladimir Iakounine, président des chemins de fer russes RZD et proche de Poutine, a déclaré à propos des sanctions économiques contre la Russie, décidées par les USA et appliquées servilement par l’Europe : « leur but principal n’est pas de mettre la Russie à genoux, mais d’empêcher que la coopération entre Russes et Européens n’engendre le premier concurrent de l’économie américaine. […] Les sanctions nous ferment l’accès aux marchés internationaux de capitaux. Elles ont encore un autre effet, en poussant les dirigeants russes à réorienter le développement économique du pays vers l’Asie, les pays émergents et les pays non membres de l’Otan. Cela représente une grande partie du monde. » (entretien avec Philippe Gélie, Le Figaro, 21/04/2013)

Le politologue et universitaire moscovite associé au Club Valdaï, Andreï Souchentsov, écrivait : « la Russie a réévalué ses rapports avec l’Occident. Les projets de création d’un ordre mondial sur un pied d’égalité ne se sont pas réalisés. Les États-Unis et l’Otan ont utilisé unilatéralement la force à plusieurs reprises dans des conflits au mépris du droit international. Menant une politique indépendante dans la défense de ses intérêts, Moscou se voit accusé de ”ne pas jouer selon les règles ”. La crise ukrainienne est devenue la dernière et la plus importante conséquence de cette rupture de l’équilibre de l’ordre international » (Rossiyskaya Gazeta, 19/11/2014).

Dans le même numéro de cette revue, Fedor Loukianov, président du Conseil pour la politique étrangère et la politique de défense, explique qu’au cours de son premier mandat présidentiel, Vladimir Poutine avait sincèrement cru à la perspective d’un ordre multinational multipolaire et à une entente sincère avec les USA contre des menaces communes, ainsi qu’à la construction d’une alliance structurelle avec une Europe libre. Mais devant un gouvernement US grisé par la chute de l’URSS, succombant à ses tentations de superpuissance interventionniste autoritariste et belliciste (d’autant plus agressive qu’elle se sait provisoire (1)), Poutine a dû déchanter. Dès 2012, explique Loukianov « il s’est interrogé sur le sens des initiatives de Washington qui lui semblaient viser à une déstabilisation de l’ordre mondial plutôt qu’à son renforcement. Le ton de son discours prononcé au club Valdaï cette année (Sotchi, octobre 2014) avait une pointe de fatalisme. Poutine ne s’attend plus à un changement de la part des Etats-Unis, il dénonce simplement le côté dévastateur de leurs actions. […] Vladimir Poutine refuse de jouer selon les règles définies par les dirigeants américains ».

Le nouveau rideau de fer

Depuis la chute du Mur de Berlin et la dissolution du Pacte de Varsovie, l’Europe et la France ont mené vis-à-vis de la Russie une politique étrangère catastrophique, sur ordre de Washington. L’occasion unique d’un partenariat puissant euro-russe (la ”Maison Commune”) a été sabordée. Contrairement aux promesses faites à Gorbatchev, en échange de la réunification de l’Allemagne, l’Otan s’est étendu vers l’Est, jusqu’aux portes de la Russie. Washington et l’Otan jouaient la carte de la déstabilisation de l’Europe et de l’humiliation agressive de la Russie, qui leur apparaissait, depuis la chute de l’URSS, comme un pays en déclin et à soumettre.

Mais la renaissance de la puissance russe, avec Poutine, a changé la donne. Poutine, dans son discours de la Wehrkunde à Munich en 2007 annonçait que la Russie reprenait sa liberté stratégique et géopolitique. C’est pourquoi Washington a fomenté et financé le coup d’ État de Maïdan et lancé dans la provocation anti-russe le nouveau gouvernement de Kiev. Le but des Etats-Unis est clair : reconstituer le rideau de fer, couper l’Europe de l’Ouest de la Russie pour mieux vassaliser la première, entretenir une tension permanente (la nouvelle guerre froide) avec le Kremlin, catastrophique pour l’Europe. Le boycott des cérémonies de la victoire à Moscou le 9 mai 2015, qui est un affront calculé par Washington et les milieux atlantistes européens, marque bel et bien le retour de cette seconde guerre froide. Geste symbolique d’hostilité.

Pour les Européens pusillanimes, adeptes de la servitude volontaire, roulés dans la farine par leur suzerain américain, cela signifie la fin de l’alliance russe, indispensable à notre sécurité collective, et la destruction du grand projet de partenariat macro-économique global UE–Russie. Le pire est le gouvernement français qui trahit et tourne le dos à ce partenaire, à cet allié naturel qu’est la Fédération de Russie, au mépris de notre intérêt national, pour obéir à un pseudo-allié qui nous méprise et donc le seul but est nous asservir à sa puissance tutélaire et souriante, tout en regardant avec joie notre dissolution dans une colonisation de peuplement et une islamisation galopante.

L’hypothèse et le projet d’une guerre contre la Russie.

Aussi bien en Ukraine que dans les Balkans ou en Georgie, le bellicisme déstabilisateur de l’Otan, directement dirigé par Washington, cherche l’affrontement armé. Par exemple, en mars 1999, l’Otan est intervenue militairement – et illégalement– contre la Serbie pour aider les séparatistes albanais du Kosovo, en jurant de faire de ce pays un havre de paix démocratique et multiethnique. Aujourd’hui, le Kosovo est un État voyou, mafieux et raciste, qui a chassé toutes les minorités serbes et non albanophone et qui mène une guérilla sanglante pour déstabiliser sa voisine, la Macédoine. Bravo et merci à l’Otan et à Washington. Le 7 août 2008, le gouvernement géorgien antirusse de Saakachvili, candidat à l’UE et à l’Otan, aidé par les Américains, bombardait Tsinkhvali, la capitale de l’Ossétie du Sud séparatiste, tuant des centaines de civils et dix observateurs militaires russes. Et, déjà à l’époque, on s’est scandalisé que les Russes réagissent !

La stratégie de Washington est de pousser l’Otan au bras de fer avec Poutine, au bord du gouffre, au risque d’un affrontement armé. Ce fut le sens de la visite d’Obama à Talinn où il rencontra, début septembre 2014, les présidents des trois pays baltes, jadis incorporés dans l’URSS et aujourd’hui membres de l’Otan. Sous le prétexte que la Russie les menace – pur fantasme, mais infusé dans les opinions publiques –, thèse défendue par Thomas Wright, de la Brookings Institution, il s’agit de provoquer le Kremlin en renforçant militairement l’Otan à ses frontières immédiates. Actuellement, l’Otan met en place dans cette zone une” force de réaction rapide” prépositionnée dans les pays d’Europe de l’Est (readiness action plan, ” plan de réactivité”) En parallèle, Washington renforce son soutien à l’armée ukrainienne et augmente la pression pour faire adhérer Kiev à l’Otan. Afin de faire naître, de manière totalement irresponsable, un casus belli avec Moscou. Tout cela est perçu comme un grave danger et une menace majeure par le gouvernement russe, qui réoriente sa doctrine militaire en fonction de ces provocations, comme l’a rappelé Mikhail Popov, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe.

Les cadres supérieurs du Pentagone (qui déterminent la politique de la Maison Blanche) (2) se réjouissent des réactions russes à leurs provocations. Leur but est de multiplier ces dernières pour créer a war situation, un état de guerre contre la Russie. Un clash (”heurt”) militaire avec l’armée russe, en risquant une escalade nucléaire, est intégré dans les protocoles militaires américains. Les services secrets russes savent parfaitement ce que je dis : le Pentagone veut une confrontation armée Otan/ Russie dans l’arc géopolitique nord-sud Baltique-Mer Noire.

Les faiblesses et les dangers de la stratégie US

Mais les souhaits américains d’isoler et d’étouffer la Russie échouent. Aux commémorations du 9 mai à Moscou, le président chinois Ji Xin Ping et le premier ministre indien Narendra Modi étaient présents au premier rang. Leurs pays représentent 2,5 milliards d’hommes. Au contraire, le suivisme servile et aveugle d’une Union européenne obéissant aux USA est en train de nous isoler du monde.

De plus, cette politique aventureuse de Washington suscite d’importantes critiques aux Etats-Unis mêmes. John J. Mearsheimer avertissait dans le magazine Foreign Affairs de « la détermination de Poutine d’empêcher la Georgie et l’Ukraine de rejoindre l’Otan » en ajoutant : « les Etats-Unis et leurs alliés devraient abandonner leur plan d’occidentaliser l’Ukraine, et tenter d’en faire une zone neutre entre l’Otan et la Russie ». La chef de la commission de renseignement du Sénat, la démocrate Dianne Feinstein, parlait sur NBC de l’inefficacité des sanctions en ces termes : « les Russes sont un peuple endurant et courageux, ils surmontent toutes les difficultés économiques. Je ne suis pas sûre que des sanctions puissent avoir le moindre effet ». Elle en appelait à un dialogue direct avec Poutine, se démarquant de la position de son propre gouvernement.

Le risque d’une hubris américaine existe, c’est-à-dire la volonté de déclencher une guerre pour maintenir l’hégémonie américaine ou pour tenter une résoudre une crise financière et économique géante qui menace. Le cow boy peut devenir fou et tirer dans le saloon. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire que Washington, animé par un mélange schizophrène de cynisme et d’idéalisme, se lancerait dans un aventurisme militaire catastrophique. Le chaos actuel du Moyen-Orient est partiellement le fruit des interventions insensées des Bush père et surtout fils, le plus dingue des deux. Avec, comme toujours dans l’histoire, des interventions armées américaines, justifiées par des prétextes fabriqués. L’éléphant dans un magasin de porcelaines.

N’oublions pas que les USA, s’ils ne sont pas une puissance militariste – au sens classique du mot – sont un pays belliciste. L’énorme budget militaire du Pentagone et le complexe militaro-industriel sont au centre de l’appareil économique américain mais aussi du financement de la classe politique. Le système américain a fondamentalement besoin d’un état de guerre sinon permanent, du moins récurrent. Une confrontation armée avec la Russie est très sérieusement envisagée dans les milieux du Pentagone et du complexe militaro-industriel. Peu importent les conséquences : la politique étrangère américaine a toujours manqué de sagesse et de finesse ; la brutalité et l’irréflexion sont ses marques de fabrique. De même qu’un mépris pour les règles et institutions internationales qui ne sont valables que pour les autres, pas pour les USA ; sans oublier cette certitude naïve de se prendre pour le gendarme du Bien, avec tous les droits.

La diabolisation de Vladimir Poutine et de son gouvernement, présentés comme une dictature autocratique par la propagande US relayée servilement dans tout l’Occident – alors qu’ils sont très populaires dans la population russe – ne présage rien de bon. Du temps de l’URSS, les risques de guerre étaient de 10%. Aujourd’hui, ils sont de 60%.

L’impasse

Ce qui a terriblement ennuyé Washington, ce furent les fragiles accords de Minsk passés entre Mme Merkel, M. Hollande, M. Poutine et le gouvernement de Kiev pour un cessez-le-feu. De quoi se mêlent la France et l’Allemagne ? L’objectif américain est de briser la trêve, de relancer la guerre. Une guerre civile en Ukraine de l’est qui, comme un furoncle infectieux, pourra déboucher sur une vraie guerre, où l’on pourra impliquer la Pologne et les pays baltes, c’est l’objectif. Bien sur, Mister Obama ne cherche pas cela. Mais c’est un pion, ce n’est pas lui qui dirige. Il n’a pas d’idées précises, il obéit aux maîtres qui l’ont fait élire, comme dans toute ploutocratie. Tout président américain fait la politiques des lobbies qui l’ont fait élire. En Russie, Poutine fait la politique du peuple qui l’a élu.

Les grands perdants sont les pays européens soumis aux Etats-Unis. D’autant plus que le traité commercial transatlantique va les asservir un peu plus, uniquement de leur faute. On leur fait croire que le danger et l’ennemi sont à l’Est, la Russie, alors que c’est l’allié naturel. Tandis que la véritable menace vient du Sud, comme l’actualité le démontre tous les jours. Mais cette stratégie américaine est stupide à long terme pour les Etats-Unis eux-mêmes. Plutôt que de s’entendre avec un bloc euro-russe indépendant, ils poussent la Russie dans les bras de la Chine et se constituent ainsi un adversaire redoutable. Quant aux nations de l’Union européenne, incapables de contenir une immigration de peuplement massive concomitante d’une islamisation, elles semblent sortir de l’Histoire. Les stratèges washingtoniens s’en félicitent ; les stratèges russes le déplorent. Quand allons-nous nous réveiller ? Quand l’intelligence et la lucidité vont-elles ressurgir ? Après l’explosion.

Notes:

(1) Toute hégémonie est passagère. Charles Krauthammer a lancé en 1990 le concept de « moment d’unipolarité », c’est-à-dire la période pendant laquelle les Etats-Unis, étant la seule vraie superpuissance, pouvaient agir à leur guise. Il estime cette période, qui a commencé au début des années 1990 à la chute de l’URSS, entre 25 et 30 ans. Ça se termine.

(2) La véritable direction de la politique des USA n’est pas déterminée par la présidence, la Maison Blanche, mais par la triarchie Pentagone/ CIA/ Complexe militaro-industriel.” Les Trois Sœurs ”. Le président américain (contrairement aux présidents français ou russes) est un exécutant et non pas un directeur. (Cf. autres articles de ce blog sur ce sujet).
    

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Du Mouvement nationaliste du progrès au Rassemblement européen pour la liberté : un cas d’école et ses enseignements (video)



Intervention d’ Olivier Dard (Université de Paris-Sorbonne) : « Du Mouvement nationaliste du progrès au Rassemblement européen pour la liberté : un cas d’école et ses enseignements », à l’atelier « Partis et mouvements des droites radicales » du programme IDREA (Internationalisation des Droites Radicales Europe Amériques) de la Maison des Sciences de l’Homme-Lorraine, Metz, 16 octobre 2014 (voir ici la liste des interventions ; comme de coutume l’atelier donnera jour à une publication : voir ici pour le dernier volume en date).



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IMPORTANT : Sur les réseaux sociaux (Robert Steuckers)



Suivez "Oncle Bob" (alias Robert Steuckers") sur "google+": une sélection issue des sites "euro-synergies.hautetfort.com", "vouloir.hautetfort.com", "archiveseroe.eu", accompagnée de vidéos (interventions d'orateurs ou documentaires historiques) et de musique choisie

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Les SS au poing-de-fer. La division « Götz von Berlichingen » au combat en Normandie désormais disponible aux éditions Déterna.

   


Présentation de Fabrice Dutilleul du livre de Jean Mabire
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Pourquoi cette division de la Wafen SS a-t-elle porté ce nom ?

Götz von Berlichingen, un chevalier d’empire du XVIe siècle germanique, n’avait pas vingt ans quand il perdit au combat la main droite. Sa carrière mouvementée ne fut pas terminée pour autant, car un artisan de village lui fabriqua une prothèse qui lui permit de continuer à manœuvrer l’épée. De là son surnom de Poing-de-fer. Un tel personnage, très populaire dans son pays natal et qu’une fort grossière réponse à un adversaire a rendu aussi célèbre que Cambronne en France, fut choisi comme « patron » par une division allemande, formée à l’automne 1943.

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Quel fut le parcours de cette division d’élite de l’armée allemande ?

17e division de « grenadiers blindés » de la Waffen SS, elle cantonnait dans la région de la Loire, en réserve générale de l’Armée de l’Ouest. Dès l’annonce du Débarquement, la division Götz von Berlichingen fut dirigée sur la Normandie. Elle combattit aux environs de Carentan, puis dans la zone des prairies marécageuses au nord de la route de Périers à Saint-Lô, fut encerclée à Roncey, reconquit et abandonna Mortain, avant d’être prise au piège dans la poche d’Argentan-Falaise, où furent rayées de la carte les forces allemandes de Normandie. À la fin du mois d’août 1944, il ne restait pas à la 17e division SS un millier de combattants sur les dix-sept mille hommes mis en route le 6 juin !

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Ces « SS au poing de fer » ont donc été engagés dans les secteurs les plus exposés de la Bataille de Normandie ?

Ces semaines d’enfer, sous les assauts incessants des chasseurs-bombardiers alliés, totalement maîtres du ciel et face aux attaques des soldats américains, supérieur en nombre, bien armés et courageux, constituent un des épisodes les plus dramatiques de la « bataille des haies », en Normandie. Le hasard de la guerre a placé les soldats de la division Götz von Berlichingen dans les secteurs les plus durs. Côte à côte avec les paras du Reich, ces hommes de la Waffen SS, dont beaucoup, très jeunes ou assez vieux, n’étaient même pas volontaires, ont connu l’extrême limite de la résistance humaine face à la peur, à la faim, à la mort.

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Comment ces soldats furent-ils perçus ?

Leurs adversaires eux-mêmes reconnurent en eux la farouche volonté de se battre jusqu’au bout, à l’image du vieux reître souabe Götz von Berlichingen, le chevalier manchot au Poing-de-fer.
Notes

Normand et Européen tout ensemble, Jean Mabire ( 1927-2006) est l’auteur d’une centaines de livres, dont de nombreux récits historiques sur la Normandie, la IIe Guerre mondiale, les religions nordiques et la littérature…

Vers une guerre américaine en Europe ?



Rien ne fera reculer les Américains: leur situation économique et financière est désastreuse; le Pentagone d’esprit mercenaire a pris le pouvoir avec l’Etat profond déclencheur de certains des attentats que l’on sait; et la Russie surtout leur fait horreur parce qu’elle est depuis trop d’années le seul pays du monde susceptible de leur résister

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Le 13 juin, un article du NYT, signé MM. Schmidt et Meyers nous annonce froidement que les USA vont envoyer 5000 hommes et 1500 chars en Europe orientale. Il faut mettre fin à l’agression russe en Europe, car les Russes vont en effet envahir la Pologne et les pays baltes, en attendant le Portugal et le Maroc…
Le nombre impressionnant de commentaires diffusés permet pour une fois de connaître l’opinion de nos chers Américains: un tiers est pour la guerre, un tiers hausse les épaules, un dernier tiers enfin remarque comme nous le caractère aberrant et criminel de la position belliqueuse de leur pays. On se doute que ce ne sont pas ces naïfs qui feront reculer Bush frère&fils, Clinton-femme et Obama, le fidèle disciple de Brzezinski, le Polonais qui voulait anéantir la Russie! Sur cet intellectuel relativement dément, on rappellera un livre, le Grand Echiquier et ces phrases qui décrivent les raisons de la totale soumission allemande ou japonaise, soixante-dix ans après Dresde ou Hiroshima:« A bien des égards, la suprématie globale de l’Amérique rappelle celle qu’ont pu exercer jadis d’autres empires, même si ceux-ci avaient une dimension plus régionale. Ils fondaient leur pouvoir sur toute une hiérarchie de vassaux, de tributaires, de protectorats et de colonies, tous les autres n’étant que des barbares. »

Vassaux ou barbares! Parlez-nous des droits de l’homme!
Un peu plus bas, le mentor d’Obama ironise:

« L’Europe de l’Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses Etats rappellent ce qu’étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires. Cette situation est assurément malsaine, pour l’Amérique comme pour les nations européennes. »

Cette situation n’est pas « malsaine » pour Obama, et c’est donc le début de cette guerre américaine en Europe, qui se soldera par notre extermination ou par une partition ruineuse du continent. Tout cela se fera avec la collaboration des élites européennes qui obéissent à Washington et saccagent au nom du libre-échange ou du grand remplacement l’avenir de leurs peuples. Comme je l’ai déjà montré, tous les dirigeants baltes ont été élevés en Amérique ou y firent leurs études, dans les deux disciplines de ces temps apocalyptiques: la finance et la psychologie. Freud et Rothschild au service d’un Hitler remis en selle par l’occident le 9 mai dernier.Exagération? Jeb Bush, frère de qui l’on sait, l’homme aux deux millions de morts en Irak, est venu insulter en Europe Vladimir Poutine la semaine dernière. La femme de l’ex-président Clinton compare Poutine à Hitler: oubliés les 26 millions de tués par le führer qui traitait les peuples est-européens en esclaves ou y gazait les juifs!

Poutine étant Hitler, tous les moyens sont bons pour déclencher la guerre. Le coup d’Etat de Maïdan (tueurs type Gladio pour déquiller les manifestants rétribués dix dollars par jour, le tout sous les drones de CNN, cette annexe comme Hollywood, du Pentagone) a annoncé la couleur. L’échec de Minsk si prévisible permet de dénoncer une interminable « agression russe » qui justifiera la guerre courte ou nucléaire voulue par les pontes du Pentagone et les élites hostiles américaines (le même NYT précise le même jour qu’il y a maintenant 12% de sans-abri à Los Angeles). Obama, dont l’agenda « culturel » n’est visiblement pas de protéger les Européens, a pu se vanter d’avoir suscité un renversement de pouvoir à Kiev dans l’indifférence générale. La diabolisation de la Russie fera le reste aux yeux et aux oreilles d’une opinion publique anesthésiée — dixit l’historien du fascisme Payne en parlant des opinions occidentales. Un article utile fait aux USA 10 000 connexions, une chanson de Lady Gaga (voyez sur Youtube) fait un milliard de connexions et un million de commentaires. Avec un tel peuple de zombies, les élites américaines peuvent tout se permettre.

Qui reculera? L’impérialisme stade suprême du capitalisme… La violence impérialiste et capitaliste des Américains est légendaire: voyez l’Amérique du sud (épargnée en ce moment), voyez la hideuse et déshonorante guerre contre l’Espagne en 1898, voyez la destruction du Japon, voyez Hiroshima, voyez Dresde, voyez le Vietnam, voyez la guerre du golfe ou de Libye. Voyez même en temps de paix le comportement des GI dans les bases (cf. Johnson sur Okinawa).Mais notez ce que je vais écrire: l’effondrement de votre niveau de vie, la liquidation de vos industries, le grand remplacement ethnique en cours en Europe et même aux Etats-Unis ont été rendus possibles par la chute de l’Union Soviétique et de sa si honnie Armée Rouge. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le prix Nobel US Joseph Stieglitz.
François Mitterrand l’avait compris qui disait redouter le jour où « ils allaient avoir les mains libres ». Les actionnaires, les managers, les experts ne sont en effet plus gênés depuis. C’est le siècle des excès, des manipulateurs de symboles, pour reprendre l’expression de Robert Reich, ex-ministre du travail de Clinton-mari.

Rien ne fera reculer les Américains: leur situation économique et financière est désastreuse (voyez John Williams, Michael Snyder, Paul Craig Roberts); le Pentagone d’esprit mercenaire a pris le pouvoir avec l’Etat profond déclencheur de certains des attentats que l’on sait (voyez Griffin, Chalmers Johnson, Peter Dale Scott, tant d’autres courageux auteurs américains); et la Russie surtout leur fait horreur parce qu’elle est depuis trop d’années le seul pays du monde susceptible de leur résister ou, dit-on, de les détruire. Une guerre nucléaire partielle, qui détruirait partiellement l’Europe, rapatrirait nos capitaux là-bas, et soumettrait ad vitam l’usine et la banque chinoise un peu désobéissantes ces temps derniers, ne leur fera certes pas peur. On peut même prévoir un scénario ukrainien appliqué à l’Europe: une guerre déshonorante menée par des lâches surarmés et qui rongerait le continent des décennies durant.

On souhaite bonne chance au président Vladimir Poutine.
 
 Nicolas Bonnal
 




Les campagnes de santé publique s'adaptent au Grand Remplacement

Vous avez certainement remarqué les panneaux d'affichage dans la rue ou dans les transports en commun souhaitant un "Joyeux Ramadan" ainsi que les publicités pour des produits alimentaires halals dans le tristement célèbre journal gratuit 20 minutes.
Vous aurez aussi noté à quel point les grandes surfaces rivalisent de stratagèmes commerciaux et de têtes de gondoles pour cet événement communautaire islamique. Pour elles, c'est du profit assuré, au même titre que les traditionnelles rentrées scolaires ou foires aux vins.





Plus grave encore, les politiques de santé publique en partenariat avec les firmes pharmaceutiques se calquent sur la transition ethnique de l'Europe. Si les statistiques relatives à cette question sont interdites en France, les grands groupes et les pouvoirs publics ne sont pas dupes de la réalité. L'exemple suivant est frappant. Les pharmacies présentes dans les zones à forte population d'origine africaine se voient remettre des dépliants informatifs français/arabe avec des "conseils pour bien gérer votre diabète en période de Ramadan" (laboratoires Roche Diabetes Care). Il faut savoir que la population maghrébine représente une manne considérable pour les firmes qui produisent des insulines compte tenu du grand nombre de diabétiques au sein de celle-ci.

Un indice supplémentaire révélateur du grand remplacement de population et du lien, pas toujours évident pour certains, entre capitalisme libéral et immigration massive.


 Aloys Durans

Source 

Après Al-Nosra, le Hezbollah va déloger l'Etat Islamique du Qalamoun (video)


 Sayed Hassan Nasrallah




Dans son dernier discours, le Secrétaire Général du Hezbollah est revenu sur les derniers développements de la guerre qui oppose le Hezbollah et l’Armée Arabe Syrienne aux terroristes takfiris le long de la frontière libano-syrienne, où les succès de l’Axe de la Résistance s’enchaînent malgré la propagande. Après avoir vaincu le front Al-Nosra, les combattants du Hezbollah ont repoussé une attaque-surprise de « l’Etat Islamique » et annoncent maintenant leur détermination à supprimer toute présence terroriste le long de leur frontière. Sayed Hassan Nasrallah affirme que l’ennemi sera mis en déroute, et que la victoire est inéluctable.




Transcription :


[…]

Ce dont je veux parler durant les quelques minutes qui me restent concerne les derniers développements, à savoir la situation dans le Qalamoun et dans le jurd d'Ersal. Bien sûr, durant ces derniers jours, de grandes victoires ont eu lieu dans le Qalamoun, et surtout avec les victoires réalisées ce matin même, je peux déclarer que les hauts sommets et les montagnes majestueuses (certains disent les montagnes dominatrices) sont toutes tombées sous le contrôle de l'Armée Arabe Syrienne et des moudjahidines de la Résistance (Hezbollah). [Public : Salutations sur le Prophète (saas) et sur sa famille.] Ils ont maintenant la mainmise nécessaire et suffisante pour dominer militairement le reste des jurds de cette région. Dans le jurd d'Ersal, durant ces derniers jours, cette grande avancée a été réalisée, et une défaite totale et humiliante a été infligée au Front Al-Nosra [affilié à Al-Qaïda].

Maintenant, il y a bien certaines personnes au Liban qui essaient d'aider le Front Al-Nosra psychologiquement, moralement, sur le plan des médias, ils le soutiennent, mais c'est trop tard, leur défaite est consommée et les choses continueront à aller dans ce sens.

Le développement majeur est le début de la bataille et de la confrontation contre Daech (Etat Islamique), et il n'y a pas de mal à ce que ce soient eux qui aient initié le combat contre nous. Car en ce qui nous concerne (peut-être que certaines personnes considèrent ce fait du point de vue militaire et lui donnent une autre portée), au contraire, même au niveau psychologique, moral et religieux, le fait qu'un groupe nous attaque en premier et soit l'agresseur est pour nous préférable à ce que ce soit nous qui commencions l'agression. Les frères, et surtout les dignitaires religieux et ceux qui suivent ces questions de jurisprudence et culturelles le savent bien.

Quoi qu'il en soit, hier, ils ont attaqué avec des centaines de combattants et un grand nombre de véhicules militaires plusieurs bases de nos frères dans le Jurd de Ras Baalbeck le long de la frontière entre le Liban et la Syrie. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas attaqué aux alentours d'Ersal et de Qalamoun, là où le front est ouvert. Peut-être qu'ils ont supposé que ce front calme était endormi, et qu'ils pouvaient bénéficier de l'effet de surprise et de la négligence (du Hezbollah) et obtenir une grande victoire morale et occuper nos postes, en prendre le contrôle et par conséquent contrôler des points stratégiques et très sensibles en ce qui concerne la frontière entre le Liban et la Syrie, surtout les villes de Qah et de Ras Baalbeck. De même, ils espéraient ainsi s'étendre dans la région et réunir certaines régions sous leur contrôle.

L'attaque d'hier avait plusieurs objectifs, que ce soit au niveau psychologique, moral, et pour les médias, ou aux niveaux militaires et de la réalité du terrain et de la présence sur le terrain. Les frères de la Résistance ont fait front avec courage et héroïsme, ils ont tué des dizaines de combattants armés (ce n'est pas ma responsabilité de donner les chiffres précisément, et les médias parleront de cela), des dizaines de combattants de Daech sont tombés, tués et blessés, et ils ont détruit un certain nombre de leurs véhicules, et ils ont fui humiliés et vaincus en abandonnant un grand nombre de leurs tués sur le champ de bataille.

Naturellement, la Résistance (Hezbollah), qui combat au sein des plus violentes batailles, a vu un certain nombre de ses moudjahidines tomber martyrs avec honneur dans cette bataille où nous avons triomphé, et nous demandons à Dieu, Glorifié et Exalté soit-Il, de les accepter et d'accorder à leurs familles la patience et la consolation et d'en faire pour leurs familles et pour nous tous un honneur, une fierté et une gloire ici-bas et dans l'au-delà.

Voilà ce que je veux déclarer à ce propos : la bataille contre Daech dans le Qalamoun a commencé, de même que sur la chaîne de montagnes de l'Anti-Liban à la frontière entre le Liban et la Syrie. Ce sont eux qui nous ont attaqués et ont initié la bataille, et il n'y a aucun problème à cela, mais nous allons poursuivre cette bataille. Nous avons la détermination absolue de mettre fin à cette présence terroriste takfirie malfaisante à notre frontière, quels qu'en doivent être le prix et les sacrifices. En ce qui nous concerne, c'est une décision irrévocable.

Quelles que soient la violence des batailles, l'étendue des sacrifices, la propagande et la collusion des médias, les pressions exercées ici ou là, les déclarations des uns et des autres, ce que je dis là n'est pas nouveau, mais en guise de confirmation pour chaque jour, et avec chaque martyr qui est élevé au Royaume de Dieu Glorifié et Exalté soit-Il, nous confirmons notre détermination, notre résolution, notre volonté ferme et décisive à ne plus tolérer après ce jour la présence du moindre terroriste ou takfiri à notre frontière, dans nos montagnes ou sur la moindre parcelle de nos villages. Et je vous garantis, je vous garantis avec certitude qu'ils subiront une défaite cuisante. Ils seront vaincus et défaits. Ce n'est qu'une question de temps. Et comme je l'ai déjà dit à plus d'une occasion, nous ne sommes pas pressés. Nous agissons avec le sang-froid nécessaire afin de réaliser cet objectif et ce dessein.

Lorsque l'un d'entre nous (ou certains d'entre nous) possèdent la volonté, la détermination et la résolution, ainsi que la capacité, la foi et la confiance, et qu'il a de tels moudjahidines héroïques (les combattants du Hezbollah), alors avec certitude, il n'est permis que de considérer l'horizon inéluctable de la victoire prochaine.

Toutes mes félicitations et salutations, et que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous, ainsi que Ses bénédictions.
 
Notes:

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr