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mercredi 1 novembre 2017

De Polanski en Weinstein, actualité des pédomanes criminels juifs

2 nouvelles affaires de viols sur mineures contre le cinéaste juif Polanski

Mardi 15 août dernier une femme, identifiée seulement par le prénom « Robin », la troisième jusqu’à ce jour, a déclaré lors d’une conférence de presse à Los Angeles qu’elle avait été « abusée sexuellement » par le célèbre cinéaste juif détenant des papiers français et polonais. Le viol se serait produit alors qu’elle avait tout juste 16 ans, en 1973. « Le lendemain, j’ai dit à une amie ce que Roman Polanski m’avait fait », a-t-elle expliqué en lisant une déclaration. « Mais, à cette seule exception près, la raison pour laquelle j’ai gardé cela pour moi, c’est que je ne voulais pas que mon père fasse quelque chose qui aurait pu l’envoyer en prison pour le reste de sa vie », a-t-elle ajouté.
Cette troisième victime du pervers pédomane Rajmund Thierry Liebling, dit « Roman Polanski » a affirmé qu’elle avait décidé de sortir de son silence après que Samantha Geimer, la première victime au centre des affaires de viol sur mineure qui hantent Polanski, eut enjoint les autorités de clore le dossier…



En effet, Rajmund Polanski est actuellement toujours recherché par les États-Unis où, en 1977, il a drogué et violé la jeune fille de 13 ans – alors qu’il en avait déjà 43. Arrêté, après avoir plaidé coupable il avait été incarcéré. Mais au bout de 42 jours d’incarcération, il avait payé sa caution et profité de sa libération pour fuir les États-Unis craignant de devoir purger une lourde peine.
Et aujourd’hui encore les médiats, intellectuels et politiciens complices, taisent volontairement les détails horribles de ce viol pour protéger le pédomane :
« J’ai rencontré Roman Polanski en 1977, quand j’avais 13 ans. J’étais en quatrième cette année-là, quand il a dit à ma mère qu’il voulait prendre des photos de moi pour une revue française. C’est ce qu’il a dit, mais en fait, après avoir pris des photos de moi dans la maison de Jack Nicholson à Mulholland Drive (Los Angeles, Californie), il a fait quelque chose d’un peu différent. Il m’a donné du champagne et du Quaalude (un puissant sédatif). Et il a abusé de moi. Ce n’était pas du sexe consenti, en aucune façon. J’ai dit non, de manière répétée, mais il ne voulait rien entendre… J’étais seule, et je ne savais pas quoi faire. J’avais peur et, avec le recul, j’avais la chair de poule (…) C’est dur de se souvenir exactement de tout ce qui s’est passé (…). Quand je repense à tout ça, il ne fait aucun doute que ce qu’il a fait était horrible.... » (Los Angeles Times, 23 février 2003).
Mais mardi 3 octobre dernier, la police suisse a annoncé enquêter sur des accusations d’agression sexuelle lancées contre Rajmund Polanski par une femme qui affirme que le réalisateur juif l’a agressée à Gstaad en 1972. Le chef de la communication de la police du canton de St. Gallen, Krusni Hanspeter, confirme ainsi l’existence d’une enquête au cours de laquelle Renate Langer, interrogée le 26 septembre par la police suisse, dit avoir été violée à Gstaad par le pervers pédomane quand elle avait 15 ans.
Aujourd’hui âgée de 61 ans, Renate Langer est une ancienne actrice née à Munich. Elle aurait rencontré Rajmund Polanski quand elle était mannequin à Munich. Attirée par la possibilité d’un casting, elle aurait rendu visite au metteur en scène dans sa maison de Gstaad, où il l’aurait violée. Elle a affirmé être sortie de son silence à la suite des déclarations de « Robin » en août dernier, et parce que ses parents n’étaient plus en vie.
Voilà donc la quatrième femme à sortir de l’ombre pour accuser le cinéaste juif aujourd’hui âgé de 84 ans de viol sur mineure. La troisième affaire date de 2010 lorsque l’actrice britannique Charlotte Lewis avait déclaré que le réalisateur l’avait forcée à avoir une relation sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans…



Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, Rajmund Polanski continue de vivre sereinement en France avec son épouse, l’actrice Emmanuelle Seigner. Jusqu’à aujourd’hui, le pervers pédomane n’aura donc finalement purgé que 42 jours de prison pour avoir drogué et violé une mineure, aucune procédure n’ayant pu être menée à son terme non sans doute sans le secours de tous ceux de sa caste.

Harvey Weinstein, le nabab pédomane juif aux abois

L’affaire Weinstein n’en finit plus de rebondir. Le scandale lié au « parrain » de Hollywood, accusé par de nombreuses actrices de les avoir agressées sexuellement, connaît des rebondissements concernant non seulement l’intéressé et son entourage, mais aussi tout le milieu du cinéma américain et international, ainsi que les cercles politiques qu’il fréquentait. Les accusations d’agression sexuelle se multiplient tandis que les langues se délient et que de nouveaux témoignages accablants sortent.
Alors que sa femme vient de le quitter (par communiqué !) et que sa propre entreprise vient de le licencier, les témoignages de comédiennes s’accumulent contre lui, la Britannique Cara Delevingne et la Française Léa Seydoux étant les dernières en date.



Les rumeurs qui ont longtemps circulé sur son compte se sont transformées en accusations. Le New York Times a été le premier à publier les témoignages d’actrices, comme Ashley Judd ou Rose McGowan, ou de collaboratrices dénonçant le harcèlement sexuel voire le viol dont elles auraient été victimes. Depuis, la liste n’a cessé de s’allonger avec Angelina Jolie, Asia Argento, Gwyneth Paltrow ou Emma de Caunes.

En effet, une enquête pour une agression sexuelle remontant à 2004 a été ouverte par la police de New York, qui concerne probablement l’actrice Lucia Evans. Cette dernière, interrogée par un magazine américain, assure que Harvey Weinstein l’aurait forcée à lui faire une fellation à l’époque, à New York. Dans le même article, deux autres femmes avaient rapporté avoir été violées par le producteur. Interrogés, les enquêteurs n’ont pas donné d’autres détails. Il est en outre visé par une enquête de la police britannique concernant une agression sexuelle qui aurait été commise dans les années 1980.

Depuis plus de 25 ans, le pervers faisait partie de ceux qui faisaient la pluie et le beau temps à Hollywood. Et en une semaine, le producteur juif est tombé de son piédestal. L’Académie des Oscars a prévu une réunion spéciale au sujet du « cas Weinstein », et a précisé par communiqué qu’elle « juge la conduite décrite dans les accusations portées contre Harvey Weinstein répugnante, odieuse et contraire à l’éthique des hauts standards de l’Académie ». Idem pour l’académie des Oscars britanniques, les Bafta, qui « considère le comportement décrit dans les allégations rapportées totalement inacceptable et incompatible avec les valeurs des Bafta. Ceci a conduit à la suspension de M. Weinstein ». Ou le Festival de Cannes qui indique : « Notre pensée va aux victimes, à celles qui ont eu le courage de témoigner et à toutes les autres. Puisse cette affaire contribuer à dénoncer une nouvelle fois des pratiques graves et inacceptables. » Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne…

Avec le juif Woody Allen, l’inceste s’ajoute à la pédomanie criminelle

Avant le producteur Harvey Weinstein, accusé d’avoir harcelé ou agressé sexuellement de nombreuses femmes, l’industrie cinématographique hollywoodienne a été éclaboussée par plusieurs scandales. Si nous avons déjà parlé des scandaleuses affaires du violeur de mineures le juif Polanski, il ne faut pas oublier les accusations d’agressions sexuelles contre son coreligionnaire Woody Allen qui ont eu un écho mondial, en mai 2016, lors du Festival de Cannes. Le fils de l’acteur, Ronan Farrow, le même homme à l’origine de l’enquête du New Yorker sur Harvey Weinstein, a publié une tribune dans la bible des journaux hollywoodiens, le Hollywood Reporter. Dans cette tribune, il dénonçait « le silence » qui entourerait le passé de son père en raison de son statut de réalisateur star avec ses 46 films.



En cause, des accusations portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow, de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle était enfant et dont peu de médias s’étaient fait l’écho. « Il y aura des conférences de presse, et un tapis rouge que mon père va fouler avec sa femme (ma sœur) Il va avoir ses stars à ses côtés – Kristen Stewart, Blake Lively, Steve Carell, Jesse Eisenberg. Ils peuvent faire confiance à la presse pour ne pas leur poser de questions dérangeantes. Ce n’est pas le moment, ce n’est pas l’endroit, ça ne se fait pas », dénonçait Ronan Farrow.
L’affaire concernant Dylan Farrow avait surgi une première fois, lorsque Woody Allen avait quitté Mia Farrow pour se mettre en couple avec une autre fille adoptive de cette dernière, Soon-Yi Previn, âgée de 21 ans à l’époque. Un juge new-yorkais avait été mandaté et une enquête des services sociaux de New York avaient conclu que les accusations d’agression sexuelle étaient « non concluantes ». Néanmoins Dylan Farrow avait réitéré ses accusations, publiquement, en pleine saison des Oscars 2014…



Quoi qu’il en soit le producteur juif a choisi de s’exprimer à propos de l’affaire touchant son coreligionnaire. Après avoir affirmé ne jamais avoir remarqué le moindre geste déplacé, ou entendu parler de tels agissements, il prend la défense du juif Weinstein:
« Cette histoire d’Harvey Weinstein est vraiment triste pour tout le monde. Tragique pour les femmes impliquées, et tragique pour Harvey, dont la vie est complètement gâchée. Il ne faudrait pas non plus que cela vire à la chasse aux sorcières »…

Une caste à la fois conquérante et exténuée, en proie à des langueurs malsaines

Dans ce milieu là, on ne se lâche jamais. Souvenons-nous de l’enthousiasme qu’avait manifesté Bernard-Henri Lévy à l’égard d’Harvey Weinstein pour sa réaction à l’affaire Polanski. Le philosophe français n’avait en effet pas tari d’éloges envers le producteur, qui avait soutenu le réalisateur franco-polonais menacé d’extradition vers les Etats-Unis.



On pouvait lire dans un article publié en 2012 sur le site « La règle du jeu » du pseudo philosophe juif Bernard-Henri Levy :
« Bernard-Henri Lévy a souligné qu’Harvey Weinstein fit partie des rares Américains qui, au moment du lynchage de Roman Polanski, furent du bon côté de la barricade et s’opposèrent avec force aux modernes Sorcières de Salem ».
Et pour finir, quant à ces étalages de mœurs puantes, on ne peut s’empêcher de penser à Edouard Drumont qui déjà, en 1865, avertissait contre la frivolité ostentatoire de cette caste, tenaillée par un insatiable appétit de jouissance et évoluant dans des « sphères interlopes », et concluant que « sous ce vernis d’élégance et de luxe, il y a la fange morale » !

En tout cas, au fils des affaires et des accusations répétées et étayées contre d’éminents membres de « la-petite-communauté-qui-a-beaucoup-souffert », une constante : l’impunité judiciaire des intéressés…

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L’Amérique en guerre : Le complexe militaro-industriel (vidéo)


Les Français comprennent-ils le Macron ? Un président sans esprit de synthèse

Raoul Fougax ♦

Parfois Macron fait penser à Rocard. On sent qu’il sait ou il va, qu’il est intelligent, mais on a du mal à le suivre et même à le comprendre. Cela rappelle un trait d’humour d’ailleurs du temps de Rocard. « Je parle le Rocard, mais je ne le comprends pas encore très bien ».

Le phrasé du Président est souvent filandreux. Ce n’est pas le roi de la ligne droite. Alors, bien sûr, les journalistes de la première conférence de presse du quinquennat l’ont interrogé sur le « bordel »  et ont eu droit à du « croquignolesque », un grand écart entre le vulgaire et le désuet décalé qui est un marqueur fort de Macron.
Les commentateurs reprochent au Président de ne pas avoir abordé nombre de sujets importants.
C’est de la faute des journalistes bien sûr mais c’est aussi en raison de la manière de s’exprimer du Président. Il est impossible de le couper, il va jusqu’au bout de son idée et le bout n’est jamais à coté. La journaliste a paru d’ailleurs le harceler sans jamais réussir à imposer ses questions face au débit présidentiel. Macron ne sait pas faire court, et il n’a pas l’esprit de synthèse, quand à ses formules, elles sont souvent décalées.
La presse médiatique l’a trouvé bon. Ils comprennent le Macron, enfin c’est ce qu’ils disent pour montrer qu’ils sont à la hauteur intellectuelle du Président. Ce dernier, dont ils ont favorisé l’élection les déteste en réalité et les trouve assez nuls, ce qui le rend tout de même assez sympathique. Encore une fois tout n’est pas à jeter dans le Macron. Le plus dure est de faire le tri et de savoir ce qui est essentiel. Ce qui permet des réactions convenues. Il persiste et signe comme ses détracteurs.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, résume la critique de gauche : «Tout ce qui provoque dans le pays de la colère et du mécontentement est totalement assumé (…) Pas un seul mot de regret pour les «fainéants», «ceux qui ne sont rien», pour le «bordel». Pour lui, un langage «populaire», ce qui constitue une autre forme de mépris de classe.»
Nicolas Bay, secrétaire général du FN, est lui aussi très critique: «L’essentiel de son interview a consisté à faire de l’autosatisfaction», «Emmanuel Macron est totalement absent sur les enjeux régaliens» et «ignore que les clandestins présents sur le sol français ont déjà commis un délit».
Le Figaro, titre à la Une, Émmanuel Macron “adoucit le ton mais garde le cap“.
L’éditorialiste du quotidien libéral, Yves Thréard, reconnaît que le volet du fameux cap “destiné à prouver qu’il n’oublie pas les catégories populaires” n’a “certainement pas” convaincu “tout le monde” mais “au moins“, note-t-il, “les Français sont fixés: Emmanuel Macron ne lâchera rien“.
Libération résume la pensée présidentielle, d’un “Réussissez, bordel!” ironique à la Une. Laurent Joffrin pense que le “remède macronien” serait “la réussite individuelle, non la redistribution” et assure qu’en “attisant cette concurrence de tous contre tous, on construit une drôle de société“.
Sous le titre “Je vous aime!“, Cécile Cornudet des Échos évoque la “déclaration” aux Français d’Emmanuel Macron. “A-t-il été perçu comme sincère “Les plus fortunés, “les premiers de cordée”, ont pour mission d’entraîner le pays“, résume Jean-Christophe Ploquin, de La Croix. “L’exercice de pédagogie n’était pas inutile mais l’important sera de vraiment peser sur le réel“, affirme l’éditorialiste du quotidien catholique.
Nicolas Beytout, de L’Opinion, a assisté à “une interview utile, sans annonce nouvelle, comme une sorte d’exercice de rattrapage du temps perdu en explications“.

Explications peu convaincantes, trop longues et compliquées…. Mais tout le monde n’a pas le niveau d’intelligence des commentateurs médiatiques.

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Israël, les questions interdites (vidéo)


France : la grande peur !

MONDE EN BREF : Plusieurs centaines de lycéens de Cayenne et de Rémire-Montjoly ont manifesté  devant le rectorat de Cayenne pour dénoncer le manque d’établissements scolaires, des établissements surchargés, des infrastructures vieillissantes ou encore de mauvaises conditions pour travailler. Une délégation a alors été immédiatement reçue par le cabinet du recteur et une nouvelle réunion avec le recteur a été programmée pour la semaine prochaine.

Les lycéens ont rédigé une “plateforme” de revendications où ils disent vouloir prendre leur “avenir en main“. “L’éducation est le moteur d’une société. (Nous réclamons) un plan de construction d’établissements provisoires d’urgence pour scolariser tous les élèves à la rentrée prochaine et également pour vider les lycées ayant déjà dépassé leurs capacités d’accueil.” Les lycéens réclament aussi “des nouveaux lycées polyvalents avec des filières adaptées à la réalité du territoire” ainsi qu’ “un plan d’investissement sur les lycées vieillissants de Guyane.” 

La plateforme des lycéens demande enfin la venue du ministre de l’Éducation nationale en Guyane qui en fut un temps le contesté recteur en vue de changer le pilotage académique et d’ apporter les réponses à ces problématiques. On notera en tout cas l’empressement inhabituel du rectorat pour désamorcer le plus vite possible la crise. Il y a une chose qui fait actuellement trembler le gouvernement, c’est une éventuelle mobilisation des jeunes.
Que ce soit en Outre-mer ou en métropole, tous, dans les couloirs ministériels,  craignent une mobilisation lycéenne. ML[13.10]

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L’écran de fumée du système économique : chiffres et réalités aujourd’hui

Marc Rousset, Économiste,  Ancien  dirigeant d’entreprise ♦

Il ne fait aucun doute que les crises se rapprochent de plus en plus d’une façon exponentielle, et sont plus beaucoup nombreuses

Lors de ses adieux à l’Eurogroupe du lundi 9 octobre, l’ex-ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble a osé, lui aussi, s’inquiéter face à ses collègues, dans un strict huis clos, après la BRI et le FMI, des bulles financières, de l’excès des liquidités, de la surévaluation des actifs dans l’hémisphère occidental.
La Chine propose actuellement d’échanger les yuans reçus par les exportateurs de pétrole contre de l’or acheté sur les marchés du monde qui ne proviendrait donc pas des réserves chinoises. Il est possible que nous soyons à l’aube d’une révolution monétaire mondiale susceptible de mettre fin à la prédominance du dollar, le dollar s’écroulant complètement. Le monde assisterait alors à un retour à l’or en tant que monnaie globale, subrepticement, sans aucun accord global préalable entre les nations. Ce serait la triste fin, ô combien méritée, de la saga de la non-convertibilité en or du dollar au taux de 35 dollars l’once édictée par Nixon en 1971 !

Pour ébranler les apôtres du Système, quelques faits et des chiffres

– Le ratio des matières premières trop bon marché GSCI, divisé par l’indice S&P 500 trop élevé, est de nos jours de l’ordre de 1 alors que sa moyenne, depuis trente ans, est de 4,1.
– Le prix de l’or semble avoir atteint un point de retournement.
– La Chine a plus de 20.000 tonnes d’or aujourd’hui, si l’on additionne l’ensemble de ses réserves officielles de 4.000 tonnes à sa production cumulée de 5.000 tonnes, aux réserves de 2.000 tonnes des joailliers, aux 7.000 tonnes achetées dans le monde depuis 1994. De plus, la Chine, au cours actuel de l’or avec ses 3.500 milliards de dollars en réserve, pourrait acheter théoriquement 100.000 tonnes d’or !
– La Russie a vu ses réserves en or passer de 500 tonnes, en 2006, à 1.550 tonnes, en 2017.
– La volatilité et l’augmentation spéculative des crypto-devises du genre Bitcoin montre la fragilité du système.
– Les taux des bons obligataires à dix ans du Trésor américain, qui étaient de 15 % dans les années 1980, sont aujourd’hui à 1 %. Certains taux sont, depuis 2.500 ans, pour la première fois proches de zéro.
– Il y a, aux États-Unis, une bulle sur les actions si l’on regarde grimper le graphique du NASDAQ, l’augmentation du ratio cours/bénéfice à 25,65 en juillet 2017 du S&P 500, et une bulle sur l’immobilier avec l’indice Case-Shiller des prix de l’immobilier qui a atteint 195 en juillet 2017, soit plus élevé encore que lors de la crise des « subprimes » en 2008.
– Il ne fait aucun doute, si l’on regarde les siècles passés, que les crises se rapprochent de plus en plus d’une façon exponentielle, et sont plus beaucoup nombreuses.
– La dette mondiale irremboursable atteint 217.000 milliards de dollars, soit 327 % du PIB mondial. Les pays émergents sont aussi très endettés.
– La Banque du Japon possède 75 % des ETF indiciels japonais et la Banque nationale suisse est devenue un « hedge fund » à risques qui possède 85 milliards de dollars d’actions américaines !
– Les actifs cumulés des banques centrales BCE, Japon, Fed, Angleterre représentent 14.000 milliards de dollars après avoir injecté plus de 10.000 milliards de dollars de liquidités en dix ans.
En fait, le point Oméga du Système, c’est le Venezuela. Il crée de la monnaie, dope les marchés, mais ne crée pas de la richesse réelle. Il espère que la richesse à venir permettra de rembourser les dettes. Mais c’est ainsi que procèdent les faillis hyper-endettés lorsqu’ils pratiquent la politique de la fuite en avant. D’ici trois à cinq ans au plus tard, nous devrions vivre un tsunami terrible semblable à l’Allemagne en 1923 mais généralisé à l’ensemble du monde, la crise de 1929 apparaissant alors comme une « broutille » et un simple épiphénomène ! Qu’en pense Macron ?
adieu-argent-roiMarc Rousset, a occupé pendant 20 ans des fonctions de Directeur Général dans des groupes multinationaux. Il a écrit « Pour le Renouveau de l’Entreprise » et  a obtenu le Prix de l’Académie des Sciences Morales et Politiques avec « La Nouvelle Europe de Charlemagne » préfacée par le Ministre et Académicien Alain Peyrefitte. Il a ensuite écrit « Les Euroricains » et « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou » préfacé par le Professeur Roubinski de l’Académie des Sciences de Russie a connu un très grand succès tant en France qu’en Europe et en Russie.
Pour se procurer son dernier ouvrage : “Adieu l’Argent-roi! Place aux Héros européens!” Critique de la civilisation de l’Argent et Apologie de l’héroïsme , 500 pages – Prix TTC : 37 euros. Contact Éditions Godefroy de Bouillon – 119 rue Lecourbe – 75015 Paris.  Courriel: editions@godefroydebouilon.fr
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Nagasaki, 9 août 1945, un objectif spirituel !



Il est rapporté que le Président Truman, Grand Maître de la  loge maçonnique  du Missouri,  aurait d’abord refusé de lancer la bombe atomique que les Américains, comme on veut nous en instruire, auraient inventé, quand bien même le Projet Manhattan qui le finançait aurait, par manque de résultats fructueux,  été suspendu  en 1944, ou, autre sens du terme « latin » d’inventer, trouvé en Allemagne, exactement en Thuringe au printemps 1945, selon une communication personnelle reçue d’ un membre du Chiffre militaire actif à cette date, nommé  Prétieux. Son service reçut en ce sens une information américaine, démentie par cette même source le lendemain, dans l’incrédulité générale du bureau parisien de déchiffrement qui pensait que les Américains avaient trouvé quelque chose mais le cachait à leurs alliés. Mais Truman fut convaincu par  deux physiciens  dont on aimerait  connaître les raisons politiques  autant que scientifiques. Les deux bombes, l’avion qui les transportait, faut-il le rappeler,  ont par ailleurs  été bénies, tant « il est avec le ciel des accommodements ».
Militairement, après l’anéantissement de 68 villes japonaises,  et après entente, bien sûr, à Postdam,  avec  Staline sur son intervention militaire imminente,  ce largage sur une population civile en deux endroits dépourvus d’intérêt militaire, et explosant en vol, et non pas en touchant le sol, afin d’augmenter le nombre de victimes, était donc inutile, en plus d’être sadique. Humainement cependant si : car ces deux objectifs d’Hiroshima et de Nagasaki avaient une signification pour les connaisseurs du Japon : les deux villes choisies étaient chrétiennes, et  l’une d’elle  avait connu au XVIe siècle de notre chronologie, le martyre de plusieurs Chrétiens.  A croire que les décideurs de ce carnage atomique avaient maille à partir avec les disciples de Jésus ou, peut-être, aimaient les symboles.
Le cinéaste nippon Kurosawa, dans sa « Rhapsodie en Août » projetée en automne 1991 sur un écran parisien, photographiait les dentelles de pierre de la cathédrale et ses anges sculptés sur les modèles des sujets impérieux japonais. 


La cathédrale Urakami, en plein centre de Nagasaki, détruite par le largage de la bombe atomique, le 9 août 1945

En 1927 fut consacré le premier évêque japonais, et en 1929 l’on comptait 90 000 catholiques soumis à un délégué apostolique, avec un archevêché à Tokyo, des suffragants à Osaka, Nagasaki et à Hakodate, des préfectures à Shikoku, Nijigata et Sapporo, et enfin le vicariat à Hiroshima.
Retournons au port de Nagasaki : elle  était, à l’origine, un village de pécheurs, nommé Fukaetsu, connu ensuite par le nom d’une famille à laquelle il appartint du  XIIIe au XVIe siècle. Un seigneur ou Daimyo, chrétien, Omura Sumitada, ouvrit en 1569 la ville aux commerçants étrangers. La ville florissante fut, pour cette raison même, d’abord en 1587, puis en 1603, soumise à l’administration impériale. Par ce seul endroit, de 1640 à 1854, se fit  le commerce avec les Chinois et les Hollandais, les autres ayant été écartés par une ruse hollandaise, ou presque, de propagande  inventant des blasphèmes éhontés à seule fin de scandaliser  et d’écarter les concurrents espagnols  et portugais catholiques.
Les missions  japonaises des Pères jésuites, après celle des Franciscains,   avaient connu  un extraordinaire succès  par la faveur d’un chef militaire et politique,  le Daimyo Oda Nobunaga,  assassiné à Kyoto en 1582. Son successeur, d’humble extraction, qui était à son service et qui  recevra le nom de famille de Toyotomi, cet Hideyoshi Toyotomi, futur conquérant de la Corée (1592) et honoré par les Japonais du titre de Taiko, s’assura de la soumission de la ville portuaire de Nagasaki et mourut un an après le martyre de ses 26 compatriotes.


Les daimyos chrétiens (tels que Omura Sumitada) ont envoyé 4 adolescents à Rome pour leur permettre d’apprendre la culture chrétienne et d’introduire la culture japonaise en Europe. Le groupe a ramené des technologies avancée et des connaissances comme la typographie, et a contribué au développement de la culture japonaise.
L’influence chrétienne  rayonnait dans les plus hautes sphères : le chef d’État-major de l’armée japonaise en 1587, Ucondono, subit l’exil avec sa famille, à cause de sa fidélité chrétienne. Au moment de son départ, écrit-on, les officiers presque tous chrétiens, témoignèrent de la plus vive douleur et il eut même à  calmer des mouvements qui se faisaient dans l’armée en sa  faveur.
Les premiers Jésuites nippons furent martyrisés à Nagasaki : Paul Miki, de noble ascendance, Jean, de l’île de Goto, âgé de 19 ans et Jacques Kisaï, âgé  de 64 ans, avec leurs 23 compatriotes franciscains, près des murs de Nagasaki, le 5 février 1597.
Leur canonisation fut demandée, comme le mentionne le « bref » ou lettre de béatification du Pape Urbain VIII, le 14 septembre 1627, non seulement par le procureur de l’Ordre des Frères mineurs ou Carmes déchaussés de la province des Philippines et du Japon, mais aussi par Philippe, roi, et Isabelle, reine des Espagnes, par la ville tout entière de Manille, Macao etc…


Martyrs chrétiens de Nagasaki. En 1582, on comptait au Japon plus de 200 000 chrétiens et 250 églises. L’édit de Leyasu en 1614 condamna le christianisme à la disparition
Les souffrances de ces martyrs peuvent être comparées avec celles supportées par ceux du Royaume d’Angleterre et celui d’Ecosse, comme à York, par le Père Henri Walpole, d’une ancienne noble famille, ou par le Père Robert Southwell à Tybum, le 21 février de la même année : tous ont été  suppliciés par l’ordre de la reine Elizabeth I, affreusement torturés.

Cette torture infligée à Nagasaki, tout comme à Hiroshima, ressort d’une même intention du Mauvais Esprit, de ruiner tout ce qui élève, et de cultiver ce qu’il y a de plus bas, sans omettre le goût de mentir.  Contre cela, Arriba ! Debout!
Pierre Dortiguier

Quand Hitler était proposé pour le Nobel

Ce six octobre 2017 un nouveau prix Nobel de la paix a été décerné, l’occasion pour Sputnik  de rappeler dans un article que « Incroyable mais vrai : comment Hitler et Mussolini ont failli obtenir le prix Nobel ».

C’est bien entendu totalement faux, le but de Sputnik en l’occurrence était de dénigrer un prix dont ils avaient des raisons de penser qu’il ne serait pas attribué à un Russe, ou alors si, à un Russe Anti-Poutine : l’argumentation est claire, le prix Nobel est un outil occidental, il n’a rien d’objectif, ni même de consensuel, la preuve, Hitler a failli l’avoir. Notons dans cet article, que Sputnik n’a pas osé mettre « paix » dans le titre pour ne pas trop choquer avec le voisinage d’Hitler, de même ils ont mis Mussolini pour amortir un peu le choc. Une Vérification sur Wikipédia indique qu’un certain Erik Brandt, membre du parlement suédois – le pays du Nobel – a, en effet, proposé dans une lettre datée du 1er février 1939, Adolf Hitler pour le Prix Nobel de la paix. La note précise que Brandt était antifasciste et qu’il a proposé cette candidature comme un « commentaire ironique » à la proposition d’attribuer le prix à Neville Chamberlain. Une initiative similaire avait été mise en œuvre l’année précédente par Gertrude Stein.



Mais prenons un instant ce titre au sérieux. Il existe un fascicule publié en 1940 à Berlin intitulé « Ce que le monde n’a pas voulu ». Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’en trouver une version d’époque dans un grenier, ils peuvent s’adresser à Vincent Reynouard qui l’a réimprimé, et, en attendant, voici une traduction d’une présentation de ce texte par l’historien Mark Weber en juin 2013, ce n’est pas si vieux, sur le site de l’Institute for historical review voici le lien vers la version originale en anglais : « What the world rejected »
Rappelons aussi avant de commencer la lecture de cette présentation que le Vatican a été la première grande puissance à reconnaître le Reich. Maintenant, place à Mark Weber.
Francis Goumain


Ce que le Monde n’a pas voulu

Les offres de paix faites par Hitler entre 1933 et 1939
 

Avant-Propos
Même parmi ceux qui se considèrent bien informés sur Adolf Hitler et le Troisième Reich, peu connaissent l’existence des nombreux efforts du dirigeant Allemand pour la paix en Europe avec, notamment, des propositions concrètes de réductions des armements et de limitations des arsenaux dont les dirigeants Français, Anglais et d’autres puissances ont fait fi.
Le 17 mai 1933, Hitler, à l’occasion de son premier grand discours de politique étrangère suivant sa prise de fonction en tant que chancelier, se livra devant le Reichstag à un véritable plaidoyer en faveur de la paix, de l’égalité des droits et de la compréhension mutuelle entre les nations. Il s’est montré si convaincant dans son appel à la raison qu’il a été entendu même par les représentants du parti d’opposition Social-Démocrate. Deux ans plus tard, dans son allocution au Reichstag du 21 mai 1935, le dirigeant Allemand soulignait de nouveau la nécessité d’une paix basée sur un respect mutuel et l’égalité des droits. Même le Times de Londres jugea le discours « Sensé, franc et exhaustif ».
De tels appels n’étaient pas pure rhétorique. C’est ainsi que le 31 mars 1936, le gouvernement d’Hitler exposa un plan complet pour le renforcement de la paix en Europe. Le projet comportait différents points tels que la complète démilitarisation de le Rhénanie, un pacte pour la sécurité en Europe de l’ouest et l’interdiction catégoriques des bombes incendiaires, des gaz toxiques, des chars lourds et de l’artillerie lourde.
Même si ce large éventail de propositions, et d’autres similaires, ont été rejetés par les dirigeants à Londres, Paris, Varsovie et Prague, les initiatives d’Hitler n’ont pas toujours été vaines. On peut citer le cas du pacte de non-agression conclut pour dix ans en janvier 1934 entre son gouvernement et la Pologne. (Malheureusement, l’esprit du traité n’a plus été respecté par ceux qui ont pris la succession à Varsovie du Maréchal de Pologne, Pilsudski, décédé en 1935.) On doit aussi citer ce qui fût sans doute un des plus importants succès d’Hitler en politique étrangère : un accord naval global avec l’Angleterre conclu en juin 1935. (Au passage, cet accord rendait caduque le Traité de Versailles, démontrant par là-même que ni Londres ni Berlin ne le considéraient plus comme valide)
Durant des années, Hitler aura recherché, sinon une alliance avec l’Angleterre, du moins une relation cordiale basée sur le respect mutuel. En conséquence de quoi, il s’efforça d’éviter tout ce qui aurait pu blesser la fierté ou la sensibilité de la Grande-Bretagne, et s’abstint de faire une quelconque proposition qui aurait pu heurter ou menacer ses intérêts. Hitler travaillait de même à une relation cordiale avec la France, prenant soin, là aussi, de ne rien faire ou dire qui aurait pu offenser sa fierté ou empiéter sur ses intérêts nationaux. On peut mesurer la sincérité des propositions d’Hitler à la France et la réalité de ses craintes d’une possible agression militaire de celle-ci contre l’Allemagne par l’importance des ressources humaines et financières qu’il a consacré à l’édification des fortifications de la « Ligne Siegfried » pour défendre la frontière ouest de son pays.
Les années passant, les historiens ont pris l’habitude ou d’ignorer les initiatives d’Hitler pour réduire les tensions et promouvoir la paix, ou de les considérer comme des manœuvres. Mais si les hauts responsables en Angleterre et en France au cours des années trente avaient réellement vu ces propositions comme étant du bluff il leur suffisait, pour démontrer qu’elles n’étaient que des intentions de façade, de prendre leur auteur au mot. Leur fin de non-recevoir donne plutôt l’impression qu’ils croyaient les propositions d’Hitler sérieuses, mais qu’ils les ont quand même rejetées parce que les accepter pouvait signifier la remise en cause de la prédominance Franco-Britannique en Europe.
Dans l’essai qui va suivre, un universitaire allemand revient sur les propositions faites par Hitler et son gouvernement – particulièrement au cours de l’année précédant l’éclatement du conflit en 1939 – pour promouvoir la paix et l’égalité des droits en Europe, réduire les tensions et limiter au maximum la production et le déploiement des armements.
L’auteur, Friedrich Stieve (1884-1966), était un historien et diplomate allemand. Durant la première guerre mondiale il occupa un poste d’attaché de presse à l’ambassade d’Allemagne à Stockholm. Il fût nommé ambassadeur en Lettonie de 1928 à 1932 par le gouvernement de l’Allemagne alors une démocratie. Il partit ensuite pour Berlin où il dirigea le bureau des affaires politiques du ministère des affaires étrangères de l’Allemagne de 1932 à 1939. Il était titulaire d’un doctorat de l’université d’Heidelberg et était membre de l’académie des sciences prussienne. Parmi les ouvrages de Stieve on trouve, notamment, Geschichte des deutschen Volkes (1939), Wendepunkte europäischer Geschichte vom Dreißigjährigen Krieg bis zur Gegenwart (1941) ainsi qu’un recueil de poème.
On trouvera ici la traduction du long essai du Dr. Stieve, Was die Welt nicht wollte: Hitlers Friedensangebote 1933-1939, édité par le Centre d’Information Allemand en un fascicule de 16 pages à Berlin en 1940. L’ouvrage a également fait l’objet d’une édition en français et en espagnol, en anglais le fascicule a été édité en 1940, semble-t-il, par le Washington Journal of Washington, DC.
En 1939, Hitler ne voulait pas d’une guerre, encore moins d’une conflagration générale. Il s’employait à la résolution pacifique du litige avec la Pologne au sujet du statut de la ville-Etat, ethniquement allemande, de Dantzig et de la zone du « Corridor » qui constituait la cause immédiate du conflit. La sincérité de son désir de paix en1939, et sa crainte d’une nouvelle guerre mondiale, a été confirmée par de nombreux universitaires dont l’éminent historien britannique A.J.P. Taylor. C’est, bien entendu, la déclaration de guerre à l’Allemagne par l’Angleterre et la France le 3 septembre 1939, faite avec le secret encouragement du Président américain Roosevelt, qui a transformé un choc local entre l’Allemagne et la Pologne en une guerre à l’échelle d’un continent.
Pour justifier sa déclaration de guerre, l’Angleterre a protesté de ce que l’Allemagne avait violé la souveraineté de la Pologne et menacé son indépendance. L’inanité et la mauvaise foi des raisons avancées est mis en évidence par le fait que les dirigeants anglais n’ont pas déclaré la guerre à l’Union Soviétique lorsque, deux semaines plus tard, ses forces attaquaient la République Polonaise à l’est. La trahison de la Pologne par l’Angleterre et l’hypocrisie des prétendus motifs qui l’ont poussée à déclarer la guerre à l’Allemagne en 1939 ressort de façon plus flagrante encore en 1944 – 45 au moment où les dirigeants anglais ont laissé faire la prise de contrôle et la vassalisation de la Pologne.
La campagne menée par l’Allemagne en mai-juin 1940 s’est conclue en six semaines par une stupéfiante victoire contre des forces Franco-Britannique supérieures en nombre et par l’éjection des troupes britanniques hors de l’Europe continentale. Pourtant, dans le sillage de ce triomphe historique, Hitler et son gouvernement vont à nouveau faire une tentative pour faire cesser la guerre. (Cette tentative ayant été faite en 1940, après la rédaction et la publication de l’essai du Docteur Stieve, elle n’apparaît pas dans le texte reproduit ici)
Le 19 juillet 1940, lors d’un discours devant le Reichstag radiodiffusé à l’attention du monde entier, le dirigeant allemand déclare :
De Londres me parvient à présent un cri – ce n’est pas un cri poussé par le peuple, mais plutôt par les politiciens – la guerre doit plus que jamais se poursuivre… Croyez-moi, chers députés, je ressens un dégoût instinctif pour ce genre de parlementaires sans scrupules, broyeurs des peuples et des nations. Je n’ai jamais eu l’intention de faire la guerre, mais plutôt de bâtir un nouvel ordre social du plus haut niveau culturel. Chaque année de cette guerre m’éloigne de ce travail. Mr. Churchill a de nouveau déclaré qu’il voulait la guerre…J’ai pleinement conscience de ce qu’avec notre réponse, qui viendra un jour, viendront aussi des malheurs et des souffrances sans nom pour beaucoup de gens.
« … En ces heures, je sens l’impérieux devoir, dicté par ma conscience, de lancer un nouvel appel à la raison à l’Angleterre. Si je peux le faire, c’est que je ne plaide pas en tant que vaincu mais plutôt comme un vainqueur parlant au nom de la raison. Je ne vois rien qui obligerait à poursuivre cette guerre. Je suis affligé à l’idée des sacrifices qu’elle va réclamer. Peut-être Mr. Churchill rejettera-t-il encore notre proposition avec dédain en disant qu’elle ne fait que trahir la peur et nos doutes sur la victoire finale. Si tel était le cas, j’aurais au moins déchargé ma conscience pour ce qui va arriver. »
A la suite de cet appel, les officiels allemands contactèrent l’Angleterre par voie diplomatique. Mais Winston Churchill et son gouvernement rejetèrent l’initiative et ont au contraire insisté pour poursuivre la guerre – avec, bien sûr, des conséquences terribles pour l’Europe et le monde.

Mark Weber, juin 2013

Léon Degrelle parle du Maréchal Pétain (vidéo)


Comment l’écologie est-elle conçue à l’extrême droite ?



Par Stéphane François

Dans les milieux de l’écologie politique, l’écologisme d’extrême droite n’est souvent perçu qu’en termes d’infiltration. En fait, les divers courants d’extrême droite se sont ouverts à la question écologique par diverses voies et selon une pluralité de raisons que l’on peut rapidement résumer.
Quant aux questions de l’écologie, il y a une évolution importante de la Nouvelle droite. On passe au mieux d’un scepticisme, au pire d’un rejet, de celle-ci dans les années 1970/1980 à un discours écologiste structuré à la fin des années 1980. 

Ce discours n’est pas de circonstance : il est trop bien structuré, et surtout trop constant depuis une vingtaine d’année. En outre, il y a eu des militants du GRECE qui sont également des militants écologistes. Il y a eu des liens, par exemple, avec le MEI d’Antoine Waechter, comme Laurent Ozon qui fut, en 1998, désigné par les instances du Mouvement Écologiste Indépendant comme responsable de communication pour la campagne des Européennes de 1999.

La pensée écologique devient importante au GRECE à compter du milieu des années 1980, il s’agit d’une conséquence d’une lecture d’Heidegger et d’autres auteurs de la Révolution Conservatrice allemande des années 1920 et 1930, et de ses héritiers, tel l’Allemand Hennig Eichberg, qui deviendra dans les années 1980 un militant écologiste. Auparavant dominait au sein du GRECE plutôt un discours faisant l’apologie de la science et de la technique. Dans les années 1970 Alain de Benoist avait des mots très durs sur les écologistes, assimilés à des hippies coupés de la réalité. Cette évolution est liée à une autre, capitale dans l’évolution du GRECE : le tournant antimoderne et antioccidental qui voit le renouvellement doctrinal de la Nouvelle Droite, l’Occident incarnant l’acculturation et l’américanisation des mœurs. Hostile au matérialisme, au capitalisme et à la mondialisation, le GRECE, a alors pour ennemis la société de consommation et les États-Unis. C’est le deuxième corpus doctrinal qui correspond à la période chronologique allant grosso modo de 1979 à 1989.

Les références sont alors partiellement renouvelées : Heidegger donc, mais également René Guénon, Julius Evola, les auteurs de la Révolution Conservatrice allemande (Spengler, Jünger, Niekisch, Schmitt), des universitaires comme Georges Dumézil ou Mircea Eliade, mais aussi des anthropologues comme Robert Jaulin (et son concept d’« ethnocide ») et Claude Lévi-Strauss. Durant la seconde moitié des années 1980, les non-conformistes des années 1930 (dont les personnalistes chrétiens) sont redécouverts et intégrés aux références doctrinales. Teddy Golsmith est lu et commenté dès le début des années 1990, tout comme les auteurs décroissants et les localistes américains. Rousseau est lu aussi, mais plus tardivement : les articles le concernant datent surtout du début des années 2000. Rudolf Steiner et l’anthroposophie ne sont guère cités. La bibliothèque néo-droitière fait désormais une part importante aux penseurs critiques de la modernité et de la technique.

D’ailleurs, à compter de 1993, Alain de Benoist publia plusieurs articles sur l’écologie, parus principalement dans Éléments (« La nature et sa “valeur intrinsèque” », « Les enjeux de l’écologie », « Sur les deux écologies », « Écologie et religion », « La nécessaire rupture », « Objectif décroissance. Avant que la Terre ne devienne invivable… », « Quand il n’y aura plus de pétrole ») qui furent réunis en ouvrage en 2007 (Demain la décroissance. Penser l’écologie jusqu’au bout).

Le renouvellement est aussi permis par des auteurs moins engagés dans des polémiques que les auteurs du GRECE des années 1970, tel Thibault Isabel, l’actuel responsable de Krisis (la revue fondée par Alain de Benoist il y a vingt ans). Il s’intéresse depuis longtemps à la fois aux questions écologiques, à la notion de progrès et aux sociétés de la modernité finissante. C’est un auteur prolifique à la pensée dense, qui s’inscrit dans la continuité de la pensée de Jean-Claude Michéa. Un point important à préciser : il ne vient pas de l’extrême droite, mais de milieux anarchisants. Dans les années 1990 il y avait également Laurent Ozon, alors animateur de la revue Le recours aux forêts. Ozon dirigea même une collection chez Le Sang de la terre, un éditeur réputé dans le milieu écologiste. Il est devenu par la suite une figure importante de la mouvance identitaire, aujourd’hui assez isolé. 

L’apport de l’écologie a aussi à voir avec le souci de dialoguer avec les autres champs idéologiques et au renouvellement de la pensée géopolitique. Le GRECE soutient depuis le début des années 1980 un « tiers-mondisme de droite » qui a permis un dialogue avec certains animateurs de la Revue du MAUSS, Serge Latouche et Alain Caillé. Ce dernier s’est vite éloigné voyant une récupération du MAUSS, effective. Serge Latouche a continué de dialoguer et les publications du GRECE le citent encore. Il y a eu également un dialogue fécond avec Waechter et Goldsmith entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Aujourd’hui, ces références sont minorées au profit de leur intérêt pour les thèses de Jean-Claude Michéa et pour le « populisme de gauche ». 

La diffusion des thèses écologistes de la Nouvelle Droite s’est ensuite faite assez naturellement car on retrouve des membres du GRECE parmi les militants identitaires (Vial, Mabire, Roudier, Santamaria, Millau, etc.). L’association Terre & Peuple a été fondée par des militants (Pierre Vial, Jean Haudry et Jean Mabire) qui ont quitté le GRECE, en désaccord avec le discours différentialiste d’Alain de Benoist. Ils sont alors partis au FN avant de suivre la scission mégrétiste. Ils soutenaient au contraire l’idée inverse d’une affirmation ethnique, qu’on retrouvera par la suite dans les discours identitaires. En fait, ces personnes incarnaient l’aile völkisch du GRECE : enracinement, racisme, écologie, éloge des communautés, paganisme, attachement au folklore, etc.

En quittant le GRECE, ces militants ont pris dans leurs bagages une partie de la doctrine gréciste, dont l’écologie identitaire, qu’ils ont transmise aux autres groupuscules – de plus, il faut aussi avoir à l’esprit que les publications/positions du GRECE sont lues et commentées par des groupes aux thèses parfois éloignées de la Nouvelle Droite.

Dans cette périphérie politique, il fat citer les cas de Dun et de la revue Réfléchir & Agir. L’ex SS Robert Dun (pseudonyme de Maurice Martin) est de plus en plus oublié, y compris à l’extrême droite. Il n’y a plus guère que Terre & Peuple et Réfléchir & Agir qui y font encore référence. Pourtant, il a été un pionnier de l’écologie (de tendance völkisch) au sein de l’extrême droite. Il a eu des liens avec le GRECE : il a publié dans les années 1980 au Labyrinthe, la maison d’édition de la Nouvelle Droite, une traduction de Nietzsche qu’il a traduit et commenté (Robert Dun (traduction et commentaires de), Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Paris, Livre-club du labyrinthe, 1983), mais il était plus proche de la tendance identitaire de celui-ci (incarnée par Vial, Mabire, Haudry, etc.) et de la librairie Ogmios (il y publia en 1986 dans sa maison d’édition –Avalon– une traduction du Mythe du XXe siècle d’Alfred Rosenberg sous le pseudonyme d’Adler von Scholle) que de Benoist et de la tendance différentialiste. 

Il a longtemps été un intellectuel isolé professant un paganisme écologique, identitaire et raciste. L’équipe de Réfléchir & Agir se réclame de lui. Certes, c’est une petite revue, mais elle existe depuis près de vingt ans (elle en est à son 55ème numéro, consacré au « nationalisme blanc »). Elle a fondé sa propre maison d’édition, Auda Isarn, qui sort quelques livres par an. De fait, Dun est surtout une référence chez les néonazis et les néo-völkisher français, qui sont parfois les mêmes.

La revendication d’un souci écologiste ne se limite toutefois pas aux milieux païens. 

Mais l’idée d’un écologisme englobant l’être humain et ses normes a été intégrée surtout par des cercles catholiques. La jonction se fait sur plusieurs points doctrinaux : anti-occidentalisme, décroissance, différentialisme, sacralisation de la nature (alors que Benoist a toujours mis en avant le fameux article de Lynn White sur l’origine chrétienne de l’arraisonnement du monde, sans parler de leur utilisation des thèses d’Eugen Drewermann), rejet de la théorie du genre, rejet de la PMA, de la marchandisation du monde et des corps, etc. Il y a non seulement un respect mutuel, mais aussi une fascination de ces jeunes gens pour l’intellectuel Alain de Benoist et ses thèses.

On n’est pas dans la même logique que celle mise en place par les soraliens : les néo-droitiers ne font guère références à l’agro-écologie et ne sombrent pas un conspirationnisme antipharmaceutique, bien que parfois Alain de Benoist estime que notre époque est trop médicalisée. Cela vient peut-être du fait que certains grécistes historiques étaient des cadres importants dans des entreprises de ce secteurs ; au-delà de cela, il faut prendre en compte le fait que le GRECE n’a jamais fait ni dans le conspirationnisme, ni dans la pensée antiscientifique (dite « alternative »).

Concernant la « Nouvelle écologie » du FN, elle n’a rien à voir avec celle que le GRECE a formulé dans les années 1990-2000 : elle reste très superficielle et très productiviste, là où Alain de Benoist propose de rompre avec le productivisme occidental. En effet, la Nouvelle Droite a théorisé une forme de décroissance identitaire (rejet du productivisme et du prométhéisme technicien, constat de la fin de la civilisation du pétrole, éloge de la frugalité, « valeur intrinsèque de la nature », fin de l’anthopocentrisme, idée de co-appartenance de l’homme et du cosmos, etc.). .

L’écologie apparaît dans des programmes du FN au début des années 1990, dans une optique identitaire, sous l’impulsion de Bruno Mégret. Il s’agissait alors de donner une direction nouvelle au FN, en montrant qu’il était soucieux de préserver l’environnement. Cela apparaît lors du congrès de Nice où l’écologie est mise en avant. Toutefois, l’écologie était comprise dans un sens identitaire, sous l’influence de la Nouvelle Droite. Pour les responsables frontistes de l’époque être écologiste, c’est vouloir préserver le milieu nécessaire à la survie de l’épanouissement des espèces vivantes. Dans cette optique, les véritables écologistes sont ceux qui prennent en compte l’immigration comme un facteur déterminant de déséquilibre culturels et/ou ethnique. À la suite de la scission mégrétiste, la thématique est mise de côté. En réalité, le parti frontiste part de loin sur ces questions. En 2010 encore, Jean-Marie Le Pen considérait l’écologie comme un passe-temps de « bobo »…

L’intérêt du Front national pour l’écologie est donc très récent : son programme présidentiel de 2012 était quasiment silencieux sur cette question : il ne défendait qu’une forme de protection de la faune, de la flore et des paysages… Enfin, le FN se montrait sceptique vis-à-vis des énergies renouvelables. Ce n’est guère mieux avec les dernières positions de ce parti, pourtant considérées comme écologistes par ses membres. Le programme actuel va à l’encontre des valeurs écologiques : nucléaire, exploitation du gaz de schiste, etc. Il s’agit plutôt d’une forme de développement durable, sans volonté de rupture civilisationnelle. Une politique considérée comme une impasse par les écologistes d’extrême droite car ne rompant pas avec le modèle productiviste issu des Lumières. L’écologie, au FN, n’est qu’un badigeon « vert ». Ce parti reste profondément productiviste et classique dans ses options économiques