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vendredi 1 juin 2018

Les Italiens vont-ils laisser Bruxelles et les marchés leur apprendre comment voter ?

Puy du Fou, un rêve d'enfance de Philippe de Villiers

Avec son talent et sa verve, Philippe de Villiers raconte dans son dernier livre, Puy du Fou, un rêve d’enfance, l’épopée de ce haut lieu de la « mémoire vivante ».

« Sur une petite colline abandonnée des hommes, enfouie dans l’oubli, à fleurs de ruines où nichaient les mésanges, jaillissant des souvenirs d’enfance, un soir d’été, s’est levé le premier mot d’un vers. Un vers en forme d’hommage. Puis deux, puis trois. Puis le reste est venu. Un poème allégorique est né. »

Philippe de Villiers, très jeune déjà, voulait faire un hymne à la Vendée en reconnaissance d’une dette – une enfance heureuse – et en réparation d’un terrible génocide – 300.000 Vendéens exterminés pendant les guerres de Vendée et laissés sans sépulture.

C’est sans rien, sans argent, sans subvention, sans soutien qu’il a démarré. Comme, il le raconte, personne n’y croyait, et pourtant, son rêve et « ses pensées les plus folles » ont pris corps.

C’est une aventure humaine qui est racontée dans ce livre. Jamais on ne s’ennuie, sans cesse on veut savoir comment cela a été possible. Le récit est haletant, Philippe de Villiers révèle comment les obstacles ont été levés les uns après les autres, pour permettre qu’aujourd’hui, le Puy du Fou soit hissé sur « le toit du monde » et ait les plus grandes récompenses et reconnaissances internationales.

Il n’a reculé devant rien, apprenant même à cracher le feu alors qu’il était encore élève de l’ENA. Il n’a pas écouté les objections, les prudents, sans cesse poussé par son rêve et laissant déborder sa créativité.

Cette histoire empreinte de poésie, cette épopée donneront aux lecteurs de l’espoir, une envie d’entreprendre, d’espérer. Comme l’écrit Philippe de Villiers : « Ne cherchez pas à plaire. Et ne réfrénez pas vos rêves, vous les accomplirez. La preuve : quand j’étais enfant, je faisais un rêve de musique, de couleurs, de panache et de grandeur. Ce rêve a été accompli. »

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  Marie Mérotte

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Le terrorisme des esprits prépare le terrorisme islamiste !


Plus de 250 morts et environ 1.000 blessés, tel est le bilan de l’islamisme en France depuis trois ans. Les chiffres sont lourds et la réalité cruelle. Nous devons, pourtant, nous y accoutumer, ne cessent de répéter les plus hautes autorités de l’État. Pour des raisons qui leur appartiennent, ils ont renoncé et minimisent la menace. Cette résignation les déshonore et cache mal la terrible responsabilité qui est la leur. 

En effet, une société déconstruite et déracinée comme la nôtre peut devenir le berceau d’un terrorisme éthique et moral beaucoup plus virulent et plus insidieux que le terrorisme des islamistes lui-même. Car si ceux qui tuent les corps et ensanglantent notre pays doivent être combattus, combien plus encore doivent l’être ceux qui pervertissent les esprits et affaiblissent les volontés. Ils portent une responsabilité écrasante. À l’œuvre depuis longtemps, leurs enfants partagent notre vie quotidienne. Sans discernement, sans but et sans idéal, ils traversent l’existence au gré des modes mercantiles et des incantations « prêtes à penser ».
Héritiers sans mémoire ni testament, ils sont capables de tout entendre, de tout accepter et donc de ne plus rien défendre. Ils auraient pu être acteurs, mais ne sont plus que sujets et seront bientôt soumis. Les coupables de cette rupture de transmission sont désormais au pouvoir. Ce sont les enfants de Mai 68 !

Les dirigeants des pays occidentaux portent, à ce titre, une responsabilité écrasante depuis cinquante ans. Pour avoir non seulement refusé de transmettre ce qu’ils avaient reçu, mais surtout pour avoir annihilé toute velléité de réaction, ils ont fait pire que ceux qui tuent les corps. Ils ont créé les conditions de l’avènement des assassins. Désormais, notre société est livrée aux ténèbres de la peur, de la tristesse et de l’isolement. Elle n’a plus que le vide et le néant à offrir, et donc rien à proposer face aux idéologies les plus folles. Tout est permis et tout se vaut. Plus aucune valeur ne structure la pensée ni les mœurs. La société occidentale a choisi de s’organiser sans transcendance et la voilà maintenant livrée aux lumières clinquantes et trompeuses de la société de consommation, du profit à tout prix et de l’individualisme forcené, une société entièrement soumise aux désirs et qui a rompu avec son histoire et sa mémoire. À partir d’une telle situation, comment s’étonner de voir prospérer les idéologies les plus violentes et les plus mortelles ?

Nous ne sommes plus en mesure de proposer aucun idéal ni aucune aventure humaine à la jeunesse de notre pays. Comment le serions-nous a fortiori envers ceux qui arrivent d’ailleurs ?
Les blessés de l’existence aux tempéraments fiévreux d’Afrique ou d’Orient ne trouvent, dans notre mode de vie et notre civilisation, rien qui réponde à leur soif d’absolu. Ils finissent alors par la mépriser et la conspuer. Le rêve de l’émigration heureuse, c’est, à l’arrivée, la ghettoïsation furieuse et son cortège de conflits, le déracinement, la misère et parfois la mort. En dénigrant l’Histoire, en détruisant la cellule de base de la société, en jetant le discrédit sur les vertus les plus héroïques de l’histoire des hommes, ils ont détruit les fondements de notre pays et de notre civilisation.

Ce terrorisme fait aux esprits, nous le craignons plus que tout, car il précède et facilite celui de l’islam radical… fait aux corps.

Mylène Troszczynski

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Obliger les cantines scolaires à servir au moins 50 % de repas bio : peut-être pas une bonne idée…

Le populisme bobo-écolo-rive gauche vient de remporter une nouvelle victoire, l’Assemblée venant en effet de voter une loi obligeant les cantines scolaires à servir au moins 50 % de repas bio d’ici 2022. Curieusement, on se souvient du tollé frénétique soulevé par la baisse des APL de cinq euros par mois, mais apparemment, la perspective d’augmentation des frais de cantine de cent euros par an et par élève ne dérange personne… 

Loin de moi l’idée d’empêcher quiconque de se nourrir sainement, mais l’intérêt du bio dans ce but est loin d’avoir été démontré. En effet, ce type de culture n’interdit pas les pesticides, mais les limite seulement à ceux (même de synthèse) préexistant dans la nature. Or, ceux-ci n’en sont pas pour autant moins toxiques pour l’homme.

L’interdiction des antibiotiques permet aussi la prolifération des bactéries. Une étude comparant des légumes bio et des légumes traditionnels a ainsi trouvé des traces d’E. coli sur 10 % des premiers, mais seulement sur 2 % des légumes issus de l’agriculture traditionnelle. Il y a quelques années, une toxi-infection par ce microbe a ainsi touché en Allemagne près de 4.000 consommateurs, dont 800 ont souffert d’une atteinte polyviscérale grave à possibles séquelles, et 53 décès. On découvrit la source de l’épidémie dans une ferme de production de graines germées qui utilisait, pour ses cultures, de la bouse de vache fraîche. Quoi de plus « naturel », en effet ? Entre-temps, des dizaines d’agriculteurs traditionnels soupçonnés à tort avaient perdu marchés et exportations…

De plus, avec cette loi, les producteurs non-bio français subiront de plein fouet la concurrence des bio-producteurs étrangers, aux contrôles indigents et aux coûts de production déjà très inférieurs aux nôtres. C’est ainsi que Poutine a annoncé fièrement que la Russie allait devenir le principal producteur et exportateur de produits bio.

Alors que les grandes surfaces vendent déjà 45 % des aliments biologiques, nos agriculteurs – dont un se suicide tous les deux jours – avaient-ils vraiment besoin de cela ?
Ce gloubi-boulga du bio est une superbe réussite du marketing et du pilonnage médiatique judicieusement organisé par l’« écolosphère ». Mais visant surtout les classes privilégiées bien-pensantes, et sans aucun souci de « la planète ». Parce que si toute l’humanité se mettait à manger « cinq fruits et légumes par jour », même pas bio, il faudrait déforester la moitié de l’Amazonie !

Cocteau disait que « le drame de notre temps, c’est que la bêtise se soit mise à penser ». Le second drame est qu’on se soit mis à l’écouter. Jadis, il y avait des ignorants ; aujourd’hui, il y a des imbéciles. S’ils veulent se bourrer de quinoa, de tofu et de spiruline, grand bien leur fasse, mais qu’ils ne l’imposent pas à nos enfants !

Richard Hanlet 

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Italie : c’est fait, ils nous ont piqué la démocratie !

C’est fait, ils nous ont piqué la démocratie ! 

Votre intuition vous avait pourtant prévenus…

Mais par paresse intellectuelle, à l’abri de consensuelles idées reçues, pour ne pas ouvrir les yeux sur la réalité de notre statut politique de sous-citoyens, de notre sujétion et, selon certains, de notre servage… Nous avons, tels les Grecs, refusé d’entendre Cassandre !

Notre surdité est nourrie aux analgésiques dispensés sans modération par nos politiques et nos « médias main stream », nos cerveaux lavés par des « spécialistes » autoproclamés, grassement rémunérés, grands copains de la rédaction et des lobbies mondialistes.
Nous voici donc forts de nos certitudes achetées avec et au prix de la redevance ; chez nous, le peuple est souverain, ce n’est pas comme en certains pays – suivez mon regard vers la Russie, l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique du Sud.

Et soudain surgit le doute italien, venu de cette Rome éternelle qui inventa la République.
Certes, nous avions déjà reçu un coup de semonce avec ce « non » au référendum sur l’Union européenne contourné cyniquement par le pouvoir en place, mais bon, c’était l’Europe… Et l’Europe, c’est le progrès, c’est bien connu, le « sens de l’Histoire »…

Mais là, soudain, en Italie, un président de la République, qui en temps normal a autant d’utilité politique qu’une plante d’ornement, se permet de refuser le ministre d’un gouvernement de coalition populaire au seul prétexte qu’il n’aurait pas des idées très pro-européennes !
Il empêche donc cyniquement la constitution du gouvernement de la majorité récemment et démocratiquement élue.

Ce monsieur Mattarella utilise donc une sorte de droit de veto régalien, quasi monarchique, à la volonté populaire.

Adieu « la grandeur de Rome », bonjour « la grandeur de l’Union européenne », puissance d’essence impérialiste, supérieure au Sénat et à la nation !

Ainsi s’étale au vu de tous la vérité que clamaient depuis des lustres les patriotes, identitaires et nationalistes européens de toutes obédiences : l’Union européenne est une structure non démocratique dont les fonctionnaires ont une autorité imposant sa volonté aux nations qui la font vivre afin de servir des intérêts étrangers à ceux des peuples.

Technocratique, internationaliste, tatillonne, soumise aux volontés du système mondialiste et financier, agent des lobbies, des multinationales et des intérêts américains, la machine à broyer les peuples, la liberté et l’indépendance a désormais abandonné la diplomatie pour la trique et n’hésite plus à dicter aux nations sa méprisante loi à voix haute.

Alors puisque le vote populaire ne sert plus à rien, que la volonté populaire est sans effet, que l’intérêt des individus ne se mesure plus qu’à l’aune de l’importance des impôts dont ils sont pressurés, force est de constater que nous sommes revenus à un système pire que le servage.
Le Système confisque désormais le fruit de notre travail au profit de l’ogre européen, mais sans nous donner les contreparties de protection et de sécurité que le seigneur offrait aux serfs.

Quand le seigneur manquait au contrat, il arrivait que les serfs le lui rappellent en se munissant de fléaux et de faux et se révoltant en une « jacquerie » qui pouvait aller jusqu’à brûler les châteaux, parfois même avec leurs occupants !

Les seigneurs de Bruxelles, drapés dans leur morgue technocratique, se gaussent des colères des « vilains ». Ils pensent que les peuples asservis ont abandonné tout instinct de révolte et de défense. Pourtant, qu’ils se méfient !

Il est bien des cités orgueilleuses – n’est-ce pas, Pompéi ? – qui furent anéanties par la lave d’un volcan qu’on croyait endormi à jamais !

Me Patrice Cirier

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Le Bois-de-l’Étang : territoire salafiste, quoi qu’en pense madame le maire

Depuis ses adeptes passant à l’acte terroriste jusqu’à ses prosélytes qui écument lieux publics et mosquées pour prêcher virilement leur bonne parole, le salafisme – mouvement rigoriste sunnite prônant un retour à l’islam originel, du temps du prophète – essaime un peu partout sur le territoire national, et particulièrement dans les quartiers où la religion musulmane est significativement représentée. 

En France, les salafistes « seraient aujourd’hui entre 30.000 et 50.000. Mais tous n’appartiennent pas au salafisme djihadiste. La plupart des salafistes français sont des “quiétistes” et sont opposés à la violence. “La porosité entre les deux courants est une réalité avérée et l’on constate régulièrement des passages de la catégorie pacifique à l’autre”, prévient une récente note du Service central de renseignement territorial » (Valeurs actuelles).

Mais, pour certains délicats problèmes de société, c’est devenu une habitude de cacher la poussière sous le tapis et, plutôt que de prendre des mesures coercitives à l’égard d’un courant de l’islam qui s’avère de plus en plus virulent, d’aucuns n’apprécient pas qu’on soulève le tapis en question, telle Nelly Dutu, maire PCF de La Verrière (Yvelines), qui s’est insurgée contre un récent article du Journal du dimanche mettant en lumière la mainmise du salafisme sur sa commune.

En effet, selon l’hebdomadaire, ce courant radical de l’islam aurait « pris le contrôle » du quartier du Bois-de-l’Étang. Le JDD évoque « une police des bonnes mœurs » qui « veillerait au respect des règles vestimentaires, le voile pour les femmes, et pousserait jusqu’à la vérification des cabas pour déceler l’achat d’éventuels produits prohibés. Les réfractaires seraient pris pour cibles : harcèlement collectif, voire violences physiques (crachats, jets de pierres) » (Actu.fr, 78actu).

Pour Nelly Dutu, il s’agit là d’un article « faux et qui ne reflète pas la réalité » de La Verrière, et particulièrement le quartier incriminé. L’élue accuse même le journaliste de s’être contenté, sans se déplacer, de ce que lui auraient dit les Renseignement généraux, affirmant que « le Bois-de-l’Étang n’est pas une zone de non-droit ».

Pourtant, Le Parisien rapporte que « le centre social aurait été déserté, à cause des activités telles que la danse ou la musique, proscrites par la religion. Une situation qui a conduit la Caisse d’allocations familiales à supprimer sa subvention l’an dernier. » Ce à quoi la municipalité répond avec aplomb : « C’est seulement parce que la charte de la laïcité n’était pas affichée à l’accueil ! » (op.cit.).

C’est aussi au Bois-de-l’Étang – et pas à Lisieux ou Lourdes ! – qu’Alexandre Dhaussy – un converti à l’islam qui avait poignardé un militaire à La Défense, en 2013 – fut interpellé. Sans parler des violences urbaines qui sont fréquentes dans ce quartier. Et, contrairement à ce que prétend madame le maire, le taux de chômage n’explique pas tout.

« La justification, c’est le début du mensonge », dit le proverbe.

Charles Demassieux

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Jean-Frédéric Poisson : « L’Union européenne fait un véritable coup d’État en Italie ! »

L’Italie occupe le devant de la scène politique ; le Mouvement 5 étoiles et la Lega, grands vainqueurs des dernières élections, ont présenté un candidat au ministère des Finances italien, Paolo Savona, connu pour ses positions ouvertement anti-euro. 

Candidature refusée par le président de la République italienne qui, sous la pression de l’Union européenne, a choisi Carlo Cottarelli, ancien responsable du FMI, pour gérer les affaires courantes avant la tenue d’élections anticipées.

Réaction de Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, au micro de Boulevard Voltaire.

Attentat terroriste : la Belgique une nouvelle fois ensanglantée


En ce mardi 29 mai, la Belgique est une nouvelle fois le théâtre d’un attentat terroriste sanglant. En effet, vers 10 heures 30, en plein centre-ville de Liège, un homme a tué, en les poignardant, deux policières. Puis, après s’être emparé d’une de leurs armes de service, a froidement exécuté un jeune homme de 20 ans qui circulait au volant de son véhicule. Un temps retranché dans un lycée, et après avoir pris une femme de ménage en otage, le terroriste a de nouveau pris pour cible des policiers qui venaient à sa rencontre, et en a blessé deux autres. L’individu a finalement (et fort heureusement) été abattu par les forces de l’ordre.

Malgré le déroulement des faits, selon un scénario désormais bien connu, il aura cependant encore fallu un temps considérable pour que les médias évoquent, du bout des lèvres et apparemment à contrecœur, un nouvel attentat terroriste. Il est vrai que chaque nouvelle victime ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de ceux qui, déjà depuis longtemps, dénoncent la passivité coupable des pouvoirs publics, qu’ils soient belges ou français.

Cette nouvelle attaque terroriste que viennent de vivre nos voisins belges est, en effet, emblématique de ce que nous ne devrions plus voir depuis longtemps.

Comment expliquer que l’auteur des faits, en permission de sortie d’une prison belge, ait pu, en à peine 24 heures, passer à l’acte dans des conditions aussi barbares ?

Comment se fait-il que cet individu, entre les mains de la Justice belge à de nombreuses reprises, n’ait pas été suivi et que sa radicalisation, qui ne fait aucun doute compte tenu des faits, n’ait pas été détectée ?

Comment, enfin, un juge a-t-il pu prendre une telle décision et laisser sortir un criminel en puissance ?

Autant de questions auxquelles, bien entendu, ne sera apportée aucune réponse. Comme cela est maintenant la règle, nous aurons droit aux sempiternels discours stéréotypés, aux effusions habituelles et autres drapeaux en berne sur les édifices publics. Mais sur le fond, rien. Aucune prise de décision concernant le contrôle renforcé de nos frontières. Aucune mesure concernant la surveillance active, et la mise à l’écart au besoin, des individus radicalisés. Aucune mesure de reconduite aux frontières des étrangers qui, connus, pour leur radicalisation, représentent un danger grandissant pour nos sociétés. Et la Belgique, dont on sait que certaines de ses villes et certains de ses quartiers sont noyautés par les islamistes, n’est pas la seule dans ce cas-là. En effet, que s’est-il passé de concret, en France, depuis l’assassinat du colonel Beltrame ? Rien.

Le peuple belge, comme le peuple français, mais aussi l’ensemble des populations européennes, est donc condamné à devoir encore subir les attaques aussi brutales qu’imprévisibles d’individus fanatisés qui n’ont plus qu’un seul objectif : tuer, tuer et tuer encore.
Parmi les cibles désignées, policiers, gendarmes et militaires sont et resteront des objectifs de choix. La mort de chacun d’entre eux est un attentat grave et lourd de significations à l’attention de démocraties qui font le choix de ne pas se défendre. Qui, espérant ménager tout le monde afin de préserver une paix sociale qui n’existe déjà plus, font en réalité l’énorme erreur de sacrifier des innocents sur l’autel de la lâcheté et du renoncement.

À l’heure où la France reconnaissait le courage d’un jeune Malien, deux femmes et un homme étaient assassinés en Belgique. Ces deux faits, presque concomitants, doivent nous rappeler que gouverner, c’est savoir être juste et fort. Et que le courage des uns n’a de sens que si la sauvagerie des autres est combattue sans pitié.

 Olivier Damien

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Il est beau, Mamoudou Gassama, notre héros du jour

Il est beau, Mamoudou Gassama, notre héros du jour. C’est un superbe athlète, champion de « muscu », sans aucun doute. Un magnifique jeune homme comme en filmait Leni Riefenstahl, cette amoureuse des corps athlétiques. Rappelons, au passage, que le travail artistique de cette femme fut très largement reconnu et apprécié jusqu’au seuil des années 1980, avant d’être marqué par le sceau infamant du nazisme, les beaux esprits lui reprochant d’avoir filmé les Jeux olympiques de 1936. Elle est morte à 101 ans, après un dernier voyage chez les Noubas du Soudan qu’elle avait tant aimés… mais cela est une autre histoire.

Mamoudou Gassama, donc. Beau comme un dieu du stade. Qui, par son agilité et sa bravoure, a sauvé d’une mort affreuse un petit bonhomme de 4 ans que son père avait « enfermé dehors » (sic), sur le balcon, le temps d’aller faire les courses. Scène filmée en direct par les chalands ébahis et qui, en ce lundi matin, a déjà fait cent fois le tour du monde des réseaux sociaux.

Cette histoire magnifique comme un moderne conte pour enfants est pleine d’enseignements – ce qui est le propre des contes chargés de véhiculer les grands enseignements.
Voyons, par où commencer ?

Par le père de l’enfant, peut-être… Un brave ou pauvre homme, on ne sait comment le qualifier. Le voilà donc en garde à vue et son gamin placé en foyer d’accueil à la demande du parquet. Pourtant, il croyait sans doute bien faire, ce père, ce qui prouve au moins une chose : quoi qu’en disent les partisans de l’indifférenciation, ceux qui affirment qu’un homme et une femme, c’est du pareil au même et réciproquement, eh bien, non ! Quand il s’agit d’éducation, pourquoi pas, mais pour l’élevage – qu’on appelle en général maternage –, il faudrait leur donner des cours de bon sens. Je le redis, le papa a sûrement cru bien faire : en parquant le gamin dehors, il lui évitait les tentations domestiques, gazinière et détergent. Il n’a pas pensé que le petit prendrait la voie des airs…

Penchons-nous, maintenant, sur la situation de Mamoudou Gassama, notre héros.
Malien sans papiers, ce beau jeune homme est garanti, 24 heures après son héroïque sauvetage, d’obtenir sa carte de séjour. Madame Hidalgo va le faire citoyen d’honneur de la ville de Paris et le Président Macron l’a reçu pour lui certifier que sa situation serait régularisée dans les plus brefs délais.

Puisqu’il faut à tout « régularisé » un travail, le chef de l’État a proposé à Mamoudou Gassama d’intégrer le service civique des sapeurs-pompiers de Paris. On comprend, notez bien, car ce garçon est à l’évidence plus agile que les monte-en-l’air de la Belle Époque. Pas besoin de grande échelle, il voltige comme personne d’un balcon à l’autre.

Et, je ne vous le cache pas, pour un mauvais esprit comme le mien, je vois là un détail qui « pose question », comme on dit. Car si Mamadou Gassama a utilisé ses talents de culturiste-équilibriste pour sauver un enfant, il en est qui s’en servent pour d’autres desseins… Et je vous le dis, car c’est arrivé à mes voisins des Buttes-Chaumont : si votre appartement est visité par des monte-en-l’air alors que vous aviez naïvement laissé vos fenêtres ouvertes sur la nuit chaude, l’assurance vous fera un joli pied de nez.

Enfin, dernier enseignement de cette histoire : on ne peut filmer et téléphoner en même temps. La preuve ? Les badauds qui poussaient des oh ! et des ah ! en regardant l’enfant suspendu à la rambarde ont songé à filmer l’ascension fulgurante de Mamoudou Gassama sur leur portable. Mais pas un n’a songé à utiliser son smartphone pour appeler les pompiers ! C’est bête, hein ?

Marie Delarue

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Emmanuel Macron a orchestré la surréaction, et ce n’est pas digne de lui

Si, pendant près d’un an, Emmanuel Macron a pu laisser croire, de loin en loin, qu’il serait un Président « autrement », l’affaire du jeune Mamoudou Gassama, vient probablement d’éteindre les dernières espérances. Il vient de montrer qu’il était un Président de gauche terriblement normal. En tout cas au moins autant que celui qui en revendiquait officiellement le titre, son calamiteux prédécesseur. 

Car Emmanuel Macron est un homme intelligent. Il a fait de brillantes et exigeantes études. Et quelle qu’en soit la matière – philosophique, juridique, scientifique, historique, littéraire -, les études tendent à développer les mêmes capacités : déduction logique, raisonnement, abstraction, analogie transverse…

Donc, si certains Français fonctionnent à l’émotion immédiate, à la réaction épidermique et en sont excusables, Emmanuel Macron, eu égard à son parcours, n’est pas de ceux-là.
Emmanuel Macron sait. Il sait, bien sûr, que si sauver un enfant sur le point de tomber en grimpant aux étages d’un immeuble est admirable, parallélisme des formes oblige, cette belle action doit être autant admirée, ni plus ni moins, que tout autre geste similaire dans des circonstances comparables.

Le geste d’Arnaud Beltrame était exceptionnel. Tant par son contexte que par sa nature. Et méritait donc un hommage exceptionnel. Dans le cas du jeune Mamoudou Gassama, ce n’est pas déprécier son acte que de rappeler d’autres actes héroïques similaires récents, dont les auteurs sont restés anonymes, ou dont la notoriété n’a pas dépassé celle de la PQR, et la récompense une poignée de main de l’édile local.

Le Courrier picard relate, à Ramburelles, le 25 novembre 2016, le sauvetage du petit Yanis, 4 ans, piégé à l’étage de sa maison en feu et descendu du toit par « deux voisins qui souhaitent garder l’anonymat ».

Le Parisien raconte que, le 21 novembre 2017, à Châtenay-Malabry, une femme a été sauvée d’un incendie par deux jeunes ayant escaladé la façade de son immeuble pour l’aider à quitter son appartement en flammes par le balcon.

Le 17 août 2017, francetvinfo évoque « quatre garçons d’une vingtaine d’années qui, n’écoutant que leur courage, ont évacué en pleine nuit une dame de 93 ans, prisonnière de sa maison en flammes. Des héros très discrets qui sont repartis dans l’anonymat. »
Le 24 janvier 2018, Centre Presse Aveyron rapporte les exploits d’Arnaud Attinetti, maçon aveyronnais, qui n’a pas hésité une seconde à se jeter dans le Lot en crue pour sauver un bébé de 7 mois emporté avec sa poussette.

Plus près encore de nous, le 24 avril dernier, RTL se fait l’écho du « geste héroïque » d’Alexandre, gardien de la paix, qui s’est jeté à l’eau dans le noir, à Croissy-sur-Seine, pour porter secours à une femme de 92 ans, prise au piège des branchages.

La liste n’est pas exhaustive. Je pense à l’instant à cet homme, le soir des attentats du Bataclan, qui a porté secours à une femme enceinte, pendue par les bras à la fenêtre et dont la vidéo a fait le tour de la Toile.

L’équité la plus élémentaire commande donc l’Élysée pour tous, ou l’Élysée pour personne.
Emmanuel Macron sait aussi que les légionnaires ayant risqué leur vie sous le feu de la mitraille patientent – sauf s’ils sont blessé au combat – trois ans pour obtenir la nationalité française. Et que la justice exige, a minima, de traiter sur un même pied tous les étrangers valeureux.

Emmanuel Macron sait, enfin, que des soldats français au Mali, tous les jours, risquent leur vie pour débarrasser ce pays de l’engeance islamiste et y offrir aux enfants un avenir digne de ce nom. Vingt d’entre eux y ont même perdu la vie. Seront-ils dotés aussi sec de la nationalité malienne ? Non, bien sûr.

Oui, Emmanuel Macron sait tout cela, et a pourtant orchestré la « surréaction », puisqu’il en était l’acteur principal, au mépris de toute rigueur et rationalité. Un coup de com’ voyant au service d’une idéologie, indigne de qui prétend être « en même temps » le Président (intelligent) de tous les Français.

Gabrielle Cluzel

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