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samedi 4 mai 2019

Soutien à Yvan Benedetti

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Soutien à Yvan Benedetti

Condamné en 1ère Instance en juillet de l'année dernière à 4000 € d'amende ou 80 jours de prison, Yvan Benedetti sera de nouveau jugé en appel mardi 7 mai à 16h, à Lyon.

Il est poursuivi au motif de « reconstitution et maintien » de ligue dissoute ce qui constitue selon l'acte d'accusation d’inversion accusatoire, « un crime contre la Nation et une atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Durant l'enquête, devant les policiers, puis devant le juge d'instruction et enfin devant le tribunal, Yvan Benedetti a toujours réaffirmé, malgré les dissolutions, la permanence de l'Œuvre française et à travers l'Œuvre, celle du nationalisme, et à travers le nationalisme, celle de la France ! N'a-t-il pas déclaré haut et fort que l'Œuvre française était comme la braise qui continuerait à luire alors que l'on ne parlerait plus ni de Valls ni Hollande responsables de la dissolution. Aujourd'hui François Hollande n'est plus qu'un ancien président et Manuel Valls a déserté le champ de bataille à l'étranger.

Ni les menaces, ni les procès ne nous feront jamais baisser la tête. Encore faut-il que nous soyons unis et solidaires. C’est ainsi que nous serons plus forts.

Si vous voulez aider Yvan Benedetti, confronté une fois de plus à la répression, trois possibilités:

  • En venant le soutenir au Tribunal des 24 colonnes, cour d'Appel dans le Vieux Lyon, le mardi 7 mai à 16h.
  • Financièrement en participant à cette cagnotte. Chacun peut y participer, du montant qu'il souhaite. Tous les paiements sont sécurisés.
  • En partageant cette cagnotte autour de vous afin de nous aider à récolter plus de dons.
A tous, un grand MERCI !
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Condamnation de la révolution dite française par E. Kant (1724-1804)


 

Condamnation de la révolution dite française par E. Kant (1724-1804)

L’occasion de cet article rappelant les enseignements d’un illustrissime et constant  adversaire allemand de la Révolution dite française et auteur opposé, comme il l’a écrit,  aux sectes secrètes, Emmanuel Kant (1724-1804) est une  récente conférence pédagogique parisienne sur les caractères techniques  généraux d’une révolution,  qu’elle soit nationale ou son contraire. Un passage inspirant cet article porte, en effet, sur l’imposture de députés du Tiers Etats se prenant pour la Nation même et, par un coup de force, ou, comme eut écrit Céline, un culot extraordinaire,  s’affublant d’un masque de comédien de ce nom, comme députés d’une Assemblée nationale faisant office de souverain ! 
Des contre-vérités sont, par ailleurs, enseignées dans le sillage de la secte se réclamant, chez nous,  de la République et négligeant maintenant le nom de France, peut-être parce que trop germanique ou « féodal » à son goût, comme elle le fit entendre aux premiers temps des troubles révolutionnaires, et dans ma jeunesse, l’on pouvait encore  lire  dans des manuels de vulgarisation que ce Kant, l’illustre philosophe de Königsberg (ville du sacre ancien  des rois de Prusse, qui sera  annexée à la Russie non pas seulement par le fait des armes en 1945 -avec des milliers de viols encouragés, comme chez nous en Vendée-, mais d’abord par une décision de la conférence de Téhéran de 1943 groupant Staline, Roosevelt et Churchill et dépeçant l’Empire allemand, décidant d’une vraie Palestine européenne avec ses milliers de réfugiés jusqu’en 1949 !) aurait interrompu sa promenade quotidienne régulière, à l’annonce de la prise de la Bastille ! Il n’y a rien de vrai dans cette propagande mensongère ! Aujourd’hui ce Kant est mal vu, et jugé même hostile à ceux qui ont une réputation locale et internationale, mondiale, solide aujourd’hui dans les milieux divers et qu’il est délicat, dangereux même,  de nommer ! En politique, il était partisan de réformes, et cultivait le souvenir de son contemporain  Frédéric le Grand (1712-1786), ce roi « en » Prusse, comme on disait et non de Prusse, car il reconnaissait par là  l’autorité nominale de l’Empereur allemand résidant à Vienne : qu’il soit rappelé que ce monarque auteur de beaux poèmes et de Mémoires composés dans un français délicieux, dans une lettre au frère maçon, le savant D’Alembert que nous avons lue à la bibliothèque de l’ancienne Sorbonne,  mais malheureusement sans en garder la trace et en relever la date, regrette sa bêtise de jeunesse d’avoir été maçon, entraîné dans une beuverie,  sans, du reste, une initiation régulière, et a mis en garde, peu avant sa mort en 1786,  le rappelle le Jésuite connu comme l’abbé Barruel, l’Électeur de Bavière, contre les  dits « Illuminés de Bavière », société subversive européenne guidée par le bien connu et insidieux théologien catholique, d’origine incertaine, « l’infiltrado » Adam Weishaupt, qui vécut jusqu’en 1832 partisan de l’occupation française de l’Allemagne appuyée précisément sur les loges, dont l’œuvre dans la capitulation  en chaîne, le plus souvent livrées sans combat, des places fortes, en 1807, aura été  décisive !


Illuminés de Bavière


Le coup d’Etat, peut-on dire,  des Etats Généraux appelant à former une Assemblée Nationale est ainsi relevé dans ce long paragraphe de Kant tiré de la réédition en 1795 de sa doctrine métaphysique du droit  d’abord parue en 1784 et augmentée de deux réflexions capitales :  la première sur le « faux-pas » (Fehltritt) du souverain français déléguant à une Assemblée, à cause des dettes de l’Etat,  le droit de lever l’impôt et de le répartir conduisant à un abandon de son autorité et à une autodissolution de l’Etat jouet désormais de factions tyranniques et possessives, la seconde sur le mépris de la souveraineté réelle, de l’autorité du Chef par  « l’exécution formelle » (« die formale Hinrichtung ») du souverain, le 21 janvier 1793,  c’est-à-dire prenant la forme de la justice et la retournant contra sa fin qui est le respect intérieur et extérieur de l’ordre et de l’humanité réglée par cet ordre : c’est pareille forme de justice, suicide d’une nation,  que la postérité de la Révolution dite française connaîtra souvent, et qui suivait l’exécution tout aussi exécrable, au XVIIe siècle,  de Charles Ier  d’Angleterre, que Kant qualifie, tout comme celle de Louis, en latin de crime inexpiable ! Il le compare à ce péché que les théologiens disent ne pas être remis ni dans  ce monde ni dans l’autre.
La politique religieuse de la Révolution est aussi sévèrement condamnée par le maître allemand de géographie, de mathématiques, d’anthropologie, d’astronomie et de  philosophie, car elle intègre le clergé dans l’Etat en lui ôtant sa liberté d’œuvrer  charitablement et librement, selon les vœux des fidèles, et il condamnait aussi en Angleterre l’identification du souverain au chef d’une Eglise, comme tête du corps religieux (ce qu’on nomme l’anglicanisme).
Cette sagesse est remarquable et se retrouvera dans la proposition pas assez connue du chancelier Otto v. Bismarck faite à Sa Sainteté  Léon XIII de quitter sa prison romaine d’après 1870 pour exercer librement et indépendamment son rôle de père de l’Eglise, peut-on dire, à Cologne. Il fallut attendre Mussolini et les accords de Latran pour que cette idée kantienne et bismarckienne soit effective.
Puisque nous en sommes à relever des traces historiques peu connues, relevons cette conduite de Frédéric le Grand en Silésie catholique, dans ce pays annexé au terme d’une guerre intestine allemande avivée par des alliances européennes françaises, russes et anglaises, qui prenait place parmi les bancs des fidèles en refusant la chaise d’honneur ! Comme on aime à dire : Dieu reconnaîtra les siens ! Ce fut cette annexion de la Silésie qui augmenta la population catholique à Berlin jusqu’à atteindre les 50%.


Emmanuel Kant


Il est remarquable que cette horreur de la Révolution girondine ou jacobine, directoriale etc… a hanté les esprits en Europe.  Et que l’on ne s’attend pas à lire, si l’on ignore ce sentiment durable, que nous avons connu dans la prime jeunesse écolière et estudiantine aussi  germano-autrichienne, dans nos séjours répétés d’études à Graz (sentiment, oui,  de répugnance pour ces horreurs ou crimes légaux de la Révolution dont nos petits maîtres du jour font un substitut de catéchisme), cette même condamnation publique donc,  dans la bouche du premier des orateurs des Congrès tenus dans la ville de Nuremberg.
Le fondateur ou guide de la Révolution allemande a dit que l’Allemagne est redevable à l’action préventive de deux souverains réformateurs,  d’avoir échappé aux troubles funestes et aux malheurs irréversibles  de la Révolution des « nouveaux Français », comme l’Europe les appelait, l’Empereur allemand Joseph II, l’un des frères de Marie-Antoinette, et le Roi en Prusse, Frédéric dit le Grand à l’imitation de l’iranien, le Mède Darius ! Les deux ont su conduire, sous leur autorité, les réformes utiles, en préservant le principe du droit conservateur de l’Etat, qui protège le peuple, alors que l’abîme s’est ouvert en France et chez son imitatrice « russe » bolcheviste et autres,  et ne s’est, hors de brèves durées de retour au bon sens par la force des choses,  pas refermé. La béance est visible. Cette dernière pensée est de Kant qui vit d’un bon œil, il est vrai,  la restauration visible de l’ordre en France sous le Consulat, mais un vice subsista qui nous mène à la situation présente et nous porte à examiner le vrai sens de révolution, qui est dans son origine communément reçue, de signification latine !
Une formule de l’anarchiste russe qui eut une grande réputation au XIXe siècle, Michel Bakounine présente l’anarchie dont il se réclame idéologiquement comme une organisation locale et multiple  de groupes d’influences et de décisions qui excluent l’autorité suprême  de l’Etat, passent outre ! Serait-ce que l’histoire contemporaine  en France irait en ce sens, avec aujourd’hui la bénédiction du prophète polytechnicien  Jacques Attali traitant d’une explosion à l’intérieur des institutions étatiques,  et que donc  la perte d’un souverain entendu comme chef serait le vœu de forces obscures et aux idées cependant bien nettes ? L’on a pu ainsi parler, déjà au XIXe siècle, chez les romantiques allemands adversaires de la Révolution, d’une décapitation de l’Europe (die Enthauptung des Europas) ! Que les Français ne soient plus étourdis et  ne commettent pas ce « faux pas de jugement », tel est notre vœu, en fin de carrière philosophique, et comme très ancien latiniste de la Sorbonne défunte,  remarquons que re-volvere , comme un barillet autour du canon, est ce qui tourne autour d’un axe, de soi même (um sich selbst) écrit le philosophe  loué ici et cherchant son modèle de pensée au ciel même dans les révolutions astrales, reflets et inspiration de la loi morale.

Le « faux pas de jugement » royal, lors  de la convocation des Etats Généraux : « Ce fut donc un grand faux pas de jugement d’un puissant souverain de notre temps que de vouloir se servir de l’occasion d’une grande dette d’Etat pour transférer au peuple l’acte d’endosser lui-même et de répartir cette charge selon ce que celui-ci même trouvera bon, de sorte que de façon naturelle il entreprenne de partager non seulement le pouvoir législatif en vue de la taxation des sujets, mais aussi dans la perspective du pouvoir, c’est-)-dire pour empêcher que ce dernier ne fît de nouvelles dettes: ce faisant, le pouvoir du souverain disparut entièrement (ne fut pas simplement suspendu) et passa au peuple dont la volonté législative a été soumisse au mien et au tien, de chaque sujet. L’on ne peut donc dire aussi: par là une promesse tacite, mais pourtant contractuelle d’Assemblée nationale de se constituer en souveraineté, mais seulement d’administrer ces  siennes affaires, mais après ces affaires accomplies de remettre à nouveau  les rênes du gouvernement au monarque; car un tel contrat est en soi-même nul et non avenu (null und nichtig) . Le droit de la législation suprême dans l’ (son) essence générale n’est pas un droit  aliénable (ou cessible), mais au contraire  le plus personnel de tous. Celui qui l’a ne peut que par la volonté d’ensemble du peuple disposer du peuple, mais pas de  la volonté générale (d’ensemble)  elle-même, qui est le fondement originaire de tous les contrats publics. Un contrat qui obligerait le peuple à restituer de nouveau son pouvoir, ne lui attribuerait pas une puissance législative et pourtant lierait le peuple, ce qui est d’après la proposition: personne ne peut servir deux maîtres, une contradiction. »

Les états généraux

« Un crime immortel et inexpiable » :

Ces lignes ci-dessous extraits de la Métaphysique des Moeurs et de sa section sur la doctrine du droit,   embarrassent les idéologues acteurs et produits de la décadence des mœurs, et pourtant, Kant, comme Boileau appelle « chat un chat »… Il ne dénonce pas seulement le meurtre d’un souverain par l’effet d’un attentat, qui pourrait être celui par exemple du roi de Suède blessé gravement  par les agents jacobins, car il voulait, assure-t-on,  prendre la tête d’une coalition contre la République régicide, mais bien l’usage, la formalité même  de la justice pour  affaiblir la souveraineté qui est la base et la force permanente, comme liberté et responsabilité d’un chef, tête de l’organisme, en causant ainsi un péché contre l’esprit. La révolution  sectaire dite française fut donc une distorsion de la justice, une vertu défigurée par sa ressemblance vicieuse avec son contraire, bref une hypocrisie sacrilège ou maléfique  pour entraîner ce que nous constatons et, pire,  appréhendons aujourd’hui.

« L’exécution formelle (« die formale Hinrichtung »)  est ce qui saisit l’âme remplie des idées du droit humain (non pas des  dits  prétendus « droits de l’homme ») d’une horreur qui l’on sent revenir aussitôt et aussi souvent que l’on réfléchit à cette scène comme au destin de Charles Ier et de Louis XVI. Mais comment s’explique ce sentiment, ce qui ici n’est pas esthétique (une compassion, effet de l’imagination qui se transporte à la place du supplicié), mais moral, du renversement entier de tous les concepts de droit?  Ce sera tenu pour un crime qui demeure éternel et ne peut jamais être effacé (crimen immortale, inexpiabile) et semble être semblable à celui que les théologiens nomment ce péché qui ne peut être pardonné ni dans ce monde ni dans cet autre. » (note en pied de page),paragraphe 52.

Pierre Dortiguier

vendredi 3 mai 2019

Colloque de « Synthèse Nationale » - Intervention de Robert Steuckers

Colloque de « Synthèse Nationale » - Intervention de Robert Steuckers

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Nieppe, 28 avril 2019 – Colloque de « Synthèse Nationale »
Intervention de Robert Steuckers
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers amis et camarades,
Aujourd’hui, nous avons les élections législatives espagnoles ; dans moins d’un mois, les élections européennes. Très récemment, nous avons eu les législatives finlandaises qui ont fait du parti des Finlandais la deuxième formation du pays, qui talonne les sociaux-démocrates, généralement vainqueurs dans le grand Nord et cette fois avec un écart de seulement 0,2% des voix (17,5% contre 17,7%). En septembre, les sondages donnent l’AfD victorieuse en Saxe où s’effondrent le parti de Merkel et les sociaux-démocrates. Le vent semble tourner en Europe et les chances de Vox en Espagne sont réelles aujourd’hui, où l’on vote pour des législatives anticipées. Nous verrons ce soir ce que ce scrutin donnera et s’il y aura, ou non, dans les prochaines semaines, un gouvernement PP/Vox/Ciudadanos. Mais ces diverses élections, à quoi pourraient-elles bien servir ? Quels projets nouveaux et nécessaires devraient-elles promouvoir pour autant que les élections apportent réellement du nouveau ? La nécessité, urgente aujourd’hui, est l’émancipation de l’Europe qui doit échapper, coûte que coûte si elle veut simplement survivre, à l’étau qui l’enserre, à l’étau qui est formé par la politique du Deep State américain et par les initiatives, en théorie privée, des multiples associations et ONG patronnées par George Soros. Les élections italiennes, qui ont porté au pouvoir et le populisme de droite de la Lega de Salvini et le populisme de gauche du « Mouvement Cinq Etoiles » de diMaio, semble être de bon augure et les meilleures nouvelles, en ces temps moroses où les gilets jaunes peinent à obtenir gain de cause, viennent assurément d’Italie.
Dans quel contexte, plus précisément, ces espoirs de changement rapide se déploient-ils ? Le principal de ces contextes a été, sans aucun doute, la 63ème Conférence sur la Sécurité de Munich, tenue en février dernier dans la capitale bavaroise.  Lors de cette conférence, où, généralement, les participants ânonnent benoîtement les mots d’ordre de l’OTAN, les dissonances entre les deux rives de l’Atlantique se sont fait bruyamment entendre sur des points essentiels comme le gazoduc Nord Stream 2 et les relations euro-iraniennes. Auparavant, l’alignement inconditionnel des instances européennes sur les positions de l’OTAN (donc des Etats-Unis) faisait dire au ministre russe Sergueï Lavrov que l’UE ne détenait pas le monopole de la décision dans le modelage de ses propres affaires régionales et avait raté toutes les occasions de construire réellement la « maison commune européenne ». Pour le journaliste italien Lorenzo Lamperti, qui écrit pour Affari italiani (www.affaritaliani.it ), l’Europe semble avoir pris la voie de l’émancipation en n’acceptant pas la politique violemment anti-iranienne de Washington et en créant, pour la contourner et la vider de tout contenu articulable, l’instance baptisée « Instex », véhicule financier destiné à commercer avec Téhéran selon les bonnes vieilles règles du troc, sans passer par une monnaie d’échange donc sans passer par le dollar. La volonté américaine de faire jouer le « droit » et la « justice » pour punir tous ceux qui contourneraient les embargos qu’ils imposent, surtout dans la question iranienne, a attiré les critiques de Lavrov, véritable vedette à Munich, contrairement aux émissaires de Trump (Pompeo, Pence et Bolton, trois « faucons », nouvelles moutures du néo-conservatisme belliciste). Federica Mogherini a clairement affirmé que l’Europe n’entendait pas se faire dicter une conduite dans l’affaire iranienne ni s’aligner, ipso facto, sur les politiques bellicistes, dictées par les Etats-Unis, d’Israël et surtout de l’Arabie Saoudite, à laquelle les Américains s’apprêteraient à vendre des technologies nucléaires pour que l’épicentre du wahhabisme se dote de l’arme atomique pour affronter l’Iran (à la place d’Israël, qui conserverait son arsenal intact et échapperait à d’éventuelles représailles perses ?). C’est, on le voit, dans le cadre de l’UE, le retour, encore bien timide, de la géographie, donc de la géopolitique et de la géo-économie. A Munich, l’Administration Trump avait exigé que les Européens reprennent les quelque 800 prisonniers de l’Etat islamique faits en Syrie par l’US Army et qu’en cas de refus, ceux-ci seraient libérés : les Allemands ont sèchement répondu que c’était impossible.
RS-Nieppe.jpgDans le dossier très complexe et très épineux de la 5G développée par la firme chinoise Huawei, les Européens, surtout les Allemands, se montrent très réticents à annuler les projets qui sont déjà en phase de réalisation. Pour les Etats-Unis, ne pas se laisser distancer par les Chinois dans la technologie de la 5G est un impératif de sécurité nationale, d’où les multiples interdits qui frappent la firme Huawei et la mesure qui a permis l’arrestation d’une des cadres de la firme au Canada récemment. La raison majeure de cette panique à Washington vient du fait que la 5G chinoise ne possède pas la « porte d’entrée » (le « backdoor ») permettant à la NSA de s’y introduire, comme dans les appareils Samsung. Les appareils chinois et même certains modèles d’Apple permettent en revanche aux services chinois d’y accéder : l’Europe, qui n’a jamais misé sur ces technologies, se trouve dès lors coincée entre les Etats-Unis et la Chine et soumise à leurs réseaux d’espionnage, sans possibilité de répondre à ce défi et d’en contrer les inconvénients.
Les menaces de Trump, d’imposer des droits de douane aux automobiles européennes, ne sont pas passées à Munich en février et l’UE s’apprête à prendre des contre-mesures. Trump, en adoptant une intransigeance qu’il n’avait pas promis, bien au contraire, pour se faire élire, a sabordé l’unanimité qui faisait la force, jusqu’ici, de l’alliance transatlantique, contraire aux intérêts européens. L’Allemagne lorgne désormais vers la Chine et vers le Japon : les ministres des affaires étrangères allemand et chinois insistent sur le droit national des Etats européens et asiatiques à pratiquer le multilatéralisme en commerce international. Quant à l’Italie, elle s’est branchée sur les « routes de la Soie » et a accepté que le port adriatique de Trieste, aujourd’hui encore souvenir des splendeurs de la monarchie austro-hongroises, redevienne un port de la plus haute importance en Méditerranée certes mais branché aussi et surtout sur l’Europe centrale bavaroise, autrichienne et hongroise comme avant son annexion à l’Italie. Trieste est relié à Stettin sur la Baltique par un chemin de fer rapide, lien indispensable dans l’isthme du centre de l’Europe, ce qui apportera encore davantage de cohérence géopolitique à l’ensemble européen. A terme, Gènes s’y branchera aussi, entraînant la Suisse qui est son hinterland naturel ainsi que la Provence, le Languedoc et la Catalogne. La société danoise Maersk, spécialisée dans le transport par conteneurs vers la Chine est d’ores et déjà présente sur la côte ligure, prête à lancer une synergie balto-méditerranéenne, avec les ports d’Anvers, Rotterdam et Hambourg, le trio portuaire nord-européen au passé hanséatique.
Pour l’observateur irlandais Finian Cunningham, les tentatives de Macron, absent à Munich, de bidouiller un montage institutionnel au sein de l’UE, pour freiner l’utilisation du gazoduc Nord Stream 2, constitue un piètre expédient atlantiste que l’Allemagne, les pays du Benelux, la Grèce et Chypre n’ont pas accepté, faute de devoir payer l’énergie trop chère, tant pour les industries que pour les ménages. Cette tentative maladroite et déraisonnable de torpiller l’approvisionnement énergétique de l’Europe du Nord comme du Sud met en exergue les contradictions de la politique européenne de Macron : d’une part, il se veut le champion du « couple franco-allemand » mais, d’autre part, empêche son partenaire soi-disant privilégié de s’approvisionner en énergie comme il l’entend, rendant automatiquement caduques toutes les belles déclamations du nouveau traité d’Aix-la-Chapelle qu’il a signé naguère avec Merkel sous les huées de gilets jaunes allemands, français et wallons. Ensuite, Macron a promis d’être le champion des « causes vertes » et de pratiquer des politiques écologiques, où le gaz, moins polluant, devrait toujours être préféré au nucléaire, au pétrole et au charbon. Une contradiction de plus et non des moindres. Enfin, alors qu’il devrait se montrer soucieux de tarir le mécontentement des gilets jaunes qui déstabilisent la France, il agit pour que l’énergie soit plus chère, car éventuellement dérivée du gaz de schiste américain, quand le peuple français se rebelle justement contre la hausse du prix de l’essence. Plus sévère encore à l’endroit de la politique anti-gazière de Macron est la géopolitologue française Caroline Galacteros : « Nous agissons comme si (…) nous n’avions nul besoin de nous mettre en ordre de bataille (entre Européens) pour projeter notre puissance de frappe commerciale collective vers le reste de la planète, afin de ne pas nous faire dévorer tout crus par Pékin et Washington. Bref on a tout faux… mais on fonce dans le mur avec l’assurance d’un taureau au front court se précipitant sur une muleta rouge pour finir lardé de banderilles meurtrières ». Fin de citation. L’UE, ajoute-t-elle, « paralysée par ses propres réglementations anachroniques, …, consent à son effacement de la carte des grands ensembles ». Pour Caroline Galacteros, Macron a agi par peur des pressions américaines, pour saisir une chance de plaire au « maître ».
Cette attitude ouvre bien entendu le dossier, crucial et inquiétant, du « parti américain » au sein des institutions eurocratiques qui, le 12 mars dernier, a encore voté une résolution antirusse présentée par une parlementaire lettone, Sandra Kalniete, dénonçant les présidentielles russes comme « non-démocratiques » : elle a obtenu 402 voix pour, 163 voix contre et 89 abstentions. Dans la plupart des cas, le parlement européen répète, à la lettre près, les accusations formulées par des ONG américaines. De même, quand l’Italie a formulé, pour la première fois, le désir de participer aux synergies de la « route de la soie », la Commission de Juncker lui a fait savoir que la Chine « est un rival qui promeut des modèles alternatifs de gouvernance » ( !), alors que, justement, tous ont besoin de gouvernance nouvelle ou rénovée, tant le « malgoverno » s’est généralisé en Europe depuis près d’un demi-siècle ! Manlio Dinucci, observateur des fluctuations géopolitiques dans le monde, dénonce dès lors « l’influence qu’exerce le ‘parti américain’, puissant camp transversal qui oriente les politiques de l’UE le long des lignes stratégiques USA/OTAN », avec le risque, s’empresse-t-il d’ajouter, « d’accepter très bientôt les missiles balistiques avec base à terre, soit de nouveaux euromissiles qui feront, une fois encore, de l’Europe la base et, en même temps, la cible d’une guerre nucléaire ». Nous revoilà revenu à l’année 1982 quand les Etats-Unis, en pleine guerre froide, voulaient déployer leurs missiles Pershing en Allemagne pour préparer l’Armageddon annoncé par Reagan, premier président américain à avoir réintroduit le discours biblique et apocalyptique dans l’exposition des buts de la politique internationale de Washington et à avoir abandonné le « réalisme » cher à Kissinger.
C’est ce « parti américain » que les formations politiques nouvelles, populistes de droite ou de gauche, devront empêcher de nuire dans l’avenir pour que les générations qui nous suivront puissent simplement survivre dans un monde de plus en plus multipolaire et de moins en moins européen. On parle d’une internationale des populistes en gestation, sans nécessairement s’entendre sur une définition précise de ce qui est populiste et ne l’est pas. On sait depuis le début du 20ème siècle que les partis se sclérosent, « s’oligarchisent », « se bonzifient », pour reprendre la terminologie polémique d’un observateur que l’on n’a cessé de citer depuis : Roberto Michels. La sclérose a indubitablement frappé les trois principales formations qui structurent le fonctionnement du parlement européen : les chrétiens-démocrates du PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux. Ces trois ensembles ont répété à satiété la politique voulue et imposée par Washington, conduisant l’Europe dans l’impasse où elle se trouve aujourd’hui. Toute formation réellement politique se doit de dégager notre continent de cette cangue et de permettre son désenclavement géopolitique. C’est donc en politique étrangère, comme on l’a vu à Munich en février dernier, que ce dégagement et ce désenclavement devront s’opérer en premier lieu.
Les chrétiens-démocrates de Merkel, et leurs partenaires socialistes et libéraux, ont toujours joué la carte atlantiste or cette option est désormais grosse de dangers réels pour notre avenir, ceux qui nous précipiteront à coup sûr, s’ils ne sont pas conjurés dans les plus brefs délais, dans une irrémédiable récession. L’idéologie que véhiculent ces forces politiques du passé est une idéologie du sur place, de la répétition ad nauseam du même et encore du même dans un monde qui change à une vitesse désormais vertigineuse (celle de la 5G !). Cette idéologie de l’indécision et du débat stérile, théorisée par Jürgen Habermas, pratiquée par Verhofstadt et vulgarisée par Cohn-Bendit doit être balayée de nos horizons. Mais tous les populistes qui ont émergé dans les contextes nationaux des pays d’Europe, d’Ibérie aux rives de la Baltique, ont-ils conscience de ce double enjeu ? Ont-ils tous la volonté de sortir de la cangue de l’atlantisme ? Ont-ils tous viré leur cuti néolibérale ? Car, ne l’oublions pas, la science politique qualifie de « populiste » tout mouvement qui n’est pas strictement chrétien-démocrate, socialiste ou libéral, à la rigueur écologiste, et qui sera, dès lors, disqualifié par les médias dominants qui lui colleront l’étiquette de « populiste ». Or Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce voire Mélanchon en France sont aussi étiquetés « populistes », tout en bénéficiant d’une certaine mansuétude de la part des médiacrates et des intellocrates parce qu’ils sont des « populistes de gauche », non hostiles à la vague migratoire donc peu susceptibles de gagner des voix en suffisance et de défier effectivement  les trois pôles politiques majeurs en place dans les institutions eurocratiques.  Seule Sarah Wagenknecht avait des chances dans une fraction des gauches allemandes de parfaire une politique populiste de gauche efficace mais elle a démissionné et a quitté la scène politique. Macron, en se dégageant du parti socialiste de Hollande et en n’empruntant pas la voie du sarkozisme, est considéré, lui aussi, comme un « populiste », un « populiste néolibéral », un peu comme Bolsanaro au Brésil mais en moins vigoureux, en moins machiste.
L’Internationale populiste, crainte par les Merkel et les Macron de tous poils et acabits, verra le jour, c’est certain, car il est très probable que onze ou douze nationalités participeront à un groupe politique unique au parlement européen à la fin du mois de mai 2019. Mais cette nouvelle Internationale des nationaux sera-t-elle homogène sur le plan de la politique internationale et sur le plan d’une géopolitique européenne enfin ressuscitée ? Là est la question, l’épineuse, la lancinante question qu’il faut se poser aujourd’hui, à la vieille du grand scrutin. Agira-t-elle dans le sens des paroles fermes de Federica Mogherini à Munich en février, lors de la 63ème Conférence sur la Sécurité en Europe ? L’Internationale populiste, si elle est appelée à s’ancrer, à partir de mai 2019, dans le quotidien du parlement européen et à constituer un bloc antisystème au sein du système, doit être intransigeante sur la politique énergétique européenne, qui doit demeurer totalement indépendante de toute ingérence extra-européenne, doit être inflexible sur la politique iranienne de l’UE, sur la politique russe de l’UE, sur les relations que l’Europe souhaitera entretenir avec la Chine.
Tel est le programme, la ligne directrice incontournable qu’il s’agira de suivre. C’est ce désenclavement politique, géopolitique et idéologique auquel il faudra œuvrer sinon ce qui nous attend au tournant, et très vite, c’est la mort, lente ou rapide, dans la récession économique, dans l’implosion sociale et la submersion démographique.
Je vous remercie.
Bibliographie :
Articles anonymes :

Gilets Jaunes - Les 10 solutions


Metapedia - La Montagne blanche



Pendant la Révolution française, les députés de l’Assemblée législative de 1791 les plus à gauche prirent le nom de Montagnards (formant le groupe de la Montagne) alors que les députés des bancs les plus modérés prenaient le nom de Plaine ou de Marais. 

Sous la Seconde République, les députés de l’extrême gauche (Armand Barbès, Alexandre-Auguste Ledru-Rollin) reprirent le nom de Montagne pour désigner leur groupe politique, tandis que les royalistes légitimistes les plus ultras, partisans de « l'appel au peuple » et convaincus que le suffrage universel aboutirait à rétablir la monarchie, adoptaient le nom de Montagne blanche. Celle-ci aura une influence non négligeable à son époque, au point que Karl Marx l’évoque dans son Manifeste du Parti communiste

On peut en donner trois caractéristiques : 

1 – c’est un mouvement populaire (petits agriculteurs, artisans, tâcherons) opposé à la bourgeoisie louis-philipparde qui opprime politiquement et socialement ses membres,
2 – c’est un mouvement démocratique qui invoque le suffrage universel comme seul moyen de restaurer la monarchie légitime,
3 – c’est un mouvement qui dépasse les clivages politiques puisqu’il va faire de nombreuses alliances avec les républicains les plus radicaux pour faire obstacle aux candidats bourgeois louis-philippards ou républicains modérés.

Historique

Dès le début des années 1830 et l’avènement de Louis-Philippe, les légitimistes sont apparus très divisés, tant sur le plan de la stratégie à suivre que sur celui des idées. Alors que certains se réfugient dans la nostalgie d’un temps qu’ils jugent eux-mêmes révolu, d’autres envisagent la voie légale, par le biais des élections, évoquant parfois le recours au plébiscite, tandis que certaines franges attendent que la Providence tranche enfin en leur faveur… Une partie non négligeable du courant légitimiste ne craint par ailleurs pas de se tourner vers la solution armée, et ce même après l’échec du soulèvement de la Duchesse de Berry.
Ce serait une erreur de ne percevoir le légitimisme d’alors que comme un mouvement replié sur une simple fidélité dynastique et confit dans le souvenir des Lois Fondamentales… Le légitimisme est pluriel,hétérogène, vivant et vivace.
En son sein existe une tendance dite « royaliste nationale » et animée par Antoine Genoude. Très active dans le Midi et notamment dans le Gard, cette tendance édite plusieurs journaux dont La Gazette du Bas-Languedoc, l’un des principaux journaux politiques de la région, et qui devient vite l’organe du petit peuple légitimiste opposé aux notables du parti. Cette évolution est parfaitement sensible après la révolution de 1848 et la chute de Louis-Philippe. On peut ainsi lire dans ce journal légitimiste en date du 5 mars 1848 : « La France entière et bientôt l’Europe semblent devoir se presser autour du drapeau qui porte cette devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Eh bien, nous voudrions que ce drapeau devînt désormais le nôtre, et que la devise fût à tous littéralement et intégralement appliquée […]. Légitimiste ne signifie pas plus monarchie que démocratie ; le républicain est aussi Légitimiste à nos yeux que nous-mêmes. Les uns et les autres, nous croyons que tous les citoyens doivent vouloir ce que veut la Nation, que cela seul est légitime, de Droit divin ».
Ce mouvement, qui prend le nom de Montagne blanche en référence aux Montagnards incarnant l’extrême-gauche, est particulièrement enraciné autour de Nîmes, Uzès, Saint-Gilles et Aigues-Mortes. Effrayés par cette dérive,les autorités et les notables légitimistes reprennent en main La Gazette du Bas-Languedoc et présentent,lors des élections de mai 1849, une liste légitimiste homogène et conservatrice qui est entièrement élue. Les tenants de la Montagne Blanche sont furieux d’avoir été aussi brutalement écartés.
Dès le 1er juillet 1849, ils lancent un nouveau journal, concurrent direct de La Gazette du Bas-Languedoc, et titré L’Étoile du Gard. Sa devise est : « Catholicisme, vote universel, appel au peuple ».
En janvier 1850, une élection partielle permet à la Montagne Blanche de tester sa popularité tout en entraînant l’élection d’un républicain soutenu par les orléanistes et les bonapartistes : Favand (Républicain) : 34.219 voix (49,91%), Du Grail (Comité Légitimiste) : 22.719 voix (33,13%), Lourdoueix (Montagne blanche) : 11.619 voix (16,94%). Il faut noter que les voix de la Montagne Blanche se concentrent à plus de 90% dans les quartiers ouvriers des centres urbains comme Nîmes. A Aigues-Mortes, le candidat de la Montagne Blanche, est très largement en tête du vote des ouvriers des salines. Il y avait là, incontestablement, le ferment d’une expression électorale royaliste et ouvrière. Mais, la loi du 31 mai 1850 restreignant le suffrage universel d’une part, la condamnation du mouvement de la Montagne blanche par le Comte de Chambord d’autre part, et l’instauration de l’Empire enfin allaient avoir raison de cette tentative.
La Montagne blanche fut aussi active dans le Roussillon français, autour de Err principalement, grâce à l’activisme du curé Bonaventure Cotxet. Cotxet était carliste, au double sens du mot : carliste français opposé aux notables locaux orléanistes, il est aussi directement impliqué dans les combats des carlistes catalans au sud de la frontière. Cet adepte de la Montagne blanche, défenseur des “prolétaires”, participa à l’alliance des légitimistes populistes et des républicains ici regroupés autour d’Arago et de son journal L’Indépendant des Pyrénées-Orientales.
1848 donna à Cotxet l’occasion de régler ses comptes avec les potentats locaux, qui, passant sans scrupules de l’orléanisme au républicanisme modéré, ont su aussitôt utiliser à leur profit le suffrage universel. Alors que la crise politico-sociale atteignait son paroxysme, Cotxet porta la lutte sur un plan fondamental : il soutint les aspirations populaires au partage des terres communales, et encouragea les premiers défrichements sauvages. Fin avril 1848, la ville d'Err connut quelques jours de violent affrontement entre partisans du curé et partisans des notables. Cotxet s’impliqua d’autant plus dans cette seule lutte locale que bientôt, au sud de la frontière, ses amis de la coalition carlo-républicaine catalaniste furent vaincus dans la Deuxième Guerre carliste.

Bibliographie

  • Stéphane Rials, Révolution et contre-révolution au XIXe siècle, DUC/Albatros, Paris, 1987.
  • R. Huard, « Montagne rouge et Montagne blanche en Languedoc-Roussillon sous la Seconde République », in Droite et gauche de 1789 à nos jours, Publications de l'université Paul-Valéry, Montpellier III, 1975.

Source

Hommage nationaliste à Jeanne d’Arc et banquet à Paris ce 12 mai


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jeudi 2 mai 2019

Pieter Kerstens - Gilets Jaunes, Rouges et Noirs : vers une convergence des luttes ?


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Pieter Kerstens

Au fil du temps et des rassemblements sur les ronds-points, des blocages de stations-services et des centres commerciaux, on a pu constater une dérive gauchiste vers un rejet des institutions.
Lentement, mais sûrement, le mouvement des « Gilets Jaunes » a en effet été infiltré par les agitateurs marxistes qui, semaine après semaine, ont dénaturé les revendications légitimes initiales en imposant leurs slogans et leurs exigences utopiques fondés sur la lutte des classes. Et dans les manifs on a vu de plus en plus de poings levés…

C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres.

« Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez. » avait déclaré le Président américain Abraham Lincoln en 1860 devant le Congrès.
Ces affirmations de bon-sens devraient aussi inspirer les « figures » des Gilets Jaunes (Drouet, Ludoski, Chalençon, Espinosa, Rodrigues, Clément & C°), comme d’ailleurs le gouvernement actuel.
En imposant un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) révocatoire, on ne pourra pas résoudre la mauvaise gestion des trois secteurs de l’administration française (centrale, territoriale et hospitalière).
Augmenter le SMIC à 1.800 ou 2.000 € par mois ne va pas enrayer le déficit commercial structurel qui, année après année, plombe les comptes de la Nation.
En 2016, seuls 16,5 millions de foyers fiscaux payaient l’impôt sur les revenus, alors que 21,5 millions (58%) étaient non imposables, ceux-là même qui rouspètent le plus.

Qui va payer l’addition ?

A ce jour, la dette publique en France est de 2.380 milliards d’euros, soit 37.800€ par habitant. Fin 1980, avant l’arrivée de Mitterrand, la dette publique n’était que de 92 milliards d’euros. Puis, fin 1995 elle atteignait 663 milliards d’euros (élection de Chirac), pour grimper à 1.000 milliards en 2003 et elle dépassait les 2.000 milliards en 2014 sous Hollande.
Face à ce fléau, qui est un réel héritage empoisonné pour les futures générations, il est indispensable et urgent de stopper l’hémorragie financière.
Seuls un langage de vérité et des réformes structurelles courageuses mais impopulaires pourront rétablir l’équilibre du budget annuel, avant de pouvoir résorber la dette publique.
OUI, il va falloir travailler plus. OUI, l’Etat devra diminuer ses dépenses. OUI, il faudra aussi se serrer encore la ceinture. OUI, il sera dès lors nécessaire de distinguer l’essentiel du superflu, surtout dans la perspective d’un nouveau krach financier qui s’annonce.
Par manque de courage, par lâcheté, par clientélisme ou incompétence, les responsables ministériels depuis 40 ans ont ignoré les rapports de la Cour des Comptes qui, les uns après les autres, décrivaient les dangers des dépenses inconsidérées et non justifiées et proposaient des solutions structurelles.

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Messe en plein air et défilé le 12 mai 2019 pour Notre-Dame de Paris et pour sainte Jeanne d’Arc – L’appel du Père Laurent

Dionysos Andronis nous présente : Hans F.K.Gunther "Le déclin du talent en Europe"

Hans F.K.Gunther "Le déclin du talent en Europe"
                 éditions du Lore, France, pp.114, 2009





       Il s'agit de la première traduction de cet essai en France. Donc ce délai de cinquante ans, puisque l'original allemand est une édition de 1959, me parait justifié puisque le grand raciologue allemand Hans F.K. Gunther (né en 1891-mort en 1968) dans cet essai se penche sur lui-même. Le premier titre allemand de l'ouvrage en 1959 sorti sous le pseudo Ludwig Winter serait "Der Begabungsschwund in Europa" qui signifie (d'après "Google translate") "Le talent en Europe". Notre
 éditeur favori Jules Dufresne (La diffusion du Lore) en ajoutant "le déclin" au titre nous laisse supposer quelle sera la conclusion de l'auteur. Mais (pour revenir au premier argument du pseudo) l'essayiste, si il a decidé de se pencher sur lui-même, ce n'est pas sans raison. Il l'a fait pour que son essai soit le plus politiquement incorrect qu'il puisse être. Tout au long de son étude il revient sur ses écrits publiés avec son vrai nom afin de justifier ses recherches plus pertinement mais sans que le public sache la verité. Le résultat ne serait pas le même si les lecteurs connaisssaient que l'auteur pratique l'autoréférence! Pour un raciologue Aryen cette méthode serait la cible des critiques faciles de la part des lecteurs sionistes ou antiracistes ou autres. Mais nous, les autres Aryens,nous savons que nos idéaux sont très facilement "brisés" par les calomnies (au sens propre du terme) de la populace "correcte".

        En refusant l'eugénisme, qui était une pratique développée pendant le Troisième Reich, "le degré d'intelligence baisse en conséquence" (op.cit.p.100). Voilà le triste constat de cet essai fort. Il me semble que l'année de sa mort 1968 marque aussi l'avènement symbolique de la barbarie gauchiste qui a plongée notre Europe dans un déclin inguérissable aujourd'hui! Les citations des autres racioloques anciens ne font qu'augmenter le suspens de la conclusion. Mais pour terminer notre article nous allons utiliser une nouvelle phrase d'un autre ouvrage du même raciologue Gunther : "Au plus l'homme grandit dans son humanité, au plus son âme devient pieuse" (in "Religiosité indo-europeénne", Padoue,1980, citation reprise dans l'ouvrage de Max Ribaric "Blood Axis" aux éditions "Camion Noir", 2012, p.106-107).

                           Ecrit par Dionysos Andronis