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lundi 10 février 2014

Caroline Mecary, membre EELV et tueuse de la civilisation

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Epuration républicaine

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s-14-18.jpg
1914-1918 l'épuration républicaine
 
par Frédéric WINKLER
 
Ex: http://anti-mythes.blogspot.com
 
Après le populicide de la révolution, ses horreurs, ses tanneries de peaux humaines et ses déportations, les massacres et les souffrances des ouvriers, le Camp de Conlie, la Commune, le désastre de 1870, arrive la guerre de 1914-1918. Ouvrons la ténébreuse page continuant l’épuration républicaine. En présence de la déformation historique à laquelle nous assistons quotidiennement, il est bon et utile de rappeler que la République en France est le régime le plus inhumain, le plus meurtrier, le plus sanglant de notre histoire. Il a été en même temps le plus ingrat, le plus inique et le plus odieux envers ses combattants et fidèles. Ce régime n'hésita pas à sacrifier inutilement les patriotes, allant même jusqu’à imaginer de brûler leur femmes dans les fours, durant la révolution par furie sanguinaire !!!
 
Comme la république semble avoir oublié ses alliés dans les milliers de Serbes, venus mourir chez nous. Il n’y a pas si longtemps, c’est à force de bombardements que nous les avons remerciés. La Sainte Russie envoya des forces venues nous rejoindre aussi pour faire face aux prussiens. Le Tsar fut lamentablement abandonné parce que monarque sans doute, par une république agissant contre les trônes. L’Allemagne soutiendra d’ailleurs les révolutionnaires, cassant ainsi le conflit sur le front oriental et ramenant ses forces sur nous… Nous abandonnerons, dans les années qui suivront, nos alliés russes, dans une atroce guerre civile, dont les armées blanches, sauveront l’honneur. La république fit germer la révolution russe par ses idées qui, par l’attrait de fausse liberté d’abord, entraîne les peuples vers les catastrophes les plus sanguinaires. A croire que les peuples n’ont pas de mémoire, cette horreur laissera au monde l’image symbolique de l’innocence du Tsarévitch, comme jadis Louis XVII, et de ses sœurs massacrés, au nom d’une idéologie infernale, créant les pires régimes dictatoriaux, massacrant les peuples, aux ordres cachés de puissances d’argent…
 
70140953_p.jpgEn 1912, nos dirigeants savaient qu'ils allaient engager la France dans une grande guerre. Mais, les élections approchant, ils s'efforçaient de tromper l'opinion publique. Sans entrer dans un quelconque débat idéologique, mais les évènements des Inventaires contre les catholiques, purgeant l’armée d’officiers écartés par religion, l’affaire des Fiches, l’Affaire Dreyfus affaiblissant nos services de renseignement et encore l’armée, permirent à l’Allemagne d’avoir la supériorité sur notre pauvre pays déjà bien affaibli. 1914 c’est la Mobilisation Générale. Dès les premiers jours de la guerre, la France paysanne fut atteinte de plein fouet par cet appel aux armes. Aussitôt la déclaration de guerre, 30 % de la population active masculine est retirée en quelques jours des usines et des champs. Sur les 5 200 000 actifs masculins c’est entre 1 500 000 et 2 millions qui quittent leurs fermes et cela dans les premiers jours du mois d’août, en pleine moisson. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement républicain procédait si soudainement à cette « levée en masse » puisque par ailleurs il croyait, comme la plupart des têtes pensantes de l’époque, que le conflit ne durerait que quelques mois. Il faut voir, dans l’improvisation et le désordre qui marquèrent les premiers jours de la Grande Guerre, à la fois l’impéritie et l’incapacité du personnel politique républicain, à l’instar des « grands ancêtres» faisant face 122 ans plus tôt dans la plus complète anarchie aux conflits qu’ils avaient eux-mêmes provoquée.
 
D’autre part l’influence des idéologies contradictoires secrétées par l’esprit révolutionnaire et démocratique : entre le pseudo-patriotisme jacobin sacrifiant criminellement toute la jeunesse du pays au nom de la « Nation en armes» et un pacifisme humanitaire, vague et utopique, inspirant au gouvernement de la IIIe République l’ordre absurde du recul des armées françaises de 10 km en-deçà de la frontière afin de prouver au monde la volonté pacifique de la France ! N’oublions pas aussi que lors des premiers mois de la guerre, l’équipement du soldat français, était constitué entre-autre d’un simple képi et d’un pantalon rouge garance datant de la fin du XIXème siècle, cela maintenu par la volonté des députés républicains en souvenir des grandes heures de la Révolution… La cavalerie chargeait les lignes ennemis à cheval le sabre au clair, alors qu’en face les Allemands avaient déjà des tenues camouflées, un casque et des mitrailleuses, positionnées en premières lignes, alors que nous y mettions notre infanterie ? Voilà qui en dit long sur le déclin des élites militaires françaises depuis la fin de l’Ancien Régime et les épopées Napoléoniennes, qui d’ailleurs, avaient profités largement des avancées technologiques et de l’armée professionnelle de nos rois.
 
Les allemands profitèrent, par leurs observateurs, des avancées modernes des conflits mondiaux comme la guerre de Sécession qui terrassa l’Amérique de 1861 à 1865. Nous n’aborderont pas ni les scandales incessants ni l’instabilité de l’Etat républicain, ni l’argent de l’Allemagne soudoyant les journaux français afin d’empêcher tout retour monarchique en France… « Partis pour Berlin la fleur au fusil » et dans le plus complet désordre, les paysans français furent rapidement victimes d’un des plus grands massacre du XXème siècle qui se révèlera particulièrement riche en la matière. En 1918, après quatre ans de furieuses batailles et d’atroces boucheries, 3 millions de paysans sont mobilisés, soit 60% du recensement de 1910 et, quand le 11 novembre 1918, survint l’armistice, il y avait un million et demi de morts, dont 20% de Bretons, désirait-on se débarrasser des fils de chouans ? et d’innombrables blessés et estropiés à vie. Comme l’écrivit Henri Servien dans sa Petite histoire de France : « On peut labourer les friches et reconstruire mais les pertes humaines sont irréparables. Toute une génération ardente et généreuse, une jeunesse d’élite était disparue. Elle ne fut pas remplacée et l’élan du pays fut brisé. »
 
Car le problème était bien là ! A l’époque des Rois, il n’y avait pas de mobilisation générale. Au Moyen-Âge seul les nobles et les seigneurs avaient le droit de faire la Guerre. Plus tard c’est un système de recrutement dans les campagnes qui permit de grossir les rangs des régiments en fonction des besoins de l’armée. Le paysan avait le choix d’aller se battre ou non. Avec l’arrivé de la république, c’est la conscription qui règne, de 18 à 60 ans, on peut être envoyé à la mort, depuis la fameuse levée en masse des 300 000 hommes en 1793, contre lequel s’était insurgée la Vendée. Du reste, quand on a plus d’homme on mobilise les adolescents comme le fera Napoléon avec ses « Marie-Louise », qui seront décimé à Leipzig ! Anatole France dénonçait lui-même ce système en ces termes : « La honte des républiques et des empires, le crime des crimes sera toujours d’avoir tiré un paysan de la paix doré de ses champs et de sa charrue et de l’avoir enfermé entre les murs d’une caserne pour lui apprendre à tuer un homme »
 
Ces guerres souvent plus idéologiques qu'utiles coûtèrent sept invasions de plus en plus ruineuses et déchirantes. Seule la période monarchique, qui va de 1815 à 1848, représentait une période de paix et de libération en supprimant le service militaire obligatoire. A part cette transition, la république n’apportait que guerres, luttes civiles et misère… C’est donc au nom de la Liberté et des Droits de l’Homme, que le français de 1914 avait perdu sa liberté d’aller ou de ne pas aller à la guerre ! Les républicains proclamèrent « l’union sacrée » afin d’exiger de la part des opposants politiques de ne plus attaquer la république durant la guerre et d’observer un comportement neutre face au gouvernement. Charles Maurras, leader du mouvement royaliste et nationaliste « l’Action française » acceptera cette union sacrée qu’il qualifiera de « compromis nationaliste ». Ce choix s’avèrera catastrophique car non seulement les royalistes se firent massacrer en première ligne, la république voyant avec satisfaction disparaitre l’élite insurrectionnel royaliste, mais le maintien d’une année de plus dans la guerre révèlera les buts cachés du conflit : la destruction de la monarchie Autrichienne. L’historien Pierre Bécat mit en évidence l’escroquerie de cette union sacrée en rappelant cet épisode : Le ministre Viviani s'écriait : «Tous les réactionnaires se font tuer», et Géraud Richard ami du futur ministre de l'Armement Albert Thomas répondait : « Pendant ce temps nous bourrons de copains toutes les administrations ».
 
C’est en 1917, que le nouvel empereur, Charles d'Autriche, fit des offres de paix séparée à la France. Le Prince Sixte de Bourbon, qui avait servi d'intermédiaire, a publié, à ce sujet, tout un ouvrage : L'Offre de Paix séparée de l'Autriche, avec deux lettres autographes de l'Empereur et une du Comte Czernin. C'était une occasion inespérée d'arrêter la tuerie, de récupérer nos anciennes provinces, d'en finir avec la domination prussienne et d'en revenir à une ère de paix équilibrée, grâce à l'accord franco-autrichien. Mais l'Autriche était catholique. II fallait donc sauver un Etat protestant. Dans les salons de la Béchellerie, le vieux Rapport disait (v. livre cité) : «...L'Allemagne ne sera pas battue, elle ne peut pas l'être, sa défaite marquerait une régression de l'esprit humain. Songez, le pays de Kant, de Fichte, de Schopenhauer. » Si les poilus avaient su qu'ils faisaient la guerre pour cela !...
 
Et ce fut dans ces conditions que la République fit massacrer un million d'hommes de plus, pour en arriver à perdre la paix et, par le Traité de Versailles, à jeter les bases d'une nouvelle guerre. Jacques Bainville en fit la prophétie… Tel était l’état d’esprit des dirigeants de la république.
 
En 1917, il y eut des mutineries. De véritables héros, oui nous disons bien des héros, ont été fusillés, voici dans quelles conditions. On les envoyait à l'attaque, après leur avoir promis une permission. Ils en revenaient après avoir perdu leurs copains et la promesse était oubliée. Il fallait recommencer le lendemain, et puis encore les jours suivants, inlassablement envoyer les maris, les fils, les frères, les cousins et les oncles au carnage. Toujours nos fantassins face aux mitrailleuses allemandes, canons chargés à mitraille et gaz destructeurs qui se régalaient. Charger continuellement, inutilement sous le commandement quelquefois de généraux stupides, comme par une volonté de faire disparaitre le peuple de France dans un déluge de feu. Finalement, les malheureux survivants, voyant que miséricorde se perdait et qu'on se moquait d'eux, se mutinèrent. Clemenceau, dont Daudet disait qu’il était « Un calcul biliaire sculpté dans une tête de mort » et autres complices s'étaient fait la main jadis contre les ouvriers, à Villeneuve-Saint-Georges, à Draveil-Vigneux, on tire sur les ouvriers et la fusillade des viticulteurs à Narbonne en 1907. La république fut le plus antisocial des régimes que la France connut. Quelques poilus de plus ou de moins ne pesaient pas lourd à cette époque. « Je fais la guerre, je fais toujours la guerre », disait Clémenceau le 8 mars 1918 à la tribune de l’Assemblée, pour résumer son jusqu'au-boutisme. Pendant qu’il « faisait la guerre » les poilus eux se faisaient massacrer au front, à moitié enterrés dans l’humidité et la boue, dans la fureur des combats, sous un déluge de feu de sang en affrontant le froid.
 
guerre_1418.jpgDepuis la plus haute antiquité, il n'y a pas de régime au monde qui ait fait massacrer autant d'hommes que les Républiques en France. Aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Lorsque les Spartiates en danger avaient fait appel aux Ilotes, ils ne se comportaient pas plus ignominieusement envers eux que l'on fait les Républiques avec les combattants de la grande guerre. Dans un numéro de cette remarquable publication qu'est «le Touring Club de France», Yvan Christ a décrit «Les Invalides», créées par Louis XIV pour des anciens combattants qui n'étaient, à cette époque-là, que des mercenaires, et que l'on traitait avec mille fois plus d'égards que les Anciens combattants d'aujourd'hui. L’humanité des rois de France était telle, que Louis XV, fut après Fontenoy plébiscité comme grand humaniste européen grâce au fait qu’il fit soigner avec grande attention tous les blessés ennemis, jusqu’à mettre à disposition son propre médecin…
 
De 1914 à 1919, la république a traité les blessés comme s'ils étaient pis que des galériens. Des boiteux, des blessés de la face, du ventre, des trépanés étaient brutalement renvoyés au front et s'entendaient dire : « Quand vous y serez, vous vous ferez évacuer.» Il fallait des hommes ! Des prisonniers à leur tour passèrent en conseil de guerre, comme étant suspects de s'être rendus. De 1919 à 1940, et même ultérieurement, les blessés de guerre ont été traités comme du bétail. Nombreux sont ceux qui ont été dépouillés au passage de certificats d'origine de blessure ou d'autres pièces qu'ils n'ont pu récupérer. On leur marchande un pourcentage d'invalidité comme un morceau de sucre en temps de disette. De grands blessés, qui traînent leur misère durant plus de cinquante ans, n'ont même pas et n'auront jamais la Légion d'honneur réservée à des chanteurs, banquiers, comiques ou serviteurs du régime...
 
On se demande ce que penserait Louis XIV qui avait créé les Invalides pour le respect de ses soldats. Et Napoléon pour qui la Légion d'honneur devait récompenser surtout les faits de guerre...
 
C'est bien en véritables ilotes que la République a transformé ses combattants. Quant à ceux de la guerre de 1914, elle a attendu ce jour fatidique où ils ont tous disparu, pour entamer son hypocrite mascarade d’hommage au centenaire de la Grande Guerre, en cette année 2014.
 
Mais arrêtons-nous un instant, pensons à la vie que fut celle de tous ceux qui survécurent, handicapés ou non, ne pouvant retrouver les fonctions d’avant le conflit et pensant chaque nuit à leur copains râlant dans les tranchées embouées ou mourant ignorés de tous, abandonnés. Demandez-vous, ce que fut la vie de ces femmes, mères ou épouses, sœurs ou fiancée devant l’attente interminable des portraits et photos. Elles devaient trouver le temps long devant les minutes et les heures interminables défilant avant un retour éventuel ou l’horrible nouvelle. Et toutes celles qui resteront seules à jamais, blessés jusqu’au plus profond d’elles-mêmes devant l’indifférence d’un système qui n’a rien d’humain, puisque bâti sur le sang… Et toutes celles qui attendront des nouvelles qui n’arriveront jamais car nombreux seront disparus tout simplement…
 
Demain il y aura très certainement de futures guerres à mener car ainsi vont les hommes, et l’histoire de notre pays nous le prouve. Alors il ne tient qu’à nous de ne pas tomber dans le panneau. Ce jour-là, c’est la république qu’il faudra combattre et surtout ne plus commettre l’erreur de la confondre avec la France. Il n’y a pas de régime idéal mais seulement des gouvernements plus humains. Il ne tient qu’à vous de découvrir comment vivaient nos ancêtres afin de comprendre combien la révolution et la république vous a menti. Le règne de l’usure et de l’argent dirige la république aux ordres du nouvel ordre mondial, libérez-vous et brisez vos chaînes. Ouvrez les archives, textes, élections, guildes, contrats, droits corporatifs d’avant 1789 et vous comprendrez que seul un Roi peut être humain…
 
Notre jour viendra
 
Frédéric Winkler
 

Noir désir

L'ennemi utile ...


Ce livre retrace l’Itinéraire improbable de milliers d’anciens soldats allemands de la Wehrmacht et de la Waffen-55, ayant servi le Troisième Reich durant la Seconde Guerre mondiale, entre l’Europe au sortir de la guerre et l’Indochine française en cours d’émancipation. Depuis la création de la Légion étrangère en 1631, les Allemands ont toujours été présents en nombre dans ce corps d’armée unique au monde, où se côtoient les nationalités les plus diverses. 

Malgré une opinion publique française massivement hostile aux Allemands et l’Allemagne après quatre années d’occupation nazie, l’armée française continue de recruter de très nombreux Allemands - et ce dès 1943 ! L’Allemagne en ruine et les camps de prisonniers de guerre, où les conditions de vie sont souvent atroces, sont un terrain privilégié pour les recruteurs de le Légion, qui font miroiter aux vétérans allemands l’idée d’une vie d’aventures dans des paysages exotiques. 


En réalité, l’armée française, en voie de reconstruction, est à le recherche d’hommes ayant une expérience de combat et connaissant les tactiques à employer contre des Insurgés. Sur prés de 73 000 légionnaires ayant combattu en Indochine. prés de 30 000 sont Allemands ou Autrichiens. Une germanisation galopante de la Légion donne naissance en France, et en Allemagne, aux rumeurs les plus folles. A l’assemblée nationale, les députés communistes dénoncent bientôt l’emploi de criminels de guerre nazis par l’armée française en Indochine. 


Fruit de plusieurs années de recherches dans les archives allemandes et françaises, cet ouvrage propose un regard croisé sur l’histoire de ces légionnaires allemands au service de la France. De nombreux témoignages inédits d’anciens légionnaires et de soldats français de corps expéditionnaire français ayant servi en Indochine permettent une mise en perspective approfondie de la documentation officielle. 


Pour le première fois, un livre s’intéresse de près à ces improbables relations franco-allemandes dans le domaine militaire et qui naissent dès avent le fin de la Seconde Guerre mondiale.

Crabe-tambour











"Sur la liaison radio, tous les capitaines de pêche saluent avec chaleur le retour de « monsieur Walter » sur les Bancs. Celui-ci obtiendra l’embarquement d’un opérateur, Dominique Merlin, à bord du Shamrock de Fécamp, dernier chalutier à pêcher par le travers.

Au moment de son transfert par zodiac, Pierre Schoendoerffer lui dit : « Ramène-moi la peine des hommes ! ». C’est cette séquence de travail du poisson en mer qu’on peut voir dans le film et qui est un véritable petit chef-d’œuvre documentaire.
Au fil des jours, le tournage se poursuit par des météo changeantes : le « Jojo » tour à tour se couvre de glaces, progresse dans des étendues mouvantes et immaculées, est assailli de bourrasques de neiges, ouvre sa route au milieu d’un dallage de nénuphars de glaces qui se referment sur son sillage.”

Contre l'Europe de Bruxelles

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En France, pays réputé pour être le plus pessimiste d’Europe, on confond volontiers la souveraineté étatique et l’identité. On pense que les abandons de souveraineté sont des abandons d’identité. Pourtant, rien n’est plus faux. La souveraineté n’est pas l’identité. Les Français sont victimes d’une illusion héritée d’une vision historique déformée. Contrairement à l’Italie qui n’eut jamais d’État unitaire avant 1864, ou à la nation allemande qui s’en est passée pendant six siècles, de 1250 à 1871, la France n’a pas connu de genre d’expérience. Sinon pendant quelques décennies du XVe siècle, l’État unitaire s’y est maintenu sans discontinuer, avec des hauts et des bas, depuis la fin du Moyen Âge. De là une relation causale inscrite dans les esprits français entre souveraineté et identité. C’est même devenu une sorte de dogme, entretenu par l’enseignement jacobin de l’histoire. La nation française serait une création de l’Etat et, privée de ce dernier, elle serait en péril de mort ou de dissolution.
 
Si cela était, une telle nation ne vaudrait pas cher, ce serait une coquille vide. Mais c’est faux. Certes, personne ne contestera que l’Etat, royal ou républicain, a édifié en France le cadre politique et administratif de la nation. En revanche, il n’est pour rien dans la formation de sa substance. Il n’est pas le créateur du peuple français ni la source de son identité. Et cela, l’histoire le démontre.
 
Reportons-nous rapidement aux origines, précisément au Serment de Strasbourg, publiquement prêté en février 842 par Charles de Chauve et Louis le Germanique, petits-fils de Charlemagne. Le texte faisant foi fut rédigé en roman (français ancien) et en tudesque. Il s’agit du plus ancien document connu attestant une séparation linguistique entre barons francs germanophones et francophones issus de la même souche. Le Serment de Strasbourg est en quelque sorte l’acte de naissance officiel des Français et des Allemands avant la France et l’Allemagne. En ce IXe siècle, sans qu’il n’y ait jamais d’Etat national, deux peuples frères différents sont déjà attestés par l’autogenèse de deux langues distinctes.
 
Avançons dans le temps. Dès les XIe et XIIe siècle, les preuves abondent d’une spécificité française rayonnante en dehors de tout Etat centralisé. La petite cour des roitelets de ce temps ne fut pour rien dans la composition de la Chanson de Roland, de Tristan et Iseult, ou du Perceval de Chrétien de Troyes, monuments primordiaux d’une francité bien enracinée dans le socle européen. Le rôle de l’Etat est tout aussi absent dans l’affirmation du style roman et dans le foisonnement, aux siècles suivants, de l’admirable architecture profane des châteaux, des villes et des maisons rurales, répondant à des styles régionaux bien spécifiques : l’architecture ancienne de Toulouse n’est pas celle du vieux Rouen. Contrairement à ce qui a été mille fois rabâché par une historiographie jacobine, la nation française ne fut pas une création de l’État. Elle est née d’elle-même. C’est pourquoi des abandons de souveraineté ne la mettraient pas en péril. C’est au contraire l’État d’aujourd’hui, avec son arsenal de lois immigrationnistes et destructrices de nos identités, qui met celles-ci en danger de mort.
 
Ayant à l’esprit ces réalités méconnues, il faut lire l’essai rempli d’audace, d’imagination et de volonté de Gérard Dussouy, professeur à l’université de Bordeaux, spécialiste des relations internationales, auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, esprit à l’évidence identitaire et européen. Il se demande en effet si, en refusant le choix de la supranationalité, la France n’est pas devenue « le problème de l’Europe ». Narcissique, fanfaronne et nostalgique de sa grandeur passée, vivant dans le souvenir souvent faux de son histoire, la France s’imagine encore être une grande nation toujours capable d’influencer le monde, alors que le monde change sans elle depuis longtemps. Mais ces illusions auront une fin d’autant que s’évapore le récit statocentré de l’histoire française.
 
Petit par le nombre de pages, le livre de Gérard Dussouy est grand par le projet qu’il expose, l’ambition raisonnée qui le porte et l’adhésion enthousiaste qu’il suscite. Son auteur est bien conscient que, pour les Européens d’aujourd’hui, le scenario annoncé est celui de la décadence. Mais il renverse ce scenario en son contraire. « Si l’on est de ceux qui considèrent que seul le défi est générateur de grandes œuvres », écrit-il hardiment, les temps difficiles que l’on voit venir pourraient obliger les Européens à commencer une nouvelle histoire et bâtir un nouvel avenir en édifiant leur propre État au sein d’un grand espace générateur de vigueur et de puissance.
 
On a compris que Gérard Dussouy est de ceux qui considèrent que « le défi est générateur de grandes œuvres » ! Quel défi ? Celui d’une mort programmée de l’Europe. Quand l’auteur parle d’Europe, il ne pense pas au cauchemar technocratique et mondialiste de Bruxelles, mais à l’Europe des peuples, l’Europe civilisation, née de la Grèce antique, de Rome et des peuples frères, Celtes, Germains et Slaves, qui fécondèrent le christianisme médiéval, la Renaissance, les Lumières et la laïcité. L’Europe est cette « grande République » déjà décrite par Voltaire en 1751 dans son introduction au Siècle de Louis XIV, trente ans avant que l’Académie de Berlin n’ouvre un concours sur l’universalité de la langue française…
 
Aujourd’hui désunie, minée par des influences délétères, l’Europe s’achemine à grande vitesse vers la dissolution de son ancienne civilisation et la désintégration de ses nations, sous les effets conjugués du vieillissement, de l’immigration et de la sclérose économique. « Bien irresponsables ou naïfs sont ceux qui s’imaginent que nos démocratie européennes pourront s’octroyer toujours plus de facilités de vivre et de laxisme social dans le cadre étriqué de nos États-nations ». 
 
Gérard Dussouy rappelle que les vieilles nations européennes sont menacées dans leur existence par leur crise démographique et les effets d’une immigration de masse, tandis que les États européens sont eux-mêmes déclassés par les nouvelles puissances mondiales. Il serait complètement illusoire de considérer l’impuissante Union de Bruxelles comme un acteur capable de rivaliser avec la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie ou les Etats-Unis qui, chacun, sont des États cohérents. Faute de ressources propres, on sait que les faibles États européens sont dès maintenant contraints de céder des pans entiers de leur économie nationale à des sociétés chinoises, indiennes ou qataries. 
 
Contrairement à ce que prétendent les adorateurs de la mondialisation, un État fort, incarnation de la puissance, ainsi que le grand espace étatique demeurent les seuls vrais acteurs internationaux. Quand on a compris cela, on comprend aussi que n’existera jamais un ensemble européen, une puissance européenne capable de garantir la survie de ses peuples et de ses nations culturelles, tant que n’existera pas un authentique État européen identitaire, une robuste République européenne de type fédéral recouvrant et protégeant la substance des anciennes nations, instrument politique au service des peuples et des citoyens européens de souche. Mais d’un tel but, nous sommes loin !
 
Tout se conjugue pour le moment contre l’édification d’un État politique européen. Les mondialistes, inventeurs du système de Bruxelles, se complaisent à penser un monde sans ennemi au sein duquel leurs utopies démocratiques se diffuseraient grâce à un marché planétaire qui ravage pourtant les sociétés européennes. À l’opposé, les souverainistes nationaux s’enferment dans un discours incantatoire qui ignore l’écart séparant la faiblesse des anciennes nations et leurs intentions affichées. Pour être une puissance, il ne suffit pas, sous contrôle américain, d’expédier dans l’ex Françafrique une poignée de parachutistes équipés de matériels épuisés, faire du maintien de l’ordre au profit des multinationales. De leur côté, les mouvements populistes, engendrés par le désarroi des populations face à d’insupportables conditions de vie, s’enferment dans le repli illusoire du pré-carré national et le refus de l’identité européenne.
 
Ce serait donc à désespérer de tout si ne survenait l’imprévu d’un « choc systémique » annoncé par Gérard Dussouy. Un choc causé par une convergence de crises. Comme souvent, à toute chose malheur est bon. L’auteur estime à bon droit que l’inéluctable choc systémique que l’on voit venir aura le pouvoir de renverser les images erronées qui nous submergent, en favorisant l’émergence d’une conscience européenne, « une volonté communautaire de survie et d’existence libre dans une même souveraineté », autrement dit l’émergence d’un européisme.
 
Les temps difficiles qui attendent la pseudo Union européenne et les Européens auront raison des institutions de Bruxelles. Mais ils pourraient aussi obliger les Européens à plus d’unité. Sans un État européen puissant, souligne Gérard Dussouy, sans une vraie politique européenne, le Vieux continent, rongé par sa faiblesse économique et démographique, perclus de fractures et de dissentiments, serait voué à une mortelle marginalisation dans un monde dominé par des puissantes géantes nullement philanthropiques. La seule alternative au choc systémique qui s’annonce sera un européisme capable de transcender les mouvements de rébellion et de dissidence. N’ayant plus que leurs dettes souveraines à opposer aux « fonds souverains » de l’Asie et du Moyen-Orient, nouveaux décideurs de l’économie mondiale, les populations européennes seront placées devant l’obligation de choix décisifs.
 
Gérard Dussouy se dit convaincu que le péril entrainera une révision brutale des « représentations » périmées. Selon lui, nos peuples découvriront qu’il existe « une voie et une seule, celle de l’État européen, souverain et identitaire. À l’épreuve des faits, ils saisiront que l’idéologie universaliste qui sous-tend leurs actuelles représentations du monde, les conduits à leur perte. Par nécessité, ils dépasseront leurs ethnocentrismes respectifs au profit de l’européisme ». Ayant cette perspective à l’esprit, on peut espérer et agir. « À condition de réconcilier les peuples avec le projet européen, d’articuler le local et le communautaire, de se débarrasser des visions passéistes ou nostalgiques aussi bien que de tout esprit de repentance, l’unité de l’Europe est le seul moyen d’échapper à la résignation ». 
 
L’existence d’un État européen supposera bien entendu une armée supranationale disposant d’un budget que seule pourra autoriser l’Europe fédérée. Pour éviter tout malentendu, Gérard Dussouy précise que ce projet militaire devra se faire en partenariat avec la Russie. Seuls des liens très forts avec cette grande puissance continentale offriront en effet à la nouvelle Europe le grand espace et les ressources immenses indispensables à son existence.
 
En formulant cet audacieux projet d’un État fédéral européen partenaire de la Russie, l’auteur ne se dissimule pas les obstacles. Il voit bien que le manque de communication entre les peuples européens, tenus de s’en remettre à leurs partis nationaux et aux fonctionnaires européens pour la conduite de leur destinée, est le principal obstacle à la mise en forme d’une réponse vraiment communautaire aux défis qui les assaillent. Mais, il compte à juste titre sur le stress du « choc systémique » pour favoriser l’émergence de mouvements citoyens européistes aujourd’hui encore inconcevables. Il compte qu’une nouvelle culture politique européenne envahira les partis politiques eux-mêmes, en faisant naître une « avant-garde » européenne capable de constituer un premier « noyau dur » auquel d’autres viendront s’agréger. On peut suivre Gérard Dussouy dans cette prospective audacieuse : « S’il doit exister des États pionniers de la Res publica europensis, explique-t-il, ce ne sera pas parce que cela était écrit, mais parce qu’à un moment donné, ces États seront dirigés par des partisans de l’État européen ». 
 
Autrement dit, si l’on comprend bien Gérard Dussouy, les nouvelles réalités géopolitiques et le choc systémique à venir feront apparaître, face aux Autres, l’affirmation d’un Nous européen en séparant de façon claire ce qui relève de l’intérieur (l’européen) et de l’extérieur (l’international). Une authentique supranationalité s’imposera alors comme une question de vie ou de mort. Avec la création d’un État véritable, elle fera naître un espace économique européen homogène et déconnecté du marché mondial du travail.
 
Ainsi que l’écrit Gérard Dussouy, le malaise social et identitaire qui explique la forte poussée des nationaux-populistes à travers tout le continent souligne paradoxalement la communauté de destin des Européens. Au sein même de ces mouvements, se fera jour la conscience qu’il faut s’unir si l’on ne veut pas disparaître. La promotion de l’identité européenne, fondera une identité recouvrante et non pas absorbante des identités antérieures. C’est alors que pourra être fondée une République fédérale européenne articulée sur l’authenticité des régions et l’effacement volontaire des États nationaux. Cette future république n’a pas de précédents historiques, sinon peut-être celui de la Suisse multilingue. Elle aura pour vocation de préserver l’identité culturelle des nations constitutives. 
 
L’auteur développe longuement sa réflexion sur ces questions, comme on le verra en lisant ses stimulantes analyses et propositions. Suivant son excellente et forte formule, « L’identité s’éprouvera comme conscience et s’affirmera comme volonté ».
 
Dominique Venner

Révolte contre le monde moderne


«L’échec des élites menace notre avenir»

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Martin Wolf :
  
«L’échec des élites menace notre avenir»

Ex: http://fortune.fdesouche.com

Le divorce entre responsabilité et pouvoir porte atteinte à la notion même de gouvernance démocratique.

Les européens commémorent cette année le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Ce désastre a été le point de départ de trois décennies de sauvagerie et de stupidité, qui ont en grande partie détruit ce que la civilisation européenne recelait de positif au début du XXe siècle. Pour finir, comme Churchill le prédisait en juin 1940, “le Nouveau Monde, avec tout son pouvoir et sa puissance”, devait venir “à la rescousse libérer l’ancien”.
Les échecs des élites politiques, économiques et intellectuelles de l’Europe ont produit la catastrophe subie par leurs peuples de 1914 à 1945. C’est leur ignorance et leurs préjugés qui l’ont permise : des idées erronées et des valeurs négatives étaient à l’œuvre. Figurait parmi celles-ci la croyance atavique que les empires étaient non seulement brillants et rentables, mais que la guerre était glorieuse et contrôlable. C’est comme si une envie de suicide collectif avait saisi les dirigeants des grandes nations.
Les sociétés avancées comptent sur leurs élites pour que les choses, à défaut d’aller bien, ne deviennent au moins pas pire. Lorsque les élites échouent, l’ordre politique a de bonnes chances de s’effondrer, ce qui s’est produit pour les puissances vaincues à l’issue de la Première Guerre mondiale. Les empires russe, allemand et autrichien ont disparu, laissant à leur place de faibles héritiers, bientôt remplacés par les dictatures.
Le premier conflit mondial a également détruit les fondations de l’économie du XIXe siècle : le libre-échange et l’étalon-or. Les tentatives de les restaurer ont entraîné de nouveaux échecs des élites, autant américaines qu’ européennes cette fois. La Grande Dépression a fortement contribué à créer les conditions politiques de la Deuxième Guerre mondiale. Suivi de la Guerre froide, affrontement des démocraties avec une dictature engendrée par la Première Guerre mondiale.

Les conséquences épouvantables des échecs des élites ne sont pas surprenantes. Un contrat implicite existe entre les élites et le peuple : les premières disposent des privilèges et avantages liés au pouvoir et à la propriété ; le peuple, en échange, a droit à la sécurité et, à l’époque contemporaine, à une certaine prospérité. Si les élites échouent, elles courent le risque d’être remplacées.

Le remplacement des élites économiques, bureaucratiques et intellectuelles qui ont échoué est toujours tendu. Mais du moins le remplacement des élites politiques est-il rapide et propre dans une démocratie. Sous la dictature, cela prend d’habitude beaucoup de temps et c’est presque toujours sanglant. Il ne s’agit pas que d’Histoire.

C’est toujours vrai aujourd’hui. Si l’on veut tirer des enseignements de la Première Guerre mondiale pour le monde que nous connaissons, ce n’est pas à l’Europe actuelle qu’il faut nous intéresser, mais au Moyen-Orient, à la frontière de l’Inde et du Pakistan, et aux relations tendues entre une Chine en plein essor et ses voisins. Dans tous ces cas, un mauvais calcul aux conséquences meurtrières est possible, bien que le militarisme et l’impérialisme soient fort heureusement des idéologies bien moins présentes qu’il y a un siècle.
De nos jours, les nations puissantes acceptent l’idée selon laquelle la paix est plus propice à la prospérité qu’un illusoire butin de guerre. Mais cela ne signifie pas pour autant, hélas, que les pays occidentaux sont à l’abri des échecs de leurs élites. Ils sont au contraire en train de les vivre. Mais leurs échecs sont ceux d’une paix mal gérée, pas ceux de la guerre.

On peut constater trois échecs
Tout d’abord les élites économiques, financières, intellectuelles et politiques ont en grande partie mal apprécié les conséquences d’une libéralisation financière précipitée. Bercées par l’illusion de marchés financiers capables de se stabiliser d’eux-mêmes, elles ont non seulement permis, mais encouragé un gigantesque et profitable pari (pour la finance) sur l’expansion de la dette.
L’élite des décideurs n’a pas su évaluer correctement les perspectives de gain en jeu et, par dessus tout, les risques de crise systémique. Lorsque celle-ci s’est produite, elle a eu des conséquences désastreuses à plus d’un titre : l’économie s’est effondrée, le chômage a bondi, et l’endettement public a explosé.
L’élite dirigeante a été discréditée par son échec à empêcher cette catastrophe. L’élite financière a été discréditée parce qu’elle a dû être secourue.
L’élite politique a été discréditée par son empressement à financer ce sauvetage. L’élite intellectuelle (à savoir les économistes) a été discréditée par son échec à anticiper la crise et à se mettre d’accord sur ce qu’il fallait faire une fois qu’elle a eu lieu. Le sauvetage était nécessaire.
Mais ceux qui croient que les puissants ont sacrifié les contribuables aux intérêts des coupables ont raison. Ensuite nous constatons depuis trois décennies l’émergence d’une élite économique et financière mondialisée. Ses membres ont de moins en moins d’attaches avec les pays qui l’ont produite.

Cette évolution s’accompagne de l’affaiblissement de ce qui cimente la démocratie : la notion de citoyenneté.
La redistribution limitée des profits de la croissance économique renforce cette évolution. Elle conduit à une société de plus en plus ploutocratique.
Une certaine dose de ploutocratie est inévitable dans des démocraties bâties, comme il se doit, sur des économies de marché. Mais tout est toujours une question de dosage. Si la masse de la population considère que ses élites économiques gagnent beaucoup pour des résultats médiocres et qu’elles ne pensent qu’à elles-mêmes, en misant sur l’aide publique lorsque les affaires vont mal, les liens se rompent. Il est bien possible que nous soyons au début de ce pourrissement.

Enfin en créant l’euro, les européens ont fait passer leur projet des travaux pratiques à quelque chose de bien plus important pour les gens : le destin de leur monnaie. Rien n’était plus prévisible que les frictions entre européens sur la façon dont leur monnaie était bien ou mal gérée.

La crise financière, qui était probablement inévitable, entraîne à présent une foule de problèmes qui ne sont pas encore résolus. Les difficultés économiques des pays touchés par la crise sont évidentes : forte récession, chômage extrêmement élevé, émigration massive et dette trop lourde sont des menaces.

Tout cela est connu. Pour le moment c’est le désordre institutionnel de la zone euro qui est le moins souligné. Le pouvoir y est à présent concentré dans les mains des gouvernements des pays créanciers, principalement l’Allemagne, et d’un trio de bureaucraties non élues : la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.
Les citoyens des pays touchés par la crise n’ont aucune influence sur celles-ci. Les responsables politiques qui leur doivent des comptes n’ont aucun pouvoir. Ce divorce entre responsabilité et pouvoir porte atteinte à la notion même de gouvernance démocratique. La crise de la zone euro n’est pas seulement économique.
Elle est aussi institutionnelle. Aucun de ces échecs ne ressemble en quoi que ce soit aux folies de 1914. Mais ils sont suffisamment importants pour semer le doute sur nos élites. La conséquence en est l’apparition d’un populisme menaçant dans les pays occidentaux, en particulier le populisme xénophobe de droite. La caractéristique des populistes de droite, c’est qu’ils sont rétrogrades.

Si les élites continuent d’échouer, les populistes en colère continueront leur progression.
Les élites doivent faire mieux. Sinon la fureur populaire risque de tous nous submerger.

L’Europe de la bourgeoisie "libérale", de ses juristes et moralistes

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Un monde acéphale et sans pensée politique

Jacques-Yves Rossignol
 
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Dans ses grandes lignes, l'histoire économique, contrairement aux théories professées par doctes enseignants en grandes écoles, experts  es-médias ou hommes politiques sortis de l’ENA, est très simple à comprendre. Evidemment, ici, ce sera un résumé dense et serré. Et un peu inhabituel.

Du mercantilisme au libéralisme

Autrefois, jadis, l'enrichissement était bon enfant. Tout comme la guerre ou la torture d'ailleurs. On ne pensait pas  faire du mal par sadisme ou par perversion. On pensait encore moins s'enrichir par des moyens compliqués et tortueux. On serrait simplement son trésor (que l'on avait par exemple raflé à celui dont on avait fracassé le crâne) envers soi.  Parfois on troquait ou achetait ce qu'on ne pouvait pas fabriquer ou dérober.

Un beau jour, on s'est aperçu que le capital s'accroissait par sa circulation. Par exemple : il n'est pas catastrophique d'acheter des marchandises à un prix exorbitant à A si je peux les revendre à un prix invraisemblable à B. Tout a changé : l'économie est devenue morale. Ce nouveau mode de fonctionnement parfaitement hypocrite n'étant possible que si l'on s'efforce d'entretenir de "bonnes relations" avec ses "partenaires économiques". On ne pille plus : on temporise, on berce, on flagorne.  Ainsi est née la mentalité à l'intérieur de laquelle nous vivons toujours : l'hypocrisie à fondement économique. Cette hypocrisie généralisée va même devenir une science : ce sera l'économie politique, la science de la duplicité morale, la seule science incapable d'avouer son fondement ultime (la défense inconditionnelle de la propriété privée, la cupidité portée à son point d'incandescence). Cette science va apprendre à tous et à chacun l'art de temporiser, de supporter et de flatter les gens que l'on rêve d'escroquer, de piétiner et d'anéantir.

Alors naîtra cette étrange idée d'humanité : l'humanité" c'est finalement l'ensemble des gens que l'on peut tenter d'escroquer, de tromper ou de voler d'une manière hypocrite et indicible. Et le discours humanitaire suivra : c'est l'ensemble des bavardages emphatiques chargés de dissimuler cette réalité d'une concurrence généralisée aussi épouvantable et décivilisatrice que souriante et imperturbable. La religion s'adaptera enfin à ces nouvelles nécessités : de naïve et candide, elle deviendra onctueuse et hypocrite, une façade permettant de dissimuler tout ce qui doit être dissimulé dans l'ordre de l'usure et de la pingrerie. 

En un mot comme en mille : on surenchérira constamment sur la morale dans les buts les plus immoraux. Ceci explique le flot de bavardage moral auquel nous sommes soumis aujourd'hui en capitalisme pourrissant. Le jeu habituel consistait à mener de vastes opérations de police contre ceux qui refusaient plus ou moins de participer à la sympathique hypocrisie décrite ci-dessus (les vendéens, les indiens d'Amérique, par exemple, ont bien connu ceci) puis à être pris soudain d'une commotion morale poignante à propos d'événements sans véritable rapport avec l'affaire en cause. Les braves gens n'osaient alors pas trop poser de questions face à une telle démonstration de moralité. Et l'on pouvait recommencer l'opération : dressage intensif à l'économie "libérale", épanchement de bons sentiments.

L'économie mécanisée : le crétinisme

Mais peu à peu les choses se sont compliquées : la surproduction de marchandises à écouler (à "réaliser") est devenue chronique. Il a fallu tromper les peuples les plus solvables d'une nouvelle manière, encore moins avouable que le baratinage moral. Il a fallu très exactement les crétiniser. Le seul moyen de continuer à faire des profits, c'était en effet le maintien des consommateurs solvables en situation d'aliénation permanente par l'industrie culturelle ("les médias"). Triste mais véridique !

Changement total de paradigme ! Bientôt on n'aura plus besoin d'hypocrisie affectée et compliquée : il n'y aura plus que des crétins consommant mécaniquement la pacotille imposée par le capitalisme pourrissant, même dans les pays de vieille civilisation ! Mais là, les occidentaux sont carrément les grands perdants. Parce que notre domaine, là où l'on était à l'aise, c'était quand même quelque chose de l'ordre de la pensée. 

Le capitalisme classique n'avait pas entièrement porté atteinte à la pensée. En capitalisme culturel ("médiatique"et surtout "musical'), la pensée cohérente est devenue impossible. Alors nous nous retrouvons dans une situation imprévue : abrutis et incapables d'identifier les conflits, les guerres menées contre nous. Incapables même d'identifier nos véritables assassins : la bourgeoisie "libérale", ses juristes et ses moralistes.

Nous nous retrouvons acéphales et donc sans pensée politique et çà, c'est quand même très ennuyeux.

Greg Johnson’s New Right vs. Old Right

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Foreword to Greg Johnson’s New Right vs. Old Right

By Kevin MacDonald
 
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Perhaps it’s best to start off with what New Right vs. Old Right [2]is not. Greg Johnson does not assail his readers with statistics to prove the Jewish role in the decline and impending fall of whites in America and elsewhere. He does not discuss the corruption of the media and the academic world and how they got that way. He does not discuss data on race differences in IQ and criminality to explain the behavior of non-white America. He doesn’t aim to refute the current mantra that race is nothing more than a social construct designed to provide white people with unearned privilege.

Those intellectual battles are over, and we have won, although the mainstream media and academic world continue to promulgate cultural Marxist blather as if it were a set of truths set in stone. The starting point for NRvOR is that the media, the academic world, and the political process are hopelessly corrupt. So where do we go from here?

Greg Johnson’s basic point is that we must work to create a metapolitics of explicit white identity—that is, a movement that will develop “the intellectual and cultural foundations for effective White Nationalist politics in North America, so that we can ultimately create a white homeland or homelands on this continent.”

Greg is one of the reasons why I think this is a feasible project. A very great reason for optimism is that there are so many intelligent, well-spoken people who “get it”—who understand that whites around the world are in decline and that there will be dire consequences if whites are unable to establish white homelands. People like Greg Johnson are part of a hugely important trend. I have recently met a great many young, intelligent, well-educated, and well-spoken people at conferences dedicated to activism on behalf of the interests of white America—the exact opposite of the image of uneducated, violent males sporting swastikas and missing a couple of teeth that has been so carefully crafted by our hostile elites.

Despite growing up with a constant barrage of multicultural, anti-white propaganda beginning in elementary school, these individuals understand that at this point America is an unfolding disaster as whites are increasingly displaced throughout the economic and political spectrum. They are acutely aware that whites are a minority of births in America and that whites will be a minority within their lifetimes—a minority with diminished prospects and increasingly victimized by the non-white majority, many of whom retain historical grudges against white America. It is very likely that the America of the future will be beset with chronic conflict among different racial/ethnic groups. The idea that America or the West can avoid such conflicts as their societies become ever more factionalized is magical and utopian.

The goal, therefore, is not, a “supremacism” that is in any way invidious. Rather, “the best way to ensure peace and good will among peoples and preserve human racial, cultural, and religious diversity is to give each distinct group a homeland where it can live and develop according to its own distinct nature and destiny.”

This is an attitude that seems to me to be pervasive in the white advocacy movement. It at once defuses a very effective bit of rhetoric of the Left—repeated with predictable regularity by organizations like the Southern Poverty Law Center. We are white advocates, people who, as Greg phrases it in several places following Michael Polignano, “take our own side” in issues of racial/ethnic conflict. And in taking our own side, we are doing exactly what racial/ethnic groups have done from time immemorial. No one accuses the Koreans of “Korean supremacism” for adopting policies aimed at retaining Korean demographic and cultural predominance. And imagine the horror by Western elites at a proposal to flood African countries with whites so that native Africans cease to be a political majority.

Make no mistake about it. The policies that are making whites minorities in lands they have dominated for hundreds or (in the case of Europe) thousands of years are not driven by utopian dreams of a raceless future, except among gullible, intimidated whites. The non-whites who are so enthusiastically embracing the decline of white political and cultural power are driven by hatred toward whites as a people and as a culture. This is a major theme of my writing on Jewish influence, and apparent as well in a host of non-white intellectuals and activists.

Greg Johnson received his Ph.D. in philosophy, and it shows. His forte is the well-developed argument presented in a lucid, easily understood style. There will be no complaints about this book being filled with turgid prose. And I can’t find any major disagreements.
I was particularly struck by several points. For example, unlike the European New Right, Greg is an advocate of white racial nationalism:

insofar as the breakdown of European national identities and the blending of European stocks in our North American context forces us (1) to give greater place to biological race and other deep roots of common European identity, and (2) to put greater emphasis on the Jewish question, given the role of American Jewry in promoting anti-white policies both in the United States and in white countries worldwide.

Right. As a biologist, there is always the tendency to see matters like race as a decontextualized matter. DNA, after all, is DNA. But American whites are indeed a very intermixed lot—a successful example of a European melting pot. In effect, we have created a new biological reality not present in any European country.

Nevertheless, we must remember that Europeans are in general closely related biologically, particularly in the north and east of Europe, as recent data continue to show. Indeed,

typical pairs of individuals drawn from across Europe have a good chance of sharing long stretches of [identical genes] by descent, even when they are separated by thousands of kilometers. We can furthermore conclude that pairs of individuals across Europe are reasonably likely to share common genetic ancestors within the last 1,000 years, and are certain to share many within the last 2,500 years.[1]

The white race is indeed a biological as well as a cultural reality. This biological reality forms a powerful basis for a scientifically based understanding of a commonality of interests wherever whites are living, whether in Europe or in the European diaspora.

And, yes, although the organized Jewish community has pursued the same set of policies favoring displacement-level immigration and multiculturalism throughout the West, Jewish influence varies in different Western societies. This brings up the need for developing a good model of cultural diffusion within the West. For example, academic culture is self-consciously international. If indeed the main impetus for the leftward shift is Jewish involvement in the Left beginning in the United States with the movements described in The Culture of Critique, it is not at all surprising that this culture spread to other areas with less Jewish influence given the pre-eminence of the U.S. in the post-World War II Western world. An aspiring academic in, say, Norway or Finland, who subscribes to a White Nationalist worldview would find himself ostracized from international academic societies, while countrymen who subscribed to the reigning cultural Marxism would find international recognition.

The same phenomenon occurs in the political realm, as, for example, when Austrian politician Jörg Haider joined a coalition government in 2000. This resulted in huge international pressure, with EU member states refusing to cooperate with the Austrian government and Israel withdrawing its ambassador. The assault on the Golden Dawn party in Greece is a more recent example. Any Western government that opposed continued immigration and multiculturalism would be subjected to similar pressures.

The culture of Western suicide exists throughout the white world, and dominating the most powerful country in the West goes a very long way to dominating the entire Western world, particularly given the fact that Jews often control media even in countries with very tiny Jewish populations, as with the Bonnier family in Norway and Sweden.

Greg does not shy away from discussing difficult issues having to do with National Socialism, supporting the ideal of an organic, hierarchical, meritocratic society dedicated to advancing the interests of whites and rejecting “party politics, totalitarianism, terrorism, imperialism, and genocide.

I agree entirely. It’s a very good strategy to confront such issues head-on rather than to leave them to be discussed solely by our enemies. It’s the same with the holocaust. The holocaust is simply not important for white advocacy, and whatever happened is not the responsibility of any living whites; it’s something that must be simply “stepped over,” to use Jonathan Bowden’s felicitous phrase. Even if the holocaust were proved to have never occurred to the satisfaction of one and all, there is more than enough resentment by Jews about their past in Europe and the United States to fuel the hostility toward the West that has been such a prominent feature of the organized Jewish community and so many influential Jewish individuals. The reality of Jews as a hostile elite aiming to displace white elites throughout the West would not change at all.

I should think that it would be uncontroversial that the white advocacy movement must be metapolitical, since there is a crying need to build up a self-confident, prideful culture than can eventually become mainstream. Greg’s argument that it is premature to pursue nationalist party politics—that at this point the money can be better used in education and organizing—will be more controversial. The question is whether these are really incompatible goals and, as Greg rightly notes, “We share the same broad aims, but we differ as to the best means of achieving them. We need to acknowledge these differences frankly, then divide our camp and pursue our common aims by the various paths that seem best to us.” Different ways should be attempted in the hope that eventually something will work. In the meantime, we must be as inclusive as possible.

In fact, nationalist parties have made substantial headway in Europe, and many observers are expecting a significant representation of nationalist parties to result from the 2014 European Parliament elections. With increasing success, the messages of these parties have inevitably become more widely known. Significantly, these parties have not developed with an explicitly pro-white or pro-ethnic nationalism agenda, but have rather attempted to stay under the radar of political correctness on race and on Jewish influence, basing themselves on an implicit ethnic nationalism that opposes immigration and multiculturalism for a whole host of reasons apart from the danger of ethnic swamping that is in fact lurking in the background. Not surprisingly, these messages are often most effective with the white working class, the group that has suffered the most from the immigration tsunami.

Indeed, I believe that model of change that I think most probable is that the revolution will begin in Europe with the success of one of these parties, particularly if it occurs in a pivotal country like France where there is a clear possibility that the Front National will obtain power, and in a context where other nationalist parties have substantial representation in other areas of Europe so that an effective countermovement of isolation and ostracism cannot develop. I think we are rapidly approaching such a situation now. Compared to America, Europe has the advantage of very ancient cultures and identities that are mortally endangered by this new dispensation. Once such a party gains power, then more explicit messages of ethnic and racial interests may become more acceptable, paving the way for more the dissemination of a theoretical framework based explicitly on ethnic interests.

I worry that in the absence of near-term political goals, a purely metapolitical movement is in danger of being a detached inward-looking, even self-serving elite. For one thing, the Left is completely in control of the academic scene and very actively— indeed passionately—polices any deviation from political correctness. This is quite unlike the situation in American universities where Franz Boas was able to control academic anthropology by the early 20th century, and several of the New York Intellectuals obtained positions at elite universities well before 1960. This is a very formidable barrier to the spread of an elite culture of white identity given the close relationship between universities and intellectual life in the West. There was no complaint from the academic world when the 1965 immigration law opened up immigration to the United States to all peoples of the world. Indeed, in several Western countries, Australia comes to mind, the movement to open up immigration to non-whites originated in the universities.

Even in America, with so many barriers against us, political action inside or outside the context of the electoral process could be a positive force for change. Americans need to see noisy, intelligent, attractive, committed white people marching in the street with signs opposed to immigration, multiculturalism, and the strident ethnic politics of other groups; there is a need for a steady drumbeat of political advertising where pro-white themes, whether explicitly white or not, are repeated over and over to the point that they become part of the furniture of life even if winning elections remains a distant goal.

Such movements may be particularly important for whites with less education who may be turned off by an elite culture of white identity. The white working class in fact has been the prime loser in the cultural changes promoted by our hostile elites. A great many of them are angry and, with less to lose than so many well-educated whites, they are an important natural constituency.

In any case, I wholeheartedly agree that we have to be open to a diversity of approaches.

Greg’s essay, “The Moral Factor,” raises the important issue of moral motivation which I think is an aspect of Western uniqueness. One does not see Chinese people agonizing over the fact that the Han Chinese greatly expanded their territory at the expense of other peoples. Nor does one see the Bantu peoples of Africa worrying about the ethics of displacing other African peoples as they spread far and wide from their homeland in Central Africa, including into South Africa where their treatment at the hands of white South Africans became Exhibit A for white evil during the apartheid era; nor do the Bantu-speaking peoples agonize about the widespread practice of slavery in Africa. Arabs do not apologize about their conquests in the name of Islam or their centuries-old role in slavery and the slave trade. As Greg notes, the Spaniards have apologized for the Reconquista that expelled the Muslims from Spain, but there are no apologies from the Muslims for the Conquista.

Whites are the only people to abolish slavery, and a great many of the activists and the fundamental popular sentiments so crucial in the ultimate victory over slavery were motivated by moral idealism, including especially empathy for slaves.[2] They did so despite very real costs to many individuals and to society as a whole, and all this occurred before the rise of the Jewish hostile elite. Indeed, this unique characteristic of whites is exploited by Jewish intellectuals for their own hateful ends. My basic theory is that this is a holdover of Northern European hunter-gatherer culture, where one’s status in a group is based on reputation for moral behavior (honesty, fair dealing) rather than on kinship relations—an aspect of Western individualism.

So I agree that “even if White Nationalism is politically meaningful, people will resist it if they think it is immoral. But they will move heaven and earth to establish white homelands if they think it is the right thing to do.” We must win the moral battle. The problem is that “our people overwhelmingly believe that our cause is unjust.” And yet, the moral argument for white survival is obvious and compelling. Fundamentally, our basic survival as a people and as a culture are threatened. As Greg notes, “the present system is not merely anti-white, it is genocidally anti-white.”

That’s enough for me to mark the present system as utterly depraved morally. It is profoundly immoral to inflict multiculturalism upon the white populations of the West, given that  ethnic conflict is absolutely predictable, based upon everything we know of the bloody history of ethnically divided societies. This is especially the case given that support for multiculturalism and support for their own demographic and political eclipse have never been majority views among whites. Whether in Australia or New Zealand, North America or Europe—in every case throughout the West, immigration and multi-culturalism have been projects of media, academic, and political elites. These changes have been top-down, not at all bottom-up.

We must pay more attention to the morality of infringing upon the legitimate rights and interests of the white majority. Everyone has rights and everyone has interests. The interests and rights of whites as a majority are no less morally legitimate than those of any other group. Whites must jettison the ideal of moral universalism and ask what is good for the future of whites.

On the basis of this collection of essays, Greg Johnson has a compelling vision of the impending disaster facing the people and culture of the West and what we can do about it right now. It is presented in a highly readable, well-argued manner that at once shows the power and confidence of the developing metapolitical culture of a Western renaissance. I wholeheartedly recommend it.

January 15, 2014

Note:

Greg Johnson’s New Right vs. Old Right is available for purchase here [2].
Notes
1. Ralph Peter and Graham Coop, “The Geography of Recent Genetic Ancestry across Europe,” PLOS Biology, vol. 11, no. 5 (May 7, 2013): e1001555. doi:10.1371/journal.pbio.100155
http://www.plosbiology.org/article/fetchObject.action?uri=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pbio.1001555&representation=PDF [3]
2. Kevin MacDonald, “Empathy and Moral Universalism as Components of White Pathology: The Movement to Abolish Slavery in England,” The Occidental Quarterly, vol. 13, no. 2 (Summer 2013), pp. 39–63.

Article printed from Counter-Currents Publishing: http://www.counter-currents.com
URL to article: http://www.counter-currents.com/2014/02/foreword-to-greg-johnsons-new-right-vs-old-right/
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[1] Image: http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2014/01/NewRightOldRight1crop1.jpg
[2] New Right vs. Old Right : https://secure.counter-currents.com/new-right-vs-old-right/
[3] http://www.plosbiology.org/article/fetchObject.action?uri=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pbio.1001555&representation=PDF: http://www.plosbiology.org/article/fetchObject.action?uri=info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pbio.1001555&representation=PDF

New Right vs. Old Right

Greg Johnson
Foreword by Kevin MacDonald
San Francisco: Counter-Currents, 2013
248 pages
Kindle E-book: $5.99
Nook E-book: $5.99
Hardcover and paperback release date: February 21, 2014
hardcover: $35 
Quantity:  
Note: The first 100 hardcovers ordered through this site will be numbered, signed, and personalized by the author. Unless otherwise indicated, the books will be personalized to the name that appears on the purchaser’s mailing address.
paperback: $20 
Quantity:  
Dr. Greg Johnson draws upon the ideas of the European New Right to promote a new approach to White Nationalist politics in North America. New Right vs. Old Right collects 32 essays in which Dr. Johnson sets out his vision of White Nationalist “metapolitics” and distinguishes it from Fascism and National Socialism (the “Old Right”), as well as conservatism and classical liberalism (the “Phony Right”).
Dr. Johnson rejects the Old Right’s party politics, totalitarianism, imperialism, and genocide in favor of the metapolitical project of constructing a hegemonic White Nationalist consciousness within a pluralistic society. He argues that White Nationalists are too dependent on the model of hierarchical organizations and need also to work on creating resilient lateral networks. He offers New Rightist answers to a number of disputed questions within the White Nationalist community, including white culpability for our decline, Hitler and National Socialism, the Jewish question, the holocaust, the role of women, Christianity vs. paganism, and the relationships of populism, elitism, and democracy. He sets out some basic principles for creating a growing, resilient, networked movement. Finally, he criticizes distractions and dead-ends like “mainstreaming,” conservatism, “premature” populism, and political violence.
Engagingly written and constructively critical, Greg Johnson’s New Right vs. Old Right is an important contribution to the emerging North American New Right.
Praise for New Right vs. Old Right
“Greg Johnson’s basic point is that we must work to create a metapolitics of explicit white identity—that is, a movement that will develop ‘the intellectual and cultural foundations for effective White Nationalist politics in North America, so that we can ultimately create a white homeland or homelands on this continent.’ Greg is one of the reasons why I think this is a feasible project. . . . Greg received his Ph.D. in philosophy, and it shows. His forte is the well-developed argument presented in a lucid, easily understood style. Nobody can complain about this book being filled with turgid prose. And I can’t find any major disagreements.”
—Kevin MacDonald, from the Foreword
“In New Right vs. Old Right, Greg Johnson lays out his vision for a pro-white movement more focused on ideas, education, and communication than on politics or thuggery. True to this vision, his writing is extremely accessible. Throughout this collection, Johnson breaks down complex philosophical concepts and challenging ideas into tight, efficient sentences and effective explanations. Johnson doesn’t drone on trying to sound clever. Like an enthusiastic professor, he truly wants his readers to understand why he believes it is morally right for whites—and all peoples—to determine their own collective destinies.”
—Jack Donovan, author of The Way of Men
“Dr. Greg Johnson’s New Right vs. Old Right delineates the differences between two ‘Rights,’ without repudiating the common philosophical origins of both in opposing egalitarianism and other passé ideologies that continue to dominate much of the world. The primary value of this collection of essays, however, is that Dr. Johnson asks the perennial question, from our side: “what is truth?” In doing so he lays the foundations for a morality of the New Right. This book is therefore unique in the English-speaking Rightist milieu that was, for much of the post-1945 era, poorly served in comparison to its counterparts in Europe. As such, Dr. Johnson’s book will be of relevance to many beyond the North American New Right, of which he is a founding father.”
—Kerry Bolton, author of Artists of the Right
“Greg Johnson’s New Right vs. Old Right is an important compilation that describes the North American New Right and explains how ‘this thing of ours’ differs from both the Old Right and the European New Right.
“Old Right terms like ‘National Socialism’ and ‘fascism’ do not accurately describe what we believe. We reject the narrow nationalism of the Old Right in favor of pan-Europeanism, and we also reject the totalitarianism and apocalyptic visions of bloodshed and genocide that are associated, rightly or wrongly, with Old Right thought and that are promoted by modern-day Nazis.
“On the other hand, the North American New Right differs from our European New Right counterparts: we reject their emphasis on narrow nationalist particularisms, their Continental existentialism that eschews Anglo empiricism, their naïve knee-jerk anti-Americanism, and their weakness on biological race and ‘the JQ.’
“The North American New Right is a new movement, neither constrained by a reactionary idealization of the nationalist past, nor beholden to the intellectual errors of the today’s Old World nationalists.
“You may not agree with everything in this volume. But there is no rigid ‘party line.’ There’s much room for discussion, disagreement, and debate as we articulate our worldview. We are still feeling our way around in the dark that precedes the new dawn, attempting to find our way on the proper path.
“This work represents an important signpost along that path. So, agree or disagree, I am confident that the readers will find this volume useful and illuminating. I invite the reader to join us in our crusade to reshape the future.”
—Ted Sallis
CONTENTS
Foreword by Kevin MacDonald
1. Introduction
Politics and Metapolitics
2. New Right vs. Old Right
3. Hegemony
4. Metapolitics and Occult Warfare
5. Theory and Practice
6. Reflections on Carl Schmitt’s The Concept of the Political
7. The Relevance of Philosophy to Political Change
8. The Moral Factor
9. The Psychology of Conversion
Disputed Questions
10. Our Fault?
11. The Burden of Hitler
12. Dealing with the Holocaust
13. White Nationalism & Jewish Nationalism
14. The Christian Question in White Nationalism
15. Racial Civil Religion
16. That Old-Time Liberalism
17. The Woman Question in White Nationalism
18. Notes on Populism, Elitism, & Democracy
19. The Perils of Positive Thinking
20. The Politics of Resentment
21. “Worse is Better”
Building a Movement
22. Learning from the Left
23. Explicit White Nationalism
24. Secret Agents
25. The Psychology of Apostasy
26. First, Do No Harm
Distractions and Dead Ends
27. White Nationalists and the Political “Mainstream”
28. Why Conservatives STILL Can’t Win
29. Status Competition, Jews, and Racialist Mainstreaming
30. The Laugh Test
31. Premature Populism
32. On Violence
Index
About the Author
Greg Johnson, Ph.D., is the Editor-in-Chief of Counter-Currents Publishing Ltd. and its journal North American New Right. He is author of Confessions of a Reluctant Hater (San Francisco: Counter-Currents, 2010) and Trevor Lynch’s White Nationalist Guide to the Movies (San Francisco: Counter-Currents, 2012).