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mardi 1 mai 2018

Rendez hommage à sainte Jeanne d’Arc le 13 mai 2018 (bande annonce)

Le dimanche 13 mai 2018, Civitas propose comme chaque année aux catholiques insoumis de rendre hommage à sainte Jeanne d’Arc, libératrice de la France, et de témoigner de la volonté fidèle et déterminée de maintenir la vraie France contre vents et marées.

Cette bande-annonce donne le ton et rappelle que c’est le véritable catholicisme de toujours qui s’y exprime, aux antipodes des trahisons modernistes.

Pourquoi Bourdieu avait tort -> plus de 50 % de nos capacités viennent de l'ADN

A présent on le sait : plus de 50 % de nos capacités viennent de l'ADN et non du milieu, comme le postulait le sociologue.

Pierre Bourdieu affirmait en 1964 avec Jean-Claude Passeron, dans Les Héritiers (éd. Minuit), que les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur sont dues essentiellement à des facteurs culturels : l'environnement familial serait la source des différences de performances liées à la capacité à manipuler les codes de la bourgeoisie.  

Cette conception part du postulat qu'il n'y a pas de différence innée de capacités. En réalité, on sait aujourd'hui que l'ADN détermine plus de 50 % de notre intelligence. L'école et la culture familiale ne pèsent pas beaucoup face au poids décisif de la génétique, selon les travaux conduits par plusieurs équipes, dont celle de Robert Plomin, du King's College de Londres. 

LIRE AUSSI >> Ce sont nos conditions de vie qui font notre QI 

Plus frappant encore : le rôle de la génétique croît avec l'âge et, corrélativement, celui de l'environnement familial et scolaire diminue ; la part génétique explique 55 % de l'intelligence à 12 ans et 66 % à 17 ans ! A l'âge de 50 ans, notre ADN expliquerait 81 % de nos capacités intellectuelles. La maîtrise de la lecture est elle-même fortement dépendante de nos chromosomes ; l'école et l'environnement culturel et scolaire n'ont qu'un rôle marginal.  

Dynamitons le déterminisme génétique !

Les travaux récents de Robert Plomin et de Suzanne Swagerman montrent que la causalité est l'inverse de ce que Bourdieu imaginait. Ce n'est pas parce qu'il y a des livres dans les bibliothèques des bourgeois que leurs enfants sont de bons lecteurs, c'est parce qu'ils ont reçu un bon patrimoine génétique. Nos différences de capacités de lecture sont à 64 % d'origine génétique, la famille, l'école n'en expliquent qu'un tiers.  

La corrélation dérangeante entre pauvreté, environnement culturel, bagage génétique, capacités cognitives et QI reste taboue. Comme l'indique Franck Ramus, chercheur à Normale sup : "En moyenne, les personnes les plus défavorisées socialement sont aussi les plus désavantagées génétiquement." Et cette situation risque de s'aggraver à l'ère de l'économie de la connaissance, où les gens les plus intelligents seront avantagés par rapport aux citoyens moins doués.  

Que faire ? Se battre, et dynamiter le déterminisme génétique ! En 1900, les enfants atteints de mucoviscidose - maladie 100 % génétique - mouraient en quelques mois... Aujourd'hui, leur espérance de vie dépasse cinquante ans. La dictature du gène, le CFTR en l'occurrence, a été cassée par les médecins et les chercheurs. Pour obtenir la même chose en matière d'éducation, il va falloir investir massivement. L'attention pédagogique est concentrée sur l'éducation des élites intellectuelles : des écoles Montessori à Harvard, au MIT ou aux grandes écoles françaises.  

Compenser les inégalités neurogénétiques

Il faut maintenant développer les efforts pour les enfants ayant le moins bon patrimoine neurogénétique. C'est-à-dire accentuer la stratégie du ministre Blanquer, développer la recherche en pédagogie et donner des moyens aux grands spécialistes de la cognition : Stanislas Dehaene, François Taddei, Franck Rasmus...  

LIRE AUSSI >> Comment Macron peut remporter la bataille du QI 

Nous avons fait reculer le cancer en investissant plusieurs centaines de milliards de dollars dans la recherche depuis 1960 : il faut un effort international du même ordre pour trouver des méthodes éducatives qui contrebalancent les inégalités neurogénétiques. Rééquilibrer les chances à travers l'enseignement ne sera pas facile.  
Aux Etats-Unis, le Perry Preschool Project a testé un programme intensif d'aide aux enfants issus de milieux pauvres et avec un modeste QI. Les résultats ont été encourageants pour l'insertion sociale, mais très décevants sur le QI, qui n'a quasiment pas augmenté. Il ne faut pas nier le déterminisme neurogénétique de 2018, mais le casser d'ici à 2050 ! 

Laurent Alexandre

Source 

 

Des milliers de catholiques ont participé au Rosaire aux Frontières à travers toute la France


Ce samedi 28 avril 2018, c’est finalement dans au moins 107 lieux différents que des catholiques se sont rassemblés pour prier le Rosaire aux Frontières. C’est ainsi à travers toute la France qu’une armée priante a imploré le Ciel de protéger la France face aux multiples fléaux – invasion migratoire, islamisation, mondialisme, décadence, culture de mort – qui s’abattent sur elle.

Sur des plages, des digues, des cols montagneux, dans des bois, des sanctuaires, des chapelles, des églises, devant des monuments, sur des parvis, des catholiques de tous âges ont compris l’importance de recourir à la prière pour tenter de mériter pour notre patrie le secours de Dieu et de la Très Sainte Vierge Marie.

En dehors de ces lieux disséminés dans toutes nos belles provinces, des catholiques isolés se sont unis par la prière à ce Rosaire aux Frontières. Même hors de France, des catholiques ont montré leur solidarité et ont signalé prier en communion avec ce Rosaire aux Frontières.

A Paris, des Polonais se sont également unis à cette intention dans leur église bondée.

Ce sont ainsi des milliers de catholiques qui ont égrainé leur chapelet pour le salut de la France samedi dernier. Quasiment l’équivalent de la participation au Pèlerinage de Pentecôte. Certes, c’est une participation bien moindre qu’en Pologne en octobre 2017, alors que la France est fille aînée de l’Eglise, mais c’est incontestablement une réussite pour les organisateurs qui disposaient de peu de relais dans une société déchristianisée où les médias dominants ne s’intéressent pas à ce genre d’initiative qui élève l’âme et où trop de clercs se compromettent dans un discours d’encouragement à l’ouverture des frontières à tout va ou dans un ralliement à la république maçonnique.

Fort heureusement, il s’est trouvé des prêtres, des religieux et des religieuses pour se démarquer de cette atmosphère délétère et se joindre sans faiblir à ce Rosaire aux Frontières.

Honneur à tous ceux qui ont témoigné ainsi publiquement de leur fidélité au Christ.


Ci-dessous, quelques photos de ce Rosaire aux Frontières. Des mises à jour seront ajoutées ci-dessous dans les prochaines heures.








 

Vous pouvez retrouver tous les articles d'actualité religieuse de MPI, augmentés d'une revue de presse au jour le jour sur le site medias-catholique.info

Source 
Cet

Guillaume Duval : Chômage : pas d’effet Macron

Histoire Mai 68, le terreau de la révolte

A la veille des événements de mai 1968, la météo économique était au beau fixe : une forte croissance, un net progrès social et une stabilité politique pas vue depuis longtemps. Mais, en profondeur, de nombreuses perturbations détérioraient le climat. Sous la plage tranquille, s’accumulaient les pavés.

Le contexte international joue aussi un rôle. Dans de nombreux pays développés, des Etats-Unis au Japon, de l’Allemagne fédérale à l’Italie et à la France, une fraction de la jeunesse s’insurge contre la guerre du Vietnam et les bombardements américains qui s’intensifient. De multiples « comités Vietnam » surgissent de toutes parts en France, galvanisés par la rivalité entre militants de l’Union des étudiants communistes, liée au Parti communiste français (PCF) et ceux qui en sont partis : trotskistes de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), maoïstes de l’Union des jeunesses marxistes-léninistes (UJCML) et bien d’autres. Mais au-delà de ces petits cercles de quelques milliers d’activistes, c’est toute une couche nouvelle d’étudiants, pas particulièrement politisés au départ, qui commence à s’initier, dès avant mai 1968, au vocabulaire anti- impérialiste et révolutionnaire.

 Une nouvelle jeunesse étudiante

Et le vivier est abondant, vu la crue universitaire. Avec l’arrivée des enfants du baby-boom et l’allongement de la scolarité, le nombre d’étudiants accédant à l’université explose, passant de 250 000 en 1963 à 500 000 en 1968. Autour des grandes villes, des campus se construisent. A Bordeaux, le campus de Talence-Pessac ; à Toulouse, celui du Mirail ; à Paris, la Sorbonne se décentralise à Nanterre jouxtant le plus grand bidonville de France, peuplé d’immigrés venus surtout du Maghreb. Ces campus accueillent des étudiants qui ne sont plus, comme naguère, seulement issus des classes les plus aisées, mais aussi des classes moyennes et même, pour une petite minorité, des classes populaires.

Cette nouvelle jeunesse estudiantine, socialement plus diversifiée, est pour une part plus sensible à la propagande anti-impérialiste, anti-stalinienne, anarchiste, prochinoise ou procastriste, aux manifestations sautillantes, aux cris de « Hô ! Hô ! Hô Chi Minh, Che ! Che ! Guevara ». Mais elle est aussi sensible à la critique de l’avenir qui lui est réservé. Même si beaucoup s’inquiètent des débouchés de leurs études, notamment dans des filières comme la sociologie, c’est la critique implicite de la « société de consommation » qui prend forme. Consommer toujours plus n’enthousiasme pas cette fraction de la jeunesse qui se politise à travers la critique du productivisme, partagé par le capitalisme et le socialisme du bloc de l’Est.

L’extension du mouvement

  Cette critique n’est alors clairement exprimée que dans des cercles restreints. Son théoricien en vogue est le philosophe et sociologue américain Herbert Marcuse, que Le nouvel Observateur du 8 juin 1968 baptise « l’idole des étudiants rebelles » . Il est bien plus connu aux Etats-Unis et en Allemagne qu’en France. Il n’en reste pas moins que cette critique anime la partie la plus politisée d’une génération d’étudiants, qui n’a pas connu la guerre, les privations et la lutte contre le nazisme, et qui est à la recherche d’un nouvel idéal.

Ces jeunes trouvent un soutien chez les moins titrés de leurs enseignants, ces nombreux « assistants » et « maîtres-assistants » recrutés pour faire face à l’afflux d’étudiants. Et qui sont souvent regardés de haut par les « mandarins », ces professeurs d’université à la mentalité et aux méthodes d’un autre âge. Dans les grandes manifestations étudiantes, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit, le révolté libertaire de Nanterre (lire page 67), de Jacques Sauvageot, dirigeant de l’Union nationale des étudiants de France (Unef, principal syndicat étudiant), membre d’un Parti socialiste unifié (PSU) à la recherche de voies nouvelles vers le socialisme, se tient Alain Geismar, dirigeant du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), maître-assistant de physique à l’Ecole normale supérieure, ex-militant du PSU et futur maoïste, qui milite de longue date pour la transformation de l’université.

 La jonction du mouvement étudiant et du mouvement ouvrier se fera grâce... au pouvoir en place. Ou plus exactement à cause de sa réponse répressive aux manifestations étudiantes au début du mois de mai C’est contre « les violences policières » qu’une large partie de la population s’insurge. Trop sûr de lui, trop peu sensible sans doute aux mutations profondes de la société, le pouvoir gaulliste n’a pas pressenti l’ampleur de la contestation.

Premières inquiétudes sur l’emploi

Car la société et le monde ouvrier changent. Des inquiétudes nouvelles montent chez les ouvriers depuis la grande grève des mineurs de 1963 : un programme de fermeture progressive des mines de charbon est bel et bien lancé. Il s’étalera sur trente ans. C’est le coeur de la classe ouvrière qui est touchée, les héros de la reconstruction de la France après la guerre.

 Des restructurations se dessinent aussi dans un autre secteur crucial : la sidérurgie, en particulier en Lorraine. L’ouverture de l’économie amorcée depuis la fin des années 1950, notamment par le traité de Rome (1957), fait craindre une concurrence accrue. Le chômage ne touche officiellement qu’environ 200 000 personnes en 1967 (1 % de la population active), mais il est en augmentation. Symptomatiquement, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE, ancêtre de Pôle emploi) est fondée la même année.

Mais d’autres changements sont plus profondément ressentis. Dans les grandes villes, dans leurs banlieues surtout, dans une population déracinée, venue du monde rural ou de petites villes, dont on a trop dit qu’elle se satisfaisait du confort des HLM. Elle subit l’allongement considérable du temps de transport, qui rend la vie quotidienne difficile, en plus d’une journée de labeur fatigante. Le slogan "métro, boulot, dodo" fera florès en mai 1968.

Face aux nuisances du travail

Les ouvriers d’industrie, de plus en plus nombreux (leur nombre culminera à 8,2 millions en 1975), voient en effet leur travail se transformer dans les usines taylorisées. 55 % des ouvriers sont des manoeuvres ou des OS (ouvriers « spécialisés », mais dans une tâche simple et répétitive), dont l’archétype est l’ouvrier du travail à la chaîne. 22 % des ouvriers sont des ouvrières et 80 % d’entre elles sont des OS.

Leurs conditions de travail se sont souvent dégradées : la durée moyenne du travail reste à un haut niveau (45 heures en moyenne par semaine), mais surtout le travail posté, alternant équipes du matin et du soir (et parfois de nuit), s’est répandu. Il concerne le quart des ouvrières et des ouvriers en 1970 et même 47 % dans l’industrie textile, 66 % dans l’industrie mécanique.
Face aux nuisances du travail en 2 x 8 ou 3 x 8, à la saleté, au bruit, aux lésions musculaires et articulaires, le patronat ne propose que des batteries de primes. Il ne sent pas la transformation souterraine des mentalités : aux revendications quantitatives concernant les salaires ou le temps de travail, s’ajoutent des revendications qualitatives portant sur les conditions et sur l’ambiance de travail. Beaucoup de jeunes ouvriers ne supportent pas l’autoritarisme, voire le mépris des « petits chefs » d’atelier. Un syndicat porte ces revendications depuis sa fondation en 1964 : la CFDT, dont beaucoup de jeunes militants rejoignent les étudiants en mai 1968.

« Le vieux monde est derrière toi »

Enfin, sous l’apparente stabilité politique, des failles sont apparues. La jeune génération, celle qui a entre 18 et 30 ans en 1968, n’a guère connu à l’âge adulte que la Ve République et Charles de Gaulle au pouvoir. Les affres de l’instabilité et de la faiblesse gouvernementale de la IVe République (1946-58) ne l’obsèdent pas. En 1968, voilà déjà dix ans - une éternité pour des jeunes - que le général est au pouvoir. Pour beaucoup, l’homme du 18 juin 1940 a fait son temps. Par ailleurs, le contrôle exercé par le pouvoir sur la radio et la télévision (deux chaînes à l’époque) via l’Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), et en particulier sur l’information, sous la coupe du ministre du même nom, révolte une partie de l’opinion.

Dans les rangs même de la majorité, des voix discordantes - telle celle de Valéry Giscard d’Estaing -, plus libérales en économie comme en matière de moeurs, font entendre leur petite musique. La gauche, bien que divisée, relève la tête, manquant à quelques élus près de renverser la majorité aux élections législatives de mars 1967. Pour autant, les vieux partis de gauche sont contestés ; les socialistes se cherchent une unité autour de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) dirigée par Mitterrand ; l’hégémonie idéologique du Parti communiste (22,5 % des voix aux élections législatives de 1967), apparemment maintenue dans la classe ouvrière, est remise en cause chez les étudiants et les intellectuels de gauche, où la critique du modèle soviétique est de plus en plus vive.



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>> Le dossier de la quinzaine
Face à l'emballement démocratique : discussion avec Mathieu Bock-Côté
 

Figure montante du conservatisme, le Québécois Mathieu Bock-Côté, auteur de plusieurs essais qui ont fait date, est aussi un chroniqueur habituel des pages Idées du Figaro. Au fil du temps, il ne cesse de décrypter les dérives d'une société emportée par la fascination du progrès, la communautarisation victimaire et plus largement par l'émancipation généralisée. Malgré tout, s'il dresse l'état des lieux de ce qu'il appelle le « nouveau régime » démocratique, l'essayiste reste fermement attaché à une part de la philosophie libérale issue de la modernité. Parce qu'il est en quelque sorte « notre » conservateur préféré et qu'il est un homme prompt au débat, nous avons voulu aller avec lui et en compagnie de Thibaud Collin, Guilhem Golfin et Maxence Hecquard à la racine du drame moderne
 
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Dans L'Homme Nouveau n°1661, du 14 avril 2018
 
>> L'Éditorial d'Adélaïde Pouchol Nous n'avons pas besoin des mots doux du président
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>> Le dossier de la quinzaine
Reportage : la foi vive et fructueuse du Bénin catholique
 
L'ordination le 27 janvier de deux jeunes prêtres béninois fut l'occasion pour notre envoyé de rencontrer l'Église du Bénin, notamment en la personne de Mgr N'Koué. Une jeune Église puisque le pays ne fut évangélisé qu'au XIXe siècle, mais forte de sa foi vive et de son enthousiasme. Elle a également suscité l'intérêt de prêtres français venus avec leur zèle apostolique soutenir les religieux et apprendre aux jeunes séminaristes la forme extraordinaire.
>> Avec Guillaume Luyt et Mgr Pascal N'Koué.
 
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LA SÉLECTION VIDÉO DU MOIS
 
 
 
 
Pourquoi appeler un prêtre "Monsieur l'abbé" ou "Mon père" ? Le problème des vocations doit-il être résolu par l'ordination d'hommes mariés ?... Autant de questions qui peuvent-être abordées maladroitement et que nous avons choisi de poser à L'abbé Le Coq de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre.
 
 
Déjà auteur d'un remarqué et remarquable Dictionnaire du Vatican et du Saint-Siège, Christophe Dickès s'est cette fois-ci attaqué aux légendes qui circulent sur la papauté, le Vatican et l'Église. L'historien, spécialiste d'autre part de Jacques Bainville, suit l'actualité de l'Église avec passion et rigueur.
 
 
À LIRE SUR LE SITE DE L'HOMME NOUVEAU
 
 
>> RELIGION - par l'Abbé Hervé Benoît : Pourquoi avoir un directeur spirituel ? / À lire ICI.
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>> INTERNATIONAL - par Patrick Garro 
Les Etats-Unis et leurs alliés cherchent-ils à plonger le monde dans la guerre ? / À lire ICI.
>> HUMEUR - par François Foucart :  La loi des suspects / À lire ici.
 
 
  
 
 
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Noisy-le-Sec (93) : le Parti de la France honore la seule statue de Jeanne d'Arc de la Seine-St-Denis


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Le Parti de la France de Seine-St-Denis, dirigé par Laurent Spagnol, a donc honoré dimanche après midi la Sainte de la Nation. Laurent Spagnol a prononcé à cette occasion un discours offensif visant à mobiliser les forces conscientes du département. Nous vous en livrons ici quelques extraits :  

En ce jour, nous rendons hommage à notre Sainte Jeanne d’Arc, qui a donné sa vie afin que la France maintienne intacte son prestige face à l’envahisseur anglais. (...)

Le combat qui nous attend, n’est pas un combat désespérer, au contraire. Le peuple français souffre, se sent abandonné, mais il n’est pas seul. Nous luttons et souffrons à ses côtés, comme l’a fait en son temps, le Maréchal en 1940.

La Victoire, ne peut être obtenu, qu’en luttant, main dans la main, mais jamais nous ne baisserons les bras devant l’envahisseur. Nos aïeux, nous ont montré l’exemple, suivons leur trace et redonnons à la France son prestige.

Terre chrétienne, elle est, Terre chrétienne elle restera. Pour que vive la France éternelle. On est chez nous.

Invité par le Pdf 93 pour la circonstance à conclure cet acte hautement symbolique, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, félicita les militants pour cette courageuse initiative qui, espérons-le, marquera une nouvelle étape dans le processus de reprise en main du département par les nationaux. 

Il donna enfin rendez-vous à tous mardi matin, 1er mai à 11 h, Place des Pyramides à Paris, avec Jean-Marie Le Pen et Carl Lang pour le traditionnel dépôt de gerbe aux pieds de la statue parisienne de Jeanne d'Arc.

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Le krach viendra et les créations monétaires .....

Le krach viendra et les créations monétaires par les banques centrales pour sauver les meubles entraîneront une hyperinflation à l’échelle du globe comparable à celle de l’Allemagne en 1923…


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Marc Rousset

Aux États-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans (T-Bonds) a atteint, pour la première fois, le seuil psychologique des 3 % le mardi 24 avril. Il semble que plus rien, maintenant, ne pourra arrêter la hausse inéluctable des taux d’intérêt appelés à dépasser les 10 %. L’inflation va s’accroître suite au protectionnisme commercial et à la baisse des impôts de Donald Trump. En France, la croissance se tasse et il y a danger mortel sur la dette si les taux d’intérêt continuent d’augmenter. L’orchestre médiatique continue de jouer, mais il y a trop de voies d’eau à bord du Titanic de l’économie mondiale qui finira par sombrer.

Aux États-Unis, la situation n’est guère brillante car la quantité de monnaie offerte a été multipliée par 16, en passant de 940 milliards de dollars à 15.000 milliards entre 1981 et 2016, tandis que la vitesse de circulation de la monnaie s’écroulait des deux tiers, en passant de 3,6 à 1,2. La dette globale des États-Unis, elle, a été multipliée par 47, de 1.500 milliards de dollars, en 1969, à 70.000 milliards, en 2017, alors que, pendant la même période, le PIB américain n’était multiplié que par 19, c’est-à-dire qu’il a fallu, pendant ces 48 dernières années, 2,5 dollars de dette pour générer 1 dollar de PIB. Depuis 2006, il a même fallu 5 dollars de dette pour générer 1 dollar de PIB.

Certains voient déjà le baril de pétrole de nouveau à 150 dollars, mais c’est peu probable car la hausse actuelle a été provoquée par les quotas limitatifs à l’exportation de la Russie et de l’Arabie saoudite, et le pétrole de schiste américain va pouvoir augmenter très fortement les quantités offertes. Seul un conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite alliée avec Israël et les États-Unis pourrait faire s’envoler le prix du baril.

L’Union bancaire en zone euro ne se fera certainement pas, suite aux résistances de l’Allemagne qui sent bien que, d’ici peu de temps, il va falloir régler de très lourdes ardoises. Madame Merkel joue à la Bonne Samaritaine, mais « pas dans un futur immédiat, dans un avenir plus distant », car elle demande à ce que soit d’abord résolu, au niveau national de chaque pays, le problème des créances douteuses bancaires. En résumé : après le krach à venir, ce qui n’a rien de rassurant ! Même les banques allemandes sentent la pression et Nord/LB rencontre de très grosses difficultés pour résoudre son problème de capitalisation après la reprise de Bremer Landesbank, en quasi-faillite.

La BCE craint le démantèlement de la division banque d’investissement de la Deutsche Bank, qui pèse 1.100 milliards de dollars, soit un risque systémique comparable à Lehman Brothers. Deutsche Bank a dû payer 17 milliards de dollars en amendes diverses pour mauvais comportements depuis 2008. Aux États-Unis, le gouvernement surveille les grandes banques susceptibles de menacer la stabilité financière. J.P. Morgan Chase, avec plus de 2.500 milliards d’actifs, est en tête de liste, suivie par Bank of America, Wells Fargo et Deutsche Bank. Ces trois plus grandes banques américaines « too big to fail » (« trop importantes pour faire faillite ») ont enregistré une augmentation de 180 % de leurs dépôts durant la dernière décennie.

À Wall Street, la correction des GAFA, malgré la guerre commerciale États-Unis/Chine, n’a pas encore commencé, même avec un ratio prix/bénéfice de 329 fois les profits estimés. Le ratio d’Amazon est à 440, alors qu’il dépassait 900 fin 2015.

Le haut du cycle économique et boursier est atteint et les risques renaissent, suite à la surévaluation des marchés, à la hausse des taux d’intérêt, à la guerre commerciale, monétaire et technologique entre les États-Unis et la Chine, à l’onde de choc populiste avec l’AfD en Allemagne, l’Italie ingouvernable et les démocraties nationalistes polonaise, tchèque et hongroise. Le krach viendra et les créations monétaires par les banques centrales pour sauver les meubles entraîneront une hyperinflation à l’échelle du globe comparable à celle de l’Allemagne en 1923…


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Taxe d'habitation : le double pari de Macron

Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef "International, Politique et Economie générale"


La suppression de la taxe pour les 20 % de ménages les plus aisés ne sera pas financée par la hausse d'autres impôts. Un geste à 9 milliards à forte portée politique, et qui accroît la pression sur Bercy pour réaliser des économies sur les dépenses publiques.

Il n'y a pas de cagnotte, mais le gouvernement vient d'officialiser une baisse d'impôts susceptible de modifier de façon substantielle la programmation budgétaire du quinquennat. La suppression de la taxe d'habitation pour les 20 % de ménages les plus aisés, annoncée il y a plusieurs mois par Emmanuel Macron, ne sera pas financée par des mesures fiscales par ailleurs . Or la mesure, chiffrée par Bercy entre 8 et 9 milliards d'euros, ne figure pas dans la trajectoire de finances publiques transmise à Bruxelles .

Jusqu'à présent, le gouvernement avait prévu des baisses nettes d'impôts à hauteur d'environ 20 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat (la principale mesure étant l'exonération de taxe d'habitation pour 80 % des Français). La décision de ne pas compenser la suppression complète de la taxe d'habitation sur la résidence principale rehausse sérieusement ce quantum. D'autant que d'autres nouvelles ristournes sont à venir : baisse des impôts de production pour les entreprises , suppression de petites taxes, etc.

Par ces annonces qui n'étaient pas attendues si tôt, le gouvernement cherche à couper court aux polémiques sur sa politique fiscale. De fait, malgré la réduction globale des impôts votée à l'automne, les hausses (CSG, tabac, essence) supplantent les baisses (cotisations des salariés, imposition du capital, taxe d'habitation, IS) dans le ressenti de l'opinion, en raison notamment du décalage dans le temps de certaines mesures.

L'objectif d'économies grossit...

L'augmentation du taux de prélèvements obligatoires en 2017 , liée à l'accélération de la croissance et des rentrées fiscales, a aussi contribué à brouiller le message. L'annonce d'une refonte de la fiscalité locale a par ailleurs fait craindre la création de nouvelles taxes.

Gérald Darmanin procède donc à une clarification bienvenue. Mais elle en appelle une autre sur la stratégie de finances publiques. Car outre la facture de la taxe d'habitation, Bercy va devoir intégrer la reprise de dette progressive de la SNCF à compter de 2020 , qui pèsera sur le déficit public.

... mais les annonces concrètes restent modestes

A chaque fois, l'exécutif renvoie sur les réformes à venir pour diminuer les dépenses. L'objectif d'économies grossit, mais les annonces concrètes restent modestes, dans l'attente notamment des propositions du comité Action publique 2022. Le rapport initialement prévu fin mars est désormais escompté pour la mi-mai.

L'autre pari d'Emmanuel Macron est plus politique. L'exonération de taxe d'habitation pour 80 % des Français était présentée comme une mesure ciblée sur les classes moyennes. Avec sa suppression totale, au demeurant justifiée, l'argument tombe.

Etienne Lefebvre
 
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