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lundi 30 avril 2018

Pologne: Facebook supprime des pages d’extrême droite au contenu antisémite

Le géant des réseaux sociaux affirme que les groupes dont les pages ont été supprimées “favorisent ouvertement les opinions racistes, antisémites et homophobes”.

Des représentants de groupes polonais d’extrême droite ont demandé au Premier ministre et au ministère des Affaires étrangères d’intervenir après que Facebook a retiré leurs pages,  au contenu antisémite.

Facebook a déclaré à la fin de la semaine dernière dans une déclaration portant sur les normes communautaires qu’il « interdit sur sa plate-forme » la présence d’organisations violant ses règlements. La déclaration énumère spécifiquement le National Radical Camp, ou ONR, et le National Rebirth of Poland, ou NOP.
« Nous croyons que ces organisations promeuvent ouvertement les opinions racistes, antisémites et homophobes », a déclaré Facebook dans un communiqué.

Les employés de Facebook ont ​​reçu de nombreux signalements sur des documents inappropriés postés par des nationalistes polonais, dans lesquels des personnes ont été attaquées en raison de leurs « caractéristiques protégées », notamment la race, la religion et le sexe.

« Ce n’était pas une décision facile, car nous vous encourageons à exprimer vos opinions, à établir des contacts et à partager vos idées, mais nous voulons aussi que les gens se sentent toujours bien accueillis », ont déclaré les représentants du réseau.

Selon Robert Winnicki, président du Mouvement national, il s’agit d’une « censure brutale et d’une limitation drastique du pluralisme dans le débat public ».

« Une intervention urgente du gouvernement est nécessaire! », a écrit Winnicki sur Twitter.

Krzysztof Bosak, vice-président du Mouvement national, pense que cette affaire « nous rend service, d’une certaine manière ». Selon lui, elle « compromet les valeurs libérales et la démocratie libérale aux yeux des Polonais ».

« Grâce à ces clowns [Facebook], nous allons peut-être établir un nouvel ordre catholique », a-t-il tweeté.




Hautes-Alpes: Selon la préfecture, les militants identitaires ont quitté la frontière

MIGRANTS Un porte-parole de Génération Identitaire a démenti l’information…


Génération identitaire a bloqué le col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, le 21 avril 2018, pour empêcher les migrants de passer.
Génération identitaire a bloqué le col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, le 21 avril 2018, pour empêcher les migrants de passer. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP
  • La préfecture des Hautes-Alpes annonce dans un communiqué, avoir empêché des militants de Génération Identitaire de patrouiller le long de la frontière franco-italienne.
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  • Depuis le 21 avril ces militants identitaires surveillent la frontière pour éviter le passage de migrants.
  • Génération Identitaire a démenti l’information selon laquelle les militants avaient mis fin à leur patrouille.
La préfecture des Hautes-Alpes a annoncé dans un communiqué avoir « empêché » des militants de Génération Identitaire (GI) de « poursuivre » leurs patrouilles anti-migrants à la frontière franco-italienne, ce que dément le groupuscule d’extrême droite. Depuis le 21 avril et une première manifestation hostile aux migrants au col de l’Échelle, au-dessus de Briançon, ces militants qui agissent sous la bannière du mouvement « Defend Europe » affirment sillonner la région pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France ».

Selon leurs dires, ils ont « raccompagné » quatre clandestins à la frontière dans la nuit du 26 au 27 avril puis en ont signalé sept autres à la police la nuit suivante. Selon la préfecture, « huit membres » de Génération identitaire ont à nouveau, dans la nuit du 28 au 29 avril, « tenté de se faire passer pour des supplétifs de l’Etat » en surveillant la frontière, alors que leur mouvement « n’est en rien habilité à agir dans ce domaine » et que cela leur a été « clairement signifié » à « plusieurs reprises ».

« Agissements néfastes »

Les forces de l’ordre « leur ont donné ordre de stopper immédiatement leurs agissements néfastes, qui ne servent à rien dans la lutte contre l’immigration irrégulière, constituent au contraire une entrave pour les services de l’Etat à la bonne réalisation de leur mission et ne font qu’exacerber les tensions autour de la question migratoire », indique un communiqué de la préfecture.

« GI a ainsi été empêché de poursuivre son action », assure la préfecture, selon laquelle le groupe a « déclaré quitter les lieux en fin de nuit » de samedi à dimanche, et « n’a plus été observé à la frontière haut-alpine depuis lors ». « Les services de l’Etat restent extrêmement vigilants », ajoute-t-elle.

Génération Identitaire dément

Joint par l’AFP, un porte-parole de GI a démenti que les militants avaient mis fin à leurs patrouilles, d’autant, a-t-il dit, que celles-ci ne sont pas répréhensibles pénalement. « Nos équipes sont toujours sur place, leur mission continue et nous n’avons pas reçu de demande de partir », a déclaré Romain Espino, évoquant une « vingtaine de militants », en majorité des Français.

« Juridiquement, on peut intervenir car on a la loi de notre côté et l’article 73 du Code pénal protège notre action », a-t-il ajouté. Cet article stipule que « dans les cas de crime ou délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ».

Source 

Victoire de Viktor Orban : qui sommes-nous pour juger le choix démocratique du peuple hongrois ?


Kevin Bossuet
 
Viktor Orban. Photo © ATTILA KISBENEDEK / AFP
 
Tribune. “La vérité est que ses détracteurs n’acceptent pas le fait que Viktor Orban veuille préserver les racines chrétiennes de la Hongrie et qu’il souhaite lutter efficacement contre le multiculturalisme” écrit le professeur d'histoire Kevin Bossuet.
Le 8 avril dernier, sous le regard médusé d’une grande partie des élites européennes, le parti de Viktor Orban, le Fidesz, a très largement remporté, avec près de 50% des voix, les élections législatives hongroises. Même si la victoire du parti de la droite conservatrice n’est pas une surprise ; son ampleur, surtout dans un contexte de participation particulièrement élevée, a complètement déboussolé les opposants au Premier ministre hongrois, aussi bien en Hongrie que dans le reste de l’Europe. En effet, peu après l’annonce des résultats, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a par exemple appelé ses partenaires européens à une réaction énergique « pour neutraliser ces tumeurs idéologiques » tout en affirmant qu’« Orban et compagnie ne sont pas des références pour l’Europe de nos enfants ». Le député européen Guy Verhofstadt a, quant à lui, déploré une victoire qui s’est d’abord et avant tout appuyée sur une « campagne électorale sordide qui fait honte à l’Europe » tout en condamnant une « attaque contre la primauté du droit ». Quelques jours plus tard, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui, à Budapest, ont défilé dans les rues, avec à leur tête les leaders de la gauche hongroise, afin de défendre selon eux « la démocratie » et de lutter contre un homme, Viktor Orban, qui serait « un dictateur en puissance » et qui serait en train de transformer la Hongrie en un « Etat totalitaire ».   Outre le fait qu’il est toujours assez drolatique de voir des défenseurs de la démocratie remettre en cause des résultats on ne peut plus démocratiques, ces inquiétudes, qui peuvent apparaître à certains égards comme légitimes, ne doivent pas servir de prétextes pour tenter de délégitimer le vote des électeurs qui s’est déroulé après une campagne au cours de laquelle l’opposition a pu très largement s’exprimer. N’en déplaise à certains, le parti de Viktor Orban a largement remporté un scrutin qui n’a souffert d’aucune irrégularité, et le choix populaire qui a conduit à ce résultat doit être de ce fait éminemment respecté. En effet, on ne peut pas d’un côté se prétendre démocrate quand le verdict des urnes nous convient, et de l’autre, utiliser tous les procédés possibles et inimaginables pour tenter de discréditer un résultat démocratique quand celui-ci ne nous plait pas.

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En effet, dans beaucoup de pays européens, au lendemain de cette écrasante victoire, c’est une véritable « fronde anti-Orban » qui s’est emparée des médias, le faisant parfois passer pour « un homme d’extrême droite », voire pour un descendant direct des heures des plus sombres de notre histoire. Tout cela est évidemment ridicule. Alors certes, Viktor Orban appartient assurément à une droite conservatrice et populiste qui n’a pas peur de s’affirmer, mais il ne fait finalement que défendre une conception profondément gaulliste de la souveraineté nationale en mettant en avant le fait que le contrôle des frontières et de l’immigration doit d’abord et avant tout appartenir aux Etats-nations. D’ailleurs, Viktor Orban est sans doute celui qui, en Hongrie, a le plus contribué, au cours de ces dernières années, à affaiblir la vraie extrême droite, et notamment le parti Jobbik (parti ultra-nationaliste et antisémite), en limitant considérablement son ascension politique. L’assimiler à ce dernier est, par conséquent, fort de café.

De plus, beaucoup voudraient le faire passer pour un fieffé antisémite, notamment du fait de l’effroyable campagne qui a été menée par son parti contre le milliardaire américain d’origine hongroise, Georges Soros. Or, malgré ce que certains peuvent raconter, le Premier ministre hongrois n’a jamais, une seule seconde, attaqué les origines juives du financier, mais n’a fait que combattre, certes de manière très violente, son idéologie multiculturaliste et sans-frontiériste. Peut-on encore critiquer une personne juive pour ses idées sans être accusé d’antisémitisme ? Cette façon de voir de l’antisémitisme partout, même quand il n’y en n’a pas, n’est pas seulement un procédé malhonnête, c’est surtout une façon de contribuer à banaliser dangereusement un mal qui doit, au contraire, être férocement combattu. D’ailleurs, au lendemain de son élection, l’Association juive européenne (EJA), une organisation basée à Bruxelles qui fédère des communautés juives dans toute l’Europe, n’a pas hésité à féliciter le Premier ministre hongrois pour sa triomphale victoire. Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a, quant à lui, également félicité, très chaleureusement Viktor Orban et l’a même remercié pour son « soutien à Israël » tout en l’invitant à s’y rendre très prochainement.

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En outre, Viktor Orban n’est assurément pas l’anti-européen primaire que voudraient nous vendre un bon nombre de ses opposants politiques ou des médias occidentaux. Le leader du Fidesz est certes parfois très critique vis-à-vis de l’Europe, mais le fait qu’il se sente profondément européen et qu’il ne veuille absolument pas faire sortir son pays de l’Union Européenne ne doit souffrir d’aucun doute. D’ailleurs, Viktor Orban, qui vient régulièrement affronter ses adversaires à Bruxelles, ne brandit jamais son droit de véto et s’entend très bien avec ses homologues du Parti populaire européen (Angela Merkel comme Jean-Claude Junker) dont son parti est membre. Alors certes, il a un intérêt purement matériel à agir ainsi (4% du PIB de la Hongrie en moyenne dépend des fonds européens), mais son objectif premier est bel et bien de transformer l’Union Européenne de l’intérieur en un système respectueux aussi bien de la souveraineté nationale que des identités populaires, et absolument pas de venir à bout de son existence.

La vérité est que ses détracteurs n’acceptent pas le fait que Viktor Orban veuille préserver les racines chrétiennes de la Hongrie et qu’il souhaite lutter efficacement contre le multiculturalisme qu’il considère comme étant le « mal » de l’Europe occidentale. C’est bien la volonté du peuple hongrois de refuser ce brassage culturel qui est visée par les libéraux, de gauche comme de droite, à travers les critiques, parfois disproportionnées, qu’ils formulent à son encontre. D’ailleurs, même les électeurs qui n’ont pas voté pour ce dernier, sont souvent d’accord avec ses critiques sur l’immigration massive et le modèle multiculturel ; ce qui rend par ailleurs extrêmement difficile la constitution d’une opposition forte et solide au Premier ministre. Cette préoccupation autour de ces questions est tellement forte chez les Hongrois qu’elle est allée jusqu’à faire passer comme secondaires, dans la tête des électeurs, toutes les affaires de corruption qui entourent la pratique du pouvoir de Viktor Orban. En effet, dans un pays qui a été particulièrement malmené au cours de son histoire (que cela soit sous l’occupation turque, sous l’Empire austro-hongrois ou sous le communisme), on peut comprendre que le peuple hongrois soit autant attaché à la défense et à la préservation de son identité ; ce sur quoi Viktor Orban a largement surfé pour arracher son éclatante victoire.

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Alors, certes, grâce à ce score électoral important, Viktor Orban va pouvoir continuer à réformer la Hongrie comme il le souhaite. Néanmoins, il devra également relever, dans les prochains mois et les prochaines années, de très nombreux défis : tenter de ressouder un pays profondément divisé entre la province (majoritairement pro-Orban) et sa capitale (plutôt anti-Orban), tenter de mettre fin à l’émigration massive de la jeunesse hongroise, ou encore essayer d’imposer ses vues à une Union Européenne qui ne le laissera pas indéfiniment piétiner ses règles sans contreparties et sans sanctions. Quant à l’opposition en Hongrie, notamment l’opposition de gauche, si elle souhaite exister et peser, elle devra se rassembler et faire oublier ses huit années calamiteuses au pouvoir qui ont précipité le pays vers la banqueroute. Cela dit, quoi que l’on pense d’elle, elle aura assurément un rôle important à jouer afin de contrer les relents autoritaires de Viktor Orban qui posent effectivement question, notamment vis-à-vis des médias, des ONG ou encore des libertés individuelles.

En attendant, laissons Viktor Orban gouverner comme il le souhaite son pays et respectons le choix des Hongrois. Après tout, s’il a été très largement plébiscité, c’est aussi parce qu’il a réussi à relever économiquement la Hongrie tout en menant la politique pour laquelle il a été élu, notamment en matière d’immigration. Le peuple hongrois a fait son choix en âme et conscience. Il ne connaît que trop bien ce qu’est une dictature pour ne pas retomber dans les travers d’un régime politique qui ne lui a apporté, par le passé, qu’un immense malheur. En outre, soyons en convaincus, à force de vouloir imposer de grands principes et des réformes à des peuples qui n’en veulent pas, il ne faut pas s’étonner que ces derniers se rebiffent et soient progressivement en train de dessiner, en Europe, un nouveau rapport de force. Car comme le disait si bien le général de Gaulle : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : l’Europe ! L’Europe ! L’Europe !… mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien. Je répète : il faut prendre les choses comme elles sont. » Alors, prenons les choses comme elles sont, et surtout les peuples comme ils sont, et cessons de vouloir leur imposer des politiques débouchant sur un désastreux reniement, aussi bien de leur souveraineté que de leur identité.

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Immigration : «Windrush», le scandale qui secoue l’Angleterre

Le gouvernement anglais est suspecté d’avoir voulu expulser les citoyens de la génération Windrush, pourtant venus aider le pays après la Seconde Guerre mondiale.

Ils sont venus pour aider à reconstruire le pays, et en sont maintenant chassés. La génération « Windrush », des immigrés d’origine caribéenne arrivés sur le sol anglais après la Seconde Guerre mondiale, est menacée par la politique anti-immigration du gouvernement de Theresa May. Une situation qui provoque une vague de colère au Royaume-Uni. Dimanche, la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd a démissionné, empêtrée dans ce scandale depuis plusieurs jours.

Ironie de l’histoire, c’est il y a tout juste soixante-dix ans qu’un bateau, « l’Empire Windrush » arrive au port de Tilbury. A son bord, 492 passagers antillais, invités par Londres, à reconstruire le pays après la guerre. Jusqu’en 1971, ils sont près de 500 000 à débarquer en Angleterre et deviennent la « génération Windrush », du nom du navire qui les a transportés.

Cette année-là, comme l’explique la BBC, le gouvernement autorise les citoyens du Commonwealth à rester indéfiniment. Mais dans le même temps, le Home Office, ministère de l’intérieur britannique, ne tient aucun registre prouvant la nationalité de ces nouveaux arrivants, et ne leur donne aucun papier officiel, alors que la carte d’identité n’existe pas.

57 000 personnes menacées d’expulsion

Pis encore, en 2010, l’Home Office décide de détruire les cartes de débarquement, distribuées à l’arrivée sur le territoire anglais des immigrés, pour protéger leurs données. Il devient impossible aux enfants de Windrush, arrivés en voyageant sur les documents de leurs parents, de prouver qu’ils sont anglais, alors même qu’ils ont pour la plupart, travaillé et fait toute leur vie en Angleterre, selon The Guardian.

En 2012, alors que Theresa May durcit sa politique d’immigration, ils se retrouvent même dans le viseur des services du Home office. Ceux qui n’ont pas fait la démarche d’être naturalisés n’ont pas de papier d’identité à fournir lors de contrôles, et risquent d’être expulsés. Selon le président de l’association d’aide aux migrants Joint Council for Welfare of Immigrants (JCWI), Satbir Singh, 57 000 personnes seraient concernées.

Renford McIntyre, 64 ans est l’un deux. Dans un portrait réalisé par le New-York times, cet homme raconte qu’après avoir passé 50 ans en Angleterre, il y a quatre ans, le Home Office le déclare comme immigré illégal. Il perd alors son travail, ses allocations et devient SDF. « Depuis, je compte sur l’alcool pour atténuer la douleur », confie-t-il au journal.

Vers un fiasco lors du Brexit ?

Malgré des excuses de Theresa May mi-avril, et des promesses de compensations financières, le scandale a pris un nouveau tournant ces derniers jours. Selon le Guardian - documents à l’appui - la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, a bien mené une politique chiffrée d’expulsion des immigrés clandestins, contrairement à ce qu’elle affirmait. Et savait depuis plusieurs mois que la génération Windrush allait souffrir de cette politique d’immigration dite de « l’environnement hostile », consistant à compliquer le séjour des immigrants illégaux en Angleterre. 

La démission de cette fidèle, qui avait succédé à Theresa May à l’Intérieur en 2016, est un coup dur pour la Première ministre, qui va affronter le 3 mai des élections locales à valeur de test pour son gouvernement, déjà déchiré par le Brexit et qui dispose d’une très mince majorité au Parlement.

Surtout, le scandale a suscité l’inquiétude sur la capacité de Londres à gérer les cas de millions de citoyens de l’Union européenne qui vivent actuellement au Royaume-Uni et souhaitent y rester après le Brexit l’an prochain.

Hautes-Alpes: la préfecture annonce avoir stoppé l'action des Identitaires

La préfecture des Hautes-Alpes a annoncé ce lundi avoir "empêché" des militants de Génération Identitaire (GI) de "poursuivre" leurs patrouilles anti-migrants à la frontière franco-italienne, ce que conteste le groupuscule d'extrême droite.
Depuis le 21 avril et une première manifestation hostile aux migrants au col de l'Échelle, au-dessus de Briançon, ces militants qui agissent sous la bannière du mouvement "Defend Europe" affirment sillonner la région pour "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France".
» LIRE AUSSI - Des militants d'extrême droite qui ont remis des migrants à la police ne sont pas poursuivis
 
Selon leurs dires, ils ont "raccompagné" quatre clandestins à la frontière dans la nuit du 26 au 27 avril puis en ont signalé sept autres à la police la nuit suivante.

Selon la préfecture, "huit membres" de Génération identitaire ont à nouveau, dans la nuit du 28 au 29 avril, "tenté de se faire passer pour des supplétifs de l'État" en surveillant la frontière, alors que leur mouvement "n'est en rien habilité à agir dans ce domaine" et que cela leur a été "clairement signifié" à "plusieurs reprises".

Une entrave aux services de l'État
 
Les forces de l'ordre "leur ont donné ordre de stopper immédiatement leurs agissements néfastes, qui ne servent à rien dans la lutte contre l'immigration irrégulière, constituent au contraire une entrave pour les services de l'État à la bonne réalisation de leur mission et ne font qu'exacerber les tensions autour de la question migratoire", indique un communiqué de la préfecture.

"GI a ainsi été empêché de poursuivre son action", assure la préfecture, selon laquelle le groupe a "déclaré quitter les lieux en fin de nuit" de samedi à dimanche, et "n'a plus été observé à la frontière haut-alpine depuis lors". "Les services de l'État restent extrêmement vigilants", ajoute-t-elle.

Un porte-parole de GI a démenti que les militants avaient mis fin à leurs patrouilles, d'autant, a-t-il dit, que celles-ci ne sont pas répréhensibles pénalement. "Nos équipes sont toujours sur place, leur mission continue et nous n'avons pas reçu de demande de partir", a déclaré Romain Espino, évoquant une "vingtaine de militants", en majorité des Français.

"Juridiquement, on peut intervenir car on a la loi de notre côté et l'article 73 du code pénal protège notre action", a-t-il ajouté. Cet article stipule que "dans les cas de crime ou délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche".

» LIRE AUSSI - Migrants dans les Alpes : Gérard Collomb annonce l'envoi de renforts «importants»

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L'immigration massive n'est pas un fantasme

Par Gilles-William Goldnadel

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité.


Voilà que les hystériques prétendument antiracistes nous refont le coup de l'hystérie. 

À les en croire la nouvelle vague migratoire venue du Sud islamique ne serait en rien spectaculaire, et la grande Europe n'aurait rien à craindre au plan identitaire. Les mêmes d'ailleurs interdisent d'évoquer le mot d'identité devenue le marqueur de l'infamie. C'est ainsi que le 20 avril la radio active de service public France Inter avait invité à son micro très hospitalier à gauche François Heran présenté comme un grand spécialiste de la migration. Il ne viendrait évidemment pas à l'idée de l'antenne publique à qui je, vous, nous versons une redevance, d'inviter, par exemple et au hasard, Monique Tribalat, démographe diplômée, ou encore un tout aussi incontestable Jean-Paul Gourevitch, mais tous deux moins en odeur de sainteté au sein de l'église cathodique immigrationniste. François Heran, calme et onctueux, mais un brin condescendant , expliqua donc qu'on exagérait grandement le danger démographique de la nouvelle vague . On n’était pas dans la réalité mais dans le fantasme. Aucun risque.

L'Europe est grande et nombreuse.

Ce débat surréaliste sur les fantasmes me donne comme une impression de déjà entendu. En 1998, sous l'égide du regretté Alain Griotteray, je participais à la publication d’un ouvrage collectif (Une idée certaine de la France éditions France Empire) avec d'autres qui sont toujours mes amis (Georges Fenech, Alexandre del Valle , Eric Zemmour notamment). Je me cite : « L'immigration. Encore un fantasme de droite. Le nombre d'étrangers irréguliers, difficilement assimilables dans la société française, leur obstacle à l'intégration des étrangers réguliers, l'impossibilité de bien les digérer , de bien s'en occuper comme on voudrait le faire, le lien entre délinquance et immigration clandestine, etc., fantasme, purs délires, aucun danger pour l'identité nationale bien entendu, d'ailleurs le nombre d'étrangers aurait plutôt tendance à régresser, à lire Hervé le Bras, seul démographe autorisé ».

Se reporter néanmoins au très édifiant Dans l'ombre de Le Pen (Hachette littérature 1998) (entretien Laurent de Sainte-Affrique, en indélicatesse avec Le Pen et Jean Gabriel Frenet rédacteur en chef Nouvel Observateur). Page 25 : observation un tantinet cynique de l'homme de l'Observateur :. « Le débat sur la société multiraciale est d'une certaine façon dépassée. Nous y sommes déjà… » Et ma conclusion qui arrive : « trop tard. Circulez. Et oui, trop tard. Jean-Pierre Chevènement, chantre, à ce qu'il paraît, du nationalisme intégral expliquait doctement dans un journal vespéral que, désormais, le couscous faisait partie du patrimoine national, et qu'on doit y aller tout doux avec l'Irak parce que la population musulmane en France est nombreuse et qu’il est comptable (en tant que ministre de l’intérieur) de la sécurité du pays… Silence dans les rangs des champions de l'indépendance nationale. »

Et effectivement, dans ces années 90, je n'ai cessé de m'interroger à longueur d’articles pour savoir à quel moment exact nous somme passés de la Phase1 les questions migratoires relèvent du fantasme de beaufs à la Phase 2 où l'on demandait au même beauf de circuler puisqu'il n'y avait plus rien à voir, la France étant, en vertu de cette chance de l'immigration, déjà une société multiculturelle promise au vivre ensemble harmonieux. En parlant de phases, et dans un domaine voisin, on appréciera pour ce qu’elle vaut la déclaration d'une Anne Hidalgo au Parisien du 26 avril concernant les migrants : « la situation est inhumaine ». Ainsi, le schéma immigrationniste classique est immuable : Phase 1 : On encourage à tout va l’entrée libre même illégale au nom de l’humanité. Phase 2 : on se lamente de la situation inhumaine faite aux personnes que l'on a laissé rentrer… Bien sûr, notre maire de Paris évoque le statut des «réfugiés » mais je rappellerai inlassablement que lorsque j'ai demandé au micro de RMC à Yann Brossat son adjoint au logement, s'il fallait expulser les illégaux inéligibles à l'asile celui-ci m'a répondu : « non évidemment ».

C'est donc bien la violation du droit républicain qui est le premier obstacle à une immigration qui ne serait pas vécue comme une invasion et à une intégration qui ne serait pas vécue comme inhumaine. Anne Hidalgo devrait relire Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».
Dieu a apparemment plus d'humour que moi.

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http://www.paroissedevillefranche.net - Newsletter Mai 2018







Les beaux jours arrivent ! Et avec eux l'envie de se dégourdir les jambes. Alors pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable et venir prier pour les vocations en participant demain au pèlerinage interdiocésain du 1er mai ? Une marche de 10 km en diocèse le matin puis l'après-midi tous les diocèses ensemble avec animation Glorious, parcours au choix à Ars et messe. Venez nombreux !

L'événement du mois

Mardi 1er mai : Pèlerinage interdiocésain pour les vocations à Ars

Nos diocèses se mettent en route vers Ars pour demander à Dieu de nous donner les prêtres et les diacres dont nos communautés ont besoin aujourd’hui et à l’avenir.
Route de Villefranche : 10 kms au départ route de Beauregard à 8h
Contact : Yves Chevalet 06 71 11 84 24 villefranche@ars1mai2018.fr
Comment s’inscrire ?
Voici un lien Doodle pour s’inscrire, que ce soit pour la marche ou pour aider à encadrer. Merci de vous inscrire ici : https://doodle.com/poll/hbszp745hxwf74ui
Vous pouvez voir la publication Facebook sur la page de la paroisse, ici : https://www.facebook.com/paroissedevillefranche/ .

Votre agenda

Jeudi 3 mai : Conférence Bioéthique début - fin de vie (euthanasie, PMA...)

Table ronde anmée par le Professeur Chapuis à 19h au Centre interculturel de Décines.



Visite pastorale de Monseigneur Gobilliard du 3 au 6 mai
  • Samedi 5 mai :
10h : marche avec les familles (départ Arnas - arrivée chapelle d’Ouilly)
18h30 : messe des familles présidée par Mgr Gobilliard à Béligny, suivie d’un repas partagé et d’un temps de questions-réponses
  • Dimanche 6 mai : Confirmations de lycéens à 10h30 à Notre dame des Marais


Jeudi 10 mai : horaires de messes de l'Ascension
9h Limas - 10h30 Notre-Dame des Marais - 11h Arnas - 11h chapelle d’Ouilly - 18h30 Limas


La vie de la paroisse

Pour les époux et père des famille, Plus d'infos
- Chaque lundi chapelet à 19h30 à ND des Marais
- Lundi 14 mai 19h30-22h30 - Eglise de Gleizé - Messe/adoration précédée d'un repas tiré du sac à la cure de Gleizé

Chaque samedi - 10h-12h - Foot paroissial parents / enfants - Plus d'infos

Il reste des places pour le pèlerinage Parcours d'Evangile en Terre Sainte du 13 au 20 mai
se renseigner ici

Dimanche 27 mai 18h30 : louange chantée à Notre Dame des Marais - en savoir plus...


Autres infos

Dimanche 6 mai : 18ème pèlerinage Catherine Lassagne : 25 km d'Ars à Notre Dame de Beaumont pour toutes les femmes dès 18 ans
C’est l’occasion pour chacune de confier au Seigneur les intentions que vous portez, dans un climat fraternel et spirituel.
Cette année, Soeur Marie-Albert, Petite Soeur des Maternités catholiques, nous fera une conférence sur le thème « Femme, ouvre ton coeur à la Rencontre! »
Nous avons une fois de plus la grâce d’être accompagnées par des prêtres tout au long du pèlerinage.
N’hésitez pas à venir nombreuses et à faire connaître ce pèlerinage ! lire la suite...
Jeudi 17 mai à 20h30 chez Aude Peillon (5 rue du Cèdre 69400 Gleizé): réunion d'informations pour le pèlerinage des mères de famille à Cotignac des 8, 9 et 10 juin plus d'infos
Lundi 28 mai : prendre soin de son couple autour d'un dîner à deux avec La Source (Savigneux) 19h45 - 22h30 thème spécial parents : "Poser des limites, lâcher du leste : quel équilibre ?" plus d'infos

Le Marathon du Beaujolais "Courir pour Dieu et pour nos frères" revient le samedi 17 novembre 2018 !
Le projet est repris par Thibault et Marianne Meunier qui auront besoin de votre aide pour faire de cette nouvelle édition une réussite ! Tous les détails pour les inscriptions sont à retrouver ici.
Ceux qui désirent participer au 42 km bénéficient d'une réduction de 15 € pour toute inscription avant le lundi 30 avril inclus.




Conquête des droits : le droit à l’existence


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par Antonin Campana

Ex: http://www;autochtonisme.com
 
Légalement, en République, le concept de « Français de souche » n’existe pas. Les « Français blancs dits de souche » ne constituent pas un « groupe de personne » au sens de la loi. Cette notion « ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique», et «la “blancheur” ou la “race blanche”» n'est «en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français» (Tribunal Correctionnel de Paris, mars 2015). Par contre, le concept de néocalédonien de souche existe juridiquement et les néocalédoniens de souche constituent bien un « groupe de personnes », et même un « peuple », au sens de la loi (Accord de Nouméa, loi organique 99-209…). Le refus de reconnaître juridiquement le peuple souche de France est à la base d’un système profondément inégalitaire, discriminant et lourd de menaces pour celui-ci (système qui permet par exemple d’insulter en toute impunité les « Français blancs » et d’appeler contre eux à la violence. Cf. le jugement du Tribunal cité plus haut, qui ne trouve aucune objection au fait d’inciter à « niquer » les « petits Gaulois de souche »).
Nous avons montré (ici) que le peuple autochtone de souche européenne, c’est-à-dire le peuple français historiquement « blanc », avait été juridiquement transféré en 1790 dans une nation civique. Cette nation civique a pris le nom de « peuple français » ce qui était un détournement manifeste de nom, voire un vol, puisque cette nation était en fait un « creuset » destiné à intégrer les hommes de toutes les origines.
Dans ce creuset, le peuple français de souche subit aujourd’hui une relation de domination, puisque le régime en place le nie et se refuse à considérer autre chose qu’une nation civique « sans distinction ». Pour la République, il n’y a que le corps d’associés indifférenciés et pas de « corps intermédiaires » ou de « sections du peuple » dans ce corps : pas de peuple souche donc. Celui-ci s’est évaporé et n’est même pas une composante parmi d’autres de la société multiraciale et multiculturelle : il n’existe tout simplement pas !
 La question qui se pose est donc celle-ci : le peuple souche existe-t-il encore, ou a-t-il disparu le 14 juillet 1790 après son transfert dans la nation civique ? Il n’y a que deux réponses possibles à cette question :
  • Oui, il a disparu : il faut donc reconnaître juridiquement son génocide (rappelons que la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) considère que la « soumission intentionnelle d’un groupe [national, ethnique, racial ou religieux] à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle » est un acte de génocide).
  • Non, il existe toujours : il faut par conséquent reconnaître juridiquement son existence.
Bien sûr, la seconde réponse est la seule réponse acceptable, puisque des Français de souche se revendiquent toujours comme tels. Néanmoins, le peuple souche a bien a été victime d’une tentative de génocide, tentative toujours en cours, d’ailleurs, avec le Grand Remplacement et la négation autistique de son existence (négation d’existence qui permet au passage de nier le Grand Remplacement : on ne saurait remplacer ce qui n’existe pas).
Or, non seulement l’existence du peuple souche n’est pas reconnue, mais son effacement est implicitement proclamé par la loi républicaine (sans que pour autant le génocide soit reconnu). Le Conseil Constitutionnel rappelle que le peuple français, défini comme un « concept juridique » (sic !), est une « catégorie unitaire insusceptible de toute subdivision en vertu de la loi », et que la Constitution de la Ve République « ne connaît que le peuple français composé de tous les citoyens français sans distinction d’origine, de race ou de religion » (décision n°91-290DC du 09 mai 1991). Exit donc le peuple souche comme catégorie à part entière.
Pourquoi cette discrimination et ce rejet, si l’on considère que le peuple des Autochtones mélanésiens est quant à lui respectueusement reconnu par les mêmes instances républicaines ? L’interrogation est d’autant plus légitime que le peuple des Autochtones mélanésiens de Nouvelle-Calédonie et le peuple des Autochtones européens de France, peuples vivant sur le même « Territoire de la République », peuvent présenter des titres similaires justifiant leur droit à être tous deux juridiquement reconnus comme peuples à part entière.
Si les premiers Lapitas, ancêtres des kanaks, arrivent dans l’archipel vers 1000 avant notre ère. Les ancêtres des Européens, quant à eux, peuplent l’Europe depuis la nuit des temps. Les peintures de Lascaux ont 20 000 ans, celles de la grotte Chauvet, en Ardèche, ont 35 000 ans. Depuis, le peuplement européen de l’Europe a été ininterrompu jusqu’à aujourd’hui. Est-il besoin de le rappeler ? Faut-il énumérer toutes les empreintes laissées en Europe par ce peuplement européen ?
Pour le reste, le peuple autochtone de France pourrait quasiment s’approprier mot à mot le préambule de l’accord de Nouméa :
« [Lorsque la République] prend possession  [de la France], elle s'approprie un territoire et n'établit pas des relations de droit avec la population autochtone. Les traités passés constituent  des actes unilatéraux.
Or, ce territoire n'était pas vide.
Il était habité par des hommes et des femmes qui se dénommaient [Français]. Ils avaient développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, ses coutumes qui organisaient le champ social et politique. Leur culture et leur imaginaire s'exprimaient dans diverses formes de création.
Des hommes et des femmes sont venus en grand nombre, [à la fin du XX siècle], animés par leur foi religieuse, venus contre leur gré ou cherchant une seconde chance [en France]. Ils se sont installés. Ils ont apporté avec eux leurs idéaux, leurs connaissances, leurs espoirs, leurs ambitions, leurs illusions et leurs contradictions.
[La relation de la France avec la République] demeure marquée par la dépendance coloniale, un lien univoque, un refus de reconnaître les spécificités, dont les populations nouvelles ont aussi souffert dans leurs aspirations.
Le choc de la colonisation  [républicaine et migratoire] a constitué un traumatisme durable pour la population d'origine.
Les [Français] ont été privés de leur nom en même temps que de leur terre. Une importante immigration a entraîné des déplacements considérables de populations [françaises], dans lesquels [les familles françaises] ont vu leurs moyens de subsistance réduits et leurs lieux de mémoire perdus. Cette dépossession a conduit à une perte des repères identitaires.
L'organisation sociale française s'en est trouvée bouleversée. Les mouvements de population l'ont déstructurée, la méconnaissance ou des stratégies de pouvoir ont conduit trop souvent à nier les autorités légitimes [NDLR : identitaires] et à mettre en place des autorités dépourvues de légitimité [NDLR : républicaines], ce qui a accentué le traumatisme identitaire.
Simultanément, le patrimoine culturel français était nié ou pillé.
A cette négation des éléments fondamentaux de l'identité française se sont ajoutées des limitations aux libertés publiques et une absence de droits politiques, alors même que les [Français de souche] avaient payé un lourd tribut à la défense de la [République], notamment lors de la Première Guerre mondiale.
Les [Autochtones sont] repoussés aux marges géographiques, économiques et politiques de leur propre pays, ce qui pourrait, chez un peuple fier et non dépourvu de traditions guerrières, provoquer des révoltes.
La colonisation [républicaine] a porté atteinte à la dignité du [peuple autochtone de France] [qu’elle prive] de son identité. Des hommes et des femmes ont perdu dans cette confrontation leur vie ou leurs raisons de vivre. De grandes souffrances en sont résultées. Il convient de faire mémoire de ces moments difficiles, de reconnaître les fautes, de restituer [au peuple autochtone de France] son identité confisquée, ce qui équivaut pour lui à une reconnaissance de sa souveraineté, préalable à la fondation d'une nouvelle souveraineté
Il est aujourd'hui nécessaire de poser les bases d'une citoyenneté [autochtone de France], permettant au peuple d'origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun.
La taille [de la France] et ses équilibres économiques et sociaux ne permettent pas d'ouvrir largement le marché du travail et justifient des mesures de protection de l'emploi local.
Il convient d'ouvrir une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l'identité [autochtone].
Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du  rééquilibrage. L'avenir doit être le temps de l'identité, dans un destin commun.
La République est prête à accompagner le peuple autochtone de France dans cette voie ».
Dans l’accord de Nouméa, la République reconnaît que les Autochtones mélanésiens de Nouvelle-Calédonie forment un « peuple » : le « peuple kanak » (point 3 par exemple). Obliger la République à reconnaître que les Autochtones européens de France forment eux-aussi un peuple, tant par leur lignée particulière, leur culture spécifique, que leur lien à la terre ancestrale, revient à faire acte de justice, au nom de l’égalité entre les peuples.
La reconnaissance du droit à l’existence juridique entraînera mécaniquement l’octroi de droits collectifs jusqu’au droit du peuple autochtone à disposer de lui-même. N’allons pas croire que la reconnaissance de ce droit sera offerte sur un plateau. Il devra être conquis de haute lutte, comme il l’a été en Nouvelle-Calédonie. Un Avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) du 23 février 2017, observe qu’« aucune définition formelle de la notion d' "autochtone ", pas plus que celle d' "indigenous " en anglais, n'a été arrêtée en droit international ». Pourtant, cette Commission décrète arbitrairement que « seuls les Kanak de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane sont des peuples autochtones de la République française ». C’est que la CNCDH a parfaitement compris que le régime en place ne tiendrait pas longtemps si le droit des peuples autochtones était appliqué aux Français de souche européenne. Du point de vue républicain, il est vital que le peuple souche de France ne soit absolument pas conscient de son assujettissement à une République trop universelle pour être française, trop absolue pour être démocratique, trop ouverte pour ne pas être remplaciste.
Le peuple autochtone de France ne doit jamais être reconnu en tant que tel : de son point de vue, la CNCDH a raison !  Mais ce déni d’existence et cette crispation ne montrent-t-elles pas aux Autochtones le point faible du Système et par conséquent la direction de leur combat ? Dans cette conquête du droit à exister juridiquement, conquête mobilisatrice s’il en est, les Autochtones ne manqueront pas d’arguments. Ils disposent de tous les atouts nécessaires pour montrer et démontrer autant qu’il faudra qu’ils ne sont ni un sous-peuple, ni un peuple fantôme, mais un peuple historique et un grand peuple : qui pourra soutenir longtemps le contraire sans passer pour un imbécile ou un antijaphite ?

Antonin Campana

Affrontements extrême-gauche et ultra-droite : "ces guerres de territoire" qui inquiètent le Renseignement

Les services de renseignement français redoutent "de nouvelles exactions" entre l'extrême-gauche et l'ultra-droite, dans un contexte social tendu depuis plusieurs semaines.  

 

Source, Document et Video 

Damien Rieu, l'identitaire derrière l’opération anti-migrants du col de l'Echelle

Organisateur de l’opération anti-migrants dans les Alpes, Damien Rieu fait le lien entre le FN et l’extrême droite la plus radicale.
Damien Rieu est à l'origine de l'opération des identitaires dans le col de l'Echelle.
Damien Rieu est à l'origine de l'opération des identitaires dans le col de l'Echelle. (Capture d'écran Facebook)
Le blocage du col de l'Echelle (Hautes-Alpes), point de passage des migrants venus d'Italie, par des dizaines de militants de ­Génération identitaire le week-end dernier, c'est lui. Damien Rieu, 28 ans, est à l'origine de l'opération. Il l'a imaginée et mise en œuvre, a loué les hélicoptères qui ont survolé la zone pour prendre des photos, avant de repartir. La séquence a provoqué un tollé. Au Front national, Louis Aliot et ­Nicolas Bay ont salué une opération "efficace" tout en assurant que le parti n'avait rien à voir avec ça. Il y a pourtant au moins un lien : il se fait appeler Damien Rieu. Son vrai nom est Damien Lefèvre.

"Il est le chef de ceux qui, à droite, sont en recherche de radicalité", résume un cadre du ­Rassemblement bleu marine. Mais depuis 2017, Damien Rieu est aussi responsable de la communication de Beaucaire, commune du Gard dirigée par Julien Sanchez, porte-parole du FN. "Il ne doit pas faire d'action sur la commune. Pour le reste, il fait ce qu'il veut tant que ça reste légal", affirme l'édile. Mais ce n'est pas toujours légal, justement : en décembre 2017, Rieu a été condamné à 40.000 euros d'amende et à un an de prison avec sursis pour l'occupation du chantier de la mosquée de Poitiers en 2012. S'il affirme être "fier de cette condamnation" pour laquelle il a fait appel, il se fait désormais discret, et cache parfois sa participation aux actions de Génération identitaire pour ne pas nuire au FN. Il était, par exemple, sur le bateau affrété en 2017 pour bloquer les migrants en Méditerranée… Le FN n'était officiellement pas au courant.

Un proche de Marion Maréchal-Le Pen

Homme de réseaux, Damien Rieu est introduit dans les différentes mouvances d'extrême droite. Entre ses études – Panthéon-Assas puis Sup de Com Lyon – et ses stages, notamment dans une agence de communication comptant comme client le FN, il s'est forgé un solide carnet d'adresses. Dans son entourage, on trouve des identitaires, des figures comme Pierre Sautarel, fondateur du site d'extrême droite FdeSouche ou l'ancien frontiste Jean-Yves Le Gallou. On le dit aussi proche de Marion Maréchal- Le Pen, avec laquelle il a travaillé en région Paca de 2015 à 2017. "On est potes", assure-t-il. "Il surjoue sa proximité politique avec elle, nuance un membre du premier cercle marioniste. Il a fallu qu'on rappelle à plusieurs reprises qu'il n'était pas son chargé de communication, mais juste son communicant sur les réseaux sociaux."Cette "ancienne racaille de banlieue de Clermont-Ferrand", comme il aime à se présenter, aurait pu emprunter un autre chemin politique. Fils d'un ancien cadre de section du Parti communiste, Damien Rieu s'est d'abord construit à gauche. "Je portais des tee-shirt Che Guevara, j'allais manifester contre Le Pen…", se souvient-il. Mais à l'adolescence, il embrasse les thèses anti-­immigrationnistes et rejoint le FNJ en 2007. Il a alors 17 ans et vit à Lyon avec son père. Quand celui-ci découvre l'engagement de son fils, il le met à la porte. "Il m'a dit qu'il ne voulait pas de fachos à la maison, raconte Damien Rieu. Je me suis retrouvé en foyer de jeunes travailleurs. J'étais le seul Blanc. C'était l'enfer…" Il s'éloigne alors un temps du FN pour rejoindre Rebeyne!, le mouvement des jeunesses identitaires de Lyon. Il ne quittera plus sa nouvelle famille, composée de jeunes Blancs obsédés par la "remigration", c'est-à-dire le retour des immigrés dans leur pays d'origine. Il fait tout, depuis, pour l'agrandir.
  • Par Sylvain Chazot 
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