
Voici la version écrite du discours prononcé par Alain Escada, président de Civitas, à la Fête du Pays Réel du 24 mars 2018.
Chers amis,
Tout d’abord,
je tiens à vous remercier d’être venus si nombreux pour cette journée.
C’est la démonstration qu’il est possible de créer une dynamique sans
rien renier de nos convictions catholiques, patriotes, nationalistes.
Je tiens à
remercier les prêtres et les religieux qui nous font l’honneur de leur
présence, les délégations étrangères présentes aujourd’hui, nos amis
suisses de Résistance Helvétique, les Belges du mouvement Nation, les
représentants d’une longue liste de mouvements et associations de la
composante nationale qui ont choisi de participer à cette deuxième Fête
du Pays Réel. Je veux aussi remercier les dizaines de bénévoles qui ont
généreusement offert leur temps et leur énergie à l’organisation de
cette journée. C’est grâce à vous tous qu’elle est un succès.
Et ce succès devrait en faire réfléchir plus d’un, à l’heure des recompositions politiques et de la crise religieuse.
Chez nous, Dieu
est premier servi. Nous ne dissimulons pas notre Foi pour tenter
d’élargir nos rangs. Nous ne cachons rien de notre objectif de restaurer
une France catholique, nettoyée des bactéries maçonniques et laïcistes.
Nous ne cherchons aucun compromis inter-religieux. Nous affirmons sans
détour que, si Dieu nous en donne les moyens, nous organiserons la
dissolution du CRIF, de l’UOIF, des loges maçonniques et autres
officines de l’anti-France.
Chez nous, la
France est aux Français. Nous ne taisons rien de notre volonté d’agir
sans relâche pour reconquérir la France, organiser la rémigration et
consacrer l’argent public, l’argent des contribuables, à améliorer le
sort des Français avant celui des autres populations. Chez nous, nous
nous rappelons que la première des charités, c’est la Vérité, et que
nous avons à nous préoccuper d’abord et avant tout du sort des Français
vivant dans la misère, à assurer la prospérité de notre peuple, ainsi
qu’à sauvegarder notre modèle civilisationnel, notre Foi, nos us et nos
coutumes.
Chez nous, nous
savons que la Famille est la cellule de base de la société. Et
qu’importe les lois iniques, le mariage ne peut être que l’union d’un
homme et d’une femme.
Chez nous, nous
parlons vrai, sans langue de bois, sans compromission, sans chercher à
plaire aux médias, sans solliciter un brevet de respectabilité chez ceux
qui enchaînent la France et les Français.
Chez nous, nous faisons appel au Pays Réel.
Le pays réel s’oppose bien sûr au pays légal, selon la formule de Charles Maurras.
Le pays réel
s’oppose aussi aujourd’hui au pays mutant, transformé, transhumaniste,
transgenre, transracial, transatlantique, transmigratoire et
transreligieux, mais jamais transcendant.
Aujourd’hui, le
pays légal nous impose l’idéologie du genre sous toutes ses formes.
Vous savez, l’idéologie du genre consiste à prétendre que vous pouvez
décider vous-même de ce que vous êtes, homme ou femme, voire hybride. De
là découle l’idée que vous pouvez aussi choisir si vous êtes blanc,
noir, jaune ou vert à petits pois. Demain, cette idéologie du genre
devrait aussi permettre de prétendre être un poisson rouge. Mais on ne
se moque pas impunément du réel et celui qui se prendra pour un oiseau
s’écrasera immanquablement au sol.
En France,
cette idéologie du genre a connu un nouveau développement. Pour incarner
Sainte Jeanne d’Arc aux fêtes johanniques d’Orléans, la bien-pensance a
choisi une jeune fille métisse, à moitié béninoise. Cette jeune fille a
sans doute beaucoup de qualités mais cela suffit-il pour prétendre
incarner Jeanne d’Arc, modèle de jeune fille typiquement française d’une
époque médiévale où la France était entièrement blanche. Dire cela, ce
n’est pas du racisme, c’est être dans le réel. Que diraient les
professionnels de la bien-pensance si une jeune fille togolaise était
choisie pour incarner Anne Franck au cinéma ? Ou si Gérard Depardieu
endossait le rôle de Nelson Mandela dans une série télévisée ? Il ne
fait aucun doute que le tollé serait immédiat et général. Et tous
trouveraient cet irréalisme ridicule.
Mais dans le
cas présent, même parmi ceux qui prétendent, défendre la France, de
Philippe de Villiers à Marine Le Pen, on s’est précipité pour trouver
formidable que cette jeune fille métisse devienne la Jeanne d’Arc 2018.
Terrorisés à l’idée d’être qualifiés de racistes, ils ne s’aperçoivent
pas qu’ils sont profondément ridicules d’approuver de la sorte la
négation du réel. Ils encouragent ainsi ces producteurs cosmopolites qui
placent au cinéma et à la télévision des acteurs de couleur dans des
rôles phares comme les héros de l’homérique Guerre de Troyes ou de la
cour d’Angleterre au Moyen-Âge, dans l’intention de lobotomiser les
jeunes générations et de leur faire admettre un nouvel ordre mondial
nomade et métissé.
Le retour au réel est pourtant l’une des conditions indispensables au redressement de la France.
Ce retour au
réel doit précisément s’appuyer sur le Pays réel, sur la France des
terroirs et des clochers, sur l’enracinement, sur le local.
Chez nous, la
France rurale est primordiale. Parce qu’elle est nourricière. Parce que
la logique voudrait que nous consommions ce que produisent nos paysans
français plutôt que les crasses produites par des multinationales
apatrides. Parce que le bon sens d’un paysan a bien souvent plus
d’utilité que les calculs d’un énarque. Parce que le terre ne ment pas,
comme le disait un Maréchal de France.
Chez nous, le
travail des artisans français est considéré à sa juste valeur, comme un
savoir-faire que nous ne voulons pas voir remplacé par du bas de gamme
asiatique ou des robots à tout faire.
Chez nous, nous
préférons le petit commerçant au supermarché, nous préférons l’humain à
la machine, nous préférons le village à la mégapole, nous préférons le
travailleur au spéculateur, nous préférons Aristote à Rothschild.
Chez nous,
l’art et la culture sont au service du Bien et du Beau. Ils ne suintent
pas l’odeur putride du blasphème et de la pornographie.
Il n’y aura pas
de reconquête possible sans le pays réel, sans les corps
intermédiaires, sans le tissu local, professionnel, associatif,
culturel.
C’est pour
cette raison qu’il faut, par exemple, recréer des corporations
professionnelles, autrement plus utiles que les syndicats politiques.
Il est aussi
indispensable de partir à la reconquête de nos villages, de nos
communes. Il nous faut organiser des villages gaulois catholiques à
partir desquels envisager l’avenir, mettre à l’abri les nôtres,
conserver notre mode de vie et préparer la reconquête.
Ne nous
leurrons pas. Le camp national ne prendra pas le pouvoir pas l’entremise
d’une élection présidentielle. Seules des circonstances exceptionnelles
précédées de pénibles épreuves pourraient permettre que le pouvoir soit
à nouveau confié un jour à un chef d’Etat authentiquement soucieux du
Bien commun et de l’intérêt des Français.
En attendant ce jour, c’est à l’échelon local que doit s’organiser la préservation de notre modèle civilisationnel.
Il faut donc,
d’une part, mettre en place un véritable plan de rachat de villages à
l’abandon. Alors que les banques conspirent pour faire disparaître
l’argent liquide, ce qui signifierait la possibilité de tout savoir de
nous et de condamner les dissidents à la mise à mort sociale et
économique en quelques clics, seule la mise en place de villages gaulois
et catholiques peut nous permettre de sortir de ce système, d’instaurer
une monnaie locale et d’élever nos enfants dans un cadre préservé.
Et d’autre
part, il faut s’engager dans les élections municipales, surtout dans les
petites communes, et y insuffler un nouveau souffle.
Nos villages, nos petites communes doivent être nos bases de repli à partir desquelles s’élancera la reconquête.
Le Pays réel
peut devenir un temps minoritaire, mais c’est à partir de lui que pourra
s’élaborer la reconquête, de la même façon que le royaume de France
était devenu bien minoritaire sur le territoire national avant qu’une
jeune Jeanne d’Arc soit guidée par le Ciel pour libérer le pays et
chasser l’envahisseur.
Le Pays réel,
dont nous faisons tous ici partie, porte donc une lourde responsabilité,
en ce sens qu’il lui revient, qu’il nous revient, de ne plus perdre de
temps pour donner vie à notre modèle de société contre-révolutionnaire.
Voilà pourquoi,
pour encourager ce Pays réel à agir sur de bons principes, nous voulons
le doter d’une devise. Cette devise, c’est DIEU PATRIE FAMILLE.
DIEU, parce que
rien de durable, de solide, d’efficace, de juste, ne pourra se faire
sans Lui. La France est née du baptême de Clovis. La Chrétienté a donné à
la France ses plus beaux héros : sainte Geneviève, Charles Martel,
saint Louis, sainte Jeanne d’Arc,… La France a même reçu une mission,
celle de fille aînée de l’Eglise. Sans Dieu, la France n’est plus rien.
Je ne sais pas si quelqu’un parmi nous verra la victoire de son vivant,
mais ce que je sais avec certitude, c’est que nous ne gagnerons pas sans
Dieu et sans des militants dont la Foi déplace les montagnes.
PATRIE,
ensuite, parce que nous sommes des êtres enracinés, héritiers de la
terre de nos pères, de nos ancêtres, qu’il nous faut à notre tour
transmettre à nos enfants.
La FAMILLE, enfin, parce que ce sont ces cellules de base de la société qui constituent sa sève.
Avec cette
devise DIEU PATRIE FAMILLE, le Pays Réel se distingue une fois de plus
du Pays légal et de sa devise Liberté Egalité Fraternité qui signifie
Liberté de nous envahir, Egalité entre le mensonge et la vérité et
Fraternité maçonnique.
Cette journée se termine. Elle n’est qu’une première étape. Je vous invite d’ores et déjà à noter trois rendez-vous.
Le 28 avril
2018 : journée du Rosaire aux Frontières, dont vous pouvez trouver
toutes les informations sur leur stand présent ici ou sur internet.
Souvenons-nous de l’importance du saint rosaire et de l’armée priante
conduite par le Pape en personne lors de la bataille de Lépante, tandis
que l’armée combattante repoussait les envahisseurs islamistes.
Aujourd’hui, nous n’avons plus d’armée combattante pour repousser les
envahisseurs puisque nos dirigeants sont les valets du nouvel ordre
mondial, mais il nous appartient de relancer l’armée priante, en
attendant le retour d’une armée combattante.
Le 13 mai 2018 : Défilé national d’hommage à sainte Jeanne d’Arc.
Du 16 au 18 août 2018 : première université d’été du Pays réel.
Cette journée
se termine et vous allez bientôt rentrer chez vous. Mais prenez de
bonnes résolutions et rejoignez-nous dès maintenant pour un combat sans
concession. Nous savons que vous êtes déjà tous très sollicités. Mais prenez votre carte de membre Civitas, abonnez-vous à la revue Civitas.
En le faisant, c’est un encouragement à poursuivre le bon combat que
vous nous adressez. Et si vous le pouvez, militez. Nous avons besoin de
vous pour implanter Civitas partout en France.
Vive le Pays réel !
Vive la France !