« Tenons serré le lien qui nous tient réunis avec les Pères de notre esprit et de notre goût »
Charles MAURRAS
Préface d’Anthinéa (1942)
Pour que la flamme ne s’éteigne pas…
Le
nom de Charles Maurras a été effacé du livre des commémorations
nationales. Françoise Nyssen, ministre de la Culture s'explique : il
s'agit de « lever l'ambiguïté » sur « des malentendus qui sont de nature
à diviser la société française ». Soixante ans après sa mort, le
Martégal a toujours contre lui les détenteurs du pouvoir politique, ceux
qui l’ont chassé de l’Académie française, ceux qui l’ont condamné à la
réclusion perpétuelle et à la dégradation nationale pour intelligence
avec l’ennemi. La « gueuse » se défend bien et il n’y a rien d’étonnant à
cela. Que peut-on attendre de cette République et de ses serviteurs ?
Que peut-on attendre de l’anti France ? Maurras aurait répondu : rien.
Honorer
Maurras, c’est avoir pour la Patrie une piété filiale, c’est se savoir
comme le dirait Jean Madiran « débiteur insolvable », c’est avoir à
l’esprit que le patrimoine reçu est là pour le transmettre et non
uniquement pour en jouir de manière égoïste. C’est parce que cette
impiété à l’égard de la Patrie n’a jamais été aussi grande que nous
honorons ceux qui ont fait la France : nos rois certes, mais aussi
l’immense cortège de tous nos saints, de nos héros et de nos soldats,
célèbres ou silencieux, qui ont foulé le sol de notre beau pays et
contribué à transmettre et à enrichir le patrimoine de notre
civilisation.
Honorer
Maurras, c’est saluer son œuvre immense, littéraire et politique.
Certains – tièdes – ne reconnaissent que le génie littéraire du maître
de Martigues ; ceux-là le travestissent, l’accusant d’employer au
service de la politique son génie littéraire. Ceux-là n’ont pas compris
Maurras et ce qui l’animait : cet amour du Pays Réel, cette ferme
volonté de montrer aux français la voie royale du salut national, cet
amour de l’Ordre des choses. Honorer Maurras, c’est rendre hommage à son
art qui s’est déployé dans une démarche politique et qui fut au service
de « la France, la France seule ».
Honorer Maurras, c’est redécouvrir sa doctrine, c'est avoir à l'esprit que « la République en France est le règne de l’étranger ».
Dès ses débuts avec Mistral au sein du Félibrige, il s’est efforcé de
combattre avec la plus grande fermeté le broyage des identités
provinciales, le monolithisme centralisateur de cette république « Une
et Indivisible ». Nous devons saluer le grand mérite qu’il a eu d’avoir
su conjuguer nationalisme et Contre-Révolution. Maurras est un modèle,
il nous invite à mener un combat énergique contre ce qu’il appelait les
« Quatre États confédérés », contre ces États dans l’État,
contre les lobbies de tout genre. Notre combat doit être politique,
culturel et spirituel, de sorte que Washington, Bruxelles et Tel-Aviv ne
soient plus maîtres de la moindre parcelle de France. « Règne de l’étranger »,
la République se montre incapable de faire vivre la nation, la
nécessité monarchique s’impose donc, pour rendre à la France un régime
qui soit français.
Le
21 avril prochain, à l’occasion du cent cinquantenaire de sa naissance,
rendons hommage à Charles Maurras et souvenons-nous des paroles de
sainte Thérèse de Lisieux, patronne secondaire de la France que Maurras
affectionnait tant : « Il faut toujours prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante. »
« Ma
vie s'achève. J'ai beaucoup travaillé pour la France, pour ce beau pays
de qui j'ai tout reçu. J'aurais aimé vivre encore quelques temps pour
continuer à le servir, pour le voir sortir de ses ruines et rentrer dans
son ordre monarchique et catholique, retrouver ses traditions. Toute ma
vie j'ai lutté et je lutterais encore pour ce trésor de beauté, de
sagesse et de sainteté. Je sais que je n'aurai pas travaillé en vain. Si
j'ai pu rendre à quelques Français la fierté de leur tradition, je n'ai
pas perdu mon temps. Mon œuvre plaidera devant Dieu qui me jugera. J'ai
eu moi aussi, ma mission et j'ai vécu pour elle. » Charles Maurras au Chanoine Cormier le 8 novembre 1852.
N'en doutons pas, « Tout désespoir en politique est une sottise absolue ».
Vive Maurras, Vive le roi, Vive la France !
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