L’AGRIF était constituée partie civile dans l’affaire de la profanation du cimetière Saint-Roch de Castres.
La Cour d’appel de Toulouse vient de rendre sa décision ce jeudi 29 mars 2018.
Si l’auteur des faits a été reconnu
irresponsable pénalement à la suite de différentes expertises
psychiatriques, il n’en a pas moins été reconnu auteur des faits et
condamné à indemniser les victimes comme le prévoit la loi.
S’agissant de la qualification pénale, la Cour d’appel a ainsi reconnu le caractère anti-chrétien des faits reprochés :
« La connotation religieuse des
faits de profanation des tombeaux, sépultures, urnes cinéraires et
autres monuments édifiés à la mémoire des morts dans le cimetière Saint
Roch de CASTRES ressort d'actes spécifiques consistant au bris de
nombreux symboles de la religion chrétienne (croix, statues de la Vierge
Marie et des anges) alors que le carré juif n'a pas été touché et que
ces actes étaient accompagnés par leur auteur d'invocations religieuses,
invoquant avoir vu Dieu (…) et traversant une phase religieuse intense
(…) depuis le 14 avril 2015, puisqu’il ne cessait d'invoquer le
Seigneur, Dieu ou Allah, que le 15 avril il était revenu en invoquant la
protection du seigneur contre le diable et que sa soeur l'avait calmé
en lui lisant le Coran) ».
« S'agissant de la demande de
l'AGRIF, la constitution de partie civile est recevable en application
de l'article 2-1 du code de procédure pénale, s'agissant d'une
association déclarée depuis plus de cinq ans, dont l'article 2 des
statuts mentionne notamment qu'elle entend lutter contre le racisme
anti-chrétien.
L’auteur des faits « est directement responsable du préjudice subi par l'AGRIF et lui doit réparation ».
Cette nouvelle victoire est importante
alors que certains juges contestent contre l’évidence le caractère
anti-chrétien des atteintes aux symboles de la foi chrétienne lors de
profanations de cimetières.