Editorial du hors-série spécial colloque Iliade, printemps 2018, du magazine littéraire Livr’Arbitres.
Crise, austérité, laxisme migratoire, chômage de masse,
déculturation, soumission… l’Europe politique, celle de l’Union
Européenne, construite dans une logique presque exclusivement marchande
par des technocrates et des banquiers, avance dans une impasse chaque
jour plus étroite et plus sombre… Les peuples s’en détournent, la
conspuent même. Le dernières élections italiennes confirment
implacablement ce lourd constat d’échec. Pourtant, face à la tentation
du repli national-souverainiste, il ne faut pas abandonner l’idée
d’Europe, il faut même s’y accrocher à toutes forces, malgré le chaos
actuel, il ne faut rien lâcher, rien céder et continuer à répéter, sans
cesse, avec la plus forte conviction, avec abnégation même, qu’il existe
une autre Europe, une véritable Europe, à mille lieues de celle des
boutiquiers de Bruxelles et des affairistes de Luxembourg, une Europe de
la culture, de l’histoire, de la civilisation, de l’art, de l’âme… Une
Europe dont nous pouvons, dont nous devons, être fiers. C’est le thème
du 5e colloque de l’Institut Iliade dont nous reproduisons les actes
dans ce numéro hors-série de « Livr’arbitres », accompagnés de textes
inédits en lien avec cette journée.
Car le temps des lamentations, des génuflexions, des reniements et des prudences excessives est désormais révolu. C’est aujourd’hui celui du retour de la fierté, du retour de l’action, de l’affirmation, de la conquête.
L’Europe ne nie pas les nations, elle les transcende au sein d’une communauté de destin seule capable d’affronter efficacement les enjeux continentaux et mondiaux de l’époque. A nous de redonner à nos compatriotes l’amour d’une maison commune qui fût sublime et grandiose et qui le redeviendra !
Car le temps des lamentations, des génuflexions, des reniements et des prudences excessives est désormais révolu. C’est aujourd’hui celui du retour de la fierté, du retour de l’action, de l’affirmation, de la conquête.
L’Europe ne nie pas les nations, elle les transcende au sein d’une communauté de destin seule capable d’affronter efficacement les enjeux continentaux et mondiaux de l’époque. A nous de redonner à nos compatriotes l’amour d’une maison commune qui fût sublime et grandiose et qui le redeviendra !
Xavier Eman