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mardi 8 novembre 2016

Un complot KGB-GOP-FBI contre la générale Orwell ?



Pendant que CNN refile les textes des débats à la générale Orwell, cette dernière se plaint du complot. Car on est contre la théorie du complot sauf quand on en pratique ou qu’on en voit partout. C’est sévices secrets à la une !

On a donc un directeur du FBI qui bosserait pour le KGB. Quant au candidat républicain (le Great Old Party), il est un espion russe comme tout le monde.

Libération, le Guardian, le NYT sont tous d’accord : il y a complot interplanétaire incluant l’homme de Roswell et les reptiliens déguisés en électeurs pour empêcher hilarante Hillary de parvenir à ses fins en déclenchant la guerre nucléaire dont raffoleraient ces mêmes médias contre la Russie, la Chine, l’Iran ou l’Inde.
Je rajouterai même un point qui je l’espère sera repris par les services secrets qui répercutent les textes de mon blog : je crois qu’Hilarante Hillary est victime d’un complot FBI-CIA-NSA-KGB-FSB-GOP-FOG-FNJ, auxquels il ne manque plus que GOG et MAGOG.

FNJ c’est le Front national de la jeunesse. Marine étant contre Hillary, il fait partie du complot. FOG, c’est Franz-Olivier Giesbert. Le pétulant asticot libéral-libertaire avait jadis dit du bien de la révolution conservatrice US et avait parlé à Reagan. A mon avis cet éléphant Trump énormément son monde.

Le FSB c’est le nouveau KGB (et la main du Kremlin qui par exemple veut ignorer que Vladimir Poutine désobéit en personne à la CIA, même que c’est pour cela que Sean lui casse en direct le cou dans la poursuite d’octobre rouge !), et le KGB sort des histoires drôles de son cagibi pour les ranger dans le placard et les ordinateurs d’Hilarante Hillary. Mais que font les médias, je veux dire les médias en boucle que personne ne lit, sauf les robots de Google?

Mais assez d’humour aux trousses. Revenons à la mort aux trousses, car tout est dans Hitchcock (comme je l’ai montré dans mon livre sur Kubrick, c’est à Cary Grant que Kubrick et Malcolm McDowell volent l’idée de chanter Singing in the Rain sous la douche!). Dans la mort aux trousses donc, quand le héros en a marre de se faire courser, il rencontre le génial Leo Grattan Carroll, acteur clé de Hitch, qui ici travaille pour les acronymes. Et le professeur lui dit :
FBI, CIA, ONI.|We’re all in the same alphabet soup.
Cette soupe aux alphabets, c’est la soupe aux acronymes, science que le parisien électeur PS et bobo maîtrise assez mal (il se contente de Rentre Avec Tes Pieds), alors quelle fait parti de la grande science cabalistique ! Le Notarikon est la sténographie qui code les mots hébreux par leurs lettres initiales (voyez mon livre sur Internet nouvelle voie initiatique).

Tout cela pour dire qu’Hilarante Hillary alias la générale Orwell est en fait le Kaplan de Hitchcock et un agent KGB. Elle a été mise là pour faire rire et perdre les élections (on dit érections en France depuis DSK) au PD (parti démocrate).

Après le coup du cagibi, on espère la ranger au magasin des accessoires. Quel fourbi tout de même.

lundi 7 novembre 2016

Ces insoumis communistes que Mélenchon n’a pas vu venir



 

Pour imposer sa candidature aux hiérarques fatigués de la place du Colonel Fabien, il avait tout prévu sauf que la résistance viendrait d’en bas et non pas d’en haut. Erreur de calcul ou naïveté ? Faux pas ou traquenard ?

Pour imposer sa candidature aux hiérarques fatigués de la place du Colonel Fabien, il avait tout prévu sauf que la résistance viendrait d’en bas et non pas d’en haut. Erreur de calcul ou naïveté ? Faux pas ou traquenard ?

Ainsi donc y-a-t-il encore au PC des insoumis. Des vrais, des purs, des durs qui vont jusqu’à rejeter les choix stratégiques de leurs dirigeants pour la prochaine présidentielle. Ceux-là, derrière Pierre Laurent, semblaient s’être inclinés devant le diktat de Jean-Luc Mélenchon. Pour sauver la face, ils avaient bricolé une ligne du genre « soutien sans participation » qui signait de facto leur ralliement à une campagne explicitement dirigée contre les derniers vestiges de leur organisation.

C’est à cela que les cadres communistes ont dit « non ». Pas de beaucoup, certes. 274 voix contre 218. Reste que ce vote du Conseil national est suffisamment net pour ne pas donner lieu à contestation. Il doit encore être confirmé par les militants, fin novembre. Rien ne permet d’assurer qu’il le sera. Mais, comme on dit, le mal est fait tant sur le plan symbolique que strictement politique.

Jean-Luc Mélenchon voulait rassembler sous sa bannière tous ceux ne courbent pas l’échine et, vlan, voilà qu’un mouvement de révolte se lève contre lui. Des insoumis contre l’Insoumis ! Tout cela est assez farce. Mais, il y a plus grave, encore. Quoi qu’il arrive désormais, Jean-Luc Mélenchon va devoir souquer ferme pour rassembler les 500 parrainages d’élus sans lesquels sa candidature à la présidentielle n’aura été que de papier.


Des conditions similaires à celles que le PC d’autrefois imposaient à ses élus


Au-delà, on peut lire ce petit événement de trois façons différentes qui ne sont pas totalement contradictoires. La première est la plus évidente. Le PC, lorsqu’il était encore une puissance, pratiquait un centralisme qui n’était pas démocratique. Depuis qu’il n’est plus qu’une petite boutique, il fait vivre une démocratie qui n’a plus rien de centralisée. Il y a des jours où le PC ressemble presqu’aux Verts.
Chacun peut y faire ce qui lui plait et, en tous cas, ç’en est fini du temps où la ligne tombait d’en haut, sans discussion possible. Désormais, Pierre Laurent propose, le Conseil national dispose et il est même possible que les militants rectifient sans qu’il soit d’ailleurs certain qu’en fin de course, les élus s’inclinent devant leur choix. Le PC était un parti d’ordre. Il est devenu celui du désordre assumé.

La seconde leçon de cette nouvelle journée des tuiles découle de la première. Les communistes se sont tellement bien adaptés à ce mode de fonctionnement qu’ils rechignent à en changer alors même que c’est là une des causes de leur perte d’influence au sein de la gauche. Comment en effet peser quand on flotte en permanence ?
Jean-Luc Mélenchon a cru qu’en ayant trouvé la martingale du renouveau sur le plan électoral, il saurait obliger ses prétendus camarades à revenir, sous son autorité, à leurs anciennes pratiques. Les conditions qu’il a mises sur la table pour les investitures aux prochaines législatives rappellent celles que le PC d’autrefois imposaient à ses propres élus. Or, on voit bien aujourd’hui que c’est un curieux projet que de vouloir faire revenir sur le chemin de l’orthodoxie un parti dont la dernière raison d’être est précisément d’avoir rompu avec elle. Inévitablement, ça coince.


Pour Pierre Laurent, une forme de désaveu … à son honneur


Enfin, on peut même se demander si le scénario du Conseil national n’est pas une illustration parfaite de ce que le PC d’en haut reste capable de faire quand il se sait en position de faiblesse mais qu’il n’entend pas qu’on lui torde le bras avec des intentions aussi visiblement homicides. Quel était pour lui le piège ? A l’évidence, de passer aux yeux de l’opinion de gauche pour un quarteron d’apparatchiks, arc-bouté sur des logiques d’appareil et incapable de comprendre que le sens de l’Histoire lui commandait de faire le sacrifice de ses minces privilèges.

De ce point de vue, Pierre Laurent n’a pas si mal joué ou, ce qui revient au même, il n’a pas forcément à se plaindre du résultat d’un vote qui ne correspond pas à ce qu’il a proposé publiquement mais qui est l’exact reflet de ce qu’il a toujours souhaité dans son for intérieur. Personne ne pourra l’accuser d’avoir voulu barrer à tous prix la route de Jean-Luc Mélenchon. Qui pourra demain lui reprocher d’avoir voulu écouter les cadres de son parti et de s’incliner, du même coup, devant leurs volontés avant de les soumettre à nouveau au choix des militants ?

Dans un parti où tout est devenu possible, il arrive que l’insoumission l’emporte. Il arrive aussi que les dirigeants battus le soient sur des projets qui n’étaient pas les leurs et qu’ils faisaient pourtant mine de défendre. Il arrive même enfin qu’entre refus assumés et concessions de façades, tous se rejoignent pour crier d’une même voix qu’en politique parfois, le hasard fait décidément bien les choses.

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PSA : le déclin annoncé du made in France des moteurs



Après la Chine, l’Amérique latine, le constructeur veut assembler des moteurs en Iran, en Slovaquie, au Maroc…

Changement de régime chez PSA. Alors que le constructeur usinait traditionnellement la grande majorité de ses moteurs dans l’Hexagone, cela ne sera sans doute bientôt plus le cas. La nouvelle règle ? A chaque usine à l’étranger sa fabrique de moteurs, ou presque. N’en déplaise aux sites français, déjà pénalisés par le déclin du diesel.

Lors d’une visite en Iran, en octobre, Carlos Tavares a confirmé que son groupe entendait produire sur place de quoi faire avancer les voitures qui sortiront d’ici à trois ou quatre ans des sites de Téhéran et Kashan. « Nos moteurs et nos transmissions seront faits ici, c’est notre modèle, si les niveaux de qualité et de coût sont suffisants », a expliqué le président du directoire de PSA. Une annonce qui ­survient six mois après celle de la création, d’ici à 2019, d’une ligne de production de blocs essence en Slovaquie, à Trnava. Et quelques trimestres après celle d’un atelier moteur au Maroc, à Kénitra, attendu pour 2019 également.

Ces différentes implantations doivent métamorphoser en quelques années l’appareil de production de PSA, qui fabrique aujourd’hui 80 % de ses moteurs et boites de vitesses dans l’Hexagone. Il suffit de compter : 200.000 moteurs en Slovaquie, 90.000 puis 200.000 au Maroc, 360.000 en Iran, sans oublier les 100.000 moteurs déjà produits au Brésil et en Argentine, et les 800.000 faits en Chine. Sachant qu’a priori PSA devrait usiner 2,4 millions de moteurs en France et avoir vendu environ 3 millions de voitures dans le monde en 2016, on comprend vite que le visage français de la production de moteurs chez PSA va prendre un coup – à moins d’une envolée des ventes ou de nouveaux partenariats en Europe.


Logique logistique


Le mouvement peut néanmoins sembler logique. Pour la direction, (qui a le dossier dans ses cartons depuis dix ans), il apparaît évident de produire les mécaniques à proximité des lignes d’assemblage, surtout dans des endroits où les salaires sont faibles et les taxes à l’importation sévères. « Cela fait sens au niveau logistique », souffle-t-on avenue de la Grande-Armée. De toute façon, pour baisser les coûts de fabrication et atteindre les objectifs du plan stratégique « Push to Pass » (85 % d’intégration locale en Amérique latine, 75 % en Eurasie et 70 % en Afrique-Moyen-Orient d’ici à 2021), il faut produire sur zone les moteurs. Même si cela pèse sur les deux grands sites ­français, Trémery (Moselle) et la Française de Mécanique, à Douvrin (Pas-de-Calais) – environ 7.600 salariés à eux-deux.

« Aujourd’hui, la moitié de la production de Trémery est exportée, relève Serge Maffi, délégué du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) du site. Kénitra et Trnava qui feront leurs propres moteurs, cela interpelle. On peut espérer qu’ils ne viendront pas cannibaliser la production française. Et que la hausse des volumes en Europe compense l’effet de cette délocalisation. » En ce moment, les sites de Trémery et de la Française de Mécanique tournent à plein. Le premier va sortir pas loin de 2 millions de moteurs cette année, le second environ 400.000. Mais en 2019, la direction prévoit un volume de 1,5 million pour Trémery, tandis que celui de Douvrin devrait doubler, pour atteindre 800.000 pièces (avec l’arrivée de véhicules utilitaires).

Conscient de la forte exposition des sites hexagonaux au diesel, PSA avait choisi en 2014 de produire ses 3 cylindres essence en Moselle plutôt qu’à Vigo, en Espagne. Et au printemps dernier, de produire ses chaînes de traction électrique et hybride en France, malgré la concurrence de la Chine. « D’accord, on aura des moteurs électriques. Mais on reste inquiet », glisse Christian Lafaye, chez FO. Pour lui, il faut bien moins d’hommes pour faire un moteur essence (et a fortiori électrique) que pour sortir un bloc diesel.

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Les groupes radicaux en Syrie, un «cheval de Troie» introduit par l’Occident




Pendant six ans les pays occidentaux et du Golfe ont investi dans les groupes radicaux en Syrie, ils ne peuvent donc pas les abandonner maintenant, estime Said Sadiq, professeur de sociologie politique à Université américaine du Caire.

RT : Staffan de Mistura a condamné les actions des rebelles à Alep. Les hommes politiques occidentaux et les médias vont-ils désormais focaliser leur attention sur les atrocités commises par les rebelles ?

Said Sadiq (S. S.) : Même si Staffan de Mistura n’était pas le seul à condamner ce qui se passait, le secrétaire général de l’ONU l’a fait aussi, toute l’attention des médias occidentaux était focalisée sur la bataille de Mossoul en Irak, alors que la situation à Alep était contournée et minimisée…

RT : Il y a eu récemment une attaque de gaz chimiques à l’ouest d’Alep. L’Occident, va-t-il reconsidérer son soutien à ses groupes soi-disant modérés, qu’ils ont à l’origine de cette attaque ?

S.S. : Il faut comprendre que pendant six ans les pays occidentaux et ceux du Golfe ont investi dans ces groupes radicaux modérés, ils ne peuvent donc pas les abandonner. Ils sont comme un cheval de Troie qu’ils ont mis en Syrie. Maintenant ils ne peuvent pas le sortir en disant: «Bon, nous avons découvert que nous avions tort, partons donc et arrêtons tout cela.» Ils ont investi dans ces groupes et vont les utiliser dans les négociations sur l’avenir de la Syrie. S’il y a, à l’avenir, des négociations sur le sort de la Syrie, ces gens-là, ces radicaux et modérés seront utilisés autour de la table de négociations. Je ne pense pas qu’ils se débarrasseront d’eux bientôt.
Ensuite, comment ont-ils eu toutes ces armes chimiques ? Les pays du Golfe fournissent des armes, mais ils n’ont pas d’armes chimiques. Il est donc très probable que ces armes chimiques sont arrivées d’un pays de l’OTAN. Il n’y a que ces pays qui ont des armes de ce genre. Comment ces armes chimiques sont arrivées dans les mains des rebelles syriens ? Le suspect habituel sera la Turquie.

RT : Le Royaume-Uni envisage de lancer un nouveau programme pour former les rebelles et leur fournir des armes. L’an dernier un programme américain similaire a connu un échec retentissant et a poussé des rebelles à se battre aux côtés de Daesh et du Front Al-Nosra. La même chose se répétera-t-elle ?

S.S. : Six ans de gaspillage de ressources et d’argent pour détruire la Syrie et au bout, une faillite. L’objectif qui a été déclaré : «Nous allons renverser le régime de Bachar el-Assad.» Six ans plus tard, rien ne s’est passé. Pensez-vous qu’une année supplémentaire et encore plus d’investissements permettront d’atteindre la pointe de l’iceberg et de faire basculer la situation actuelle ? J’en doute. Je pense que cet argent a été gaspillé alors qu’ils n’avaient qu’une ambition stratégique : éviter que le gaz qatari parvienne en Europe via la Syrie mais aussi détruire la société syrienne, pas le régime, mais la société, l’armée, l’intégrité syrienne.

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Collusion wahhabo-sioniste en vue !




 

Mine de rien, une députée israélienne vient de découvrir le pot aux roses. Avec ingénuité, cette élue du parti de gauche « Meretz » a révélé que 122 militaires israéliens et américains étaient en activité sur une base aérienne saoudienne. Cette situation l’horrifie, dit-elle, car ces militaires sont inutilement exposés au « terrorisme saoudien » !

On ne sait s’il faut attribuer cette indignation à la candeur des sionistes de gauche ou à leur duplicité coutumière. Mais l’affaire a le mérite de lever le voile sur la collaboration militaire israélo-saoudienne au moment où l’Arabie saoudite est engagée dans une partie de bras de fer avec l’Iran.

Selon des sources citées par cette parlementaire, l’opération viserait à déployer un système antiaérien extrêmement performant sur le sol saoudien tout en consolidant le système antimissile israélien « Dôme de fer ». Un accord en ce sens aurait même été paraphé au cours de la visite de Barack Obama à Riyad en avril 2016. Ainsi, la Maison blanche ferait coup double. Les Saoudiens nourrissant à l’égard des missiles iraniens la même hantise que les Israéliens à l’égard de ceux du Hezbollah, l’Oncle Sam réunit ses deux alliés régionaux en les gratifiant des derniers joujoux du complexe militaro-industriel.

D’étranges conciliabules laissaient supposer que Riyad et Tel Aviv nouaient clandestinement un partenariat militaire malgré l’absence de relations officielles entre les deux pays.

On se doutait bien que la non-reconnaissance d’Israël par la pétromonarchie préférée des Occidentaux n’était plus qu’un héritage suranné, lié à la grande époque de la « solidarité arabe » et voué par l’esprit du temps à finir aux oubliettes. De nombreux indices nourrissaient le soupçon d’une telle connivence, avivé par des convergences d’intérêt qui n’échappent à personne. Désormais, c’est fait. Un pas a été franchi. La coopération entre Israël et les Saoud s’étale au grand jour avec la bénédiction américaine. Il faut d’ailleurs reconnaître que certains Saoudiens avaient anticipé ce rapprochement.


Il suffit de rappeler les déclarations prémonitoires du prince Walid Ben Talal en octobre 2015.

Selon le quotidien koweïtien « Al Qabas », il déclara : « Je me rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques dans le cas du déclenchement d’une Intifada palestinienne, et j’userai de toute mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner Tel-Aviv, parce que je considère l’entente israélo-arabe et une future amitié comme nécessaire pour empêcher l’extension dangereuse de l’Iran ».

On n’entendit guère les amis occidentaux d’Israël, à l’époque, se scandaliser de cette déclaration d’amour d’un coupeur de tête esclavagiste pour la « seule démocratie du Moyen-Orient » (si vous êtes un laïque européen) ou la « lumière des nations » (si vous êtes un puritain américain).

Mais continuons avec le prince Walid. « Par conséquent, dit-il, l’Arabie Saoudite et Israël doivent renforcer leurs relations et former un front uni pour contrecarrer le programme ambitieux de Téhéran ». Fort logiquement, la République islamique d’Iran est en ligne de mire. Mais il y a plus. Le quotidien koweïtien « Al Qabas » précise que le prince Al-Walid BenTalal s’est exprimé lors d’une tournée régionale visant à obtenir un soutien pour les rebelles saoudiens présents en Syrie ». Cette ultime précision dévoile le fond de l’affaire. Car Washington, Riyad et Tel Aviv ont le même désir de provoquer la chute du président syrien. Les Saoudiens sont les sponsors officiels de ces hordes de mercenaires décérébrés dont raffolent les droit-de-l’hommistes. Mais Israël et les USA sont les bénéficiaires ultimes de cette tentative de destruction d’un Etat syrien qui a trois fâcheuses manies : il défend sa souveraineté, il soutient le Hezbollah et réclame la restitution du Golan.

Certains diront peut-être que les relations entre Riyad et Washington ne sont pas au beau fixe (on a beaucoup entendu ce discours depuis le 11 septembre 2001). Ils noteront que depuis la levée du veto présidentiel par le Congrès les familles des victimes du 11 septembre peuvent saisir la justice contre le pouvoir saoudien. Certes. Mais il ne faudrait pas nourrir des illusions démesurées sur la justice américaine. Les services secrets des deux pays étant mouillés jusqu’au cou, ils se couvriront mutuellement. Le tandem infernal qui a produit dans l’ombre les attentats du 11 septembre devrait traverser sans embûche cette péripétie judiciaire.
Entre les USA et l’Arabie saoudite, en réalité, la relation est structurelle, non conjoncturelle. Pétrole oblige ! La soif d’hydrocarbures en est le ressort historique. Mais ce n’est pas tout. Depuis 1945, la doctrine rétrograde de l’allié wahhabite présente aussi pour Washington un gage rassurant de conservatisme. Unis dans une même aversion pour les rêveries des partageux et une même envie de profit accumulé, le puritanisme anglo-saxon et le rigorisme wahhabite sont au diapason.

C’est pourquoi, devant la triple menace qui se profila à partir des années 50 (le communisme pro-soviétique, le nationalisme arabe, puis la révolution iranienne), Washington joua résolument la carte de l’obscurantisme religieux. Le wahhabisme mondialisé est une force de frappe idéologique, un redoutable « soft power », une formidable machine à décérébrer les masses musulmanes. L’impérialisme l’utilisa, à grande échelle, contre ces tentatives de développement autocentré qu’incarnèrent l’Egypte nassérienne, l’Algérie de Boumediene, l’Irak baasiste, la Libye de Khadafi, la République islamique d’Iran et la Syrie d’Al-Assad.

Rempart contre l’influence soviétique, antidote au nationalisme arabe progressiste, opportun concurrent de l’influence chiite : Washington prêta au radicalisme wahhabite toutes les vertus. En échange des livraisons de pétrole, il laissa le champ libre à Riyad, qui investit des sommes colossales dans la formation de centaines de milliers de prédicateurs obstinément littéralistes et crétinisés par un fanatisme obtus. Ces hordes de bavards prétentieux, obsédés par la lettre et fermés à l’esprit des textes, ont colporté depuis un demi-siècle une doctrine qui est une injure à la civilisation de l’Islam classique et un affront à la modernité éclairée par la raison. Cette propagande religieuse d’une imbécillité crasse, hélas, fut le vecteur insidieux d’une régression culturelle sans précédent.
Plus grave encore, le lavage de cerveau wahhabite a contribué au désarmement politique et idéologique du monde arabe. Il l’a affaibli face aux convoitises étrangères en frappant d’illégitimité, au nom d’un panislamisme réactionnaire, de jeunes Etats qui avaient l’audace de vouloir incarner un pouvoir souverain, moderne et séculier. La sauvage agression contre la Syrie, en réalité, est le dernier acte de cette conspiration de l’impérialisme occidental allié à l’obscurantisme wahhabite contre la souveraineté nationale arabe.
Les pétromonarchies du Golfe ne sont pas seulement les bailleurs de fonds du terrorisme takfiriste (quand il frappe des musulmans) et djihadiste (quand il frappe des non-musulmans). Avec la bénédiction des puissances occidentales, elles fournissent à ces mercenaires sans foi ni loi leur dose quotidienne de stupéfiant idéologique. Elles leur inoculent cette haine toxique de la différence religieuse qui est au fondement de leur obscurantisme sectaire. Le wahhabisme, c’est le captagon des desperados du chaos.
Parce qu’il est logé par les hasards de la géologie sur une nappe d’hydrocarbures, ce régime qui devrait être aboli séance tenante par mesure de salubrité publique est un partenaire de premier plan pour Washington. Le complexe militaro-industriel abonde en armements dernier cri une dynastie dégénérée qui rêve les yeux ouverts de gloire militaire.

Ne sachant que faire de leurs montagnes de pétrodollars, ces parasites jouisseurs goinfrés de pognon entrent massivement dans le capital des multinationales et placent leurs excédents de liquidités en bons du Trésor américain. Business is business ! Prêts à vendre leur mère pour amasser davantage, ces ploutocrates du désert communient avec ceux de Wall Street dans la même dévotion pour le dieu-dollar, ils se vautrent devant le Veau d’Or avec la même ferveur, sans doute persuadés d’être élus de Dieu, les uns et les autres, pour goûter tant de félicité terrestre.

Certes, vue des USA, l’Arabie saoudite rend bien des services. Mais Washington a une autre corde à son arc. Riyad n’occupe pas le sommet du podium. La fortune colossale accumulée par la finance new-yorkaise a créé une puissante oligarchie israélo-américaine.
Pour cette caste richissime, Israël est beaucoup plus qu’un allié des Etats-Unis. C’est le miroir où la nation américaine contemple son modèle. Car Israël est le peuple élu dont l’Amérique reproduit l’épopée. L’Amérique est le second Israël voué à civiliser le Nouveau Monde en y répandant les bienfaits de la libre entreprise. Même croyance en une «destinée manifeste », même métaphysique de l’élection. Cette oligarchie prédatrice ne doute de rien. Elle attribue sa puissance à la faveur divine. Elle se croit choisie par Dieu pour guider les nations.

Dictée par le lobby pro-israélien, la politique extérieure des Etats-Unis sert donc les intérêts sionistes. L’immunité d’Israël est garantie par le droit de veto américain au Conseil de sécurité de l’ONU. La colonisation israélienne, cette injure au droit des peuples, peut se poursuivre en toute impunité, réduisant en miettes ce qui reste de la Palestine. Barack Obama n’a rien fait pour la freiner. Avant de tirer sa révérence, il a pris la précaution d’accorder à Tel Aviv une aide militaire sans précédent de 38 milliards de dollars. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Goldman Sachs a annoncé son soutien à Hillary Clinton. Les millions de dollars coulent à flots. Deux candidats se disputent le pouvoir comme des pantins désarticulés. Les docteur Folamour du Pentagone rêvent d’atomiser la Russie. En attendant, Wall Street encaisse ses dividendes par milliards de dollars.

Pour exercer sa domination au Moyen-Orient, l’impérialisme peut compter sur ses deux garde-chiourme. Leur coopération militaire est une divine surprise, une formidable aubaine.

Israël est une force de frappe militaire dont la fonction est de soumettre la nation arabe. Ouvertement complice du projet sioniste, l’Arabie saoudite est une force de frappe idéologique dont la fonction est de débiliter les masses. La force militaire, l’argent sans limites, la puissance de l’idéologie qui formate les esprits. Le « hard power » au sionisme, le « soft power » au wahhabisme. En tout cas, c’est désormais officiel. Leur collusion au service de la stratégie du chaos est exposée au grand jour. Ces deux pustules ont partie liée pour contaminer toute la région. Alors les jeux sont faits ? Pas sûr. Le vaccin est en préparation.

Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

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1 200 milliards d’euros de créances douteuses en Europe


Souvenez-vous : c’était en 2007, aux Etats-Unis. Depuis des années, les banques américaines, toujours à la recherche de nouveaux outils pour placer et faire fructifier l’argent, grisées par le boom du marché de l’immobilier… prêtaient de l’argent à tout le monde… Tout le monde, vraiment tout le monde, même ceux qui n’étaient manifestement pas solvables ! Mais rapidement, la quantité de crédits impayés, s’est mise à enfler à cause de pertes d’emploi, ou encore, de mensualités qui explosent à cause de crédits à taux variable…

Cette masse de créances douteuses a provoqué la faillite de petites banques, puis de plus grosses… On connaît la suite… la plus grave crise économique et financière depuis celle de 1929. Aujourd’hui, c’est un peu la même chose qui est peut-être en train de se passer. mais en Europe. Le cabinet d’audit KPMG a trouvé 1200 milliards d’euros de crédits en défaut de paiement dans les comptes des banques européennes.

Les banquiers ont une manière bien à eux d’appeler ces crédits : ils les qualifient de “crédits non performants”… Un crédit est “non performant”, à partir de trois mensualités impayées, mais au final, c’est bien de l’argent qui ne rentre pas, plus, dans les caisses de la banque, et qui pourrait la mettre en difficulté… Ces 1200 milliards d’euros représentent 5 % du total des crédits accordés par des banques à des particuliers ou à des entreprises en Europe… il n’y avait que 1,5 % de crédits impayés en Europe, il y a 10 ans.
Une crise bancaire couve donc à l’horizon en Europe… Europe qui a opportunément fait voter une directive européenne, en vigueur depuis le début de l’année, directive qui oblige les banques à venir piocher sur les comptes de ses clients pour éviter de faire faillite…


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Comment Hillary est devenue la générale Orwell



 Nicolas Bonnal

Parlons d’Hillary, car elle n’a plus de nom, elle n’est plus qu’un prénom, la générale Orwell !

Un ami éditeur me dit que si elle perd, il faudra voir la tête des journalistes. Mais pourquoi donc ont-ils tant à y perdre ? Auraient-ils pris trop parti pour la mère de toutes les élections, et pourquoi ? Il faut tuer Poutine, il faut tuer Trump, tel est le lemme de la presse-système qui maintenant veut aussi interdire tout le web libre qui la remplace.

Candidate-mère, candidate-système, Hillary est le Média. Vous ne pouvez pas ne pas voter pour la générale Orwell. Elle est à la fois le spectacle et le monstre patronal planétaire. Elle est la nurse à trique prophétisée par Chesterton. Avec elle les citoyens redeviennent des mômes. Elle est cette divinité, déesse pourpre de notre apocalypse pour idiots visuels.

Et Trump n’a pas le droit de dire qu’un homme riche et puissant séduit facilement. La Générale a le droit d’être cocue d’un mari violeur car elle est la reine de l’ineptie ambiante. Trump ne peut rien contre Elle en tant que candidate-système. Il est pourtant une bête de scène, un show man, dit Woody Allen, un grand moghol, dit Larry King. Dans cette apocalypse médiatique, j’aurais compris une chose : seuls les grands médiatiques ont respecté Trump. Ce n’est pas pour rien non plus que Clint Eastwood effaré par le bilan globalement ubuesque du Barack Obama a appelé à voter Trump.
La presse est Hillary. Hillary est Dieu. On l’appelle par son prénom, on la tutoie. Car on est pote avec son Dieu. Pour la première fois le système est candidate. Le reste doit s’écraser devant cette presse et cette paresse culturelle. Et si Hillary atomise la Russie et avec elle le monde le deuxième jour, il faudra la bénir. Et ils la béniront, même au dixième cercle de l’enfer, celui chez Dante des traîtres de toutes les nations qui veulent le TTIP et la guerre contre la Russie, meilleur d’accélérer la venue du N.O.M. La Clinton, cocue pathétique, devient ce personnage tératologique, une réalité télé-menstruelle qui n’est pas non plus sans évoquer la grosse maison sanglante du Shining de Kubrick. Car les médias pissent du Hillary comme du sang. Tout ce qui est masculin doit crever, rival, mari, macho, chômeur ou ambassadeur US en Libye. Sans oublier Trump ou Poutine involontaires associés du diable dans cette affaire puisqu’ils vont servir à justifier un coup d’Etat en Amérique et une guerre nucléaire dans le monde. La presse mainstream des médias étasuniens et vassaux a déjà préparé les consciences molles à ces deux monstruosités.

La presse est Hillary. Hillary est le dieu de la guerre, la déesse Kali de ce paganisme fluo et dément qui contrôle aujourd’hui les USA, de Kardashian à la Jolie.

Hillary est le pouvoir, le pouvoir US, et son Etat profond totalitaire. Et ce de toute éternité. Elle ne peut pas ne pas être élue. D’ailleurs elle ne devrait pas être élue, elle devrait être nommée présidente, nommée et renommée, puis envoyer promener toute rivalité ! Car il faut ADORER Hillary. Elle est l’autoportrait de cette info en boucle qui liquéfie le monde avec CNN. Hillary (ne l’appeler que par son prénom) est le fétiche dont parle la mère africaine de Voltaire avant de vendre ses enfants :

 » Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par-là la fortune de ton père et de ta mère.  »

Et pour la deuxième fois (Obama fut juste un demi-fétiche, premier post-candidat), on ne nous demande plus de voter, mais de nous soumettre. Idem en France. Votez Juppé-Hollande, ou on vous interdira de voter.

Nous vivons la fin d’une époque ou la fin du monde. Il reviendra à un prix Nobel de la paix de mettre fin à ce monde. Mais si ce n’est que la fin d’une époque que nous vivons, alors c’est la fin de cette élite mondialiste occidentale issue des deux guerres mondiales, et dont la générale Orwell est la métastase terminale.

Ayat Allah Khamenei : Négocier avec les Etats-Unis ne résout pas les problèmes, au contraire…



Le guide suprême  de la Révolution islamique  l’Ayat Allah Ali Khamenei, a affirmé qu « ‘affronter les États-Unis s’inscrit dans le cadre de  la défense des valeurs humaines »,  soulignant que  « négocier avec l’administration américaine ne résout pas les problèmes, au contraire, cela ne fait que les augmenter », a rapporté l’agence d’informations iranienne Farsnews.

S’exprimant lors d’une réunion avec des milliers d’étudiants  et de lycéens à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre l’Arrogance mondiale, son Eminence a rappelé que « tout ce dont nous avons mis en garde concernant les États-Unis s’est révélé au cours des débats présidentiels ».

Et de poursuivre: « les débats télévisés entre les candidats à la présidence des États-Unis, ont dévoilé  les vérités et les scandales de l’administration américaine, or ce que nous disions auparavant concernant cette administration est moins que rien que ce qui est apparu dans ces débats. Mais certaines personnes ne nous croyaient pas, sauf que les propos des candidats dans les débats ont  prouvé la dégradation  des valeurs humaines aux USA ».

« La discrimination raciale, le racisme, la pauvreté et l’accaparation de 90 % de la richesse des États-Unis par seulement 1 % de la population, la violation des droits civiques font partie des réalités de la société américaine », a rappelé le Guide suprême.

S’adressant aux jeunes, le Guide suprême a mis en garde la jeune génération contre « certaines fausses idées qui empoisonnent l’opinion publique, et qui  dévient la vision des jeunes. Notamment, que la résistance de l’Imam Khomeini  face aux États-Unis n’émanait que de son zèle religieux et de son orgueil, afin de faire croire que ce dernier n’était pas sage alors que tout son mouvement était fondé sur le bon sens, la logique et les arguments ».

Son éminence a expliqué : « On a voulu faire croire que l’opposition  de l’Imam Khomeini à l’Arrogance américaine était le fruit de son obstination et de son orgueil, non pas de sa raison ! Loin de là, la fermeté et la résistance de l’Iran et de son peuple reposaient sur des raisonnements rationnels. L’Imam Khomeini défendait les valeurs humaines ».

L’Ayat Allah Khamenei a rappelé le nombre de fois où il avait pointé du doigt l’infidélité et l’hypocrisie des États-Unis : « Ils sont malhonnêtes ! Ce n’est plus moi qui le dit, mais les négociateurs qui ont œuvré nuit et jour pour la concrétisation de l’accord nucléaire ».

Il a ajouté :  « la politique et l’essence de l’administration américaine est basée sur la cupidité et l’hégémonie,  pratiquées depuis de nombreuses années dans divers régions du monde, en particulier en Asie de l’Ouest et en Iran avant la révolution, et donc grâce à la vigilance de l’imam Khomeini durant les premiers mois de la révolution, voire  s’il n’avait pas affronter les USA , cet ennemi aura tenté de pénétrer par  la fenêtre à nouveau après avoir été chassé par  la porte ».

L’Ayat Allah Khamenei a estimé que  « l’un des arguments qui prouvent le bon sens de l’opposition de l’Imam aux Etats-Unis est leur soutien à Mohammad Reza Pahlavi durant les premiers jours de la révolution et leurs efforts incessants à provoquer un renversement à l’instar du coup d’état du 19 Août 1953. A ce moment, l’imam Khomeini a donné l’ordre de   prononcer des slogans antiaméricains, afin de réveiller les gens et pour empêcher un nouveau  complot au début de la révolution islamique ».
Son éminence a évoqué  « la prise de  contrôle du siège de l’espionnage dans la région, l’ambassade américaine  à Téhéran », qualifiant  ce jour  « comme le jour des jeunes croyants qui ont pris l’initiative d’occuper le siège  de l’espionnage, prenant ainsi par surprise l’ennemi au point de le paralyser ».

Son Eminence a indiqué que  « cette prise de  contrôle  était une réaction naturelle aux complots et aux animosités, pratiquées depuis des années par les USA qui ont pillé les ressources et les richesses du peuple iranien ».

Son éminence a mis en garde contre l’idée d’une entente avec les Etats-Unis, qui s’est  dangereusement  répandue :  « Il existe des preuves qui attestent du caractère mensonger de cet argument, notamment  le Plan global d’action commun et l’attitude de Washington après les accords nucléaires ».

Et de noter :  « Pourtant, il y a encore certains qui proposent de s’accorder avec les États-Unis concernant la Syrie, le Hizb Allah libanais, l’Irak, le Yémen et même les affaires internes du pays ! Pourrions-nous compter sur l’aide d’un gouvernement qui n’a jamais cessé son animosité contre le peuple iranien ? C’est le progrès de l’Iran qui les préoccupe. Je doute qu’un éventuel dialogue puisse remédier à nos problèmes économiques. Car, premièrement, il s’agit de traîtres aux propos fallacieux  qui plantent leurs couteaux dans le dos, là où l’on s’y attend le moins. Deuxièmement, l’Amérique traverse elle-même une crise, et un pays en crise ne peut pas résoudre les problèmes d’un autre pays ».
L’honorable Ayat Allah Khamenei a vivement critiqué la fausse idée selon laquelle  « le règlement des problèmes du pays passe par une entente avec les États-Unis  » : le dialogue ne ferait qu’accroître les problèmes qui doivent être résolus en s’appuyant sur « notre potentiel interne, la force et le savoir-faire de la jeune génération », a-t-il affirmé.

Source: Médias

Qu’est-ce que l’aliénation capitaliste ?


Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que certains ont appelé Homo Oeconomicus, fruit d’une véritable transformation anthropologique. Il a réalisé ce que les régimes totalitaires du XX° siècle avaient rêvé de faire sans pouvoir le réaliser: donner naissance à un homme nouveau et cela à l’échelle mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière par Karl Marx dans son analyse du capitalisme: l’aliénation.


L’aliénation comme une dépossession


La définition que l’on trouve dans le dictionnaire du mot aliénation nous dit que c’est «l’état de l’individu qui, par suite des conditions extérieures (économiques, politiques, religieuses) cesse de s’appartenir, est traité comme une chose, devient esclave des choses et des conquêtes même de l’humanité qui se retournent contre lui». Le seul mot français aliénation traduit deux termes allemands utilisés par Marx: Entäusserung (v. entäussern: se défaire de; adj. äusser: extérieur, externe) et Entfremdung (v. entfremden: éloigner, détacher, détourner; adj. fremd: étranger). Ce terme traduit donc un sentiment d’extériorisation, de dépossession de soi et d’étrangeté face au monde et à soi-même. Mais pour Marx il ne peut se comprendre qu’au sein du processus de domination du capital qui passe par l’exploitation, l’aliénation, la réification.
Car cette dépossession est le résultat de l’exploitation capitaliste, c’est-à-dire du fait que dans l’entreprise capitaliste les salariés produisent une valeur équivalente à celle de la force de travail (travail concret qui leur est versé sous forme de salaire) mais aussi une valeur additionnelle (travail abstrait qui donne la plus-value, la valeur, que gardent les capitalistes). Le travail vivant (concret) est transformé en abstraction (la valeur), c’est-à-dire en argent. Dans le monde capitaliste l’immense majorité des individus ne possèdent pas leur outil de travail, ils sont obligés de rejoindre des entreprises qui leur fournissent les moyens de travailler. Ils en sont réduits à vendre leur seul bien, leur force de travail, c’est-à-dire eux-mêmes, pour fabriquer des marchandises. Dés lors leur travail n’est plus qu’une marchandise parmi d’autres et ils doivent agir comme des capitalistes: pour survivre ils doivent impérativement vendre leur marchandise-force de travail sur un marché du travail où les salariés du monde entier sont mis en concurrence. Le salarié est celui qui extériorise sa propre puissance subjective (sa force de travail) en lui donnant, sous la forme d’une marchandise, une existence objective et cela dans le but de gagner un salaire lui permettant d’acquérir d’autres marchandises.


Elle n’est pas une fatalité 


Ce que Marx a critiqué ce n’est pas le travail en lui-même mais la forme spécifique qu’il a pris dans le monde capitaliste, la forme-marchandise. Le travail n’était pas aliéné, il l’est devenu à la suite d’une transformation sociale dont on peut faire l’histoire (ce que Marx a fait dans le livre I du Capital). Cette forme d’aliénation n’est pas une conséquence inéluctable de l’histoire humaine et elle n’a pas toujours existé comme voudraient nous le faire croire les idéologues du système. Alors que le travail avait permis à l’individu de s’affirmer en tant qu’homme, de dépasser l’animalité, la seule nécessité, pour agir sur son milieu et le maîtriser, il est devenu une forme de servitude. Il n’est plus un but en lui-même, il est devenu un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. Ce qui devrait permettre l’affirmation de soi est devenu l’instrument de la négation de soi. Le travail qui était liberté et indépendance devient servitude et enfermement dans un processus abstrait et technique que personne ne maîtrise plus. L’individu aliéné perd toute conscience de sa force, de son pouvoir d’agir et de transformer le monde. Il est dépossédé de la maîtrise du monde qu’il habite et de son destin. De la naissance à la mort, en passant par l’enfance, l’école, le travail, la sexualité, la politique, les loisirs, la vieillesse, tout est laissé aux mains des experts, des techniciens, des gestionnaires. Tout ce qui reste à l’homme, c’est vendre et acheter, c’est se vendre et consommer. La loi du commerce a remplacé les valeurs du travail. Et cette servitude est appelée à ne pas connaître de fin car dans le système capitaliste la production, rebaptisée croissance, est un moyen qui n’a d’autre fin qu’elle même.
L’aliénation capitaliste ne touche pas seulement ceux qui travaillent, elle s’est étendue à tous les humains et au monde entier à travers la domination absolue de l’argent. L’argent est la marchandise- reine, celle qui permet d’avoir toutes les marchandises, celle qui est là pour remplacer tous les liens traditionnels que le développement du capitalisme et l’atomisation des individus ont détruits. L’argent, comme le travail dans le système capitaliste, réduit l’individu à n’être qu’une abstraction. On ne travaille que pour en gagner car il est le signe de la puissance, qui s’appelle aujourd’hui «le pouvoir d’achat». Celui qui en possède n’a aucun pouvoir mais il offre tous les moyens d’en obtenir. L’argent est l’objet absolu de tous désirs, le Désir objectivé, matérialisé. En posséder permet de consommer, d’acquérir tous les objets techniques qui s’offrent comme le moyen d’échapper à cette solitude, à cette angoisse face à un mode devenu étranger et incompréhensible. Mais le sentiment de puissance que procurent ces objets n’est qu’éphémère et, tout comme la production de marchandises, il ne peut avoir de fin car il renforce ce qu’il est censé combattre: l’aliénation et la réification. Ce qui se présente comme un remède n’est que le renforcement du mal et ceux qui le possèdent sont tout autant aliénés que ceux qui n’en ont pas.


Une marchandisation de l’humain 


Ainsi la particularité de l’aliénation et de la réification capitalistes ne peuvent se comprendre qu’au sein de l’exploitation. D’un travail qui dans les sociétés traditionnelles était intégré dans la vie, le capitalisme a fait quelque chose d’extérieur, une marchandise comme une autre. L’individu aliéné en arrive à considérer le monde, les choses, les autres comme il considère son travail: un moyen pour autre chose. Le monde, la nature ne sont plus que «l’environnement», le décor plus ou moins naturel dans lequel il évolue; les choses ont acquis une vie propre: les objets techniques et les machines qui devaient le servir et l’aider l’emprisonnent toujours davantage en se transformant en prothèses indispensables entre lui et la réalité; les autres sont au mieux des amis virtuels avec qui on n’a de lien que par écran ou téléphone portable interposés mais le plus souvent ils ne sont que des objets vivants mais insignifiants pour lesquels on ne ressent ni haine, ni amour, ni aucune sorte d’empathie, juste de l’indifférence. Enfin «libéré» des devoirs et des obligations traditionnels perçus comme des liens entravant sa liberté, persuadé de n’avoir aucun pouvoir sur ce monde où de toute façon il se sent étranger et qu’il accepte passivement tel qu’il est, il ne reste à l’individu aliéné que lui, que cet ego que la publicité flatte pour mieux l’exploiter. Il cultive sa différence et son originalité, qui ne sont rien d’autre que le produit de l’aliénation. Il ne se préoccupe que de son «développement personnel» en exploitant de son mieux son entreprise: lui-même. Il considère son corps, ses capacités, ses sentiments, ses relations comme des investissements qu’il pense pouvoir gérer rationnellement, en bon manager. Il n’est plus soumis à la dictature de la marchandise, il est devenu marchandise. Il a fait siennes les lois du système capitaliste dont il n’est que le produit et il reproduit à son échelle, envers lui-même et les autres, les mécanismes de domination: exploitation, aliénation, réification. Dés lors le monde ne peut avoir comme seul sens que celui d’un grand marché où tout se vend, où tout s’achète, où tout le monde est en concurrence avec tout le monde, où rien n’est vrai et où tout est permis.
Retour à l’essentiel
On rejoint alors la deuxième définition du mot aliénation donnée par le dictionnaire: «trouble mental passager ou permanent qui rend l’individu comme étranger à lui-même et à la société où il est incapable de se conduire normalement».
Dans le système capitaliste les hommes ne contrôlent pas leur propre activité productive mais sont dominés par les résultats de cette activité. Cette forme de domination prend l’aspect d’une opposition entre les individus et la société, qui se constitue en tant que structure abstraite. Cette domination abstraite est exercée sur les individus par des structures de rapports sociaux quasiment indépendantes, médiatisées par le travail déterminé par la marchandise. Le système capitaliste c’est cette société individualiste où se sont constitués des rapports sociaux tellement objectivés qu’ils ont pris une indépendance complète à l’égard des individus. C’est cette domination abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire. Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l’argent aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas fin à l’aliénation. Comprendre l’aliénation ce n’est pas en sortir car personne n’est en dehors de ce système et ne peut s’en faire le critique en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c’est déjà faire un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne s’agit pas de revenir à «un bon vieux temps» d’avant l’aliénation, il s’agit de s’approprier ou de se réapproprier ce qui s’est constitué sous une forme aliénée.

Paru initialement dans le numéro 54 dans la revue Rébellion

Source

samedi 22 octobre 2016

Rébellion 76 : Afrique et Europe même combat !


Nouveau numéro, nouvelle formule
  Au sommaire du numéro 76 de Rébellion :

Editorial : Reconquérir la Politique

Actualité : Considérations sur Daesh par D. Gorteau.

Sur l’Extrême Gauche et l’Islam : la faucille et le Croissant par Franck Canorel

Dossier : Afrique et Europe, des parallèles qui bousculent bien des idées reçues…
Rebellion
Le Panafricanisme en quelques questions par la ligue Umoja.

Entretien avec Patrice Mbeko : géopolitique africaine et panafricanisme.

Culture : Promesses et déception d’un cinéma africain subversif par Dany Colin

Livre : « Ten German bombers in the air  » – Chronique du livre de Serge Gadal  » théorie américaine du bombardement stratégique » par Florian Lejault.

Commande 4 euros (port compris)

Rébellion c/o RSE BP 62124 31020 TOULOUSE cedex 02