« Ce n’est pas autour des inventeurs de bruits nouveaux :
c’est autour des inventeurs de valeurs nouvelles que le monde tourne ;
il tourne silencieusement » Nietzsche.
Le 1er Novembre à Athènes, nous nous sommes réunis pour honorer la
mémoire des deux militants – Manolis Kapelonis et Giorgos Fountoulis –
de l’Aube Dorée assassinés il y a trois ans (un troisième grièvement
blessé a survécu). Étaient présents 12 représentants de 4 nations.
Nous sommes restés trois jours sur place pour renforcer les liens de
sang et de cœur mais aussi pour développer les relations autour de la
formation, du réseau et des initiatives économiques.
Nous avons aussi décidé que nous tiendrons une rencontre européenne à
Sparte. Puis à Paris et ensuite à Bruxelles afin de tisser des liens
entre la France, le Chili, l’Espagne, la Belgique. Malgré les banquiers
et les technocrates de Bruxelles, malgré les “eurosceptiques” de la
City, de Wall Street qui manipulent les réacs, l’Europe, la vraie, c’est
à dire l’Imperium des Patries, nous allons la faire avec le coeur, avec
la tête et surtout avec notre volonté. C’est un engagement, c’est un devoir. Il faut s’en souvenir toujours :
il s’agit d’une toile a tisser tous les jours et pas d’un produit à
vendre.
On ne le fera pas dans le narcissisme et les antagonismes. Personne
ne doit faire le paon pour le simple fait que le Projet a acquis
maintenant de la visibilité. Il nous faut un tout autre esprit. Tout est
encore à faire, même notre sélection n’a pas vraiment commencée. Que personne ne se mette en vitrine : nous ne sommes ni les putes
d’Amsterdam ni les nationaux-consommateurs de la droite terminale.
(Photos ci-dessous de Voxnr) Point de rencontreRecueillement et messe orthodoxe en mémoire des “Immortels”Drapeau des « Lansquenet »A l’entrée du cimetièreGabriel Adinolfi avec le seul survivant de l’attaque contre l’Aube Dorée
Pendant que CNN refile les textes des débats à la générale Orwell,
cette dernière se plaint du complot. Car on est contre la théorie du
complot sauf quand on en pratique ou qu’on en voit partout. C’est
sévices secrets à la une !
On a donc un directeur du FBI qui bosserait pour le KGB. Quant au
candidat républicain (le Great Old Party), il est un espion russe comme
tout le monde.
Libération, le Guardian, le NYT sont tous d’accord : il y a complot
interplanétaire incluant l’homme de Roswell et les reptiliens déguisés
en électeurs pour empêcher hilarante Hillary de parvenir à ses fins en
déclenchant la guerre nucléaire dont raffoleraient ces mêmes médias
contre la Russie, la Chine, l’Iran ou l’Inde. Je rajouterai même un point qui je l’espère sera repris par les
services secrets qui répercutent les textes de mon blog : je crois
qu’Hilarante Hillary est victime d’un complot
FBI-CIA-NSA-KGB-FSB-GOP-FOG-FNJ, auxquels il ne manque plus que GOG et
MAGOG.
FNJ c’est le Front national de la jeunesse. Marine étant contre
Hillary, il fait partie du complot. FOG, c’est Franz-Olivier Giesbert.
Le pétulant asticot libéral-libertaire avait jadis dit du bien de la
révolution conservatrice US et avait parlé à Reagan. A mon avis cet
éléphant Trump énormément son monde.
Le FSB c’est le nouveau KGB (et la main du Kremlin qui par
exemple veut ignorer que Vladimir Poutine désobéit en personne à la CIA,
même que c’est pour cela que Sean lui casse en direct le cou dans la poursuite d’octobre rouge !),
et le KGB sort des histoires drôles de son cagibi pour les ranger dans
le placard et les ordinateurs d’Hilarante Hillary. Mais que font les
médias, je veux dire les médias en boucle que personne ne lit, sauf les
robots de Google?
Mais assez d’humour aux trousses. Revenons à la mort aux trousses,
car tout est dans Hitchcock (comme je l’ai montré dans mon livre sur
Kubrick, c’est à Cary Grant que Kubrick et Malcolm McDowell volent
l’idée de chanter Singing in the Rain sous la douche!). Dans la mort aux
trousses donc, quand le héros en a marre de se faire courser, il
rencontre le génial Leo Grattan Carroll, acteur clé de Hitch, qui ici
travaille pour les acronymes. Et le professeur lui dit :
FBI, CIA, ONI.|We’re all in the same alphabet soup.
Cette soupe aux alphabets, c’est la soupe aux acronymes, science que
le parisien électeur PS et bobo maîtrise assez mal (il se contente de
Rentre Avec Tes Pieds), alors quelle fait parti de la grande science
cabalistique ! Le Notarikon est la sténographie qui code les mots
hébreux par leurs lettres initiales (voyez mon livre sur Internet
nouvelle voie initiatique).
Tout cela pour dire qu’Hilarante Hillary alias la générale Orwell est
en fait le Kaplan de Hitchcock et un agent KGB. Elle a été mise là pour
faire rire et perdre les élections (on dit érections en France depuis
DSK) au PD (parti démocrate).
Après le coup du cagibi, on espère la ranger au magasin des accessoires. Quel fourbi tout de même.
Pour imposer sa candidature aux hiérarques fatigués de la
place du Colonel Fabien, il avait tout prévu sauf que la résistance
viendrait d’en bas et non pas d’en haut. Erreur de calcul ou naïveté ?
Faux pas ou traquenard ?
Pour imposer sa candidature aux hiérarques fatigués de la place du
Colonel Fabien, il avait tout prévu sauf que la résistance viendrait
d’en bas et non pas d’en haut. Erreur de calcul ou naïveté ? Faux pas ou
traquenard ?
Ainsi donc y-a-t-il encore au PC des insoumis. Des vrais, des purs,
des durs qui vont jusqu’à rejeter les choix stratégiques de leurs
dirigeants pour la prochaine présidentielle. Ceux-là, derrière Pierre
Laurent, semblaient s’être inclinés devant le diktat de Jean-Luc
Mélenchon. Pour sauver la face, ils avaient bricolé une ligne du genre «
soutien sans participation » qui signait de facto leur ralliement à une
campagne explicitement dirigée contre les derniers vestiges de leur
organisation.
C’est à cela que les cadres communistes ont dit « non ». Pas de
beaucoup, certes. 274 voix contre 218. Reste que ce vote du Conseil
national est suffisamment net pour ne pas donner lieu à contestation. Il
doit encore être confirmé par les militants, fin novembre. Rien ne
permet d’assurer qu’il le sera. Mais, comme on dit, le mal est fait tant
sur le plan symbolique que strictement politique.
Jean-Luc Mélenchon voulait rassembler sous sa bannière tous ceux ne
courbent pas l’échine et, vlan, voilà qu’un mouvement de révolte se lève
contre lui. Des insoumis contre l’Insoumis ! Tout cela est assez farce.
Mais, il y a plus grave, encore. Quoi qu’il arrive désormais, Jean-Luc
Mélenchon va devoir souquer ferme pour rassembler les 500 parrainages
d’élus sans lesquels sa candidature à la présidentielle n’aura été que
de papier.
Des conditions similaires à celles que le PC d’autrefois imposaient à ses élus
Au-delà, on peut lire ce petit événement de trois façons différentes
qui ne sont pas totalement contradictoires. La première est la plus
évidente. Le PC, lorsqu’il était encore une puissance, pratiquait un
centralisme qui n’était pas démocratique. Depuis qu’il n’est plus qu’une
petite boutique, il fait vivre une démocratie qui n’a plus rien de
centralisée. Il y a des jours où le PC ressemble presqu’aux Verts. Chacun peut y faire ce qui lui plait et, en tous cas, ç’en est fini
du temps où la ligne tombait d’en haut, sans discussion possible.
Désormais, Pierre Laurent propose, le Conseil national dispose et il est
même possible que les militants rectifient sans qu’il soit d’ailleurs
certain qu’en fin de course, les élus s’inclinent devant leur choix. Le
PC était un parti d’ordre. Il est devenu celui du désordre assumé.
La seconde leçon de cette nouvelle journée des tuiles découle de la
première. Les communistes se sont tellement bien adaptés à ce mode de
fonctionnement qu’ils rechignent à en changer alors même que c’est là
une des causes de leur perte d’influence au sein de la gauche. Comment
en effet peser quand on flotte en permanence ? Jean-Luc Mélenchon a cru qu’en ayant trouvé la martingale du
renouveau sur le plan électoral, il saurait obliger ses prétendus
camarades à revenir, sous son autorité, à leurs anciennes pratiques. Les
conditions qu’il a mises sur la table pour les investitures aux
prochaines législatives rappellent celles que le PC d’autrefois
imposaient à ses propres élus. Or, on voit bien aujourd’hui que c’est un
curieux projet que de vouloir faire revenir sur le chemin de
l’orthodoxie un parti dont la dernière raison d’être est précisément
d’avoir rompu avec elle. Inévitablement, ça coince.
Pour Pierre Laurent, une forme de désaveu … à son honneur
Enfin, on peut même se demander si le scénario du Conseil national
n’est pas une illustration parfaite de ce que le PC d’en haut reste
capable de faire quand il se sait en position de faiblesse mais qu’il
n’entend pas qu’on lui torde le bras avec des intentions aussi
visiblement homicides. Quel était pour lui le piège ? A l’évidence, de
passer aux yeux de l’opinion de gauche pour un quarteron d’apparatchiks,
arc-bouté sur des logiques d’appareil et incapable de comprendre que le
sens de l’Histoire lui commandait de faire le sacrifice de ses minces
privilèges.
De ce point de vue, Pierre Laurent n’a pas si mal joué ou, ce qui
revient au même, il n’a pas forcément à se plaindre du résultat d’un
vote qui ne correspond pas à ce qu’il a proposé publiquement mais qui
est l’exact reflet de ce qu’il a toujours souhaité dans son for
intérieur. Personne ne pourra l’accuser d’avoir voulu barrer à tous prix
la route de Jean-Luc Mélenchon. Qui pourra demain lui reprocher d’avoir
voulu écouter les cadres de son parti et de s’incliner, du même coup,
devant leurs volontés avant de les soumettre à nouveau au choix des
militants ?
Dans un parti où tout est devenu possible, il arrive que
l’insoumission l’emporte. Il arrive aussi que les dirigeants battus le
soient sur des projets qui n’étaient pas les leurs et qu’ils faisaient
pourtant mine de défendre. Il arrive même enfin qu’entre refus assumés
et concessions de façades, tous se rejoignent pour crier d’une même voix
qu’en politique parfois, le hasard fait décidément bien les choses.
Après la Chine, l’Amérique latine, le constructeur veut assembler des moteurs en Iran, en Slovaquie, au Maroc…
Changement de régime chez PSA. Alors que le constructeur usinait
traditionnellement la grande majorité de ses moteurs dans l’Hexagone,
cela ne sera sans doute bientôt plus le cas. La nouvelle règle ? A
chaque usine à l’étranger sa fabrique de moteurs, ou presque. N’en
déplaise aux sites français, déjà pénalisés par le déclin du diesel.
Lors d’une visite en Iran, en octobre, Carlos Tavares a confirmé que
son groupe entendait produire sur place de quoi faire avancer les
voitures qui sortiront d’ici à trois ou quatre ans des sites de Téhéran
et Kashan. « Nos moteurs et nos transmissions seront faits ici, c’est
notre modèle, si les niveaux de qualité et de coût sont suffisants », a
expliqué le président du directoire de PSA. Une annonce qui survient
six mois après celle de la création, d’ici à 2019, d’une ligne de
production de blocs essence en Slovaquie, à Trnava. Et quelques
trimestres après celle d’un atelier moteur au Maroc, à Kénitra, attendu
pour 2019 également.
Ces différentes implantations doivent métamorphoser en quelques
années l’appareil de production de PSA, qui fabrique aujourd’hui 80 % de
ses moteurs et boites de vitesses dans l’Hexagone. Il suffit de compter
: 200.000 moteurs en Slovaquie, 90.000 puis 200.000 au Maroc, 360.000
en Iran, sans oublier les 100.000 moteurs déjà produits au Brésil et en
Argentine, et les 800.000 faits en Chine. Sachant qu’a priori PSA
devrait usiner 2,4 millions de moteurs en France et avoir vendu environ 3
millions de voitures dans le monde en 2016, on comprend vite que le
visage français de la production de moteurs chez PSA va prendre un coup –
à moins d’une envolée des ventes ou de nouveaux partenariats en Europe.
Logique logistique
Le mouvement peut néanmoins sembler logique. Pour la direction, (qui a
le dossier dans ses cartons depuis dix ans), il apparaît évident de
produire les mécaniques à proximité des lignes d’assemblage, surtout
dans des endroits où les salaires sont faibles et les taxes à
l’importation sévères. « Cela fait sens au niveau logistique »,
souffle-t-on avenue de la Grande-Armée. De toute façon, pour baisser les
coûts de fabrication et atteindre les objectifs du plan stratégique «
Push to Pass » (85 % d’intégration locale en Amérique latine, 75 % en
Eurasie et 70 % en Afrique-Moyen-Orient d’ici à 2021), il faut produire
sur zone les moteurs. Même si cela pèse sur les deux grands sites
français, Trémery (Moselle) et la Française de Mécanique, à Douvrin
(Pas-de-Calais) – environ 7.600 salariés à eux-deux.
« Aujourd’hui, la moitié de la production de Trémery est exportée,
relève Serge Maffi, délégué du Syndicat indépendant de l’automobile
(SIA) du site. Kénitra et Trnava qui feront leurs propres moteurs, cela
interpelle. On peut espérer qu’ils ne viendront pas cannibaliser la
production française. Et que la hausse des volumes en Europe compense
l’effet de cette délocalisation. » En ce moment, les sites de Trémery et
de la Française de Mécanique tournent à plein. Le premier va sortir pas
loin de 2 millions de moteurs cette année, le second environ 400.000.
Mais en 2019, la direction prévoit un volume de 1,5 million pour
Trémery, tandis que celui de Douvrin devrait doubler, pour atteindre
800.000 pièces (avec l’arrivée de véhicules utilitaires).
Conscient de la forte exposition des sites hexagonaux au diesel, PSA
avait choisi en 2014 de produire ses 3 cylindres essence en Moselle
plutôt qu’à Vigo, en Espagne. Et au printemps dernier, de produire ses
chaînes de traction électrique et hybride en France, malgré la
concurrence de la Chine. « D’accord, on aura des moteurs électriques.
Mais on reste inquiet », glisse Christian Lafaye, chez FO. Pour lui, il
faut bien moins d’hommes pour faire un moteur essence (et a fortiori
électrique) que pour sortir un bloc diesel.
Pendant six ans les pays occidentaux et du Golfe ont investi dans les
groupes radicaux en Syrie, ils ne peuvent donc pas les abandonner
maintenant, estime Said Sadiq, professeur de sociologie politique à
Université américaine du Caire.
RT : Staffan de Mistura a condamné les actions des rebelles à
Alep. Les hommes politiques occidentaux et les médias vont-ils
désormais focaliser leur attention sur les atrocités commises par les
rebelles ?
Said Sadiq (S. S.) : Même si Staffan de Mistura
n’était pas le seul à condamner ce qui se passait, le secrétaire général
de l’ONU l’a fait aussi, toute l’attention des médias occidentaux était
focalisée sur la bataille de Mossoul en Irak, alors que la situation à
Alep était contournée et minimisée…
RT : Il y a eu récemment une attaque de gaz chimiques à
l’ouest d’Alep. L’Occident, va-t-il reconsidérer son soutien à ses
groupes soi-disant modérés, qu’ils ont à l’origine de cette attaque ?
S.S. : Il faut comprendre que pendant six ans les
pays occidentaux et ceux du Golfe ont investi dans ces groupes radicaux
modérés, ils ne peuvent donc pas les abandonner. Ils sont comme un
cheval de Troie qu’ils ont mis en Syrie. Maintenant ils ne peuvent pas
le sortir en disant: «Bon, nous avons découvert que nous avions tort,
partons donc et arrêtons tout cela.» Ils ont investi dans ces groupes et
vont les utiliser dans les négociations sur l’avenir de la Syrie. S’il y
a, à l’avenir, des négociations sur le sort de la Syrie, ces gens-là,
ces radicaux et modérés seront utilisés autour de la table de
négociations. Je ne pense pas qu’ils se débarrasseront d’eux bientôt. Ensuite, comment ont-ils eu toutes ces armes chimiques ? Les pays du
Golfe fournissent des armes, mais ils n’ont pas d’armes chimiques. Il
est donc très probable que ces armes chimiques sont arrivées d’un pays
de l’OTAN. Il n’y a que ces pays qui ont des armes de ce genre. Comment
ces armes chimiques sont arrivées dans les mains des rebelles syriens ?
Le suspect habituel sera la Turquie.
RT : Le Royaume-Uni envisage de lancer un nouveau programme
pour former les rebelles et leur fournir des armes. L’an dernier un
programme américain similaire a connu un échec retentissant et a poussé
des rebelles à se battre aux côtés de Daesh et du Front Al-Nosra. La
même chose se répétera-t-elle ?
S.S. : Six ans de gaspillage de ressources et
d’argent pour détruire la Syrie et au bout, une faillite. L’objectif qui
a été déclaré : «Nous allons renverser le régime de Bachar el-Assad.»
Six ans plus tard, rien ne s’est passé. Pensez-vous qu’une année
supplémentaire et encore plus d’investissements permettront d’atteindre
la pointe de l’iceberg et de faire basculer la situation actuelle ? J’en
doute. Je pense que cet argent a été gaspillé alors qu’ils n’avaient
qu’une ambition stratégique : éviter que le gaz qatari parvienne en
Europe via la Syrie mais aussi détruire la société syrienne, pas le
régime, mais la société, l’armée, l’intégrité syrienne.
Mine de rien, une députée israélienne vient de découvrir le
pot aux roses. Avec ingénuité, cette élue du parti de gauche « Meretz » a
révélé que 122 militaires israéliens et américains étaient en activité
sur une base aérienne saoudienne. Cette situation l’horrifie, dit-elle,
car ces militaires sont inutilement exposés au « terrorisme saoudien » !
On ne sait s’il faut attribuer cette indignation à la candeur des
sionistes de gauche ou à leur duplicité coutumière. Mais l’affaire a le
mérite de lever le voile sur la collaboration militaire
israélo-saoudienne au moment où l’Arabie saoudite est engagée dans une
partie de bras de fer avec l’Iran.
Selon des sources citées par cette parlementaire, l’opération
viserait à déployer un système antiaérien extrêmement performant sur le
sol saoudien tout en consolidant le système antimissile israélien « Dôme
de fer ». Un accord en ce sens aurait même été paraphé au cours de la
visite de Barack Obama à Riyad en avril 2016. Ainsi, la Maison blanche
ferait coup double. Les Saoudiens nourrissant à l’égard des missiles
iraniens la même hantise que les Israéliens à l’égard de ceux du
Hezbollah, l’Oncle Sam réunit ses deux alliés régionaux en les
gratifiant des derniers joujoux du complexe militaro-industriel.
D’étranges conciliabules laissaient supposer que Riyad et Tel Aviv
nouaient clandestinement un partenariat militaire malgré l’absence de
relations officielles entre les deux pays.
On se doutait bien que la non-reconnaissance d’Israël par la
pétromonarchie préférée des Occidentaux n’était plus qu’un héritage
suranné, lié à la grande époque de la « solidarité arabe » et voué par
l’esprit du temps à finir aux oubliettes. De nombreux indices
nourrissaient le soupçon d’une telle connivence, avivé par des
convergences d’intérêt qui n’échappent à personne. Désormais, c’est
fait. Un pas a été franchi. La coopération entre Israël et les Saoud
s’étale au grand jour avec la bénédiction américaine. Il faut d’ailleurs
reconnaître que certains Saoudiens avaient anticipé ce rapprochement.
Il suffit de rappeler les déclarations prémonitoires du prince Walid Ben Talal en octobre 2015.
Selon le quotidien koweïtien « Al Qabas », il déclara : « Je me rangerai
du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques dans le
cas du déclenchement d’une Intifada palestinienne, et j’userai de toute
mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à
condamner Tel-Aviv, parce que je considère l’entente israélo-arabe et
une future amitié comme nécessaire pour empêcher l’extension dangereuse
de l’Iran ». On n’entendit guère les amis occidentaux d’Israël, à l’époque, se
scandaliser de cette déclaration d’amour d’un coupeur de tête
esclavagiste pour la « seule démocratie du Moyen-Orient » (si vous êtes
un laïque européen) ou la « lumière des nations » (si vous êtes un
puritain américain).
Mais continuons avec le prince Walid. « Par conséquent, dit-il,
l’Arabie Saoudite et Israël doivent renforcer leurs relations et former
un front uni pour contrecarrer le programme ambitieux de Téhéran ». Fort
logiquement, la République islamique d’Iran est en ligne de mire. Mais
il y a plus. Le quotidien koweïtien « Al Qabas » précise que le prince
Al-Walid BenTalal s’est exprimé lors d’une tournée régionale visant à
obtenir un soutien pour les rebelles saoudiens présents en Syrie ».
Cette ultime précision dévoile le fond de l’affaire. Car Washington,
Riyad et Tel Aviv ont le même désir de provoquer la chute du président
syrien. Les Saoudiens sont les sponsors officiels de ces hordes de
mercenaires décérébrés dont raffolent les droit-de-l’hommistes. Mais
Israël et les USA sont les bénéficiaires ultimes de cette tentative de
destruction d’un Etat syrien qui a trois fâcheuses manies : il défend sa
souveraineté, il soutient le Hezbollah et réclame la restitution du
Golan.
Certains diront peut-être que les relations entre Riyad et Washington
ne sont pas au beau fixe (on a beaucoup entendu ce discours depuis le
11 septembre 2001). Ils noteront que depuis la levée du veto
présidentiel par le Congrès les familles des victimes du 11 septembre
peuvent saisir la justice contre le pouvoir saoudien. Certes. Mais il ne
faudrait pas nourrir des illusions démesurées sur la justice
américaine. Les services secrets des deux pays étant mouillés jusqu’au
cou, ils se couvriront mutuellement. Le tandem infernal qui a produit
dans l’ombre les attentats du 11 septembre devrait traverser sans
embûche cette péripétie judiciaire. Entre les USA et l’Arabie saoudite, en réalité, la relation est
structurelle, non conjoncturelle. Pétrole oblige ! La soif
d’hydrocarbures en est le ressort historique. Mais ce n’est pas tout.
Depuis 1945, la doctrine rétrograde de l’allié wahhabite présente aussi
pour Washington un gage rassurant de conservatisme. Unis dans une même
aversion pour les rêveries des partageux et une même envie de profit
accumulé, le puritanisme anglo-saxon et le rigorisme wahhabite sont au
diapason.
C’est pourquoi, devant la triple menace qui se profila à partir des
années 50 (le communisme pro-soviétique, le nationalisme arabe, puis la
révolution iranienne), Washington joua résolument la carte de
l’obscurantisme religieux. Le wahhabisme mondialisé est une force de
frappe idéologique, un redoutable « soft power », une formidable machine
à décérébrer les masses musulmanes. L’impérialisme l’utilisa, à grande
échelle, contre ces tentatives de développement autocentré
qu’incarnèrent l’Egypte nassérienne, l’Algérie de Boumediene, l’Irak
baasiste, la Libye de Khadafi, la République islamique d’Iran et la
Syrie d’Al-Assad.
Rempart contre l’influence soviétique, antidote au nationalisme arabe
progressiste, opportun concurrent de l’influence chiite : Washington
prêta au radicalisme wahhabite toutes les vertus. En échange des
livraisons de pétrole, il laissa le champ libre à Riyad, qui investit
des sommes colossales dans la formation de centaines de milliers de
prédicateurs obstinément littéralistes et crétinisés par un fanatisme
obtus. Ces hordes de bavards prétentieux, obsédés par la lettre et
fermés à l’esprit des textes, ont colporté depuis un demi-siècle une
doctrine qui est une injure à la civilisation de l’Islam classique et un
affront à la modernité éclairée par la raison. Cette propagande
religieuse d’une imbécillité crasse, hélas, fut le vecteur insidieux
d’une régression culturelle sans précédent. Plus grave encore, le lavage de cerveau wahhabite a contribué au
désarmement politique et idéologique du monde arabe. Il l’a affaibli
face aux convoitises étrangères en frappant d’illégitimité, au nom d’un
panislamisme réactionnaire, de jeunes Etats qui avaient l’audace de
vouloir incarner un pouvoir souverain, moderne et séculier. La sauvage
agression contre la Syrie, en réalité, est le dernier acte de cette
conspiration de l’impérialisme occidental allié à l’obscurantisme
wahhabite contre la souveraineté nationale arabe. Les pétromonarchies du Golfe ne sont pas seulement les bailleurs de
fonds du terrorisme takfiriste (quand il frappe des musulmans) et
djihadiste (quand il frappe des non-musulmans). Avec la bénédiction des
puissances occidentales, elles fournissent à ces mercenaires sans foi ni
loi leur dose quotidienne de stupéfiant idéologique. Elles leur
inoculent cette haine toxique de la différence religieuse qui est au
fondement de leur obscurantisme sectaire. Le wahhabisme, c’est le
captagon des desperados du chaos. Parce qu’il est logé par les hasards de la géologie sur une nappe
d’hydrocarbures, ce régime qui devrait être aboli séance tenante par
mesure de salubrité publique est un partenaire de premier plan pour
Washington. Le complexe militaro-industriel abonde en armements dernier
cri une dynastie dégénérée qui rêve les yeux ouverts de gloire
militaire.
Ne sachant que faire de leurs montagnes de pétrodollars, ces
parasites jouisseurs goinfrés de pognon entrent massivement dans le
capital des multinationales et placent leurs excédents de liquidités en
bons du Trésor américain. Business is business ! Prêts à vendre leur
mère pour amasser davantage, ces ploutocrates du désert communient avec
ceux de Wall Street dans la même dévotion pour le dieu-dollar, ils se
vautrent devant le Veau d’Or avec la même ferveur, sans doute persuadés
d’être élus de Dieu, les uns et les autres, pour goûter tant de félicité
terrestre.
Certes, vue des USA, l’Arabie saoudite rend bien des services. Mais
Washington a une autre corde à son arc. Riyad n’occupe pas le sommet du
podium. La fortune colossale accumulée par la finance new-yorkaise a
créé une puissante oligarchie israélo-américaine. Pour cette caste richissime, Israël est beaucoup plus qu’un allié des
Etats-Unis. C’est le miroir où la nation américaine contemple son
modèle. Car Israël est le peuple élu dont l’Amérique reproduit l’épopée.
L’Amérique est le second Israël voué à civiliser le Nouveau Monde en y
répandant les bienfaits de la libre entreprise. Même croyance en une
«destinée manifeste », même métaphysique de l’élection. Cette oligarchie
prédatrice ne doute de rien. Elle attribue sa puissance à la faveur
divine. Elle se croit choisie par Dieu pour guider les nations.
Dictée par le lobby pro-israélien, la politique extérieure des
Etats-Unis sert donc les intérêts sionistes. L’immunité d’Israël est
garantie par le droit de veto américain au Conseil de sécurité de l’ONU.
La colonisation israélienne, cette injure au droit des peuples, peut se
poursuivre en toute impunité, réduisant en miettes ce qui reste de la
Palestine. Barack Obama n’a rien fait pour la freiner. Avant de tirer sa
révérence, il a pris la précaution d’accorder à Tel Aviv une aide
militaire sans précédent de 38 milliards de dollars. Le résultat ne
s’est pas fait attendre. Goldman Sachs a annoncé son soutien à Hillary
Clinton. Les millions de dollars coulent à flots. Deux candidats se
disputent le pouvoir comme des pantins désarticulés. Les docteur
Folamour du Pentagone rêvent d’atomiser la Russie. En attendant, Wall
Street encaisse ses dividendes par milliards de dollars.
Pour exercer sa domination au Moyen-Orient, l’impérialisme peut
compter sur ses deux garde-chiourme. Leur coopération militaire est une
divine surprise, une formidable aubaine.
Israël est une force de frappe militaire dont la fonction est de
soumettre la nation arabe. Ouvertement complice du projet sioniste,
l’Arabie saoudite est une force de frappe idéologique dont la fonction
est de débiliter les masses. La force militaire, l’argent sans limites,
la puissance de l’idéologie qui formate les esprits. Le « hard power »
au sionisme, le « soft power » au wahhabisme. En tout cas, c’est
désormais officiel. Leur collusion au service de la stratégie du chaos
est exposée au grand jour. Ces deux pustules ont partie liée pour
contaminer toute la région. Alors les jeux sont faits ? Pas sûr. Le
vaccin est en préparation.
Bruno Guigue, ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé
de cours à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq
ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible
remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.
Souvenez-vous : c’était en 2007, aux Etats-Unis. Depuis des
années, les banques américaines, toujours à la recherche de nouveaux
outils pour placer et faire fructifier l’argent, grisées par le boom du
marché de l’immobilier… prêtaient de l’argent à tout le monde… Tout le
monde, vraiment tout le monde, même ceux qui n’étaient manifestement pas
solvables ! Mais rapidement, la quantité de crédits impayés, s’est mise
à enfler à cause de pertes d’emploi, ou encore, de mensualités qui
explosent à cause de crédits à taux variable…
Cette masse de créances douteuses a provoqué la faillite de petites
banques, puis de plus grosses… On connaît la suite… la plus grave crise
économique et financière depuis celle de 1929. Aujourd’hui, c’est un peu
la même chose qui est peut-être en train de se passer. mais en Europe.
Le cabinet d’audit KPMG a trouvé 1200 milliards d’euros de crédits en
défaut de paiement dans les comptes des banques européennes.
Les banquiers ont une manière bien à eux d’appeler ces crédits : ils
les qualifient de “crédits non performants”… Un crédit est “non
performant”, à partir de trois mensualités impayées, mais au final,
c’est bien de l’argent qui ne rentre pas, plus, dans les caisses de la
banque, et qui pourrait la mettre en difficulté… Ces 1200 milliards
d’euros représentent 5 % du total des crédits accordés par des banques à
des particuliers ou à des entreprises en Europe… il n’y avait que 1,5 %
de crédits impayés en Europe, il y a 10 ans.
Une crise bancaire couve donc à l’horizon en Europe… Europe qui a
opportunément fait voter une directive européenne, en vigueur depuis le
début de l’année, directive qui oblige les banques à venir piocher sur
les comptes de ses clients pour éviter de faire faillite…
Parlons d’Hillary, car elle n’a plus de nom, elle n’est plus qu’un prénom, la générale Orwell !
Un ami éditeur me dit que si elle perd, il faudra voir la tête des
journalistes. Mais pourquoi donc ont-ils tant à y perdre ? Auraient-ils
pris trop parti pour la mère de toutes les élections, et pourquoi ? Il
faut tuer Poutine, il faut tuer Trump, tel est le lemme de la
presse-système qui maintenant veut aussi interdire tout le web libre qui
la remplace.
Candidate-mère, candidate-système, Hillary est le Média. Vous ne
pouvez pas ne pas voter pour la générale Orwell. Elle est à la fois le
spectacle et le monstre patronal planétaire. Elle est la nurse à trique
prophétisée par Chesterton. Avec elle les citoyens redeviennent des
mômes. Elle est cette divinité, déesse pourpre de notre apocalypse pour
idiots visuels.
Et Trump n’a pas le droit de dire qu’un homme riche et puissant
séduit facilement. La Générale a le droit d’être cocue d’un mari violeur
car elle est la reine de l’ineptie ambiante. Trump ne peut rien contre
Elle en tant que candidate-système. Il est pourtant une bête de scène,
un show man, dit Woody Allen, un grand moghol, dit Larry King. Dans
cette apocalypse médiatique, j’aurais compris une chose : seuls les
grands médiatiques ont respecté Trump. Ce n’est pas pour rien non plus
que Clint Eastwood effaré par le bilan globalement ubuesque du Barack
Obama a appelé à voter Trump. La presse est Hillary. Hillary est Dieu. On l’appelle par son prénom,
on la tutoie. Car on est pote avec son Dieu. Pour la première fois le système est candidate.
Le reste doit s’écraser devant cette presse et cette paresse
culturelle. Et si Hillary atomise la Russie et avec elle le monde le
deuxième jour, il faudra la bénir. Et ils la béniront, même au dixième
cercle de l’enfer, celui chez Dante des traîtres de toutes les nations
qui veulent le TTIP et la guerre contre la Russie, meilleur d’accélérer
la venue du N.O.M. La Clinton, cocue pathétique, devient ce personnage
tératologique, une réalité télé-menstruelle qui n’est pas non plus sans
évoquer la grosse maison sanglante du Shining de Kubrick. Car
les médias pissent du Hillary comme du sang. Tout ce qui est masculin
doit crever, rival, mari, macho, chômeur ou ambassadeur US en Libye.
Sans oublier Trump ou Poutine involontaires associés du diable dans
cette affaire puisqu’ils vont servir à justifier un coup d’Etat en
Amérique et une guerre nucléaire dans le monde. La presse mainstream des
médias étasuniens et vassaux a déjà préparé les consciences molles à
ces deux monstruosités.
La presse est Hillary. Hillary est le dieu de la guerre, la déesse
Kali de ce paganisme fluo et dément qui contrôle aujourd’hui les USA, de
Kardashian à la Jolie.
Hillary est le pouvoir, le pouvoir US, et son Etat profond
totalitaire. Et ce de toute éternité. Elle ne peut pas ne pas être élue.
D’ailleurs elle ne devrait pas être élue, elle devrait être nommée
présidente, nommée et renommée, puis envoyer promener toute rivalité !
Car il faut ADORER Hillary. Elle est l’autoportrait de cette info en
boucle qui liquéfie le monde avec CNN. Hillary (ne l’appeler que par son
prénom) est le fétiche dont parle la mère africaine de Voltaire avant
de vendre ses enfants :
» Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te
feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs
les blancs, et tu fais par-là la fortune de ton père et de ta mère. »
Et pour la deuxième fois (Obama fut juste un demi-fétiche, premier
post-candidat), on ne nous demande plus de voter, mais de nous
soumettre. Idem en France. Votez Juppé-Hollande, ou on vous interdira de
voter.
Nous vivons la fin d’une époque ou la fin du monde. Il reviendra à un
prix Nobel de la paix de mettre fin à ce monde. Mais si ce n’est que la
fin d’une époque que nous vivons, alors c’est la fin de cette élite
mondialiste occidentale issue des deux guerres mondiales, et dont la
générale Orwell est la métastase terminale.
Le guide suprême de la Révolution islamique l’Ayat Allah Ali
Khamenei, a affirmé qu « ‘affronter les États-Unis s’inscrit dans le
cadre de la défense des valeurs humaines », soulignant que « négocier
avec l’administration américaine ne résout pas les problèmes, au
contraire, cela ne fait que les augmenter », a rapporté l’agence
d’informations iranienne Farsnews.
S’exprimant lors d’une réunion avec des milliers d’étudiants et de
lycéens à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre l’Arrogance
mondiale, son Eminence a rappelé que « tout ce dont nous avons mis en
garde concernant les États-Unis s’est révélé au cours des débats
présidentiels ».
Et de poursuivre: « les débats télévisés entre les candidats à la
présidence des États-Unis, ont dévoilé les vérités et les scandales de
l’administration américaine, or ce que nous disions auparavant
concernant cette administration est moins que rien que ce qui est apparu
dans ces débats. Mais certaines personnes ne nous croyaient pas, sauf
que les propos des candidats dans les débats ont prouvé la dégradation
des valeurs humaines aux USA ».
« La discrimination raciale, le racisme, la pauvreté et
l’accaparation de 90 % de la richesse des États-Unis par seulement 1 %
de la population, la violation des droits civiques font partie des
réalités de la société américaine », a rappelé le Guide suprême.
S’adressant aux jeunes, le Guide suprême a mis en garde la jeune
génération contre « certaines fausses idées qui empoisonnent l’opinion
publique, et qui dévient la vision des jeunes. Notamment, que la
résistance de l’Imam Khomeini face aux États-Unis n’émanait que de son
zèle religieux et de son orgueil, afin de faire croire que ce dernier
n’était pas sage alors que tout son mouvement était fondé sur le bon
sens, la logique et les arguments ».
Son éminence a expliqué : « On a voulu faire croire que l’opposition
de l’Imam Khomeini à l’Arrogance américaine était le fruit de son
obstination et de son orgueil, non pas de sa raison ! Loin de là, la
fermeté et la résistance de l’Iran et de son peuple reposaient sur des
raisonnements rationnels. L’Imam Khomeini défendait les valeurs humaines
».
L’Ayat Allah Khamenei a rappelé le nombre de fois où il avait pointé
du doigt l’infidélité et l’hypocrisie des États-Unis : « Ils sont
malhonnêtes ! Ce n’est plus moi qui le dit, mais les négociateurs qui
ont œuvré nuit et jour pour la concrétisation de l’accord nucléaire ».
Il a ajouté : « la politique et l’essence de l’administration
américaine est basée sur la cupidité et l’hégémonie, pratiquées depuis
de nombreuses années dans divers régions du monde, en particulier en
Asie de l’Ouest et en Iran avant la révolution, et donc grâce à la
vigilance de l’imam Khomeini durant les premiers mois de la révolution,
voire s’il n’avait pas affronter les USA , cet ennemi aura tenté de
pénétrer par la fenêtre à nouveau après avoir été chassé par la porte
».
L’Ayat Allah Khamenei a estimé que « l’un des arguments qui prouvent
le bon sens de l’opposition de l’Imam aux Etats-Unis est leur soutien à
Mohammad Reza Pahlavi durant les premiers jours de la révolution et
leurs efforts incessants à provoquer un renversement à l’instar du coup
d’état du 19 Août 1953. A ce moment, l’imam Khomeini a donné l’ordre
de prononcer des slogans antiaméricains, afin de réveiller les gens et
pour empêcher un nouveau complot au début de la révolution islamique
». Son éminence a évoqué « la prise de contrôle du siège de
l’espionnage dans la région, l’ambassade américaine à Téhéran »,
qualifiant ce jour « comme le jour des jeunes croyants qui ont pris
l’initiative d’occuper le siège de l’espionnage, prenant ainsi par
surprise l’ennemi au point de le paralyser ».
Son Eminence a indiqué que « cette prise de contrôle était une
réaction naturelle aux complots et aux animosités, pratiquées depuis des
années par les USA qui ont pillé les ressources et les richesses du
peuple iranien ».
Son éminence a mis en garde contre l’idée d’une entente avec les
Etats-Unis, qui s’est dangereusement répandue : « Il existe des
preuves qui attestent du caractère mensonger de cet argument, notamment
le Plan global d’action commun et l’attitude de Washington après les
accords nucléaires ».
Et de noter : « Pourtant, il y a encore certains qui proposent de
s’accorder avec les États-Unis concernant la Syrie, le Hizb Allah
libanais, l’Irak, le Yémen et même les affaires internes du pays !
Pourrions-nous compter sur l’aide d’un gouvernement qui n’a jamais cessé
son animosité contre le peuple iranien ? C’est le progrès de l’Iran qui
les préoccupe. Je doute qu’un éventuel dialogue puisse remédier à nos
problèmes économiques. Car, premièrement, il s’agit de traîtres aux
propos fallacieux qui plantent leurs couteaux dans le dos, là où l’on
s’y attend le moins. Deuxièmement, l’Amérique traverse elle-même une
crise, et un pays en crise ne peut pas résoudre les problèmes d’un autre
pays ». L’honorable Ayat Allah Khamenei a vivement critiqué la fausse idée
selon laquelle « le règlement des problèmes du pays passe par une
entente avec les États-Unis » : le dialogue ne ferait qu’accroître les
problèmes qui doivent être résolus en s’appuyant sur « notre potentiel
interne, la force et le savoir-faire de la jeune génération », a-t-il
affirmé.
Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est
la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que
certains ont appelé Homo Oeconomicus, fruit d’une véritable
transformation anthropologique. Il a réalisé ce que les régimes
totalitaires du XX° siècle avaient rêvé de faire sans pouvoir le
réaliser: donner naissance à un homme nouveau et cela à l’échelle
mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a
conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert
autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce
nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a
pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière
par Karl Marx dans son analyse du capitalisme: l’aliénation.
L’aliénation comme une dépossession
La définition que l’on trouve dans le dictionnaire du mot aliénation
nous dit que c’est «l’état de l’individu qui, par suite des conditions
extérieures (économiques, politiques, religieuses) cesse de
s’appartenir, est traité comme une chose, devient esclave des choses et
des conquêtes même de l’humanité qui se retournent contre lui». Le seul
mot français aliénation traduit deux termes allemands utilisés par Marx:
Entäusserung (v. entäussern: se défaire de; adj. äusser: extérieur,
externe) et Entfremdung (v. entfremden: éloigner, détacher, détourner;
adj. fremd: étranger). Ce terme traduit donc un sentiment
d’extériorisation, de dépossession de soi et d’étrangeté face au monde
et à soi-même. Mais pour Marx il ne peut se comprendre qu’au sein du
processus de domination du capital qui passe par l’exploitation,
l’aliénation, la réification. Car cette dépossession est le résultat de l’exploitation capitaliste,
c’est-à-dire du fait que dans l’entreprise capitaliste les salariés
produisent une valeur équivalente à celle de la force de travail
(travail concret qui leur est versé sous forme de salaire) mais aussi
une valeur additionnelle (travail abstrait qui donne la plus-value, la
valeur, que gardent les capitalistes). Le travail vivant (concret) est
transformé en abstraction (la valeur), c’est-à-dire en argent. Dans le
monde capitaliste l’immense majorité des individus ne possèdent pas leur
outil de travail, ils sont obligés de rejoindre des entreprises qui
leur fournissent les moyens de travailler. Ils en sont réduits à vendre
leur seul bien, leur force de travail, c’est-à-dire eux-mêmes, pour
fabriquer des marchandises. Dés lors leur travail n’est plus qu’une
marchandise parmi d’autres et ils doivent agir comme des capitalistes:
pour survivre ils doivent impérativement vendre leur marchandise-force
de travail sur un marché du travail où les salariés du monde entier sont
mis en concurrence. Le salarié est celui qui extériorise sa propre
puissance subjective (sa force de travail) en lui donnant, sous la forme
d’une marchandise, une existence objective et cela dans le but de
gagner un salaire lui permettant d’acquérir d’autres marchandises.
Elle n’est pas une fatalité
Ce que Marx a critiqué ce n’est pas le travail en lui-même mais la
forme spécifique qu’il a pris dans le monde capitaliste, la
forme-marchandise. Le travail n’était pas aliéné, il l’est devenu à la
suite d’une transformation sociale dont on peut faire l’histoire (ce que
Marx a fait dans le livre I du Capital). Cette forme d’aliénation n’est
pas une conséquence inéluctable de l’histoire humaine et elle n’a pas
toujours existé comme voudraient nous le faire croire les idéologues du
système. Alors que le travail avait permis à l’individu de s’affirmer en
tant qu’homme, de dépasser l’animalité, la seule nécessité, pour agir
sur son milieu et le maîtriser, il est devenu une forme de servitude. Il
n’est plus un but en lui-même, il est devenu un moyen de satisfaire des
besoins en dehors du travail. Ce qui devrait permettre l’affirmation de
soi est devenu l’instrument de la négation de soi. Le travail qui était
liberté et indépendance devient servitude et enfermement dans un
processus abstrait et technique que personne ne maîtrise plus.
L’individu aliéné perd toute conscience de sa force, de son pouvoir
d’agir et de transformer le monde. Il est dépossédé de la maîtrise du
monde qu’il habite et de son destin. De la naissance à la mort, en
passant par l’enfance, l’école, le travail, la sexualité, la politique,
les loisirs, la vieillesse, tout est laissé aux mains des experts, des
techniciens, des gestionnaires. Tout ce qui reste à l’homme, c’est
vendre et acheter, c’est se vendre et consommer. La loi du commerce a
remplacé les valeurs du travail. Et cette servitude est appelée à ne pas
connaître de fin car dans le système capitaliste la production,
rebaptisée croissance, est un moyen qui n’a d’autre fin qu’elle même. L’aliénation capitaliste ne touche pas seulement ceux qui
travaillent, elle s’est étendue à tous les humains et au monde entier à
travers la domination absolue de l’argent. L’argent est la marchandise-
reine, celle qui permet d’avoir toutes les marchandises, celle qui est
là pour remplacer tous les liens traditionnels que le développement du
capitalisme et l’atomisation des individus ont détruits. L’argent, comme
le travail dans le système capitaliste, réduit l’individu à n’être
qu’une abstraction. On ne travaille que pour en gagner car il est le
signe de la puissance, qui s’appelle aujourd’hui «le pouvoir d’achat».
Celui qui en possède n’a aucun pouvoir mais il offre tous les moyens
d’en obtenir. L’argent est l’objet absolu de tous désirs, le Désir
objectivé, matérialisé. En posséder permet de consommer, d’acquérir tous
les objets techniques qui s’offrent comme le moyen d’échapper à cette
solitude, à cette angoisse face à un mode devenu étranger et
incompréhensible. Mais le sentiment de puissance que procurent ces
objets n’est qu’éphémère et, tout comme la production de marchandises,
il ne peut avoir de fin car il renforce ce qu’il est censé combattre:
l’aliénation et la réification. Ce qui se présente comme un remède n’est
que le renforcement du mal et ceux qui le possèdent sont tout autant
aliénés que ceux qui n’en ont pas.
Une marchandisation de l’humain
Ainsi la particularité de l’aliénation et de la réification
capitalistes ne peuvent se comprendre qu’au sein de l’exploitation. D’un
travail qui dans les sociétés traditionnelles était intégré dans la
vie, le capitalisme a fait quelque chose d’extérieur, une marchandise
comme une autre. L’individu aliéné en arrive à considérer le monde, les
choses, les autres comme il considère son travail: un moyen pour autre
chose. Le monde, la nature ne sont plus que «l’environnement», le décor
plus ou moins naturel dans lequel il évolue; les choses ont acquis une
vie propre: les objets techniques et les machines qui devaient le servir
et l’aider l’emprisonnent toujours davantage en se transformant en
prothèses indispensables entre lui et la réalité; les autres sont au
mieux des amis virtuels avec qui on n’a de lien que par écran ou
téléphone portable interposés mais le plus souvent ils ne sont que des
objets vivants mais insignifiants pour lesquels on ne ressent ni haine,
ni amour, ni aucune sorte d’empathie, juste de l’indifférence. Enfin
«libéré» des devoirs et des obligations traditionnels perçus comme des
liens entravant sa liberté, persuadé de n’avoir aucun pouvoir sur ce
monde où de toute façon il se sent étranger et qu’il accepte passivement
tel qu’il est, il ne reste à l’individu aliéné que lui, que cet ego que
la publicité flatte pour mieux l’exploiter. Il cultive sa différence et
son originalité, qui ne sont rien d’autre que le produit de
l’aliénation. Il ne se préoccupe que de son «développement personnel» en
exploitant de son mieux son entreprise: lui-même. Il considère son
corps, ses capacités, ses sentiments, ses relations comme des
investissements qu’il pense pouvoir gérer rationnellement, en bon
manager. Il n’est plus soumis à la dictature de la marchandise, il est
devenu marchandise. Il a fait siennes les lois du système capitaliste
dont il n’est que le produit et il reproduit à son échelle, envers
lui-même et les autres, les mécanismes de domination: exploitation,
aliénation, réification. Dés lors le monde ne peut avoir comme seul sens
que celui d’un grand marché où tout se vend, où tout s’achète, où tout
le monde est en concurrence avec tout le monde, où rien n’est vrai et où
tout est permis. Retour à l’essentiel On rejoint alors la deuxième définition du mot aliénation donnée par
le dictionnaire: «trouble mental passager ou permanent qui rend
l’individu comme étranger à lui-même et à la société où il est incapable
de se conduire normalement». Dans le système capitaliste les hommes ne contrôlent pas leur propre
activité productive mais sont dominés par les résultats de cette
activité. Cette forme de domination prend l’aspect d’une opposition
entre les individus et la société, qui se constitue en tant que
structure abstraite. Cette domination abstraite est exercée sur les
individus par des structures de rapports sociaux quasiment
indépendantes, médiatisées par le travail déterminé par la marchandise.
Le système capitaliste c’est cette société individualiste où se sont
constitués des rapports sociaux tellement objectivés qu’ils ont pris une
indépendance complète à l’égard des individus. C’est cette domination
abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire.
Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l’argent
aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les
structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas
fin à l’aliénation. Comprendre l’aliénation ce n’est pas en sortir car
personne n’est en dehors de ce système et ne peut s’en faire le critique
en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c’est déjà faire
un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a
une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne
s’agit pas de revenir à «un bon vieux temps» d’avant l’aliénation, il
s’agit de s’approprier ou de se réapproprier ce qui s’est constitué sous
une forme aliénée.
Paru initialement dans le numéro 54 dans la revue Rébellion