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vendredi 8 décembre 2017

« Islam » et « Notre Père » : le sens des mots

Raphaël Enthoven vient d’affirmer que la traduction française de la prière du Notre-Père aurait été modifiée par l’Église pour éviter les connotations du terme « soumettre ». Selon ses propres termes « La première chose qu’on sait de l’islam, le seul truc que croient savoir les gens qui n’y connaissent absolument rien, c’est que islam, dit-on, cela signifie soumission. La suppression inutile du verbe soumettre est juste à mon sens une façon pour l’Église de se prémunir contre toute suspicion de gémellité entre les deux cultes. Et les paranoïaques de l’islamophobie qui passent leur temps à la traquer chez les Républicains exemplaires feraient bien de tendre l’oreille pour une fois dans la bonne direction, parce que ce qui se joue là sournoisement contre l’islam crève les tympans quand on tend l’oreille ».
Rappelons d’abord que, contrairement à une affirmation de plus en plus fréquente, islām ne signifie pas « paix » en arabe. Certes, le mot désignant la paix dans cette langue, salām, est construit sur la même racine salima (سَلِم) connotant le fait d’être sain et sauf, d’être intact (Biberstein Kazimirski 1860, I, 1129) et correspondant à la racine hébraïque ŠLM (שלמ) de même sens (« entier, sain, sauf »). Toutes deux remontent à la racine protosémitique *šVlVm- « être sauf / être sain », déjà attestée en akkadien — langue parlée dès le IIIe millénaire avant l’ère commune — où elle évoque les sens de « bon état / santé / entièreté / sécurité / intégrité / fiabilité » (Gelb 1957: 272, Brinkman, Civil, et al 1989: 256-260).
Le mot arabe islām est un nom verbal dérivé du verbe signifiant « il s’est résigné », « il s’est soumis », alors que le verbe de deuxième forme (intensive avec une fonction factitive) sallama (سَلَّم) veut dire « préserver [quelqu’un] » et que celui de quatrième forme (factitive) aslama (أسْلَم) veut dire « conserver quelqu’un intact, sain et sauf » [en parlant de Dieu] (Biberstein Kazimirski 1860: 1130).
Ces termes sont de la même famille que le prénom Solimān ou Slimān (سليمان), c’est-à-dire Soleyman ou Salomon. Le terme muslim (مُسْلِم), francisé en « musulman », en est le participe actif, souvent traduit comme « celui qui se soumet ». On précise habituellement qu’en la matière, il s’agit de se soumettre à la volonté divine, mais dans la langue actuelle, cela n’est pas implicite dans le verbe lui-même, ainsi qu’en témoigne l’injonction sallimū ʼind šurūṭ al-munāẓara! « soumettez-vous aux règles du débat scientifique! » (Dozy 1981, I: 677).
En arabe l’appellation islām n’a pas toujours été donnée à la doctrine professée par le prophète Muḥammad, et ce vocable a longtemps été en concurrence avec des expressions comme dīn al-tawḥīd (دين التوحيد) « religion de l’unicité [divine] » ou dīn al-ḥaqq (دين الحق) « religion de la vérité ». Ce n’est que dans de rares passages de la seconde période du Coran, dans sa partie dite « médinoise », qu’il a désigné une religion et non la soumission au sens large. Ainsi dans la cinquième sourate, peut-on lire: « j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous mon bienfait. Et j’agrée pour vous l’islām comme religion » (لكم دينكم وأتممت عليكم نعمتي ورضيت لكم الإسلام دين).
Par ailleurs, il importe de répéter que muslim est un participe actif, et que s’il est question de soumission, alors il s’agit d’une soumission active, volontaire. Le terme français trahit la valence religieuse de ce sens, et en arabe il en existe au moins deux autres pour désigner la soumission passive, ou par la contrainte: ḫuḍūʽ et istislām, ce dernier utilisant la même racine qu’islām, mais pour donner un sens différent.
En résumé, traduire islām par « paix » est donc une erreur, mais ne le rendre en français que par « soumission » serait pratiquer, comme le fait Raphaël Enthoven, un réductionnisme à la Houellebecq (Houellebecq 2015: 260). C’est effectivement l’une des significations de ce terme, mais ce n’est pas la première. C’est une acception dérivée, à propos de laquelle il faudrait préciser qu’elle est à prendre dans un sens mystique d’« abandon » à Dieu, exactement comme les catholiques parlent de « l’abandon à la divine providence », prôné par Thérèse de Lisieux ou Ignace de Loyola (Margerie 2000).
En guise d’équivalent français, Roland Laffitte, de la Société d’Études Lexicographiques et Étymologiques Françaises & Arabes, a proposé « salut » (Laffitte 2013). L’idée est excellente, car ce terme remonte à la racine indoeuropéenne *solo-, *sol(e)ṷo-* « entier », à l’origine du sanskrit sárvaḥ « entier / intact / tout », de l’avestique haurvō « entier », de l’adverbe tocharien-A salu « entièrement », du grec ὅλος, οὖλος et du latin ancien sollus « entier, intact ». Du grec ὅλος dérivent καθολικός « catholique » au sens de « universel / indivis » et toute la série des termes tels que hologramme, holocauste, holistique. Le latin salūs, -tis « entier / intact » et par extension « sauf / sain et sauf / en bon état » et « sauvegarde, conservation » est lui aussi de la même famille (tout comme salūber « salubre », salūtāris « salutaire », salvator « salvateur » et « sauveur », etc.).
Le latin salvus « entier / en bonne santé » a donné l’italien salvo, l’anglais safe et le français sauf, et c’est par le latin de l’Église que fut introduit le sens de « sauvé [du méchant, du mal, par le Sauveur] ». Parmi les dérivés, notons salūtō « donner le salut / sauver », d’où « salutation » (Walde 1910: 674, Buck 1988: 300, Köbler 2006: 333, Pokorny 2007, s.v., Nourai 2013: 434). Les anciens Romains avaient une déesse Salūs « celle qui assure le salut », personnifiant la conservation et donc la santé (Grimal 1990: 414). Alfred Ernout et Alfred Meillet concluent de leur analyse du mot salūs qu’il s’agit d’un « ancien terme religieux, passé ensuite dans la langue courante, puis repris par la langue de l’Église chrétienne qui lui a redonné un nouveau sens religieux » (Ernout, & Meillet 2001: 1043-1045).
Ainsi, tout comme les langues sémitiques, le latin est passé de la notion de « entier / intact » à celle de « conservation » et de « sauvegarde », avec usage lors des salutations: es-salāmū ‛aleikum en arabe, saluē ou salūtō en latin. Roland Laffitte souligne à juste raison qu’un tel parallélisme est extrêmement rare, et qu’il révèle « une vraie similarité dans l’imaginaire religieux de civilisations puisant en partie à des sources communes, mais différentes entre elles ». Il conviendrait donc d’en tenir compte si l’on veut traduire le mot islām.
En conclusion, on peut dire qu’au sens propre et pour les croyants, le muslim par excellence, c’est Dieu, « celui qui préserve [l’homme] intact », et que l’islām est l’action divine correspondante, qui consiste en cette préservation [de l’homme, intact], assurant son « salut ». C’est par suite d’une extension de sens que le pluriel muslimūn (musulmans) désignera les adeptes de cette façon de voir.
Mais, de tout cela, Raphaël Enthoven n’a cure.

Sources

Biberstein Kazimirski, Albert de, 1860, Dictionnaire arabe-français contenant toutes les racines de la langue arabe, leurs dérivés, tant dans l’idiome vulgaire que dans l’idiome littéral, ainsi que les dialectes d’Alger et de Maroc, 2 vol. (1), Paris: Maisonneuve et Cie, 1392 p.
Brinkman, John A., Miguel Civil, Ignace J. Gelb, A. Leo Oppenheim & Erica Reiner, 1989, The Assyrian Dictionary of the Oriental Institute of the University of Chicago, 21 vol. (17 [shin], part. 1), Chicago: The Oriental Institute, xxviii-492 p.
Buck, Car Darling, 1988, Dictionary of selected synonyms in the principal Indo European Languages, Chicago / London: The University of Chicago Press, xix-1515 p.
Dozy, Reinhart Pieter Anne, 1981, Supplément aux dictionnaires arabes, 2 vol. Beyrouth: Librairie du Liban, xxxii-864 + 863 p.
Ernout, Alfred & Alfred Meillet, 2001, Dictionnaire étymologique de la langue latine, Paris: Klincksieck, 1385 p.
Gelb, I.J., 1957, Glossary of old Akkadian, Chicago: The University of Chicago Press, (Materials for the Assyrian Dictionary, No. 3), xxiv-318 p.
Grimal, Pierre, 1990, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris: PUF, XXV-574 p.
Houellebecq, Michel, 2015, Soumission, Paris: Flammarion, 300 p.
Köbler, Gerhard, 2006, Indogermanische Wörterbuch: indogermanisch-neuhochdeutsch-neuenglisches Wörterbuch, neuhochdeutsch-indogermanisches Wörterbuch, neuenglisch-indogermanisches Wörterbuch, Göttingen: Arbeiten zur Rechts- und Sprachwissenschaft, 477 p.
Laffitte, Roland, 2013, «À propos du terme إسلام islām, recherche sur les sens liés à la racine Š/SLM dans les langues sémitiques.» Lettre de la Société d’Études Lexicographiques et Étymologiques Françaises & Arabes, 2: 1-7.
Margerie, Bertrand de, 2000, L’abandon à Dieu. Histoire doctrinale, Paris: Tequi, (Croire et savoir, No. 25), 299 p.
Nourai, Ali, 2013, An Etymological Dictionary of Persian, English and other Indo-European Languages, XLIBRIS, 884 p.
Pokorny, Julius, 2007, Proto-Indo-European Etymological Dictionary, 2 vol. s.l.: Indo-European Language Revival Association, 3441 p.
Walde, Alois, 1910, Lateinisches etymologisches Wörterbuch, Heidelberg: Carl Winter’s Universitätsbuchhandlung, 1044 p.

Populisme antique : les institutions romaines avant Jules César

Bernard Plouvier ♦
Auteur, essayiste 
caius julius caesar
Caius Julius Caesar
Ce que l’on sait, par la tradition, des institutions romaines est tiré pour l’essentiel des ouvrages de  Tite-Live et Denys d’Halicarnasse, qui furent deux contemporains d’Octave-Auguste. C’est assez dire que ces deux historiens ont travaillé sur des archives que l’on avait eu largement le loisir de caviarder et de remanier durant un demi-millénaire, chaque nouvelle version vantant une philosophie politique édifiée sur mesure pour conforter les prétentions du potentat ou les intérêts de la caste dominante à l’époque de sa rédaction.
Il est exact qu’au milieu du 5e siècle avant J.-C., la célèbre Loi des XII Tables a, en principe, ouvert l’accès à une justice égalitaire entre tous les citoyens romains. Qu’elle ait été appliquée est une autre affaire. Officiellement, la vie publique de la République romaine est fondée sur l’entente entre deux groupes sociaux : les patriciens, riches et titulaires des charges de magistrats, et les plébéiens, qui ont pour seul rôle public d’élire les candidats officiellement sélectionnés par les augures et les sénateurs. Longtemps ces deux groupes vivent en vase clos, les mariages mixtes étant formellement prohibés.

La civilisation romaine est mâle en ses valeurs, opposées à la mollesse féminine

Elle est de type féodal : un chef de famille patricienne a autant de clients plébéiens qu’il le veut bien. Ils lui doivent assistance physique en cas de danger ; en contrepartie, il les aide au plan pécuniaire et les défend le cas échéant devant les tribunaux. Entre patriciens, l’amicia est une entente fondée sur la réciprocité de services bien plus que sur des unions matrimoniales. L’hostilité entre groupes rivaux dégénère très vite en batailles de rues.
C’est une rude oligarchie qui atteint son bref apogée au 2e siècle, une fois écrasée Carthage, la concurrente de langue. C’est à cette époque que débute l’hellénomanie. De ce fait, l’on introduit dans la bonne société les réflexions philosophiques, on méprise davantage qu’auparavant les esclaves – d’où la révolte de – 73 à – 71, semble-t-il dirigée par le Thrace Spartacus – et plus que jamais l’aristocratie domine la vie publique.
Tout au plus, les sénateurs, les seuls qui puissent accéder aux magistratures élevées, distinguent-ils la partie la plus riche de la plèbe pour en faire la classe équestre, à qui est dévolue l’inspection des comptes et des actes des magistrats en fin d’exercice, ainsi que la cavalerie en cas de guerre. À compter du 3e siècle, les familles sénatoriales ruinées condescendent à des unions matrimoniales avec cette nouvelle caste équestre pour redorer leur blason.
Seuls les riches, ayant les moyens de se payer le coûteux armement (glaive et bouclier, pique, casque et armure, chevaux) sont des citoyens de grande importance, qui, versant leur sang pour la défense ou l’agrandissement de la Patrie, sont dispensés d’impôt, sauf cas exceptionnel. Comme en Grèce, les plus riches n’acquittent que l’impôt du sang. Cette tradition perdurera en France jusqu’au règne de Louis XIV. 60% des citoyens, les moins riches ou proletarii, s’associent pour armer quelques-unes des 175 centuries de fantassins et leurs voix ne comptent guère, comparées à celles des sénateurs et des chevaliers, sauf pour élire leurs propres magistrats, les tribuns de la plèbe… encore les choisissent-ils presque toujours dans les familles sénatoriales ou équestres.
Aux 3e et 2e siècles, la loi affermant entre guerriers victorieux les terres étrangères conquises (l’ager publicus) n’est en pratique plus appliquée : les sénateurs et les chevaliers les plus influents se les font attribuer. Le principe non écrit, mais tacitement reconnu par tous, est que seuls les propriétaires sont de bons soldats, car ils doivent défendre (ou accroître) leur patrimoine.

Ce serait une erreur  que de prendre les Gracques, Tiberius et Caius, pour des populistes

les Gracques
Tiberius et Gaius Gracchus, œuvre d’Eugène Guillaume, XIX e siècle. Les « Gracques » …
Ces deux frères, issus d’une famille sénatoriale, commencent leur carrière dans le dernier tiers du 2e siècle, en protestant à juste titre contre les conditions de partage de l’ager publicus. Mais au lieu de le faire affermer aux seuls Anciens Combattants, ils veulent le distribuer aux pauvres citoyens de Rome, qui ne sont nullement des paysans, mais qui sont des électeurs, et Tiberius instaure, pour ce faire, une commission où ne figurent que ses parents et amis.
De la même façon, Caius fait vendre, aux frais de l’État, des céréales à prix bradés aux chômeurs et aux petits artisans de l’Urbs. Il cherche à fidéliser une clientèle plébéienne, parvenant à obtenir sa réélection plusieurs fois de suite au tribunat, grâce à une loi qui est une entorse grave au système institutionnel. Parallèlement, il fait octroyer aux chevaliers la perception des taxes perçues dans les provinces conquises. S’il est abattu, c’est pour avoir voulu unifier les castes équestre et sénatoriale un siècle trop tôt.
Ces très riches transfuges de la classe sénatoriale se sont comportés en démagogues, s’assurant une popularité facile en période de crise économique, sans recourir à la mesure efficace, mais peu prisée des paresseux : fournir du travail aux chômeurs plutôt que de les assister. Ils furent les prédécesseurs des modernes socialistes de salon, issus de la très riche bourgeoisie, généreux avec l’argent de l’État et promettant la lune sans effort.
Objectivement, ils ne reculèrent pas devant le risque de guerre civile pour imposer leur domination. Toutefois ils appartenaient à la gens Scipio et divers chroniqueurs leur étaient apparentés ou faisaient partie de la clientèle de leur très noble famille. Ils furent donc fort bien traités par l’historiographie conventionnelle, au point d’être encensés de tous bords depuis plus de deux millénaires… un observateur doué d’un rien de malice pourrait soutenir que cette réputation même les exclut du groupe des populistes qui, toujours et partout, furent réprouvés des auteurs bien-pensants et bien-narrants.

Caius Julius Caesar, le premier grand populiste romain

Appartenant à la très aristocratique gens Julii, il est, par sa mère, le neveu d’un très grand chef de guerre, Caius Marius, le vainqueur des Cimbres du Jutland, des Teutons des rivages méridionaux de la Baltique, des Maures et des Noirs de Numidie (le Maghreb occidental). Marius fit œuvre de populiste : il ouvrit largement l’accès au corps des officiers aux plus valeureux des légionnaires d’origine obscure (des plébéiens pauvres) et ordonna une équitable distribution des terres conquises entre tous les soldats parvenus à leur « congé honorable ».
Il fut le créateur d’un symbole populiste destiné à défier les siècles. Durant la guerre qui l’opposa, à la fin du 2e siècle, aux sénateurs, dirigés par son ex-chef d’état-major Lucius Cornelius Sylla, il rassembla ses partisans par le logo de la botte de foin plantée sur un pilum. Leur guerre, durant laquelle ni l’un ni l’autre n’hésita devant le franchissement du modeste Rubicon ni ne recula devant le pillage des demeures romaines des adversaires, fut le prélude d’un siècle de guerres civiles qui ne se terminèrent que par la victoire, en – 30, d’Octave, héritier et neveu de César. Premier titulaire de l’imperium majus, en – 27, avec le titre de princeps senatus, soit en français moderne les pouvoirs d’un empereur, Octave-Auguste fut le premier chef permanent, civil, militaire, mais aussi religieux de Rome, titulaire de l’Auctoritas – la primauté morale et spirituelle – et de la Potestas – la toute-puissance temporelle….
Caius Julius Caesar,  né en – 100, ne fut jamais « empereur », mais sous l’Empire romain, l’héritier, associé au trône d’un Augustus (l’empereur), était appelé un Caesar… Kaiser et tsar furent des titres impériaux se référant à l’illustre Jules. Épargné par Sylla, César est d’abord l’ami du chevalier et grand général Pompée, tous deux s’associant au plus riche des Romains, Marcus Lucius Crassus. César parcourt à très vive allure le traditionnel cursus honorum : Flamine de Jupiter (prêtre) à 17 ans, tribun militaire à 27, Pontifex maximus (grand-prêtre) à 38 ans, il accède pour la première fois au consulat en – 59, puis devient le proconsul des Gaules (de – 58 à – 51), ce qui lui apporte gloire et fortune. De – 49 à – 46, il mène la lutte contre Pompée et divers sénateurs, d’Italie en Espagne, d’Afrique du Nord en Égypte, puis en Asie Mineure. Élu dictateur par les Comices (l’assemblée des citoyens de Rome) à compter de – 49, il meurt assassiné en mars – 44, six mois après avoir désigné Octave comme successeur.
caracalla
Edit de Caracalla
Qu’il ait été victime d’épilepsie et bisexuel n’est d’aucun intérêt pour l’historien. Ce fut en revanche, un génie politique et militaire comme l’on en a rarement vu dans l’histoire. Plutarque ne s’y est pas trompé qui mit en parallèle les vies d’Alexandre le Grand et de César. Toutes les réformes de César ont pour finalité de lutter contre le parlementarisme (le Sénat) et sa corruption électoraliste (entre bien d’autres exemples possibles, il n’est pas exagéré d’affirmer que Marcus Tullius Cicero – Cicéron – fut un démagogue). Il peuple le Sénat, accru d’un tiers de ses membres, de Celtes et d’Ibères, mais aussi de plébéiens de talent, les espérant moins corruptibles que les aristocrates.
Parallèlement, il diminue d’un tiers le montant des fermages publics et celui des impôts, mais il fait désormais payer sénateurs et chevaliers. Il protège les provinciaux de l’avidité des gouverneurs (issus des deux castes riches de Rome), puis décide de remplacer les gouverneurs issus du sénat ou de la classe équestre par des fonctionnaires, révocables par le chef de l’Exécutif. Il lutte contre la prévarication et le trafic d’influence des magistrats… on comprend son impopularité chez les chroniqueurs issus de la caste sénatoriale et sa popularité extrême du côté de la plèbe, qui exige pour ses funérailles une innovation : l’incinération dans les limites de l’Urbs.
Il a indéniablement créé un culte de la personnalité, moins par goût de la gloriole que pour asseoir son autorité. S’il fut « divinisé » après sa mort, ce fut pour signifier que son esprit s’était rendu digne d’être admis en la présence des dieux, où qu’ils demeurent. C’est ce que les Juifs et les chrétiens, intoxiqués par leur fanatisme monothéiste, n’ont jamais compris… pourtant les « saints » ont la même prérogative que les sujets « divinisés » par les païens : contempler la gloire divine.
Toute l’œuvre de César, poursuivie par son exceptionnel neveu, a pour but de créer un État centralisé, fort, de type monarchique, où la Justice soit réellement égalitaire. Octave-Auguste fait ensuite adopter par le Sénat une loi permettant à chaque libre ressortissant de l’Empire, citoyen romain ou non, d’être jugé selon les coutumes de sa Nation, avec un droit d’appel au princeps senatus. César tente de moderniser la civilisation romaine, acceptant ainsi une mise à jour du calendrier, qui sera réactualisée au XVIe siècle… mais en pays antipapistes, on restera longtemps fidèle au calendrier julien.
Les droits de douane, qui font rugir tant de riches chroniqueurs, ne sont que la contrepartie de la Pax romana régnant en Méditerranée et sur les routes, de la fin de la guerre civile jusqu’au IIIe siècle. Seuls les citoyens romains ont le privilège de posséder une habitation n’importe où dans l’Empire, tandis que les hommes libres qui ont droit de cité ne peuvent en posséder une ou plusieurs que dans les limites de cette cité et de son terroir… Saül-Paul ne fut jamais citoyen romain, mais citoyen de Tarse.
BP-le-populisme-ou-la-veritable-démocratieTout changera avec le grotesque édit de Caracalla, en 212, étendant le droit de citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire. La décision (de motivation fiscale) de ce berbère par son père et syrien par sa mère, fut l’une des causes majeures de la destruction de l’Empire, conjuguant ses effets désastreux avec l’affaissement moral de l’élite, le fanatisme religieux et la très niaise charité des chrétiens, en une époque où les ennemis, avides de richesses, étaient innombrables.
Avant cet édit désastreux, durant le long apogée de l’Empire, le princeps senatus devait, pour plaire aux aristocratiques chroniqueurs, se comporter en digne personnage, sage et respectueux des formes (sinon des lois), étant « le bon berger du troupeau impérial »… la phraséologie chrétienne n’a fait que reprendre une expression païenne qui date du règne d’Octave-Auguste, manifestement reprise par Jésus de Nazareth lors de son enseignement semi-public, sous le règne de Tibère.
Texte tiré pour l’essentiel de Bernard Plouvier : Le populisme ou la véritable démocratie, Les Bouquins de Synthèse Nationale, 2017

Association et coïncidence pour cochon qui s’en défie

Gustin Sintaud ♦
Voilà deux sujets d’assez proche actualité qui peuvent s’associer pour ouvrir une étonnante réflexion automnale, sans pour autant se comparer, tant ils ne pourront se rejoindre en ce qu’ils revoient, pour l’un, à une profondeur rituelle pleine de sens, pour l’autre, à un problème sociétal plus superficiel et trivial.
La beauté fleurie des cimetières en Europe enchante, au lendemain de la grande fête païenne de Samhain, ou de la Toussaint, très chrétienne, soit qu’il s’agisse de noter l’arrivée des premiers frimas qui présagent de l’imminence du rude hiver, et, en même temps, de célébrer les défunts regrettés, soit de célébrer tous le saints du paradis et la fête des morts. Ces deux fêtes veulent rendre un indéfectible hommage aux disparus, en ranimant leur souvenir pour un travail de mémoire, ou en affirmant la présence de ces chers absents, par-delà leur trépas et leur disparition physique.
Le second sujet qui, cette année, fait la une des médias, peut plus intriguer pour l’importance qu’on s’acharne à lui donner : « le harcèlement sexuel ». L’objectif recherché semble de générer, à partir d’un fait divers, l’enclenchement d’une particulière dénonciation de faits certes très regrettables, d’abominables comportements totalement condamnables, mais avec la sourde volonté d’en faire une abusive généralisation, et de s’apitoyer, une fois de plus, sur la désastreuse condition féminine, face à l’abjecte supériorité masculine.
Dans cette véritable néo-croisade du tout bien contre le mal absolu, plus rien ne se retient ni se modère ; le déraisonnable, en une curée exécrable, ne se canalise plus, et se répand en tous sens, même en des champs annexes surprenants, de totale incongruité, comme cette remise en cause haineuse d’une grammaire et d’une syntaxe du français comme totalement et anormalement «sexistes », à reprendre sans plus tarder pour correction définitive, au nom d’un égalitarisme forcené.
Cet actuel combat à outrance, lancé contre le satanique harcèlement sexuel, n’est pas sans rappeler le djihad islamiste,tout du moins par ses formes excessives. Il dénonce et veut tout détruire. La dénonciation même la plus aveugle,la plus mensongère ou loufoque est à priori, lavée de toute immoralité. Dans cette ruée au lynchage sauvage, on se félicite d’avoir déclenché une litanie de récits dantesques où les plus révoltants, lus et relus, sont rapportés souvent anonymement partout, encore et encore, avec une sorte d’extrême jouissance pathologique de genre pornophile …. Ce sont abondances de détails, étonnamment clairs et fort précis, bien frais, malgré les temps de prescription pour des faits souvent très anciens.
Depuis cette explosion hargneuse d’égéries très aigries, le moindre regard un peu trop chaleureux, le plus petit clin d’œil coquin, la moindre parole enflammée de mâle en mal d’affection sont d’ignobles atteintes à la dignité féminine, de violeurs potentiels en constant besoin de rut. Tout rapprochement manifeste, pour recherche de tendresse ou d’érotisme, d’hommes vers des femmes, ne se drevra donc plus qu’après coup de foudre discret !!! Frappés d’ignominie désormais, le sentimentalisme exprimé, le romantisme charmeur, et l’immémoriale cour qui se faisait entre personnes de sexes opposés, même la plus pleine de courtoisie !
L’humanité se verrait alors condamnée pour toute la bestialité des hommes ; elle est définitivement retranchée du règne animal et, résolument privée des lois de l’éthologie, avec ses rituels d’approches intersexuelles, ses danses de persuasion avant accouplements, ses insistances provocatrices, si évocatrices, que les mâles sont tenus de produire pour gagner la faveur des femelles ; dans bien des espèces, ce type de besoins vitaux s’expriment même par d’épiques affrontements, parfois mortels. A jamais, pour l’espèce humaine ne seront certainement plus tolérés les candides compliments adressés par les hommes aux femmes, leurs poèmes insidieux ! Les mêmes mauvais esprits y verraient des marques du harcèlement sexuel. Que la vie, en perdant tous ces attraits, va devenir triste, bien plus sépulcrale que celle des immobiles résidents de nos tombeaux, si peu fleuris et soignés, hors les temps des lemuriae modernes !
C’est ainsi que le vieux féminisme lui, non inhumé, tente de retrouver des couleurs, mais bien moins chatoyantes et moins lumineuses que celles des chrysanthèmes, des pensées, des cyclamens disposés avec amour sur des dalles ou monuments mortuaires, lustrés pour l’occasion. Combien le recueillement du rite, pour s’adresser aux défunts, est beau, plein de dignité, comparé au bien lamentable déferlement d’agressivité de femelles en furie, accompagnées de véhéments moralisateurs.
Pourquoi , quand il semble si urgent de féminiser, pour signifier des femmes, les noms arrêtés au genre masculin, comme pour s’insurger contre la règle grammaticale où l’accord impose le choix de l’abominable genre « machiste », pourquoi donc, dans les allées de nos nécropoles, au même rigoureux alignement que celui des colonnes de nos dictionnaires, n’effacerait-on pas le nom du cadavre qui gît là ? Plus rien ne différencierait aussi strictement le genre ou le sexe de l’incinéré ou de l ‘incinérée, de l’inhumée ou de l’inhumé que l’on a disposé(e) là.

Ainsi plus de différence marquée ! Vive l’égalité !

Les deux occupations majeures de ce début de Novembre 2017, même si elles apparaissent toutes deux cycliquement, dans un très respectueux souci de date et de devoir, pour la première, dans une fréquence assez inattendue, pour l’autre, plus tributaire des opportunités factuelles, elles n’occupent pas identiquement les esprits : les irritées pleines de hargne qui se défoulent, jour après jour, aimeraient ne point devoir profiter du fort support médiatique qui les promeut, pour que leurs si fondamentales revendications participent du même type de sympathique réflexe dont bénéficient les restes de feus les parents et amis.
Il faut rendre grâce à cette humaine mesure, à la belle harmonie entre tout ce qui est sensé, sérieux, qui fera toujours assurément la différence en raison, entre un banal feu de paille, même étendu et actif, et un pilier important d’une indéniable culture : l’éphémère s’étouffera rapidement, quand bien même, ici et là, quelques pyromanes aimeront le ranimer et l’attiser pour en jouir, alors que le solide basique, constituant se perpétuera normalement.
Que le professeur des écoles et l’enseignant de lettres ne se tracassent point trop néanmoins ; le français qu’ils enseignent ne sera pas autant travesti que les passionarias féministes le voudraient, avec la grande complaisance journalistique, très gourmande d’intempestives bousculades pour futilités, et avec l’absurde soutien de vains linguistes en défaut d’originalité !
Il fut déjà bien tenté d’imposer, pour signifier le genre féminin, l’utilisation des déterminants réservés au féminin : la, une, ma, ta, sa, cette, tout …., devant un substantif insolemment masculin ; depuis on ne dit plus exclusivement : « madame le ministre », mais peut s’entendre : « la ou une ministre », par exemple. Qu’on mette ou non un e final à « député(e) pour mieux marquer que le député en question a ou non besoin de braguette à son pantalon, est-ce que cela a détruit trop l’ensemble cohérent notre belle langue ? Et quant certaines aberrations orales ou orthographiques bousculeraient plus encore la rigoureuse et confortable logique pour la concision de notre français comme clair et précis moyen de communication, elles prêtent bien plus à la moquerie, aux sarcasmes, comme pour :  « la professeure » de plus en plus proposée, avec l’inquiétante féminisation généralisée de l’enseignement ; c’est bien moins bizarre et acoustiquement choquant que : « la professeuse » ou « professoresse » pour des vicieux et vicieuses de la provocation sans borne !!! De même, l’effroyable : « pêcheuse » en féminin de pêcheur, pour une taquineuse de fretin ou goujon, vaudrait mieux que l’inadmissible : «  pêcheresse », puisque « pécheresse » est confisqué pour le féminin du pécheur en eaux troubles. Chers enseignants, du primaire et du secondaire, vous continuerez, il faut l’espérer, pour vos enseignements de langue et de littérature à préférer l’expression : « femme écrivain » classique, à l’horrible néologisme à cette mode révolutionnaire : «écrivaine » dont la phonétique évoque tant la vanité de l’écriture !!!
Pour rompre là avec ce sujet aux ridicules exemples se perdant à l’infini, une forte marque qui a caractérisé le harcèlement sexuel contemporain, sur les réseaux sociaux, par un slogan qui lui a offert une incidence importante en évoquant un animal très prisé pour ses valeurs nutritionnelles : « Balance ton porc ! » peut inquiéter dans cette actualité qui fait se télescoper, l’incroyable verdict du 2 novembre 2017, d’une trop naïve clémence, pour un djihadiste insolent, vomissant ouvertement France, Français, République et Histoire françaises, en outre mentor en radicalisation islamiste de son jeune frère, le tueur Mohamed Mérah. Ce télescopage étrange, avec la très prochaine date du 31 Novembre lors de laquelle se perpétue traditionnellement, dans toute l’Europe, l’abattage du cochon nourrisseur : « à baconel », pour confection de charcutailles appréciées, et salaisons en vue de grasses bombances, l’année à venir durant.
Ce rapprochement, de totale opposition conceptuelle que l’on note avec le regain de slogans défensifs européens : « Dans le porc tout est bon » et « Ne touche pas à mon cochon ! », ouvre sur un questionnement, moins facile que fondamental, entre ce qui est enraciné et qui convient parfaitement, et ce qui tente insidieusement de s’insinuer pour s’imposer, issu autant de folles lubies que du monothéisme moyen-oriental, absolument étranger,tout aussi inadéquat et inadapté, ici en vieux et doux pays de France, intrinsèquement européen et essentiellement patriarcal.
L’esprit français européen se trouve attaqué de toutes parts dans le seul but de le détruire, à travers la diabolisation du porc, ce cochon domestiqué, qui conserve, chez nous, la valeur de sagesse sacerdotale du sanglier sauvage de nos forêts.

Orgueil et égalitarisme


   La personne orgueilleuse soumise à l’autorité d’une autre hait  tout d’abord le joug qui pèse concrètement sur elle.
   Dans un deuxième temps, elle hait d’une façon générale toute autorité, tout joug et, plus encore, le principe même d’autorité considéré de manière abstraite.
  Haïssant toute autorité, elle hait également toute supériorité, quelle qu’elle soit.
  Dans tout cela réside une véritable haine de Dieu (27).
  Cette haine de toute inégalité va si loin que certains, jouissant d’une situation hautement privilégiée, ont gravement exposé celle-ci et l’ont même perdue, uniquement pour ne pas avoir accepté la supériorité de celui qui se trouvait à un rang plus élevé.
  Plus encore: l’orgueil, au comble de la virulence, pourrait conduire une personne à lutter en faveur de l’anarchie et à refuser le pouvoir suprême qui lui serait offert, parce que la simple existence de ce pouvoir affirme implicitement le principe d’autorité auquel tout homme en tant que tel – l’orgueilleux y compris – peut être soumis.
  L’orgueil peut ainsi conduire à l’égalitarisme le plus radical et le plus complet.
  Cet égalitarisme radical et métaphysique prend divers aspects.  
a) Egalité entre les hommes et Dieu : de là proviennent le panthéisme, l’immanentisme et toutes les formes ésotériques de religion qui visent à établir entre Dieu et les hommes des rapports d’égalité, et à doter l’humanité des propriétés divines.
Atheist_sistine_chaple  L’athée est un égalitaire qui veut éviter l’affirmation absurde selon laquelle l’homme est Dieu, et qui admet pour cela un autre concept absurde en affirmant que Dieu n’existe pas.
 Le laïcisme est une forme  d’athéisme et,  par conséquent, d’égalitarisme.
  Il proclame qu’il est impossible de  certifier l’existence  de Dieu et donc que l’homme, dans la sphère temporelle, doit agir comme si Dieu n’existait pas, c’est-à-dire comme une personne ayant détrôné Dieu.  
b) Egalité dans le domaine ecclésiastique :selon les cas, suppression du sacerdoce muni des pouvoirs d’ordre, de magistère et de gouvernement, ou tout au moins d’un sacerdoce doté de degrés hiérarchiques.  
Les_trois_ordres - detailc) Egalité entre les diverses religions :toute discrimination religieuse est antipathique parce qu’elle porte atteinte à l’égalité fondamentale entre les hommes. C’est pourquoi les différentes religions doivent recevoir un traitement rigoureusement égal.
  Se prétendre une véritable religion, à l’exclusion des autres, c’est affirmer une supériorité contraire à la douceur évangélique et, au surplus, faire preuve d’inhabileté politique puisque cela ferme l’accès des cœurs.  
d) Egalité dans le domaine politique :suppression ou tout au moins atténuation de l’inégalité entre gouvernants et gouvernés. Le pouvoir ne vient pas de Dieu, mais de la masse qui commande et à laquelle le gouvernement doit obéir.
  S’y rattache la proscription de la monarchie et de l’aristocratie comme régimes intrinsèquement mauvais, parce qu’antiégalitaires. Seule la démocratie est légitime, juste et conforme à l’esprit des Evangiles (28).  
e) Egalité dans la structure de la société :suppression des classes, spécialement de celles qui se perpétuent par voie héréditaire. Abolition de toute influence aristocratique dans la direction de la société et dans le ton général que cette classe donne à la culture et aux mœurs.
  La hiérarchie naturelle constituée par la supériorité du travail intellectuel sur le travail manuel disparaîtra par le dépassement de la distinction entre l’un et l’autre.  
f) Abolition des corps intermédiaires entre les individus et l’Etat ainsi que des privilèges, éléments inhérents à chaque corps social. Quelle que soit la haine que la Révolution porte à l’absolutisme monarchique, elle hait encore davantage les corps intermédiaires et la monarchie organique médiévale.
  Car l’absolutisme monarchique tend à placer les sujets, y compris ceux qui occupent les rangs les plus élevés, sur un pied d’égalité, dans une position inférieure, annonçant déjà l’anéantissement de l’individu et l’anonymat qui atteignent leur paroxysme dans les grandes concentrations urbaines de la société socialiste.
  Parmi les groupes intermédiaires qui doivent être abolis, la famille occupe la première place. Tant que la Révolution n’aura pas réussi à la supprimer, elle cherchera à la rabaisser, la mutiler et la discréditer de toutes les manières.  
Chaumont_de_La_Galaizière
  cet article continue…

Notes :

(27): cf. plus loin, paragraphe « m ».(28) cf. Saint Pie X, Lettre apostolique Notre Charge Apostolique, du 25.08.1910 – A.A.S., vol. II, p. 615 à 619.

Un pompier dénonce les violences : « Mes collègues reçoivent des cocktails Molotov »

Rémy Chabbouh, pompier professionnel depuis 27 ans, dénonce les violences gratuites, appelle à la grève, et réclame des caméras pour dissuader et prouver leur bonne foi lorsqu’ils subissent des insultes ou des violences : « Dans la soirée d’Halloween mes collègues qui œuvrent en zone sensible ont été pris dans un guet apens : jets de pierres, pavés et cocktails Molotov. On en a ras le casque. »

France 24 s’inquiète du “sort incertain des militaires transgenres”


YouTube supprime le compte du blogueur ultranationaliste Boris Le Lay


Après le déréférencement partiel de son site sur Google, le militant d’extrême droite condamné plusieurs fois pour des propos racistes perd un autre relais d’expression.


LE MONDE |  



Après plusieurs requêtes judiciaires, la plate-forme de vidéos en ligne YouTube a fermé le compte de Boris Le Lay, blogueur ultranationaliste breton condamné à de multiples reprises pour des propos racistes, rapporte sur son site le journal Le Télégramme, lundi 20 novembre. La chaîne du militant d’extrême droite comportait quelque 140 vidéos.

 

Après une énième condamnation, Google avait déjà partiellement déréférencé Breiz Atao, le site qu’il administre, au printemps 2017. Le blog reste accessible, mais sa page d’accueil n’apparaît plus dans les recherches du moteur.


M. Le Lay, 36 ans, s’était vu infliger pour la première fois une peine de prison ferme en mai 2015 pour provocation à la discrimination raciale. En juillet 2017, il a encore été condamné à trente-deux mois de prison ferme pour multiples provocations à la haine raciale par le tribunal correctionnel de Quimper. Il fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt. Boris Le Lay vivrait, selon ses affirmations, depuis plusieurs années au Japon, ce qui lui permet d’échapper à ses procès et à son incarcération.



Plus largement, YouTube a récemment détaillé un programme pour limiter sur sa plate-forme l’impact des contenus extrémistes et violents. Après la fusillade de Las Vegas au début d’octobre, la plate-forme de vidéos avait notamment été critiquée pour avoir mis en avant, de manière automatisée, des vidéos conspirationnistes.

Source

Collusion anticatholique : Anne Hidalgo, Manuel Valls et les francs-maçons réunis pour honorer les Femen

La collusion entre les Femen et la franc-maçonnerie s’affiche au grand jour. Inna Shevchenko, figure majeure de proue des Femen, a reçu le «Grand Prix International» du très maçonnique Comité Laïcité République, présidé par l’ancien Grand Maître du GODF Patrick Kessel.
Le prix a été remis le 14 novembre 2017 dans le très officiel Grand Salon de l’Hôtel de Ville de Paris en présence de la maire PS Anne Hidalgo et des deux anciens ministres de l’Intérieur socialistes Manuel Valls et Jean-Pierre Chevènement.
Anne Hidalgo, dans son discours d’accueil, a qualifié Inna Shevchenko de «belle personnalité laïque qui défend les droits et l’émancipation des femmes».
Ceci signifie ni plus ni moins qu’un hommage de la franc-maçonnerie et des personnalités politiques socialistes présentes à l’antichristianisme abject des Femen qui s’est traduit pas différentes profanations accompagnées de violences.
Voilà ce que salue Anne Hidalgo, maire de Paris, au sein même de l’Hôtel de Ville !
C’est un véritable encouragement à la haine anti-catholique.


Quant au Grand Prix National du Comité Laïcité République, il a été décerné à Gilles Clavreul, préfet chargé d’une mission relative à la laïcité et au respect des règles de vie en société.
Enarque de gauche, chargé de mission au ministère de l’Intérieur pendant la présidence Sarkozy, puis nommé conseiller de François Hollande à l’Elysée, avant d’être désigné Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, il est proche de Manuel Valls et de Caroline Fourest et assume pleinement son militantisme laïc.
Gilles Clavreul est cofondateur du mouvement politique Printemps Républicain (défenseur de la laïcité et des valeurs républicaines)… qui organise une manifestation commune avec le Comité Laïcité République et la Licra, le 6 janvier 2018, en soutien à Charlie hebdo.
Il faut encore préciser que le Jury 2017 du Comité Laïcité République, présidé par Alexis Lacroix, directeur de la rédaction délégué de L’Express, a aussi rendu hommage:
– à Smaïn Laacher, professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg et membre du Conseil scientifique de la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT)
– au Service De La Protection (de la Police nationale), qui assure la protection du chef de l’Etat et des ministres, ainsi que des personnes menacées (comme les journalistes de Charlie Hebdo).
– Jorgé Clavéro, ancien Grand Maître de la Grande Loge d’Argentine.
CLAVERO Jorge

Jorge Clavero, alors Grand Maître de la Grande Loge d’Argentine

Dernier point : le Grand Maître du Grand Orient de France, Philippe Foussier, également président délégué du CLR,  était présent de même que l’ancien Grand Maître Daniel Keller.