Bernard Plouvier
C’est
ce que soupirait, trois siècles avant notre ère, le génial rédacteur de
l’Ecclésiaste. Quelle sagesse contenait ce texte désabusé !
Un
nouveau Président – jeune et beau parleur – est-il élu qu’aussitôt,
tout un peuple espère que ce nouvel Hercule nettoiera les écuries
putrides de la Ve République.
Hélas !
Il nous faut déchanter. En dépit des affirmations du nouveau Monsieur
Propre, deux excellences nommées il y a moins de quinze jours sont déjà
inquiétées, si ce n'est par la Justice, par les médias… et par souci de
parité, on y trouve un mâle et une dame.
En
outre, le tout-puissant ministre de l’Intérieur s’avère très curieux si
l’on s’en rapporte à une très récente interview. L’homme bafouille
quelque peu, tremble beaucoup et répète les mêmes phrases, jusqu’à six
fois de suite.
Pour
un médecin, même retraité, l’association d’une palilalie et d’un
tremblement évoque soit une cérébro-sclérose (du type syndrome
lacunaire), soit l’usage de neuroleptique(s) ou d’antipsychotique.
C’est
une perspective inquiétante, s’agissant du « premier flic de France ». À
moins que l’homme ne soit qu’une potiche décorative, nommée à des fins
électoralistes, et que la réalité des pouvoirs ministériels soit exercée
par un technicien de l’ombre.
Là-encore, il s’agit d’une pratique ancienne ! Le Président Macron semble imiter bien plus qu’innover.
Mais
s’il nous débarrasse de quelques présentateurs télévisés du style
carpette ou super-vulgaire, c’est déjà un acquis. On ne peut pas lui
demander l’impossible, soit des ministres efficaces et non corrompus… ou
alors, la République ne serait plus elle-même.
