Le magazine Réfléchir & Agir n°56 a publié un entretien avec Alain Escada, le président de Civitas, qui mérite toute l’attention du camp national.

Personnalité vue à la télé comme le
nouveau Grand Méchant Loup hexagonal depuis les manifestations géantes
contre le mariage homo et des pièces de théâtre blasphématoires, Alain
Escada est le président de Civitas qui vient d’ailleurs de se
transformer en parti politique.
Rencontre avec un homme qui hérisse
le poil de tous les républicains de stricte obédience en général, et du
député PRG de La Rochelle, Olivier Falorni, en particulier.
(Propos recueillis par Georges Feltin-Tracol)
• Civitas s’est fait connaître à l’occasion des protestations contre le PissChrist et
des pièces anti-chrétiennes avant de devenir le fer de lance de la loi
Taubira en 2012 – 2013. Pourquoi avoir décidé de faire de Civitas un parti politique ?
Ne trouvez-vous pas qu’il y a déjà bien trop de formations politicardes ?
Ne trouvez-vous pas qu’il y a déjà bien trop de formations politicardes ?
Si nous avons décidé de transformer
Civitas en parti politique, ce n’est pas avec l’intention de sombrer
dans la basse politicaille ou la prostitution électoraliste,
rassurez-vous. Mais nous considérions que nous étions des orphelins
politiques puisque tous les partis présents à l’élection présidentielle
se réfèrent aux mêmes “valeurs” laïques et républicaines. Nous avons
donc choisi d’agir plus intensivement sur le terrain politique, y
compris en participant aux élections législatives, afin de donner plus
d’audience à notre discours. Sans pour autant concéder quoi que ce soit.
Il ne s’agit pas pour nous d’aseptiser nos propos pour chercher à
plaire à quelques électeurs supplémentaires. Nous voulons dire aux
Français la vérité, toute la vérité, y compris celle qui est difficile à
entendre, qui bouscule les habitudes. Nous voulons aussi proposer des
solutions aux Français, même si ces remèdes peuvent apparaître très
exigeants pour la plupart de nos contemporains qui s’accommodent du
matérialisme cosmopolite ambiant.
• Vous avez le courage de mettre en
cause la franc-maçonnerie et ses liens profonds et anciens avec la
République. Ne craigniez-vous pas de passer pour un affreux
« complotiste » ?
Les étiquettes délivrées par des
journalistes devenus valets du système sont les derniers de mes soucis.
Je n’ai pas besoin de leur label de respectabilité. De toutes les
façons, les journalistes et les politiciens ont tellement perdu tout
crédit auprès de l’opinion publique que leurs insultes deviennent un
hommage du vice à la vertu. Dans le contexte actuel, me traiter de «
complotiste » équivaut à confirmer que je dénonce une réalité cachée. A
l’abri des regards, des décisions sont prises au sein de sociétés
secrètes, qu’elles s’appellent loges maçonniques, club Le Siècle, B’naï
B’rith, Bilderberg, Young Leaders ou Bohemian Grove. Et la liste n’est
pas exhaustive ! Or, les décisions prisent par ces sociétés secrètes
s’opposent systématiquement au bien commun et à l’intérêt national.
• Quel regard portez-vous aux « valeurs républicaines » ? Seriez-vous prêts à vous sacrifier pour elles ?
Je serais prêt à me sacrifier pour… les
voir disparaître. Ces « valeurs républicaines », je les vomis. Elles
sont la cause hier du génocide vendéen et des noyades de Nantes,
aujourd’hui de la décadence morale, de la théorie du genre à l’école, de
l’immigration de grand remplacement et du règne des puissances
d’argent. Ce sont ces « valeurs républicaines », aujourd’hui couplées
au diktat mondialiste, qui tentent de faire des Français des nomades
sans Dieu, sans Famille, sans Patrie. A ces « valeurs républicaines »,
j’oppose le Pays Réel, son enracinement, sa foi catholique, la fierté de
son identité, son patrimoine, son histoire, ses coutumes.
• Civitas souhaite refaire du catholicisme la religion d’État en France. Et la laïcité dans tout ça ?
La laïcité n’est qu’un simulacre de
religion que la république maçonnique a voulu substituer au catholicisme
qui était la foi de la très grande majorité des Français jusqu’à la
Révolution de 1789. Des théoriciens de la laïcité tels que Ferdinand
Buisson ou Vincent Peillon ne s’en cachent pas, souhaitant même faire de
l’école le temple de la religion républicaine.
Refaire du catholicisme la religion
d’État en France, c’est signifier à la fois à l’UOIF, au CRIF et au
Grand Orient qu’ils peuvent faire leurs valises.
• Sur le foulard musulman, êtes-vous du côté des laïcards ou bien comprenez-vous les musulmanes qui font la nique à Marianne ?
Je me souviens d’un ancien slogan, « Gardez vos foulards et mettez les voiles »,
qui était moins simpliste qu’il n’y paraît. Je peux bien admettre que
nombre de musulmans souhaitent vivre strictement selon l’islam. La
meilleure façon d’y arriver, c’est de remigrer. Car la France n’a pas
vocation à devenir terre d’islam. Si un gouvernement véritablement
soucieux du bien de la France et des Français organise un jour la
remigration de quelques millions de personnes issues de l’immigration,
la question du foulard musulman deviendra aussi anecdotique que le port
du sombrero. De la même façon que s’il n’y avait qu’un snack Kebab à
Paris, ce serait une touche d’exotisme, tandis que leur prolifération
devient un signe supplémentaire de l’invasion migratoire.
J’ajoute que refaire du catholicisme la religion d’État en France résoudrait bien des problèmes.
• La République française à la
vocation universelle n’est-elle pas pour vous seulement la somme du
droit-de-l’hommisme, de l’antiracisme, du métissage imposé, du mariage
gay, de la PMA et de la GPA ?
Absolument, et c’est bien pour cela qu’il
faut rompre complètement avec ce système et changer de régime. « Dieu
se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les
causes », écrivait Bossuet. Quel que soit le pourcentage d’électeurs que
l’on a derrière soi, chercher à restaurer la France sans remonter à
l’origine de ses maux n’a aucun sens.
• Au-delà de cette République, quel régime alternatif préconisez-vous ?
Civitas préconise un Etat corporatiste,
fort et souverain, affranchi de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les
multinationales, les banksters, les spéculateurs et les usuriers ont
anéanti les forces économiques réelles de la France. Civitas veut
revaloriser le petit commerce, la petite industrie, l’artisanat et la
paysannerie et restaurer des corporations professionnelles qui seraient
représentées au sein d’une assemblée qui remplacerait le Sénat.
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AGENDA
Samedi 11 novembre 2017 à 15h à Bruxelles :
participation d’Alain Escada à un débat “Nationalisme, le temps des radicaux ?”
Alain Escada, président de Civitas, fera
une conférence sur le thème “Catholicisme social” à l’invitation de
Résistance Helvétique.
Lieu : 22 square de Meeüs, 1050 Bruxelles
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Mercredi 15 novembre 2017 à Paris :
projection du film “La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde”
Son réalisateur nous demande d’annoncer
que ce film sera projeté au cinéma Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame des
Champs, à 75006 Paris
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