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samedi 8 septembre 2018

« Aestas horibilis » pour le président Macron. De Benalla à Hulot, tout va à l’eau

Raoul Fougax ♦

Le jupitérien est, cet été, tombé de l’olympe. Cela ne l’empêche pas tout de même se de comporter toujours comme s’il était sorti de la cuisse de Jupiter. Cela va lui porter tort alors que dans les sondages il fait un peu mieux qu’Hollande mais moins bien que Sarkosy. Cela fait un peu baudruche qui se dégonfle.

Il faut dire que l’affaire Benalla, qui n’est pas terminée, fait tâche. Sans parler de cabinet noir, il y a la désinvolture de ceux qui, proches du prince,se croient tout permis. Proches à quel point, la question mérite d’être posée même si le président s’en gausse, car il y a une intimité et une complicité manifeste entre l’employé et l’employeur.

Le 30 août, Médiapart,qui se moque du secret de l’instruction, a fait plusieurs révélations sur l’affaire Benalla. On savait déjà que le parquet de Paris avait décidé de ne pas étendre les investigations des juges d’instruction aux étranges dissimulations d’éléments pourtant cruciaux pour l’enquête. Le journal révèle que non seulement des éléments concrets démontrent qu’Alexandre Benalla a intentionnellement organisé ces dissimulations, mais qu’il les assume. Au cœur de l’affaire: le vidage du coffre d’armes de son domicile avant sa perquisition, une dissimulation de ses données personnelles sur son téléphone et le refus de dévoiler le numéro de téléphone de sa compagne.
Trois actes dont Alexandre Benalla a reconnu être l’auteur durant son audition. Malgré cela, et face à ce refus de coopérer avec la justice, celle-ci aurait décidé de ne pas aller plus loin dans l’enquête. Un syndicat de policiers, VIGI-Mi, a demandé l’audition d’un proche collaborateur d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien. Celui-ci est accusé d’avoir récupéré les images volées de la vidéosurveillance des violences du 1er mai. Des soutiens anonymes du président Emmanuel Macron avaient par la suite utilisé ces clichés, normalement détenues exclusivement par les autorités, et les avaient diffusés sur les réseaux sociaux. Les juges ont considéré qu’il s’agissait-là d’un «recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection». Voilà l’état d’une affaire qui ne se serait pas une affaire d’État mais un simple sujet d’été.

L’autre événement, c’est la démission annoncée depuis le premier jour de Nicolas Hulot

Hulot est une vedette narcissique comme dirait Hollande de l’autre. Narcisse contre Narcisse ça ne pouvait pas marcher.
Ca n’a pas marché. Mais au delà du choc des vanités, il y a une réalité:  l’écologie politique est inconciliable avec l’économie de production comme l’ islam l’est avec la laïcité. Il faut prendre en compte les vrais problèmes listés par les écologistes mais confier leur solution à un écolo politique c’est demander à un salafistes de faire avancer les droits de la femme.

A l’heure où ces lignes sont écrites, certains font pression sur Cohn-Bendit pour qu’il succède à l’animateur audiovisuel. Peu importe sa réponse. On ne peut mieux dire que l’écologie politique est un gauchisme en peau de lapin. Derrière les pavés, le salut du monde ! De Dany le rouge à Dany le vert il y a un glissement subversif, mais c’est toujours de subversion qu’il s’agit, de haine en fait de notre puissance historique liée à l’identité, à l’effort et au génie technologique.
Le nouveau monde est bien un leurre et la macronie va connaitre son heure de vérité électorale avec les européennes. Car plus grave que Benalla et Hulot, il y a les retraités. S’attaquer à la France qui vote et qui vote Macron par peur de l’inconnu Mélenchon- Le Pen. C’est aussi intelligent que la dissolution de l’assemblée nationale par Juppé-Chirac.
Ce que l’on craignait de Macron, premier de la classe, imbu de lui-même et comme bien des sur-diplômés de sa génération, est peut-être en train de se produire.

II y a des états qui ont déjà des couleurs de l’automne, même en période de réchauffement climatique.

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