Par Ludovic Delory.
Jamais le partage de connaissances n’a
été rendu aussi facile qu’aujourd’hui. Et encore ! Demain, l’expansion
d’Internet et l’arrivée des technologies quantiques rendront les ordinateurs capables de supplanter les humains dans d’innombrables domaines.
C’est déjà le cas en médecine, en droit ou dans le secteur de la « grande distribution ». L’intelligence artificielle peut même peindre un tableau ou composer un morceau de musique. Faudra-t-il un jour redéfinir la notion de génie ?
Une accélération vers quelque part
Dans son livre Disruption, Stéphane Mallard
explique que le monde de demain est déjà en route. Vers où ? C’est
impossible à prédire. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous y allons à
toute vitesse. Ceux qui ne sont pas préparés risquent de souffrir.
« Les jeunes connaissent mieux Youtube que la BBC », prévient le Secrétaire britannique à la Culture. Les chaînes de télévision publiques, comme la presse écrite,
ne tiennent debout que grâce aux subventions des contribuables qui se
détournent pourtant d’eux. La recherche médicale s’améliore grâce aux
algorithmes. Les diagnostics dépassent déjà,
en vitesse, ceux des médecins. Les avocats, les traders et les salariés
des multinationales doivent aussi d’urgence réinventer leur modèle.
L’individu-roi ! L’État-valet ?
Choisir de se distraire, de se soigner,
de s’informer, de se défendre, grâce aux assistants personnalisés. Se
faciliter la vie, aller à l’essentiel via les algorithmes qui nous
connaissent de mieux en mieux tous les jours. Petit à petit, l’individu redevient maître de ses choix. La question est : comment va réagir l’ancien monde ?
Gageons qu’il tentera de reprendre le contrôle. La nouvelle donne
technologique nous oblige à repenser les relations que nous entretenons
avec la politique et ceux qui s’en sont fait une profession. Car un
jour aussi, la politique sera disruptée.
J’en parlais encore ce matin à mon frigo.
Il a haussé les épaules et s’est contenté de commander à l’intelligence
artificielle du magasin du coin le fromage qui venait à manquer.