par Michel Grimard, Président du ROUE
(Pour le Bureau National)
À la fois, fervent partisan de l’Union européenne et ardent zélateur de l’atlantisme, il subordonne l’édification de notre continent, au bon vouloir des États-Unis. Deux voies antinomiques à la réalisation d’une Europe indépendante, qui peut seule permettre un dialogue pacifique et chaleureux, entre tous les membres qui la composent.
En recevant, dans les prochains jours, le Président Vladimir Poutine, le Chef de l’État français devra se souvenir que la Russie est partie prenante de cette composante. Par sa géographie, son histoire, sa culture, pour ne citer que ces trois analogies, la Russie appartient à notre continent. C’est entre ses frontières occidentales et l’Oural, que bat le cœur de ce grand pays.
Partenaire avant tout autre, car combien naturel à l’Europe, la coopération Union européenne-Russie, doit être privilégiée.
Malheureusement, durant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron n’a guère favorisé, loin sans faut, les relations avec la Russie. Ces critiques, parfois très acerbes, n’ont pas manqué, le distinguant négativement, de la quasi-totalité de ses concurrents.
Pour autant, les commentaires outranciers de nombreux médias russes ne se justifiaient pas. Les sanctions contre la Russie, que le candidat, devenu président, ne remettait pas en cause contrairement à la plupart de ses concurrents, sont des barrières qu’il faut lever, pour rétablir un dialogue constructif.
En Ukraine, les belligérants font preuve d’une identique mauvaise foi et partagent la même responsabilité dans l’installation du chaos. Il est aussi vain de s’arcbouter sur des principes contraires à la réalité historique, comme pour la Crimée, pas simplement russophone, mais russe. Nous souhaitons que lors de la rencontre entre les deux Chefs d’Etat, le Président français tienne des propos qui s’inspirent, sur la forme et sur le fond, du discours qu’il a prononcé à Moscou, comme ministre de l’économie.