La préfecture annonce un allégement de la prise en charge des
demandeurs d’asile dans les hôtels de l’Ille-et-Vilaine. Les familles de
migrants, installées à Vern-sur-Seiche, vivent dans une profonde
inquiétude.
Cela fait un an que Cathy, la trentaine, vit à l’hôtel du Val Blanc à
Vern-sur-Seiche. L’établissement, en rénovation, accueille 22 familles
de migrants, de différents continents. L’État paie 50 € par nuitée pour
chaque chambre.
L’Africaine, une des premières arrivées, a été déboutée du droit
d’asile. Elle se retrouve donc en situation irrégulière sur le
territoire français.
Dernièrement, le centre 115, chargé de trouver un hébergement aux
personnes sans toit, lui a fait savoir qu’elle ne pourrait pas rester
plus longtemps à l’hôtel. « Il n’y a plus de sou pour les nuitées
d’hôtel, a brutalement déclaré une personne au bout du fil. Il faut
appeler le 12 août et on réexaminera votre situation. » L’homme lui a
aussi conseillé de trouver refuge « dans la famille ou chez des amis ».
Mais Cathy n’a personne dans la région qui pourrait la dépanner. Et pour
combien de temps ? « On ne sait vraiment pas ce qu’on va faire,
poursuit la Congolaise. Je dois partir mardi prochain. »
Près d’elle, d’autres mamans, parfois des bébés dans les bras, partagent
la même angoisse. Elles ont aussi reçu un appel du 115 les informant
qu’elles devaient quitter l’hôtel.
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