Jean-Pierre Fabre Bernadac
Boulevard Voltaire cliquez ici
Du
sang, des larmes et le silence, ce silence assourdissant de la
bien-pensance qui équivaut à un crachat sur la dépouille d’un jeune
homme.
Mais
commençons par le début : Adrien Perez, pour son anniversaire, samedi
soir 28 juillet, invite des amis à faire la fête au Phénix, une
discothèque de Meylan (Isère). Dans l’établissement, trois « jeunes »,
issus des banlieues à risque qui foisonnent autour de Grenoble, se font
remarquer en adressant à la jeune femme du groupe gestes et remarques
déplacés. La réaction immédiate des copains provoque un premier incident
sans gravité. Mais vers 5 h 30, à la sortie des fêtards, nos racailles
remettent cela. Une rixe éclate sur le parking, les trois malfrats
brandissent des armes blanches. Adrien, frappé en plein cœur, meurt sur
le coup, un de ses amis est grièvement blessé d’un coup de couteau qui
lui perfore un poumon. Heureusement pour les enquêteurs, la scène a été
filmée par des caméras de vidéosurveillance. Le lendemain matin, deux
frères, Younes et Yanis El Habib, se livrent à la gendarmerie. Un
troisième individu, arrêté, est lui aussi mis en examen.
Dans une interview accordée au Dauphiné libéré, les parents d’Adrien se disent révoltés par ce drame :
« Le niveau de violence dans l’agglomération grenobloise est inadmissible… C’est en venant aider un couple d’amis qu’il a été tué. Il a fait preuve d’héroïsme. Ni lui ni ses copains n’étaient évidemment armés. Comment est-il possible que des gens puissent entrer dans une discothèque avec des couteaux ? »
Effondré, le père conclura par ces mots : « En tuant notre fils, ils ont détruit notre vie, je ne pardonnerai jamais. »
Voilà,
dans toute sa barbarie, le récit de ce drame. Encore une fois, pour ce
type de meurtriers, le relatif silence de la presse est de rigueur.
Aujourd’hui, j’ai décidé d’exprimer ma colère contre la multitude de ces
agressions commises par des bandes ethnicisées et aussi ma honte face à
ce deux poids deux mesures.
Honte à France 3 Rhône-Alpes, qui retient surtout que le papa ne veut pas être catalogué comme « raciste » et ne désire pas « que les politiques récupèrent cette affaire ».
Honte
au juge des libertés et de la détention qui, pour le troisième suspect
mis en examen, n’a pas suivi les réquisitions du parquet et l’a laissé
en liberté sous contrôle judiciaire.
Honte
à tous ces médias « mainstream » qui se répandent en écrits haineux
contre les gendarmes dans l’affaire Adama Traoré, mort suite à son
interpellation, mais qui refusent de consacrer une ligne au meurtre
d’Adrien.
Honte
à cet ancien président de la République qui se rend au chevet de Théo
Luhaka, un menteur et un délinquant, mais ne daigne pas envoyer un
simple message à la famille de la jeune victime.
Honte
à ces artistes qui, comme le comédien Omar Sy, soutiennent les crapules
si elles sont de couleur mais n’ont pas un mot pour un Perez.
Honte au Figaro
qui détaille le jet, en Italie, d’un œuf en voiture contre Daisy
Osakue, athlète d’origine nigériane, en concluant que l’Italie est face à
une série d’agressions racistes (ce qui serait faux) mais est resté
muet jusqu’à ce matin sur le crime de Meylan.
Honte,
enfin, à Macron, qui a félicité à l’Élysée Mamoudou Gassama et l’a
naturalisé mais n’a fait aucune allusion à la bravoure du jeune
Grenoblois.
Pour ma part, je vais mettre un mot sur le site Libra Memoria et envoyer une étoile.
