Certes, les émeutes de début juillet dans les quartiers dits
sensibles nantais se sont arrêtées, mais le feu couve sous la cendre.
Dans ces quartiers que des bandes ethniques tiennent et veulent
maintenir hors les lois de la République, deux interpellations ont
encore tourné au vinaigre en quelques jours.
Le six août vers 18 heures, un individu se livrait à des rodéos sur un
scooter dans le quartier multiethnique de Bellevue, à l’ouest de Nantes.
Arrivée sur les lieux, la police a constaté que le scooter était
déclaré volé depuis le 25 juillet. Lorsqu’elle a
tenté d’interpeller le conducteur – d’origine africaine, mineur, et déjà
très défavorablement connu – une trentaine de jeunes délinquants,
mineurs ou non, ont essayé de l’en empêcher. Certains ont jeté des
projectiles et ont détruit le pare-brise d’une voiture de police, trois
policiers auraient été légèrement blessés au cours de l’affrontement.
La police a du appeler des renforts et faire usage de lanceurs de balles
(LBD) pour se dégager. Un homme majeur a été interpellé et sera
présenté devant le tribunal correctionnel pour outrage et rébellion.
Quant au conducteur, il a été interpellé, placé en garde à vue, présenté
ce 9 août à un juge des enfants et mis en examen pour violences
volontaires contre les policiers et recel de vol. Dans l’attente de son
jugement, il est placé dans un établissement pénitentiaire pour mineurs
(EPM).
Deux jours plus tard, nouvel épisode très tendu dans un autre quartier
multi-ethnique de l’ouest nantais. Aux Dervallières, une patrouille de
police repère vers 21 heures rue Jacques Callot un jeune de 20 ans qui
n’a pas à y être. Défavorablement connu – et pour cause, il a été placé
sous contrôle judiciaire – il a été interdit de paraître dans le
quartier, de sortir passé une certaine heure et d’entrer en contact avec
d’autres protagonistes de son affaire.
Là encore, la tentative d’interpellation a mal tourné, avec une
vingtaine de jeunes délinquants qui ont affronté les policiers ; l’un
d’eux a même essayé d’extraire le délinquant interpellé de leur voiture.
Ceux-ci ont finalement interpellé l’individu et l’ont conduit au
commissariat central. Il sera poursuivi pour avoir manqué à son contrôle
judiciaire… et cela n’arrangera certainement pas son affaire devant le
juge. Aucune interpellation n’a en revanche été faite parmi les
émeutiers…
Louis Moulin pour breizh-info.com
