Hassan Nasrallah rend hommage à Ahed Tamimi
Discours
du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16
février 2018, à l'occasion de la commémoration des dirigeants martyrs du
Hezbollah (Cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Mousawi, Hajj Imad
Moghniyeh)
Traduction : sayed7asan.blogspot.fr/
Transcription :
[...] En
Palestine, le blocus américain contre le peuple palestinien se
poursuit. Le financement (américain) de l'UNRWA est bloqué, les aides
accordées à l'Autorité palestinienne, qui assume diverses
responsabilités sociales, financières, pour la vie courante, etc., sont
coupées, des mouvements de Résistance palestiniens et leurs dirigeants
sont placés sur la liste des organisations terroristes, de nouvelles
sanctions sont prises par le Congrès américain contre des mouvements
palestiniens, et toujours davantage de pressions, mais ce qui continue à
donner espoir, et que nous devons souligner et soutenir avec force,
c'est l'unanimité palestinienne pour refuser la décision de Trump et
l'unanimité palestinienne (pour refuser) la soumission (au prétendu)
accord du siècle (parrainé par Trump), telles sont les positions
annoncées.
Et le peuple palestinien a proposé, durant les dernières semaines, des modèles (de Résistance). Je vais me contenter de 3 noms.
Le martyr, fils de martyr, Ahmad Jarrar. Il constitue un modèle particulièrement éminent et digne que non seulement le peuple palestinien mais toute la Communauté (islamique) doivent suivre. Un seul jeune, cadre (de la Résistance), face à l'armée israélienne, à son arrogance et à ses services de sécurité, ce combattant a trouvé le martyre.
Deuxièmement,
une jeune femme. Les médias la présentent comme une enfant, mais elle a
17 ans, c'est une jeune femme. La jeune femme Ahed Tamimi, avec sa
position audacieuse et courageuse, elle et sa famille (ainsi que le
martyr Ahmad bien sûr), la logique (de Résistance) de son père, que nous
avons tous entendu dans les médias. Cette jeune fille qui gifle les
soldats israéliens et leur fait face, et qui fait face au tribunal, avec
ses parents qui l'encouragent à continuer, à rester forte, à être
courageuse et persévérante.
Troisièmement, Omar al-Abd, qui a été condamné hier à 4 peines de prison à perpétuité, et à l'interdiction de l'inclure dans toute opération (future) d'échanges de prisonniers. Comment a-t-il accueilli les 4 peines de prison à perpétuité ? Avec le sourire. Et cela a mis en colère (le ministre de la défense israélien) Lieberman. C'est surtout la colère de Lieberman que j'ai relevée. Voyez cela : on le condamne à 4 peines de perpétuité, on refuse de négocier sa libération, et il accueille cela avec le sourire.
Tel est le peuple palestinien. Pourquoi est-ce que nous parlons toujours avec espoir de l'avenir et de l'horizon de ce conflit ? Parce que nous plaçons nos espoirs en ces gens-là. Ces trois (Résistants) sont les enfants de leurs communautés, ils n'en sont pas isolés mais leur ressemblent. [...]