Arnaud Malnuit
Tout
oser, tout souiller, tout dénaturer pour montrer que nous existons
plus, voire même que nous n'avons jamais existé. Pendant très longtemps
on nous expliqua qu'il n'y avait pas d'invasion migratoire, que la
présence de millions d'immigrés légaux et clandestins ne changerait rien
la nature de notre nation tant sur le plan ethnique que culturel.
Désormais, on nous explique tout aussi doctement qu'il faut se faire à
ce nouveau visage de la France, qu'il incarne tout aussi bien nos grands
mythes nationaux...
Pendant
longtemps également ces nouveaux visages se cantonnaient aux figures et
valeurs de la république, on pense ainsi à la Marianne noire qui
défraya la chronique dans certaines mairies il y a une vingtaine
d'années. Désormais, ce sont les grands mythes nationaux français qui
sont incarnés par cette « nouvelle » France... Et le dernier en date
n'est pas n'importe quel symbole puisque c'est Jeanne d'Arc elle-même.
Oui,
la fameuse « affaire Jeanne d'Arc »... Ainsi, une jeune fille métisse,
polonaise et béninoise, va incarner Jeanne d'Arc pour l'édition 2018 des
fêtes johanniques à Orléans. Oui, une métisse pour incarner la
Française par excellence. Et c'est là que l'affaire prend, avec
certainement une opération de communication au bénéfice du pouvoir. En
effet, prenant prétexte que cette jeune métisse répond aux critères de
sélection, beaucoup de catholiques et patriotes sincères ont cru bon
justifier ce choix pour montrer en quoi la France et le peuple français
n'étaient pas racistes, que la France n'était pas une race et qu'en gros
du moment que l'on pouvait partager certaines valeurs on pouvait être
parfaitement français voire bien plus français que ceux dont la souche
est pourtant bien gauloise...
A
croire que contrairement à certaines analyses, certains essais, la
France ne se droitise pas, ou en tout cas une bonne part de la droite
dite pourtant de conviction a peur de son ombre, qu'elle accepte donc in
fine le cadre imposé par la gauche depuis des décennies, notamment
quant à l'accusation de racisme. En effet les propos de ces membres de
la droite de conviction, du FN et d'éminents catholiques prouveraient
qu'affirmer que le peuple français est un peuple majoritaire et dans
même dans son essence blanc – sans émettre un moindre jugement de valeur
par rapport aux autres peuples – serait donc du racisme... Autant
laisser la gauche garder le monopole des idées, des valeurs et des
interdictions, au nom d'une prétendue dédiabolisation...
Ce
qui est également effarant dans ces prises de position c'est une forme
de déni du réel. Cette jeune métisse aurait pu parfaitement incarner
Jeanne d'Arc au nom de l'assimilation si la France s'était affirmé comme
un pays et si nous avions eu quelques dizaines de milliers d'immigrés.
Or là la submersion migratoire est flagrante et le gouvernement de la
France veut que cette dernière s'efface. Donc soutenir le choix de cette
jeune fille au nom de valeurs patriotiques est pour le moins absurde,
voire criminel.
D'autant
que cette jeune fille n'est pas en cause, malgré quelques commentaires
ridicules trop vite mis en épingle par la presse. Non, là les vrais
fautifs que l'on peut même qualifier de criminels sont ceux qui se
servent d'une métisse, donc de quelqu'un qui n'a pas vraiment
d'enracinement, pour dénaturer un mythe du roman national ; mythe qui,
rappelons-le sert à vanter la résistance à l'occupation étrangère et le
fait que servir Dieu c'est faire que les Français restent maîtres chez
eux, à l'époque d'une France quasi intégralement blanche...
C'est
d'autant plus nécessaire de refuser ce choix que derrière on voit la
volonté de partisans de Macron, issus de la diversité et proche de
tenants de la haine de la France enracinée, de mettre en avant cette
jeune fille au service de l'idéologie macronienne : celle d'un monde
indifférencié, celle où les peuples autochtones européens doivent se
fondre dans e grand néant. D'une part en dénaturant leurs mythes, leur
histoire, d'autre part en les rendant minoritaires sur leur sol.
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