Il est vrai que la coupe du monde, le tour de France, l'affaire
Benalla et maintenant la canicule ont occupé les médias et que les
pauvres.... ils n'avaient plus de place pour évoquer la situation
économique du pays après un an de Quinquennat Macron et à mi-année 2018.
Et pourtant, il y a un bon nombre de résultats qui nécessitent des
commentaires. Il est vrai, n'allant pas dans le sens de ce que l'équipe
Macron essaye de nous vendre avec une politique de communication ne
manquant pas de moyen.
Rappelons, en premier lieu que le quatrième trimestre 2017 s'est terminé
en fanfare. Et bien entendu, on nous a laissé penser que c'était déjà
les résultats de notre nouveau Président. Ce n'était, d'ailleurs, pas
tout à fait faux, car il est habituel qu'une période électorale, qui
plus est Présidentielle et au surplus avec la fin d'un Quinquennat
catastrophique, génère une reprise qui en fait est liée à de nombreuses
décisions différées. A cela, il faut également prendre en compte la
reprise Européenne dont nous n'avions pas bénéficier réellement.
Au total, nous terminions l'année avec un accroissement de notre PIB de
2,3%, un taux de chômage en baisse à 9,2% et à un déficit public en
dessous du fatidique 3% à 2,6%. Certes le commerce extérieur était
toujours préoccupant et les prélèvements obligatoires toujours aussi
élevés.. Mais, incontestablement, il y avait du mieux.
Par ailleurs, les premières réformes, bien que timides, allaient dans le
bon sens. Le moral des entrepreneurs s'en ressentait positivement. EM
se considérait conforter dans sa politique et, début 2018, mettait en
oeuvre le second round...Et c'est la que la machine a commencé à se
gripper.
Pour des raisons différentes, les Français se sont trouvés confrontés
soit à des augmentations de dépenses tel que le fuel, plus récemment le
gaz, soit à des prélèvements supplémentaires( CSG) ou des moindres
recettes (APL)...et patatras, la consommation des ménages baissât (
-0,1%au 2eme trimestre). Comme la croissance du dernier trimestre 2017
était en partie artificielle, celle du 1er trimestre 2018 en fût
impactée avec un résultat médiocre à 0,2%. Plus grave le 2nd trimestre
enregistre ce même pourcentage très alarmant. Cette fois-ci les raisons
sont plus préoccupantes, ralentissement de la croissance mondiale et en
EU, augmentation importante de l'énergie ( baril à plus de 72 $) et
reprise de l'inflation ( 2,3% sur un an).
Simultanément reprise du chômage catégorie A sur le 2nd trimestre,
sachant que si l'on prend toutes les catégories on est loin d'une décrue
et ce depuis plus d'un an ( 6,6 millions de chômeurs). Le commerce
extérieur continue à se situer dans ces hauteurs maximum. Pour couronner
le tout, nous sommes maintenant les premiers en Europe pour le niveau
de nos prélèvements fiscaux et sociaux, à plus de 57%, et nous flirtons
toujours avec les 100% de dette publique par rapport à notre PIB. Comme
dit plus haut, EM à entrepris des réformes structurelles allant dans le
bon sens mais d'une part trop timides et d'autre part ne pouvant donner
des résultats qu'à moyen terme.
En fait, et c'est une évidence criante, la France doit impérativement
baisser son train de vie. C'est à dire baisser drastiquement ses
dépenses publiques que ce soit au plan national qu'au plan territorial.
Il doit en etre de même pour les dépenses sociales. Il faut revenir au
plus vite en dessous des 50% de notre richesse nationale. C'est à dire
une baisse budgétaire de l'ordre de 150 milliards d'€ par an. Et dans ce
domaine EM n'a rien fait...Simultanément, il faut libérer l'économie,
faire une réelle révolution en matière de réglementation dans tous les
domaines...
La France ne manque pas de potentiels et de talents...mais notre
administration a le chic de broyer les initiatives et de décourager les
entrepreneurs potentiels. Comme d'habitude, on se complaît dans la
communication, comme actuellement avec les start ups.... Alors qu'une de
nos carences principales c'est le manque d'ETI qui sont pourtant l'un
des moteurs principaux tant en Allemagne.... qu'en Italie. Mais pour ce
faire , il faut faciliter le passage des PME aux ETI et permettre à ces
sociétés, à fort potentiel, de demeurer des sociétés familiales. C'est
ainsi qu'un pays comme l'Italie n'a pas de déficit commercial grâce à
ses ETI qui exportent dans la monde entier....
Alors, l'été portant conseil, notre jeune Président, dans sa piscine
toute neuve de Brégançon, devrait réfléchir à notre budget 2019 et
donner un vrai signe en exigeant de ses troupes une réelle diminution
des dépenses publiques et pas comme d'habitude....une diminution du taux
d'augmentation.
La France n'est pas un pays d'abrutis prêt à gober ces acrobaties qui ne sont que des escroqueries intellectuelles.
