Au sein du SPD, ce vote sonne comme un
désaveu pour ceux qui préféraient voir leur parti, qui a subi une
débâcle historique en septembre avec 20,5 %, se reconstruire dans une
opposition plus franche. Sa stratégie s'est heurtée à la démission de
Martin Schulz, le patron affaibli du SPD, et à l'habileté d'Angela
Merkel qui a promis aux socio-démocrates des ministères de poids
(Affaires étrangères, Finances et Affaires sociales).
Par conséquent, l'AFD, qui a recueilli
12,9 % des voix aux dernières élections fédérales, empêchant la CDU-CSU
d'avoir la majorité absolue, devient le principal parti d'opposition. Une enquête d'opinion fin février montrait
que ce parti anti-immigration progresse toujours dans les intentions de
vote en Allemagne. Il devancerait même les sociaux-démocrates (SPD).