« Si
notre destin est de périr…
nous
irons à la mort, fiers et indomptés »
in
ultime lettre de Martin Bormann à son épouse Gerda, fin avril 1945
Martin
Bormann est né le 17 juin 1900 d’un père postier et dévot de
Luther, d’où son prénom. Le père, remarié après son veuvage,
est âgé ; il meurt en 1903, un an après la naissance
d’Albert, le frère cadet, qui jouera également un rôle dans
l’entourage d’Adolf Hitler.
Durant
la Grande Guerre, Martin est élève d’un lycée agricole, puis
instituteur suppléant. Il est mobilisé dans l’artillerie en juin
1918, mais ne prend part à aucun combat. À compter de 1919, il est
le régisseur fort apprécié d’un grand domaine agricole du
Mecklembourg, et adhère à un mouvement völkisch (national-raciste)
agrarien.
Membre
du Corps Franc Rossbach, il assiste le 31 mai 1923, sans y
participer, à l’exécution du traître Walter Kadow, l’instituteur
qui avait dénoncé à l’occupant français le héros de guerre et
du Corps Franc de Silésie Leo Schlageter, saboteur d’une voie
ferrée utilisée par les troupes françaises en Ruhr. Bien que le
sabotage n’ait occasionné que des dégâts matériels, Schlageter
a été fusillé le 26 mai 1923. Jugé en mars 1924 par un tribunal
allemand, Martin est condamné à un an de prison pour complicité de
meurtre.
Martin
adhère au NSDAP en 1927. Il est titulaire de la carte N° 60 508,
ce qui en fait un Vieux Combattant du parti nazi. C’est un médiocre
orateur : précis, mais trop peu exalté. En revanche, c’est
un organisateur de premier ordre et un bourreau de travail.
En
octobre 1928, il est affecté à la direction munichoise du NSDAP,
pour y diriger une coopérative fournissant aux membres de la SA
(Sturmabteilung : section d’assaut) les uniformes à prix
coûtant. Il gère également la SA-Versicherung Gesellschaft (la
caisse d’assurance de la SA), créée le 1er
janvier 1929, doublée ensuite d’une caisse de secours pour les
membres du parti blessés en service et les veuves et orphelins des
« martyrs
de la cause »,
Dès
1928, Martin Bormann gère les biens personnels du Führer : ses
droits d’auteurs et les dons provenant de personnes privées et
d’entreprises ; il est bon de noter, qu’à la différence de
très nombreux politiciens, Adolf Hitler refuse pour lui-même tout
legs.
Bormann
est un administrateur intègre et très efficace. Il est en outre
remarqué pour ses rapports concis autant que précis, chose fort
rare dans le Reich où l’on adore être prolixe, ce qui agace
souverainement Adolf Hitler. Martin est tellement discret et peu
causant que le Führer le surnomme « mein
Sphinx »,
ce qui se passe de traduction.
Bormann
a la morphologie d’un lutteur de petite taille. Il est doté d’un
robuste appétit, mais c’est la légende noire qui en a fait un
ivrogne : il est au contraire réputé pour sa sobriété. Il
épouse, en septembre 1929, Gerda Buch, la fille très discrète du
grand juge du parti, Walter Buch, suicidé en 1949. Le Führer est le
témoin du marié.
Père
de famille nombreuse - Gerda et lui ont dix enfants, dont le
dernier, âgé de 3 ans, mourra en 1946, l’année où Gerda meurt
d’un cancer -, Martin se fait, en 1943, le propagandiste de la
bigamie avec l’approbation de son épouse légitime, leur
correspondance en fait foi.
À
partir d’octobre 1943, il se partage entre deux foyers celui de son
épouse, à Berchtesgaden, et celui de l’actrice Manja Behrens, née
en 1914 et qui mourra en 2003. De venue assistante-dentaire juste
après la guerre, Manja reprend, à la fin des années 1950, sa
carrière d’actrice, davantage à la télévision allemande qu’au
cinéma où une certaine haine l’écarte des studios.
On
a beaucoup glosé sur le « paganisme »
de Martin Bormann. Encore faut-il s’entendre sur les termes. Opposé
à ce qu’il considère comme une niaiserie : le christianisme,
Martin est un panthéiste, comme son Führer vénéré. Il a publié,
le 30 novembre 1944, sa déclaration de principes : « La
doctrine nationale-socialiste est intégralement antijuive,
c’est-à-dire anticommuniste et antichrétienne ».
Il
a donné une excellente définition du panthéisme, par sa circulaire
du 7 juin 1941 adressée aux Gauleiter et Kreisleiter : « Nous
n’imaginons pas Dieu, comme le font les naïfs et les exploiteurs
de la spiritualité, sous la forme d’un être fait à l’image de
l’homme, qui se tient quelque part dans le Cosmos et se préoccupe
du destin de chaque être et du moindre bacille… Nous appelons Dieu
ou Toute-Puissance la force qui règle, dans les espaces cosmiques,
les mouvements stellaires et planétaires… Il faut une forte dose
de naïveté ou une impudence d’homme d’affaires pour croire que
des prières ou tout autre chose humaine puisse influencer cette
Toute-Puissance »
(texte complet in Buchheim, 1962).
***
Le
3 juillet 1933, Martin Bormann devient Reichsleiter (soit le chef
d’une organisation du NSDAP) et chef d’état-major de Rudolf
Hess, lui-même devenu le 21 avril Stellvertreter (délégué) du
Führer pour le NSDAP (puis ministre d’État le 1er
décembre). Martin Bormann a pour adjoint et remplaçant
éventuel Alfred Leitgen, habituellement présenté par les
historiens comme un simple aide-de-camp (Adjutant en allemand) de
Rudolf Hess. Bormann emploie deux secrétaires : Frau Wahlmann
et Frau Fugger.
L’une de
ses missions les moins connues concerne la protection des fils des
ex-soldats supplétifs noirs de l’armée coloniale
allemande. Certains politiciens du système de Weimar avaient
réclamé, dès 1927, la stérilisation du fruit des relations
volontaires et forcées entre Allemandes et soldats noirs et
maghrébins des troupes françaises d’occupation en
Rhénanie-Palatinat et en Ruhr. Soit ce que les nationalistes
résumaient d’une expression : la Honte noire.
Cette
année 1927, une campagne de la presse nationaliste du Palatinat (un
Land où le NSDAP ne remporte alors que des scores électoraux
misérables) a pour objectif la stérilisation des Rheinlandbastarde
avant qu’ils ne soient en âge de procréer. On estime alors leur
nombre entre 700 et 800, mais la mortalité infantile a frappé
durement lors des années de misère, 1923-25 et 1930-32. De 1933 à
1936, une enquête très précise est menée par le service des
statistiques du ministère de l’Intérieur du Reich : elle
permet de dénombrer 385 métis d’Allemandes et d’Africains,
noirs ou maghrébins. La stérilisation à motivation raciste portera
sur ces adolescents, en 1937-38.
C’est
un Führerbefehl du 18 avril 1937, se référant aux Lois raciales de
Nuremberg, qui les mène à la stérilisation obligatoire, alors que
divers hauts-fonctionnaires du ministère des Affaires Étrangères
proposaient de les envoyer, intacts, dans les colonies italiennes
d’Afrique (Ben Elissar, 1969).
Aucun
des enfants de la cinquantaine d’Askaris
- les soldats supplétifs indigènes qui s’étaient battus pour le
IIe
Reich, dans les rangs de l’armée d’Afrique, de 1914 à 1918 -
hôtes du Reich ne l’a été. Ceux-ci sont protégés, depuis le 30
mars 1936, par une directive très précise de Martin Bormann,
adressée à tous les « détenteurs
de souveraineté »
du Parti. Un Führerbefehl du 7 mai 1937 précise que ces enfants
n’ont pas à être stérilisés. Adolf Hitler avait été alerté,
sur ce point, par le Generalmajor aD. (brigadier-général en
retraite) Paul v. Lettow-Vorbeck, le héros de la campagne du
Tanganyika de 1914 à 1918, dont les deux fils mourront au combat, en
1940-41, dans les rangs de la Wehrmacht.
À
partir de la mi-mai 1941, soit après la folle équipée de Rudolf
Hess, qui tentait d’apporter à son Führer la paix à l’Ouest
avant le déclenchement de Barbarossa, Martin Bormann dirige le
NSDAP, plus tard avec le titre de secrétaire du Führer pour le
parti, ce qui a désorienté nombre d’auteurs car le chef du
secrétariat d’Adolf Hitler est son frère, Albert. Les deux frères
Bormann, brouillés à l’initiative de leurs épouses respectives,
sont obligés de se rencontrer quotidiennement au Quartier Général
(QG) du Führer.
D’une
manière générale, durant les années de guerre, fonctionnent
auprès du QG de campagne les deux QG civils : celui de
l’administration gouvernementale, dirigé par Hans-Heinrich
Lammers, et celui du NSDAP, dirigé par Martin Bormann.
Le
9 octobre 1942, Martin Bormann a envoyé une circulaire
confidentielle aux principaux détenteurs de souveraineté du NSDAP
(les Gauleiter et Kreisleiter) à propos de la « solution
finale de la question juive ».
Il y écrit : « Des
bruits se sont répandus, dans la population de divers Gaue, à
propos de mesures « très sévères » appliquées aux
Juifs. Des enquêtes ont montré que ces bruits – exagérés et
déformés – ont été rapportés par des permissionnaires d’unités
militaires affectées à l’Est, qui ont été les témoins
oculaires de l’application de ces mesures »
(Document PS-3244, du TMI de Nuremberg). La seconde partie de la
phrase, extraite de la circulaire, confirme qu’il y a bien eu
quelque chose, que le reste de la circulaire ordonne de minimiser :
les exécutions de Juifs, mais aussi de chefs communistes pas tous
juifs, par les Einsatzgruppen.
Le
16 novembre 1942, sur proposition de Goebbels, les Gauleiter
deviennent également des Reichskommisäre pour la Défense passive
et l’application des directives sur l’Économie de guerre. Le 28
décembre 1942, au manoir de Lanke, alors que le groupe d’armées A
reflue du Caucase, abandonnant tout espoir de prendre le contrôle
des gisements de pétrole, et que la 6e
armée est encerclée dans la partie occidentale de Stalingrad et ses
environs par 13 armées soviétiques, Joseph Goebbels et Martin
Bormann se concertent en vue d’accroître les ressources de
l’économie de guerre.
En
1944-45
(selon
le Document PS-2903 présenté au Tribunal Militaire International de
Nuremberg), Martin Bormann (officiellement secrétaire du Führer
pour le Parti et l’État depuis le 12 avril 1943) dirige : les
Reichsleiter (qui n’ont plus guère d’importance), les Gauleiter,
devenus Commissaires du Reich à la Défense passive et le
Volkssturm… on a complété le document des accusateurs
nord-américains qui n’ont manifestement rien compris à
l’organisation pyramidale du Reich, pourtant très rationnelle.
En
septembre 1944, alors que l’Armée Rouge et les armées alliées
occidentales menacent les frontières du Reich, le Gauleiter de
Prusse-Orientale Erich Koch et le Generaloberst Heinz Guderian, chef
d’état-major de la Heer (l’Armée de Terre), proposent une levée
en masse, analogue à celle de la Révolution française en 1793-94,
ou celle de la guerre de libération de la Prusse en 1813. Martin
Bormann en fait accepter le principe par le Führer.
On
crée donc le Volkssturm, enrôlant tous les hommes de 16 à 60 ans
non encore sous les armes, encadrés par le NSDAP, le NSKK (le
service motorisé du NSDAP) et la SA. Le 25 septembre, Adolf Hitler
signe un Führerbefehl confiant l’organisation de cette troupe au
Reichsleiter Bormann, l’OKH (l’état-major général de la Heer)
devant fournir les cadres militaires et la Waffen-SS le matériel. Le
18 octobre, soit l’anniversaire du soir de la victoire de Leipzig
en 1813, le Reichsführer-SS, chef de l’armée de réserve
(Ersatzarmee), Heinrich Himmler annonce officiellement, sur les ondes
de Radio-Berlin, la création des unités du Volkssturm.
Fidèle
jusqu’au suicide de son Führer hautement vénéré, Martin Bormann
trouve la mort dans la nuit du 1er
au 2 mai. Au sortir de la bouche de métro de la Friedrichstrasse,
Martin Bormann et le Dr Ludwig Stumpfegger, dernier chirurgien
d’escorte du Führer, sont touchés par le même obus. Tous deux
sont enterrés à Berlin, Invalidenstrasse, au nord de la Sprée,
dans la nuit du 2 au 3 mai 1945, par des terrassiers municipaux,
dirigés par le fonctionnaire Alexander Krumnow exactement à
l’endroit où l’on retrouva ses restes le 7 décembre 1972,
authentifiés par tests génétiques en 1998 (Coll. 2004).
Devant
le TMI de Nuremberg, le conducteur du Führer Erich Kempka en avait
témoigné le 3 juillet 1946, mais les conteurs d’histoire ont
préféré le bobard lancé par « Staline » du 20 au 26
mai 1945, à Moscou, devant Harry Hopkins, pour que celui-ci
convainque le Président Truman de reprendre les livraisons US dans
le cadre du prêt-bail, logiquement interrompues le 9 mai :
Hitler et Bormann se seraient envolés de Berlin pour l’Espagne,
via le Danemark, et la guerre ne reprendrait sous peu, du fait de la
survie des deux « démons
nazis » !
Lorsque le bobard espagnol aura fait long feu, on lui trouvera une
alternative de longue durée : le séjour en Amérique du Sud
(Argentine, Bolivie, Paraguay).
Jusqu’à
l’effondrement de l’URSS, pour maintenir intacte la haine
antiallemande, on parlera régulièrement d’un IVe
Reich de haute fantaisie, généralement situé en Amérique latine,
avec l’inusable Martin Bormann à sa tête (« rencontré
au Paraguay, vers 1960 »,
par Erich Erdstein). L’on a, de fait, arrêté un nombre ahurissant
de pseudo-Bormann en Amérique latine, débusqués par des «
vengeurs
juifs
» : pour la seule année 1967, on en a comptés 7 !
L’Agence
centrale d’enquêtes sur les crimes nazis, dirigée à Ludwigsburg
par le procureur Erwin Schüle, a longtemps agi en étroite relation
avec le procureur de Francfort/Main, acharné à venger ses
congénères : Fritz Bauer, ex-membre du SPD, émigré en 1935.
Bauer, très avide de publicité personnelle, ne traquera jamais que
des personnages mineurs, lui qui rêvait de célébrité. En 1962, il
avait poussé le gouvernement à offrir une prime de 25 000 $ à
qui permettrait de capturer Martin Bormann. Lorsque Bauer, obèse et
grand fumeur, mourut à 64 ans d’un accident cardio-vasculaire, la
rumeur issue d’un certain public en fit la victime d’un agent de
« Gestapo-Müller » (Walters, 2010)… encore un homme
suicidé à Berlin fin avril 45.
En
septembre 1971, peut-être pour prouver l’inefficacité si
fréquente des services de renseignements (SR), l’ex-Generalmajor
de la Heer et réputé grand homme du contre-espionnage, Reinhard
Gehlen, estimait que Bormann était mort à Moscou l’année 1969.
Effectivement, Gehlen avait lancé une accusation fantaisiste, qui
traîne dans de multiples narrations mondaines et même dans certains
écrits d’universitaires.
Durant
la guerre, Gehlen a très efficacement dirigé, à partir de novembre
1940, la Section Est du Bureau des opérations de l’OKH, puis, du
printemps de 1942 à la débâcle, le Bureau des armées étrangères
de l’Est (le FHO : Fremde Heere Ost), soit la section de l’OKW
(l’état-major général interarmes et le haut-commandement de la
Wehrmacht) étudiant l’Armée Rouge ainsi que les forces finnoises,
roumaines, bulgares, croates, slovaques et hongroises.
Dès
1946 et jusqu’à sa mort, l’ex-Generalmajor - qui a dirigé de
1946 à 1955 un service privé d’espionnage financé par les USA,
puis est devenu le chef du SR de RFA, jusqu’à sa retraite en 1968
- a soutenu que le « grand
patron de rote Kapelle
» (les réseaux d’espionnage au service du GRU, soit le SR de
l’Armée Rouge), en Allemagne et en Europe occidentale, était…
Martin Bormann !
Gehlen,
en fait, ne reprenait qu’un bobard lancé par le Generalmajor Hans
Oster (traître au service des Alliés occidentaux) et diffusé par
le patron de ce dernier, l’amiral Wilhelm Canaris (l’inefficace
et très corrompu chef de l’Abwehr, le SR de la Heer et de la
Kriegsmarine). C’est un bobard d’autant plus ridicule que Bormann
n’a jamais insisté pour être présent aux réunions militaires
biquotidiennes du Führer, de 1941 à la première moitié de 1943.
Par la suite, c’est à la demande d’Adolf Hitler qu’il y
assistait, car le Führer y réglait aussi divers problèmes
intérieurs, comme l’organisation des secours lors des
bombardements de terreur ou la lutte contre le marché noir et contre
le sabotage de l’effort de guerre.
Walter
Schellenberg a repris cette ridicule accusation devant le TMI de
Nuremberg, puis dans ses Mémoires
arrangés,
après sa mort prématurée d’un cancer bronchique, par deux
journalistes à scandale, qui ont inspiré un nombre ahurissant
d’auteurs de romans d’espionnage et de thrillers.
C’est
au personnage véridique et non à sa caricature romanesque qu’on
laissera le dernier mot : « Dans
la vie réelle, ce n’est pas l’honnêteté qui triomphe de la
malhonnêteté. Dans le combat impitoyable pour l’existence, la
victoire appartient à celui qui est animé par la volonté de
triompher. Il est amer de constater que la victoire repose souvent
sur l’intrigue et l’ambition démesurée »
(lettre de 1945, adressée par Martin Bormann à son épouse Gerda).
« Chaque
œuvre réalisée, chaque devoir accompli
laissent
une trace de la vie d’un homme »
Martin
Bormann
Bibliographie
sommaire
P.
Aziz (et D. Fretard) : Les
criminels de guerre,
Denoël, 1974
E.
Ben Elissar : La
diplomatie du IIIe
Reich et les Juifs (1933-1939),
Julliard, 1969
M.
Bormann : The
Bormann letters. The private correspondence of Hitler’s ’’missing’’
deputy,
from the time of Stalingrad to the fall of Berlin (january 1943 –
april 1945),
Weidenfeld
& Nicolson, Londres, 1954
H.
Buchheim : Totalitäre
Herrschaft. Wesen und Merkmale,
Kösel-Verlag, Munich, 1962
Coll. :
Adolph
Hitler,
éditions Chronique-Dargaud, Trélissac, 2004
E.
Erdstein : Les
criminels de glace,
Solar éditeur, 1970 (à classer dans la rubrique fiction)
R.
Gehlen : L’Organisation
Gehlen, Mémoires,
F. Beauval éditeur, 1978 (première édition allemande de 1971)
J.
Hugli : Hitler
mal connu,
Pierre Waleffe éditeur, 1968
J.
« von Lang » (né Piechock) : Martin
Bormann, l’éminence grise de Hitler,
France-Empire, 1980 (biographie tendancieuse : erronée sur de
nombreux détails, haineuse de ton)
J.
Y. Le Naour : La
honte noire. L’Allemagne et les troupes coloniales françaises,
1914-1945,
Hachette, 2003
W.
Schellenberg : Le
chef du contre-espionnage nazi parle. 1933-1945,
Julliard, 1957 (texte très remanié après la mort de l’auteur, en
1952, par deux journalistes à l’indéniable talent de romancier,
Klaus Harpprecht et Gita Petersen)
T.
M. I. : Procès
des grands criminels de guerre devant le Tribunal Militaire
International de Nuremberg, 14 novembre 1945 – 1er
octobre 1946,
41 volumes, 1947 (le 42e
volume, qui devait être un Index général, n’est jamais paru en
français – la version anglo-US Trial
of the major war criminals
a, en revanche, été éditée en 42 volumes. Cette édition des
actes du procès a été caviardée : elle est amputée de
nombreuses remarques des accusés et des témoins de la défense,
comme on le sait grâce aux travaux de Gerhard Gründler, Werner
Maser, David Irving et aux notes très tardivement publiées du
psychiatre Leon Goldensohn)
G.
Walters : La
traque du mal,
Flammarion, 2010 (contient, entre autres choses, une démolition en
règle de l’affabulateur mythomane Simon Wiesenthal)