Guillaume Bernard explique la vague Macron par le fait
majoritaire, par l’effet démultiplicateur de l’abstention et surtout par
la démobilisation d’une partie de l’électorat. D’une certaine façon,
les stratégies de LR appelant à voter Macron et du FN cherchant à
séduire l’électorat de Mélenchon plutôt que celui de Fillon ont favorisé
la vague Macron. Cette élection traduit plus un rejet des vieux partis
qu’une véritable et pérenne adhésion à la personne et aux idées de
Macron. La force de sa grande coalition centrale des libéraux, c’est
d’empêcher la coalition des forces qui pourraient s’opposer à lui. Mais
Macron donne paradoxalement à la droite une occasion unique de réfléchir
à son identité, ses valeurs et sa stratégie.