"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 27 mai : saints du jour français ou en France.
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St Eutrope, évêque d'Orange († v. 475)
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À
Orange en Provence, vers 475, saint Eutrope, évêque, qui travaillait de
ses mains avec ardeur malgré la rigueur des saisons et, pendant le
carême, prolongeait l'office divin par la prière personnelle et le
jeûne.
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St Brunon, évêque à Wurzbourg († 1045)
À
Wurzbourg en Franconie, l'an 1045, saint Brunon, évêque, qui
reconstruisit la cathédrale, réorganisa l'école épiscopale et écrivit
pour le peuple des commentaires des saintes Écritures.
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St Gaubert, prêtre et ermite († 1079)
Au
monastère de Montsalvy en Auvergne, l'an 1079, saint Gaubert, prêtre et
ermite, grâce à qui ce lieu, auparavant sauvage et affreux, devint un
hospice pour accueillir les pèlerins.
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le 27 mai 1234 : mariage du Roi Louis IX et de Marguerite de Provence à Sens.
Tous les Rois de France, jusqu'à Charles x descendent de cette union. Sur leurs alliances est gravé : « hors cest annel, point n'ay d'amour »
Le lendemain Marguerite est sacrée reine de France. Louis IX et
Marguerite de Provence passent leurs trois premières nuits à genoux, et
en prières, comme le firent Tobie et son épouse.
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le 27 mai 1498 : Louis XII est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.
Sacre de Louis XII, Cathédrale Notre-Dame d'Amiens peinture en polychromie de 1502
Comme le veut la tradition, le Roi prononce les quatre serments traditionnels :
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Il jure de défendre l'Eglise,
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de faire régner la paix en son royaume, par paix on entend que le Roi s'engage à préserver l'ordre social voulu par Dieu et à rendre la justice,
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d'empêcher ses sujets, quel que soit leur rang, de commettre des iniquités,
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de chasser les hérétiques de France.
Puis
dans un silence solennel, l'archevêque de Reims, Guillaume Briçonnet,
l'oint sur la tête, sur la poitrine, entre et sur les épaules, ainsi
qu'à la jointure des bras. Au rite de « l'unctio » succède celui du
« coronatio », du couronnement, tout aussi essentiel. Désormais paré de
la robe royale et du grand manteau fleurdelisé, le souverain reçoit la
couronne d'or rehaussée de quatre fleurs de lys et de pierres
précieuses. Puis, après lui avoir donné le baiser de paix, le prélat
s'exclame par trois fois :
"Vive le Roi! Vive le Roi éternellement!"
Dans
les jours qui suivent, selon la coutume, il se rend à l'abbaye de Saint
Marcoul à Corbeny, à quelques lieues de Reims, pour y faire ses
dévotions et y toucher les écrouelles, en prononçant les paroles
rituelles : "Le Roi te touche, Dieu te guérit". Louis XII guérit ainsi
"plus de quinze" des quelque vingt scrofuleux qui lui sont présentés.
Voir les chroniques des 1er et 8 janvier, du 29 avril, du 27 juin et du
18 novembre.
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le 27 mai 1689 : déclaration de guerre de Guillaume III d'Angleterre.
Cette
déclaration de guerre a lieu dans le cadre de la guerre de la ligue
d'Augsbourg, de 1688 à 1697. Guillaume III, dans sa lutte qui l'oppose à
Jacques II Stuart, a été couronné roi d'Angleterre le 23 février. Le
22 mars, une escadre française, partie de Brest, débarque Jacques II
Stuart, qui est accueilli avec enthousiasme par la population catholique
du sud de l'Irlande. Le 11 mai, Une escadre aux ordres de
Châteaurenault, qui vient de convoyer des renforts en Irlande, est
attaquée par l'amiral Herbert en baie de Bantry. Après quatre heures de
combat, la victoire est française (cf. la chronique du jour). Bantry
sert de prétexte au nouveau roi, anglais dont l'objectif est d'empêcher
les avancées françaises en Flandre.
Le
traité de Ryswick (cf. la chronique du le 20 septembre) met un terme à
cette guerre: reconnaissance par la France de Guillaume III
d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III ;
cette dernière rend la plus grande partie des Pays-Bas espagnols, la
Catalogne et Barcelone à Charles II d'Espagne. Louis XIV prépare ainsi
la succession d'Espagne. La France annexe définitivement la Sarre, les
quatre cinquièmes de l'Alsace, et quelques places-fortes stratégiques
telle Phalsbourg. En outre, la France obtient une compensation
financière pour ses droits sur le Palatinat. De l'autre côté de
l'Atlantique, l'Espagne reconnaît l'occupation par la France de l'ouest
de Saint-Domingue ce qui permet à la France de devenir le premier
producteur mondial de sucre dès les années 1740 (denrée fort chère et
exportable).
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le 27 mai 1703 : Philippe de Rigaud de Vaudreuil devient gouverneur général de Nouvelle-France.
Philippe
de Rigaud de Vaudreuil est nommé gouverneur général de Nouvelle-France
et conserve ce poste jusqu'en 1725. Il se lance dans une politique
d'expansion de la colonie, et traite avec les Iroquois, afin de limiter
l'influence des britanniques. Avec la poussée de la colonie de New York
vers le Nord-Ouest, il prépare la construction d'un fort à Niagara, mais
il meurt avant de voir se réaliser ce projet, en 1725.
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le 27 mai 1834 : Prosper Mérimée devient inspecteur général des Monuments historiques.
C'est
à son patient travail de mise en garde que toute la société française
prendra peu à peu conscience de la richesse patrimoniale que nos pères
nous ont léguée. Grâce à lui un travail de protection, de préservation
et de restauration des héritages architecturaux de notre passé est
entrepris
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le 27 mai 1906 : baptême du futur général Weygand, à l'âge de dix ans.
Voir aussi les chroniques des 2 juillet, 18 août, du 6 novembre.
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le 27 mai 1906 : les Carmélites de Compiègne sont béatifiées par le pape Pie X.
Ce
sont seize religieuses carmélites (cloîtrées) condamnées à mort en
juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme
et de sédition ». Arrêtées et condamnées pendant la Terreur, elles
avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour
« apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils
était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur
mort paisible sur l'échafaud impressionne les foules. C'est en pleine
période de séparation de l'Église et de l'État, alors que l'Etat saisit
les biens de l'Église et expulse les congrégations religieuses de France
qu'elles sont béatifiées par le pape Pie X. Par ailleurs, leur martyre
va inspirer Francis Poulenc pour écrire son opéra : Dialogues des Carmélites.
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le 27 mai 1916 : décès de Joseph Gallieni, militaire français, maréchal de France à titre posthume.
(Voir la chronique du 24 avril)
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le 27 mai 1918 : déclenchement de l'offensive allemande du « Chemin des Dames».
C'est
à 1 heure du matin que l'artillerie allemande déclenche un tir d'une
extrême violence sur les premières lignes françaises, en même temps que
son artillerie lourde exécute un tir d'interdiction très puissant sur
nos arrières. Quatre mille pièces de tous calibres crachent la mort. Les
gaz toxiques empestent à cause des obus à ypérite. La ligne de défense
est anéantie; les quelques petits réduits de la première ligne qui ont
survécu se sacrifient. L'état-major allemand est surpris de la facilité
avec laquelle la percée se fait. Il jette toutes ses réserves pour
exploiter la percée.
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le 27 mai 1921 : création du Code de la route.
Un
décret institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de
conduire. C'est la transformation d'un code de bons usages en un code
administratif. La circulation automobile est d'abord soumise à la loi de
1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un
décret limite la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en rase
campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises selon
l'évolution des véhicules et des routes.
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le 27 mai 1943 : création du CNR, Conseil national de la résistance.
Le
15 octobre de la même année, le CNR explicite sa politique et donne des
consignes d'insurrection fondée sur l'assassinat des autorités
adverses.
Tiré de Gaullisme et gaulchévisme (édition Godefroy de Bouillon page 54), cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 216)
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le 27 mai 1952 : traité de la Communauté européenne de Défense (CED).
A
l'initiative de la France, les Etats français, italien, belge,
luxembourgeois et néerlandais signent le traité de Paris instituant la
Communauté européenne de Défense (CED). Celle-ci permettrait de
reconstituer l'armée allemande tout en la plaçant sous une autorité
commune aux Etats membres. Mais l'opinion française est contre,
notamment communistes et gaullistes. Finalement, le traité est rejeté
par l'Assemblée nationale française en 1954.