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lundi 28 mai 2018

Le « comité adama » en tête de cortège à Paris, contre « le racisme d’Etat »



Le « comité adama » en tête de cortège à Paris, contre « le racisme d’Etat »

Le comité Adama est une association créée en 2016 après la mort d’Adama Traoré, ce délinquant visé entre 2007 et 2016 par 17 procédures, mort pendant qu’il essayait d’échapper aux forces de police. Mort ayant déclenché émeutes, accusations de « violences policières », la routine, quoi.

http://resistancerepublicaine.eu/2017/03/01/theo-adama-blagui-netaient-pas-des-heros-mais-des-delinquants-choc-pour-la-bobosphere/

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De son côté, Adama est connu depuis 2007 à travers dix-sept procédures !
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Pas tout à fait le profil de l’enfant de choeur décrit dans les médias. Le jour de sa mort, cela fait seulement un mois qu’Adama est sorti de prison, où il a tout de même été accusé de viol par son codétenu! Ensemble Bagui et Adama auraient été impliqués dans une affaire de recel de bien provenant d’un vol et pour usage de stupéfiant, en 2010. La fratrie Traoré est connue pour être proche des associations SOS Racisme, le Cran ou encore le collectif “Urgence notre police assassine”, très influents dans ces quartiers.


Adama Traoré, au moment de son arrestations, portait sur lui 1 300 euros en liquide et un sachet avec une petite quantité de cannabis. 
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D’après nos informations, un rapport d’autopsie révèle même qu’Adama était sous l’emprise du cannabis lorsqu’il est mort. Contrairement à ce qui a pu être dit, le rapport l’atteste : Adama ne présente aucune trace de violence et les gendarmes ne se sont pas assis sur lui, ce qui aurait pu provoquer une asphyxie, thèse relayée par ses soutiens. Au total, Adama a passé seulement dix minutes entre les mains des gendarmes. Tous les témoins qui ont été entendus sont unanimes : il n’y a eu aucune violence à son encontre et Adama avait du mal à respirer, parvenait difficilement à parler. Ce qui ne l’a pas empêché d’essayer de s’échapper.
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Voici ces délinquants, soutenant un délinquant, qui sont en tête de cortège d’une manifestation organisée par des syndicats, partis et associations ayant pignon sur rue.
Et que veut le Comité Adama ? Dénoncer « le racisme d’Etat », bien entendu. Et la « gestion coloniale des quartiers ». Ben voyons…
« On veut dire : vous vous mettez derrière nous, vous suivez nos luttes. On va au bout du processus, et on prend le contrôle de la manifestation unitaire, explique au Monde le porte-parole du comité, Youcef Brakni, 32 ans. Ils veulent des ouvriers, et ils regardent ailleurs… Alors on va se mettre devant. On n’a besoin de personne pour parler à notre place. »
L’appel du Comité Adama a été publié le 18 mai sur les réseaux sociaux et rencontre un certain succès. Dans son viseur, les organisations de gauche. « Il est temps d’en finir avec les appels creux à “la convergence des luttes”, peut-on ainsi lire. Nous refusons les injonctions qui sont faites aux mouvements des quartiers populaires de n’aborder que “la question sociale”, avec au passage un refus de considérer le racisme qui structure la société comme participant de cette “question sociale”. (…) On assiste à une véritable gestion coloniale des quartiers qui font face aux violences policières. »

« Il n’y a pas plus politisé que les quartiers populaires »

La publication de cet appel est une sorte de tournant pour le « cortège de tête » − groupe affinitaire réunissant des militants radicaux se réclamant de l’antifascisme, de l’anarchisme ou de l’autonomie, dont certains constituent le black bloc, en raison de leur tenue entièrement noire, masques ou cagoules compris. Cette fois, la seule dimension émeutière veut être dépassée, laissant la place à un message politique et des revendications. Soit une forme plus classique de contestation.

Dans leur texte, les militants du Comité Adama insistent sur les violences policières et le « racisme d’Etat ». Selon eux, la gauche entre dans cette logique « post-coloniale » et fait preuve de paternalisme envers les quartiers populaires, et notamment les musulmans. « Ce n’est pas possible de demander les voix des quartiers et de faire les déclarations comme celles d’Adrien Quatennens (député LFI du Nord) et Jean-Luc Mélenchon sur la militante voilée de l’UNEF, de hurler avec l’extrême droite », résume M. Brakni.

« On a des comptes à demander à la gauche »

L’action antifasciste Paris-Banlieue, proche du Comité Adama, a très rapidement appuyé la démarche. « C’est un événement politique majeur », écrivent les antifascistes franciliens.
Et les Insoumis de leur lécher les babouches :
« J’aurais préféré que l’on discute avec eux pour les intégrer au “cortège des luttes” de la manifestation où ils ont toute leur place », indique Eric Coquerel, député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis qui représentait LFI lors des préparatifs de la manifestation. « Leur engagement montre l’effet d’entraînement autour du 26 mai, veut croire Clémentine Autain, députée du même département. Que des collectifs qui se réclament des quartiers populaires et du combat antiraciste viennent est une belle nouvelle.

Le Comité Adama accompagné et suivi par le journaleux dhimmi du Monde, Abel Mestre, qui tweete comme un fou pour défendre et promouvoir ses protégés.C’est de plus en plus un conflit de civilisation, assumé par nos ennemis. Ça va péter…

On sera ravis d’apprendre en passant, sans commentaire ni contre-argumentation du Monde que, en Seine Saint-Denis, les enseignants sont moins formés qu’ailleurs et qu’il y aurait moins de médecins qu’ailleurs :
La jeunesse des banlieues vue comme délinquante… On se demande bien pourquoi.
Elle défile sous la bannière Traoré, nom d’un famille de fieffés délinquants, pour montrer que ce n’est pas le cas.
Comprenne qui pourra…

Par ailleurs, La « Marée populaire » a fait plouf… seulement 30 000 manifestants à Paris. La Préfecture dit 21000, la CGT 80 000.
Et il y avait entre 60 et 80 associations, syndicats, partis… qui appelaient à manifester.
Même les gauchistes n’y croient plus et préfèrent regarder TF1 ou aller à la pêche que de crier dans les rues de Paris, plutôt de casser ou se faire casser la figure.

Pourtant, CGT et France insoumise défilaient main dans la main.
Pourtant il y avait les habituels fauteurs de trouble :

La préfecture de police de Paris annonce avoir interpellé trente-neuf personnes samedi. Parmi ces personnes arrêtées, trente-deux personnes l’ont été pour « participation à un groupement constitué en vue de commettre des dégradations ou des violences, port d’armes par destination et rébellion » après des contrôles de police en amont de la manifestation, précise le communiqué.
 
Toujours selon la préfecture, « sept policiers ont été très légèrement blessés et les dégradations se limitent à une vitrine et deux abribus ».