Après Étonnants Voyageurs: « l’Appel de Saint Malo »
Le festival Etonnants Voyageurs s’est clos ce lundi soir et, soucieux de laisser une trace pour la postérité, a lancé un « Appel de Saint Malo: l’urgence de construire un principe d’hospitalité opposable aux États ».
Ce
texte, signé par Mireille Delmas-Marty, Patrick Chamoiseau et Michel Le
Bris et (par transmission de pensée ?) par « les écrivains, réalisateurs
et artistes présents au festival », est un condensé, j’allais dire un
ramassis de la doxa favorable à l’immigration telle qu’elle entend
pousser son avantage pour accroitre la fureur du monde.
Car c’est vouloir ajouter à la fureur du monde que d’appeler « la
communauté internationale à mettre en place une gouvernance mondiale
nourrie de nos traditions multiséculaires et de nos imaginaires.
L’urgence est à la construction d’un principe d’hospitalité qui
deviendrait opposable aux États »
Et
c’est oublier que le principe d’hospitalité ne vaut que lorsqu’il est
librement consenti : vouloir l’imposer c’ est… nier nos traditions
multiséculaires invoquées dans la même phrase !
Ecrire, alors que le monde ploie sous une surenchère de laxisme migratoire, que « face
au désastre humanitaire qui accompagne des migrations d’une ampleur
sans précédent, les surenchères répressives qui tiennent lieu de
politique des migrations sont un déni de réalité », c’est confondre
les causes et les effets, c’est seulement déplorer des conséquences, et
l’on sait depuis Bossuet que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les
effets dont il chérissent les causes » .
Le désastre humanitaire, ça n’est
pas quelque chose qui accompagne les migrations, le désastre
humanitaire, ce sont les migrations elles mêmes, massives et
incontrôlées, qui détruisent les peuples, les cultures et les
traditions. Et qui détruisent même dans l’homme, pour finir, ce qu’il a
d’humain !
Les
signataires disent faire un constat d’interdépendance appelant un devoir
de solidarité, mais ne l’appliquent que dans leur champ de vision
internationaliste, avec des objectifs de migrations « sûres, ordonnées
et régulières », feignant d’ignorer qu’elles seront nécessairement
massives, anarchiques et à sens unique. Et oubliant que la première des
interdépendances est celle des hommes dans leurs communautés, aspirant à
vivre de façon sûre (sécurité) ordonnée (par une culture commune) et
régulière (au sens de règles de droit).
On
attendra probablement longtemps l’écho qu’aura l’appel du groupuscule de
Saint Malo en Arabie Saoudite et au Qatar! Mais ce type d’appel ne les
vise pas : il vise le ventre mou de l’Occident. Il s’agit, après avoir
gangréné l’Europe de Bruxelles, de viser plus haut et plus fort et d’
assiéger maintenant les officines et les lobbies qui gravitent autour de
l’Organisation des Nations Unies. Dans le même temps l’islam, qui a
déjà conquis Bruxelles et le symbole européen qu’elle incarnait, avance
ses pions en «Europe Terre Ouverte » .
On
comprend qu’avec une telle politisation des débats et une telle
arrogance des positionnements, créant une ambiance un peu lourde, les
festivaliers aient été déçus par la trop grande rareté des vrais
voyageurs, de ceux qui vous élèvent l’âme et l’esprit.
Et que nous, militants, adhérents et sympathisants de Résistance Républicaine, avons encore des luttes légitimes à mener !