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dimanche 30 avril 2017

Totalitarisme médiatique : jusqu’à la nausée !




Ce matin, sur la radio si excitante par son niveau de désinformation, appelée « France-Inter », j’entendais je ne sais quel quidam pester contre l’identité française dont, selon ce personnage, on ne cesserait de nous rebattre les oreilles. 
J’aimerais savoir sur quels médias !
En fait d’identité française, rien que sur cette chaîne « publique » qui a l’utilité de stimuler matinalement ma fonction « réplique », je n’en perçois guère l’illustration. Le rock et le rap en nov-langue et autres productions majoritairement d’outre-Atlantique m’y semblent beaucoup plus diffusés que de la chanson en langue française ou dans la diversité de nos langues régionales. 

Par ailleurs, sans cesse et sans cesse, déferle partout la répétitivité conformiste, incantatoire et comme obligatoire de l’analogie avec le temps et l’horreur du nazisme. 
Le nazisme, oui, fut un abominable totalitarisme, raciste et antisémite et aussi anticatholique. Mais est-il vraiment nécessaire de le marteler chaque jour à n’en plus finir alors que plus que jamais c’est négation, occultation et bouche cousue sur la monstruosité du totalitarisme communiste. Comme si, idéologiquement, il n’avait pas été aussi raciste (la haine de classe substituée à la haine de race) et plus meurtrier encore en raison de sa durée séculaire et de l’étendue multicontinentale de ses crimes contre l’humanité. 
Il y a 20 ans, en juin 1997, l’historien Alain Besançon, un de ces anciens communistes ayant, comme Annie Kriegel, découvert la réalité atroce du système, avait procédé à une enquête statistique sur le traitement des totalitarismes sur une durée de 7 ans (1990 – 1997) dans un grand journal du soir.
Dans Valeurs Actuelles du 8 novembre 1997 (veille de notre procès « Boudarel » à la Mutualité), Sophie Humann rappelait qu’il avait chiffré 480 articles comportant le mot « nazisme », 7 seulement comportant le mot « stalinisme ». « Auschwitz » était évoqué 105 fois, « Kolyma » 2, « Magadan »1, « Kouropaty » 0.
Rappelons que dans ces seuls trois complexes du Goulag le chiffre des morts (plus d’un million) a pourtant été à peu près égal à celui du complexe d’Auschwitz, officiellement estimé aujourd’hui par le directeur du département d’histoire du musée d’Auschwitz à 1,1 million.  Quelque cinq millions de juifs ont péri dans les camps et dans les massacres du fait de l’exterminationnisme nazi. 
N’oublions pas non plus les dizaines de milliers dans les liquidations staliniennes. Mais ce sont aussi des dizaines de millions de Russes, de Polonais, d’Ukrainiens, de Baltes, de Caucasiens, de Chinois, de Coréens, d’Indochinois qui ont péri dans les enfers communistes massacreurs ou génocidaires. Et encore aussi en Afrique et à Cuba.
Alors, je ne cesserai de le demander, pourquoi la vérité irréfutable du massacre de cent millions d’humains débouche-t-elle sur un tel négationnisme de fait, par occultation, par amnésie organisée ?
Comment est-il possible que l’immense majorité des jeunes de notre pays ne sache à peu près rien ou rien de cela ? Et il en est encore à brailler, encouragés par l’intellocratie bolcho-bobo, contre seulement un nazisme qui n’existe plus alors que le communisme opprime toujours. Pourquoi ce racisme mémoriel ? Bien sûr, il faut faire mémoire de l’extermination de millions de juifs, mais pourquoi faut-il pratiquement éradiquer le souvenir de tant et tant de millions d’êtres humains également massacrés pour leur religion, leur classe ou leur appartenance nationale ? Hélas, le rapport de la mémoire culturelle, scolaire et médiatique entre celle du nazisme et celle du communisme semble être désormais passé de 1000 à 1.
Honte à tous ceux qui savent et se taisent devant cette ignominie !