C’est la terreur qui a poussé cette
famille irakienne à fuir son pays et c’est la terreur qui continue pour
elle dans le nôtre où ces réfugiés chrétiens ont cru trouver refuge…

Basim Sakarya et sa famille, originaire de Qaraqosh, lors de leur arrivée à Hem (janvier 2017)
« Ce sont des tirs effectués, en l’air, vraisemblablement avec un pistolet à grenailles, commente une source judiciaire. Ceci dit, l’affaire est prise très au sérieux et l’enquête a été confiée à la sûreté urbaine de Roubaix.
» Bien que non létale, ce type d’arme à feu reste dangereuse : la
grenaille de plomb peut dans certains cas provoquer des blessures très
graves comme des yeux crevés ou des défigurations. Les faits se sont
produits mardi [4 avril] dernier, aux alentours de 19 heures, à
proximité du béguinage de l’église Saint-Paul. Dans l’ancien presbytère
ont pris place une famille Rom et un couple de chrétiens d’Irak qui ont
fui leur pays en guerre. « Des jeunes du quartier jouaient au football devant l’église et tiraient dans les portes, explique un témoin. Les
personnes présentes au béguinage sont sorties pour leur demander
d’arrêter. Des noms d’oiseau ont été échangés et l’un des occupants a
été sérieusement blessé au nez. » On aurait pu croire que l’affaire allait s’arrêter là mais un quart d’heure plus tard, « deux BMW » avec, dans chacune d’elles, quatre personnes à l’intérieur « ont déboulé devant l’église ». Aussitôt, « l’un des occupants de la voiture a sorti un pistolet, a menacé son monde avant de tirer en l’air à trois reprises, explique le témoin. D’autres
ont pris des cailloux présents dans les bordures de fleurs et les ont
jetés dans les vitres, brisant des carreaux au rez-de-chaussée et au
premier étage du béguinage. Ils ont pris la fuite, laissant tout le
monde sous le choc. » Y a-t-il un lien entre la première
altercation et ces coups de feu, comme beaucoup le pensent ? Il
reviendra aux policiers de le déterminer avec précision. Des enquêteurs
se sont rendus sur les lieux et la police technique et scientifique a
procédé aux premières constatations d’usage. Des douilles ont été
récupérées sur les lieux et sont en cours d’analyse. Les traces ADN ou
papillaires pourraient parler. Des plaintes ont été déposées. « Les Irakiens ont eu peur. La maman, qui était seule avec ses enfants lors de cette agression, est terrorisée. »