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dimanche 14 janvier 2018

FN / France Insoumise, deux stratégies contre l’euro

Fabien Escalona

Opposés à l’UE actuelle et critiques de la monnaie unique, le FN et les Insoumis ne convergent pas dans leur façon de traiter cet enjeu. Pour comprendre pourquoi, il faut se pencher sur la façon dont leurs idéologies sont structurées.

PHILIPPE HUGUEN / AFP
PHILIPPE HUGUEN / AFP
Les 21 et 22 octobre derniers, se tenait à Lisbonne un nouveau sommet du plan B. Cinquième du genre, il rassemblait les partis et responsables politiques de gauche soucieux de définir une stratégie efficace pour démanteler les traités d’une Union européenne (UE) jugée antidémocratique, néolibérale et atlantiste. La France insoumise (FI), comme le Parti de Gauche (PG) depuis le premier sommet de janvier 2016, participent à cette initiative que Jean-Luc Mélenchon et ses proches ont d’ailleurs co-initiée à ses débuts.
Le principe du plan B consiste à imaginer des scénarios de désobéissance, unilatérale mais ouverte à la coopération, au cas où échouerait une renégociation commune de ces traités –autrement dit, au cas où échouerait le plan A, auquel s’arrête encore la majorité des forces de gauche qui espèrent une autre Europe. Le plan B est simultanément censé contribuer à la réussite du plan A, en faisant craindre aux autres États que leur intransigeance aboutisse à l’éclatement de l’UE ou de la zone euro. L’Appel de Lisbonne, signé par Mélenchon et le député Éric Coquerel, se conclut ainsi sur ces mots:
«Entre sauver l’Union européenne et l’euro et sauver nos peuples des griffes de l’austérité, nous choisirons toujours les droits sociaux et démocratiques de nos peuples.»

Confusion au Front national

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