Opposés à l’UE actuelle et critiques de la monnaie unique, le FN et les Insoumis ne convergent pas dans leur façon de traiter cet enjeu. Pour comprendre pourquoi, il faut se pencher sur la façon dont leurs idéologies sont structurées.

Le principe du plan B consiste à imaginer des scénarios de désobéissance, unilatérale mais ouverte à la coopération, au cas où échouerait une renégociation commune de ces traités –autrement dit, au cas où échouerait le plan A, auquel s’arrête encore la majorité des forces de gauche qui espèrent une autre Europe. Le plan B est simultanément censé contribuer à la réussite du plan A, en faisant craindre aux autres États que leur intransigeance aboutisse à l’éclatement de l’UE ou de la zone euro. L’Appel de Lisbonne, signé par Mélenchon et le député Éric Coquerel, se conclut ainsi sur ces mots:
«Entre sauver l’Union européenne et l’euro et sauver nos peuples des griffes de l’austérité, nous choisirons toujours les droits sociaux et démocratiques de nos peuples.»