Le tribunal administratif de Lille a rejeté mardi les principales
requêtes des associations d'aide aux migrants à Calais qui réclamaient
un meilleur accès aux points d'eau, enjoignant cependant la préfecture à
installer des latrines dans un des secteurs où ils sont regroupés.
"Il n'y a pas lieu, en l'état de l'instruction, de faire droit aux
demandes d'injonction présentées par les associations au titre de
l'accès à l'eau, aux douches, et du ramassage des ordures", estime ainsi
le tribunal, dans son ordonnance dont l'AFP a obtenu copie.
Saisi en référé le 20 juillet par dix associations actives à Calais,
dont Le secours catholique, Salam ou l'Auberge des migrants, le tribunal
a notamment considéré que "les services des douches" ne seraient pas
"saturés au regard du nombre de personnes présentes dans les
campements".
"S'agissant des conditions d'accès à l'eau, aucune carence grave et
caractérisée ne peut être imputée aux autorités publiques", note aussi
le juge, qui prend acte des "avancées annoncées" par la préfecture en
particulier sur "la mise à disposition de jerricans et de bacs de
lavage".
A l'audience, les associations avaient notamment critiqué une trop grande distance entre les points d'eau et les lieux de vie.
La préfecture avait répliqué: "la distance maximale entre les lieux de
vie, qui sont trois à Calais, et les points d'eau est de 500 m, soit 10
minutes de marche à pied. Nous ne considérons pas que, même quand on est
un exilé à Calais, marcher dix minutes pour avoir accès à des services
fondamentaux (eau, distribution des repas, accès au soin..) soit
excessif".
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