Il y a quelques jours, je disais que « le modèle communautariste anglo-saxon a complètement supplanté le modèle assimilationniste républicain ».
Malgré les dénégations de Jean-Marc Ayrault, sur le site fonctionnel duquel on trouve le fameux rapport sur la soi-disant intégration, commandé par lui à un aréopage d'idéologues et de lobbyistes de l'immigration, c'est bel et bien un fait.
Comme le dit Zemmour, avec ce rapport, nos élites « passent à la deuxième étape ».
Pour s'en convaincre, il suffit de lire un simple extrait du second volet de ce monument de falsification historique, de terrorisme intellectuel, de novlangue jargonnante et de délire technocratique, ironiquement intitulé « Faire société commune » (pages 3 à 5), que je commente succinctement - passages en rouge.
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I. Un contexte de crise, des référentiels politiques épuisés : la nécessité de changer de paradigme de politique publique
Liberté, égalité, fraternité et laïcité, sont les valeurs et principes fondateurs de la république française.
Si
le R minuscule dont le texte affuble notre République n'était pas un
signe suffisant du mépris dans lequel les rédacteurs de ce torchon la
tiennent, ajoutons que même ça, déjà, c'est faux. Robespierre et sa Fête
de l'Etre Suprême, ainsi d'ailleurs que ses autres projets de fêtes
calendaires, dont celle de l'Amour de la Patrie, sont la démonstration
de ce que la laïcité, seulement intégrée à l'appareil constitutionnel
français en 1958, n'est pas une valeur fondatrice ni un principe de la
République. Il s'agit simplement d'une falsification historique
courante, utilisée pour subvertir la société française et justifier le
grand n'importe quoi communautariste selon lequel tout vaudrait tout et
tout devrait être autorisé.
Si ces
valeurs ont vocation à protéger et à émanciper, force est de reconnaître
que le modèle français d’intégration tel qu’il s’est développé au
milieu des années 80, en même temps que la politique de la ville ou les
politiques d’insertion, et qui ont prévalu jusqu’à présent, peinent à
conférer à ces valeurs fondamentales une effectivité, une réalisation
concrète pour l’ensemble des concitoyens particulièrement pour les
descendants d’immigrés coloniaux et postcoloniaux. Ces derniers, bien
que français, bien qu’ayant grandi en France, ayant fait leurs études
dans l’école de la république française, développé une activité dans
l’économie française, fondé un foyer sur le sol français, contribué à
enrichir culturellement la société française restent encore, trop
souvent, perçus comme des français illégitimes érigeant ainsi, au sein
même de la société française une frontière intérieure symbolique qui
rend difficile, actuellement, toute construction d’une société commune.
Je
passe rapidement sur ce classique condensé d'abyssale mauvaise foi
et/ou de connerie intégrale, consistant à prétendre qu'une situation de
fait, imputable à des réalités anthropologiques et culturelles,
relèverait d'une injustice - sous-entendu, de la part des méchants
Français de sang forcément « racistes » -, en dépit des moyens colossaux
consacrés durant des décennies par le pays hôte, que je suppose donc en
pleine schizophrénie, à accueillir des invités qu'en réalité il
déteste...
L’épuisement
des référentiels politiques (intégration, politique de la ville,
prévention de la délinquance, insertion), contemporains de la marche
pour l’égalité et contre le racisme de 1983, est lié, selon nous, à la
manière de considérer le problème, imputant aux seules classes
populaires la responsabilité de leur non insertion, et aux seuls
immigrés et à leurs descendants la responsabilité de leur supposée non
intégration exonérant l’Etat et la société de toute forme de
responsabilité.
Que viennent faire, dans ce charabia, les « classes populaires » et leur soi-disant « non insertion »?!
Notez que la phrase différencie bien les classes populaires,
prétendument non insérées, des immigrés et de leurs descendants,
supposés non intégrés nous dit-on. Néanmoins, il s'agit clairement d'un
amalgame, visant à faire gober au lecteur (lequel ? Qui peut encore
gober une énormité pareille, à part les bisounours du MJS ?) qu'il
existerait une identité de destin, voire d'intérêts, entre le prolo FDS
victime des racailles et de la concurrence de la main-d'oeuvre immigrée,
comme des délocalisations, et l'allogène, outil de la déflation
salariale voulue par les promoteurs de l'immigration économique, et
instrument de l'idéologie libérale libertaire du vivre-ensemble ? Quant à
« l’Etat et la société », qui seraient donc les vrais
responsables de tout cela, de qui s'agit-il ? Sauf à accuser les
gouvernements successifs et le CAC 40 - bref, les zélites mondialistes
et leurs larbins, ce qui serait exact, car effectivement ni les prolos
ni les immigrés ne sont responsables de la situation -, je ne vois pas.
Ce n’est
qu’à partir de la toute fin des années 90 et du début des années 2000,
que le dévoilement de processus diffus sinon massifs de discrimination
ethno-raciale et sa mise sur agenda du problème public ont permis de
sortir de cette construction unilatérale du problème public laissant
jusqu’alors penser qu’il n’était que le problème des publics.
Bon,
alors là, les rédacteurs de cette invraisemblable sous-copie d'examen
d'entrée à Sciences-Po ont vraiment un tel problème avec la langue
française que, n'étant pas Champollion - lequel, d'ailleurs, n'était pas
confronté à un vulgaire sabir à prétentions savantes -, je renonce à
tenter un réel décodage. En gros, ce que je crois comprendre de cette
diarrhée verbale, c'est que les pouvoirs publics ne seraient pas seuls
responsables. Si quelqu'un est plus accoutumé à l'idiome des lobbies
auteurs de cette infecte bouillie, qu'il se manifeste.
Le
contexte actuel de crise sociale, économique, morale y est-il plus
favorable ? Alors que l’on constate chaque jour que les processus de
désaffiliation économique, sociale et civique se croisent et se
renforcent ? Qu’ils affectent tout particulièrement les milieux
populaires ? Que les discriminations hier encore signalées aux autorités
existantes sont banalisées par ceux-là même qui les subissent ? Alors
que les discours publics et médiatiques disqualifiant les populations
dites Roms, agitant la peur de l’islam, stigmatisant les jeunes des
quartiers populaires, prônant la remise en cause du droit du sol se
multiplient et se banalisent ? On pourrait en douter.
Passons
sur la formulation, qui témoigne d'auteurs à l'esprit toujours aussi
embrumé, d'une profonde incohérence conceptuelle, formaté
superficiellement à la glu. Les ahuris qui ont pondu ces slogans mal
recopiés de tracts de SOS Racisme, en remettent une louche avec les « milieux populaires » et, cette fois, les « jeunes des quartiers populaires ». Qu'est-ce à dire ? Que la cible « des discours publics et médiatiques », c'est le peuple ? Mais alors lequel ? En réalité, cette loghorrée compassionnelle et victimaire fait référence aux mots d'ordre de Terra Nova, le think tank du PS.
Pour ces gens, il faudrait pouvoir amalgamer la clientèle électorale
immigrée au populo, présumé égaré au FN. Nulle part, bien entendu, on
n'avouera qu'en réalité, le peuple français ne se trouve pas,
majoritairement, ni dans les sacro-saintes banlieues, ni dans les
meetings de MLP, mais, tout simplement, hors des grandes agglomérations,
là où s'installent le déclassement et la paupérisation, comme l'a montré, par exemple, Christophe Guilluy.
Pourtant nous postulons lucidement, raisonnablement, le contraire. Ce contexte de crise (Il
nous semble important de souligner ici que la crise des années 30, en
bien des points semblable à celle que la France connaît aujourd’hui, a
conduit, en 1932, au vote, à l’unanimité de l’assemblée nationale, de
lois de protection de la main d’œuvre nationale, discriminantes sur le
critère de la nationalité, soutenues conjointement par les syndicats de
salariés et le patronat. Elles étaient, pour nombre d’entre elles,
encore effectives, inscrites dans le fonctionnement sociétal, au moment
de la sortie, en mars 2000, de la note n°1 du Groupe d’étude et de lutte
contre les discriminations, Une forme méconnue de discrimination : les
emplois fermés aux étrangers (secteur privé, entreprises publiques,
fonctions publiques).), précisément, constitue une opportunité
historique pour faire un nouveau pas sur le chemin politique de
l’égalité, pour construire un destin commun à la nation française autour
d‘un « vivre ensemble égalitaire » (L’expression est celle du
collectif « Vivre ensemble l’égalité » réunissant des jeunes de 16 à 22
ans réunis autour d’un centre social à Lormont. Le collectif « Vivre
ensemble l’égalité » a été auditionné par le groupe de travail « Faire
société : égalité réelle » le 10 septembre 2013). Si l’on reprend ces mots célèbres d’Aimé Césaire qui résonnent singulièrement aujourd’hui « Une
civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que
suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une
civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus
cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec
ses principes est une civilisation moribonde » (Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme suivi du discours sur la négritude, Présence Africaine, 2000),
on comprend aisément que la prise en considération du problème des
discriminations et des inégalités sociales à la hauteur du problème
qu’il pose à la société française, à son idéal égalitaire, à la
prétention universelle de la république, en fait un véritable défi de
civilisation.
Sonnez
trompettes et résonnez hautbois ! Vous n'avez pas le choix, bonnes
gens, les plus hautes autorités morales vous l'enjoignent, à rebours de
l'Histoire vous devez fermement agir, à vous ouvrir pleinement à
l'altérité vous ne pouvez que vous résoudre, il n'y a pas d'autre
chemin, sans quoi... Oui, sans quoi, quoi ? Je demanderais bien à Aimé
Césaire ce qu'il en pense, lui qui parlait de « génocide par substitution » au sujet de la Martinique, et disait qu' « il ne serait pas sage de ne pas tenir compte de ce réveil des identités », etc., etc. Manque de bol, il est mort.
Faire
société commune dans une société diverse, c’est porter un projet
politique, au plus haut niveau de l’Etat, de reconnaissance de la
diversité de population française, de reconnaissance de la prégnance des
pratiques discriminatoires et inégalitaires qui font obstacle à la
construction d’un universel commun et à la construction d’un droit
commun qui soit véritablement commun.
Qu'il s'agisse d'un « projet politique »,
on ne le leur fait pas dire. Qu'il s'agisse d'un projet schizophrène,
en revanche, car prétendant égaliser les règles et les conditions sur le
fondement d'un multiculturalisme à l'anglo-saxonne et donc d'un
communautarisme, comme on peut le voir ailleurs dans ce rapport, voilà
qui ne paraît pas les avoir effleuré. Cette utopie est irréalisable,
elle ne peut déboucher que sur le Brésil ou l'Afrique du Sud, sur le
chaos et la violence.
La refonte de la politique d’intégration : l’attente d’un signe politique fort
La
refonte de la politique dite d’intégration constitue une fenêtre
d’opportunité politique pour une reconnaissance politique du problème
public des discriminations, problème longtemps occulté, puis porté de
façon principalement sinon exclusivement technocratique. Pour autant, il
ne s’agit pas de penser que cette question nodale du vivre ensemble, du
vivre en commun ne concerne que les populations qui y sont directement
confrontées. Il s’agit d’une question qui interpelle l’ensemble de la
société française et tout autant l’Etat à son plus haut niveau, que les
institutions publiques, les élus, les associations, ou encore les
chercheurs, dans leur capacité à le construire comme un véritable
problème public. Comme le soulignaient déjà il y a près de cinquante
ans, aux Etat unis [sic], les membres de la « Commission nationale
consultative sur les désordres civils de l’été 1965 » :
« Aucune
société démocratique ne peut fonctionner normalement s’il existe au cœur
de ses principaux centres urbains un nombre important de citoyens
collectivement aigris, convaincus aussi que l’administration ne remarque
pas ou ne se soucie pas des injustices dont ils sont victimes et n’a ni
les moyens ni le désir d’y remédier » (Collectif, Le rapport noir, Edition spéciale, 1968).
Bref, désormais, il faut bien vous mettre dans le crâne que si l'intégration ne marche pas, c'est à cause « des discriminations ».
Surtout, ne réfléchissez pas. Sinon, vous risqueriez de percevoir comme
une bouffée d'intense racisme derrière cette proposition. Bah oui, si
c'est la discrimination qui empêche les allogènes d'être vos égaux,
c'est non seulement que vous êtes racistes, mais aussi qu'en fait, les
allogènes sont meilleurs que vous car, à conditions égales, ils sont de
meilleure volonté, plus gentils, voire plus doués puisqu'il vous faut
les freiner pour qu'ils ne vous évincent pas. Ce sont les bons. Vous
êtes les méchants. Tenez-vous le pour dit.
Le
terme intégration est discutable parce qu’il peut être vécu comme
stigmatisant pour des populations installées en France depuis trois
génération. Au-delà d’une police du langage qui impose de ne pas
stigmatiser les héritiers de l’immigration qui auraient toujours à
justifier de leur droit à être là et de faire partie de la communauté
nationale, il s’agit de reconnaître avec Dominique Schnapper (Dominique Schnapper, La France de l’intégration, Gallimard, 1991)
que le sens de l’intégration nationale a changé et que le lien social
relève moins aujourd’hui d’une mise en forme et en conformité à des
normes institutionnelles que de l’inventivité des acteurs sociaux, leur
capacité à transformer la société française. L’Etat serait fidèle aux
valeurs de la République française en accordant sa confiance aux milieux
populaires, à la capacité d’initiative et au désir des individus les
plus fragilisés d’être sujets de leur propre vie et de leur propre
histoire et d’apporter leur contribution au changement sociétal.
Nous y voilà. Non seulement les « milieux populaires »
(comprenez, nos remplaçants, les Français plus français que les
Français, les immigrés meilleurs que nous qui incarnons l'esclavage, la
discrimination, le racisme) sont le vrai peuple français, au regard
d'une définition de la République revue et corrigée pour les besoins de
la cause, mais encore ce vrai peuple a le droit de nous imposer ses
propres valeurs, ses propres normes, ses propres codes, ses propres
règles. Nous n'avons pas à moufter, nous sommes coupables. Le changement
nous attend, la transformation se fera à nos dépens car nous l'avons
mérité.
La
République française et son objectif de solidarité et de citoyenneté
pour tous ne saurait se satisfaire d’un dispositif social à plusieurs
vitesses qui rejette dans la précarité une part toujours plus nombreuse
de sa population. La France est historiquement forte de son Etat et elle
a su ainsi surmonter ses crises en assurant sa cohésion dans le
pluralisme de ses composantes sociales ou culturelles en réaffirmant à
chaque fois son universalité. C’est au nom des valeurs fondatrices d’une
République effective qu’il faut une reconnaissance franche du
pluralisme de la société française et d’une république de la diversité.
La France est déjà un pays pluriethnique et pluriculturel ; elle le sera
de plus en plus à l’avenir, et un pluralisme harmonieux reste à
construire.
C'est
un fait accompli, on vous dit. Vous n'y pouvez rien, pas de retour en
arrière possible. L'assimilationnisme républicain est mort et enterré,
vous n'avez plus qu'à VOUS intégrer au multiculturalisme ou à
disparaître. Disparaître comment ? Bah, bonnes gens, l'Etat, détourné à
notre profit, va vous l'expliquer ; on va faire ça à la schlague, s'il
le faut. Vous avez vu comment on a fait taper sur les dernières manifs
de fachos opposés au mariage gay ou à l'écotaxe ? A vous aussi, on vous
destine un tonfa gravé à vos initiales, qui n'attend que votre tête pour
produire sa petite note sourde !
Dans un
contexte de crise et de profondes mutations, notre pays souffre d’un
grave problème de reconnaissance et de représentation de ses milieux
populaires et il est devenu urgent de donner une autre place à des
groupes stigmatisés et discriminés, au nom d’un choix de société qui
doit être affirmé haut et fort pour contrecarrer la montées de discours
prônant l’inégalité, la banalisation des discriminations et la montée
dans l’espace public d’un racisme qui prétend aujourd’hui à la
respectabilité (C’est le cas notamment de formes de discours et
analyses qui racialisent le sexisme (au nom de valeurs féministes) comme
le montrent bien les travaux de Christelle Hamel, « De la racialisation
du sexisme au sexisme identitaire », Migrations Société, vol 17,
n°99-100, 2005, p 91-104. [En ligne], consulté le 20 juin 2011.
Consultable sur Internet : ).
C'est
bien connu, le statut de la femme dans les pays du Maghreb est très
valorisant et il n'existe aucun racisme anti-Blanc. Enfin, moi, peu
m'importe, ils font ce qu'ils veulent chez eux et je m'en fous. Mais pas
en France, SVP. Au point, en plus, de se revendiquer de l'islamiste Marwan Muhammad, la marionnette de la haute finance via le CCIF dont il est le porte-parole, c'est quand même un peu gros...
Il y a
aujourd’hui trente ans que la Marche pour l’égalité et contre le racisme
a affirmé que l’exigence d’une citoyenneté pour tous et du vouloir
vivre ensemble suppose de ne pas dissocier la question de l’égalité de
celle de la lutte contre le racisme et les discriminations.
Parlons-en, de la Marche ! Voilà un bel exemple de précédent en matière d'escroquerie aux bons sentiments.
Seul un
engagement d’une envergure sans précédent peut répondre aux enjeux de
reconnaissance et de représentation des milieux populaire pour faire
société commune dans une société diverse.
Trente ans après la marche égalité pour l’égalité et contre le racisme, ce rendez-vous historique ne peut être manqué.
Trente ans après la marche égalité pour l’égalité et contre le racisme, ce rendez-vous historique ne peut être manqué.
II. La reconnaissance de la prégnance des discriminations ethno-raciales au sein de la société française : un enjeu majeur pour faire société commune
(...)
Matraquage
culpabilisateur, appel à la répression et au passage en force : tout le
monde a compris. Il faut dire qu'ils ne sont vraiment pas bien malins,
mais peut-être croient-ils pouvoir s'en passer.
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Je
pourrais continuer longtemps comme ça. Du mensonge et de la propagande à
dénoncer, il y en a au kilomètre dans ce rapport digne du Parti Unique
libéral libertaire.
Comme le dit Malika Sorel, « ce rapport part du principe que la France est coupable et raciste ».
Ayrault a beau nous soutenir, la main sur le coeur : « ce n'est pas parce que je reçois des rapports que c'est forcément la position du gouvernement »,
comment croire, alors que les écrits dont il parle, commandés par lui
et payés par nos impôts, ne font qu'emboîter le pas à Terra Nova, et à ses conseils de stratégie électoraliste
; comment croire, un seul instant, que ces écrits ne vont pas dans le
sens voulu par son gouvernement ; voulu, comme l'affirme Zemmour, par
les élites françaises ?!
Ce Régime est menteur et traître à sa patrie.
Il poursuit les seuls intérêts de classe de ses membres et commanditaires.
Dans
ce but, il n'a cure de faire disparaître son peuple et, en attendant,
de dresser les uns contre les autres, en attisant artificiellement les
antagonismes ethno-religieux, les Français de sang et les allogènes.
Ce,
alors qu'il n'existe en réalité d'autre « racisme » en France que ceux
qu'il suscite et importe lui-même, pour servir, par le remplacement
ethnique, d'outil de dissolution d'un peuple fondamentalement hostile au
modèle marchand et, par la création de conflits communautaires, de
paravent à ses activités criminelles.
Mais ne nous y trompons pas. La diversion serait habile, si elle trouvait un écho profond dans le peuple français.
Or, comme en Italie, en France non plus, la mayonnaise ne prend pas, la dissidence persiste et prend du poids.
Seul
l'autoritarisme croissant du pouvoir peut, comme celui-ci l'a
abondamment montré lors de la répression de La Manif Pour Tous et du
mouvement des Bonnets Rouges, pallier encore quelque temps - aussi
longtemps que les exécutants de ce pouvoir ne se retourneront pas contre
lui, aussi longtemps que l'Etat-providence aura de l'argent et des
médias puissants - l'affaiblissement inéluctable de sa crédibilité et
donc, de son autorité politique et sociale.
L'effet boomerang, même pour TINA (There Is No Alternative - « il n'y a pas d'alternative », expression attribuée à Margaret Thatcher), c'est une réalité de plus en plus perceptible.
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Tout cela est bel et bien planifié et ne doit rien à des rédacteurs de rapport qui seraient hors de contrôle.
Je répète, ce dimanche 15, qu'Ayrault aura beau nier son implication, c'est bien lui le responsable, car il a initié le rapport Tuot qui est à l'origine des propositions aujourd'hui en débat, et ne pouvait ignorer, connaissant son auteur et son parti pris, ce qui en sortirait :
