.

.

vendredi 28 avril 2017

Nantes : L’extrême-gauche admet ne plus pouvoir mobiliser

A Naoned (Nantes), à peine quelques centaines de marginaux et de lycéens étaient dans la rue

BREIZATAO – POLITIKEREZH (28/04/2017) La présence du Front National au second tour des élections présidentielles françaises ne change fondamentalement rien pour l’extrême-gauche : elle ne parvient pas à mobiliser et en vient désormais à l’admettre.
Ainsi, à Naoned (Nantes), l’ambiance est franchement mauvaise dans les rangs clairsemés des anarcho-communistes.

« Il est invraisemblable dans le contexte actuel, avec un duel entre la droite et l’extrême droite au second tour d’une élection présidentielle, que les rues soient aussi vides. En 2002, des centaines de milliers de personnes manifestaient contre Le Pen. En 2007, après l’élection de Sarkozy, des manifestations massives et offensives étaient organisées. En 2017, seules quelques centaines de personnes défilent à Nantes, à peine plus à Paris ou à Rennes. En 10 ans, avons nous changé d’époque pour que le fascisme s’installe dans un tel calme ? » écrit ainsi le groupuscule « Nantes révoltée » sur sa page officielle.

En effet, malgré les tentatives d’agitation de rue, la nébuleuse anarcho-communiste ne parvient à rassembler que quelques poignées de marginaux et de lycéens peu intéressés par leurs cours.
Rien de fondamentalement nouveau : depuis des années maintenant, l’ambiance est à la franche dépression dans les rangs communistes. Et si les groupes d’asociaux qui composent ses rangs sont plus violents, leur audience est quasiment nulle dans l’opinion.