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vendredi 28 avril 2017

Présidentielle: gaulliste historique, Marie-France Garaud rallie Marine Le Pen


Eurosceptique affirmée, Marie-France Garaud (à d) avait secondé Charles Pasqua (à g) et Philippe de Villiers à l'occasion des européennes de 1999.
Eurosceptique affirmée, Marie-France Garaud (à d) avait secondé Charles Pasqua (à g) et Philippe de Villiers à l'occasion des européennes de 1999.
AFP/Jacques Demarthon

Dans une interview accordée au Figaro, l'ancienne conseillère de Jacques Chirac, aux convictions droitières, estime que la candidate du FN est la seule à avoir "le sens de l'Etat".

C'est un soutien vintage, mais qui recèle une dimension de prestige. Marie-France Garaud, conseillère politique de Jacques Chirac dans les années 70 et gaulliste historique, affiche ce jeudi dans les colonnes du Figaro ses proximités de vue avec Marine Le Pen. Au point d'estimer qu'elle "est la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France". "Elle a, je crois, le sens de l'Etat au point de préserver notre nation", ajoute celle qui fut candidate à l'élection présidentielle de 1981.  
Par opposition, Marie-France Garaud -un temps députée européenne- voit en Emmanuel Macron quelqu'un qui "étale ses faiblesses avec un extraordinaire masochisme". "Il a un petit côté chien battu. Il ne respecte pas la France et il est même en train de détruire le support de son existence politique", houspille-t-elle.  

"Nous ne sommes qu'un territoire de l'UE"

Dans le viseur de la femme politique, connue pour sa dureté et ses piques acerbes (elle aurait déclaré en 1985, à propos de Jacques Chirac: "Je pensais qu'il était du marbre dont on fait les statues, il est en fait de la faïence dont on fait les bidets"), la soumission de la France à la technostructure européenne. "[Emmanuel Macron] n'a pas de programme économique. Il ne peut pas en avoir parce que nous ne sommes plus qu'un territoire à l'intérieur de l'Union européenne", juge-t-elle.  
Précisons que Marie-France Garaud souhaite que la France quitte l'UE. Elle figurait d'ailleurs en 3e place dans la liste eurosceptique menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers lors des élections européennes de 1999. 
À la question de son rapprochement, de facto, de l'extrême-droite, l'ex-eurodéputée répond ne percevoir "aucune" caractéristique "de l'extrême-droite aujourd'hui". Selon elle, les partis politiques ont "une influence mineure". Mais elle le précise: elle ne compte pas s'afficher à côté de Marine Le Pen pendant la campagne.