La longue liste des ténors de ce qui fut
la dernière illusion de droite française, le parti "Les Républicains",
s'allonge à qui mettra le plus d'effet dans son annonce de ralliement au
candidat socialiste. Hier, ce fut le tour de Sarkozy.
Car si la primaire s'est avérée catastrophique pour la droite, elle
restera comme la plus grande manipulation politique de cette campagne
réussie par la gauche.
En effet, à Flamby 1er devenait succéder
un Flanc-bis et le PS a su faire son autocritique et trouver ses deux
principales faiblesses :
- un parti divisé avec des frondeurs de plus en plus nombreux et gênants,
- une image détruite par François Hollande.
Pour se donner un successeur, le
président de la République qui fut quand même le patron du PS pendant 10
ans et qui y avait acquis les ficelles du métier de prestidigitateur, a
su mettre en place la stratégie qu'il fallait :
- laisser élire un frondeur à la primaire pour le laisser endosser la sale image du parti des loosers et disparaître avec (pari gagné même s'il a été facilité par un Hamon aussi benêt qu'absent);
- préparer le terrain discrètement à un candidat de sa propre écurie (soutenu par tout ce que la gauche compte de perversion (mondialisme, lobbies, finances, etc.) et lui ouvrir la voie sans l'empreinte d'un parti ni l'environnement d'hommes ou de femmes gênants.
La suite, on la connaît : non seulement
la droite la plus bête du monde n'a pas su voir le piège et a essayé de
se défendre des attaques menées contre Fillon par une justice et des
médias aux ordres. Pire encore, elle s'est entêtée dans ses erreurs,
laissant le champ libre à Macron qui non seulement a enfumé tous les
politiciens de droite, mais en plus, venu de nulle part et devant y
retourner, il reçoit désormais chaque jour l'allégeance de ces ennemis
d'hier révélés depuis dimanche comme des laquais pleutres et vils.
En effet, d'un seul homme et quelque
soit leur parti d'origine, les fils du système rejoignent cette gauche
caviar, coupée de la réalité et du peuple, préférant les histoires des
syndicats bien au chaud aux anecdotes du peuple dans la rue. Touché par
une macronite aigüe, le paysage politique s'éclaircit : les vaincus du
premier tour viennent mendier les miettes d'un Macron totalement perdu
et incapable de prendre la mesure de l’événement et en face, émergent la
France avec ses racines, son histoire, sa culture et son art, mais
aussi le seul parti de la droite désormais, le front national.
Jusqu'au 7 mai, la puissance des médias
fera le reste auprès des citoyens que ces mêmes politicards ont
verrouillé devant leur poste de télévision, nouveau cerveau collectif,
mais dont la vie quotidienne devenue si difficile, peut peut-être les
pousser à un sursaut. Mais ceci est une autre histoire qui impactera
durablement la grande Histoire de notre pays, car, oui, l'enjeu cette
fois est bien la survie de notre civilisation.