Viviane Le Ray ♦
La chronique.
Le
1er prix d’Ormesson a couronné l’œuvre et la mémoire de Jacques-Stephen
Alexis, écrivain et intellectuel haïtien engagé, mort en 1961 à 39 ans,
probablement assassiné, l’écrivain haïtien est distingué à titre
posthume pour son chef-d’œuvre L’Espace d’un cillement
(première parution en 1959). À Port-au-Prince, La Niña Estrellita,
ravissante mulâtresse de vingt-six ans et prostituée, est la vedette
du Sensation Bar. Un jour, elle y rencontre El Caucho, magnifique géant
courageux et droit, mulâtre comme elle. C’est un mécanicien syndiqué et
progressiste. El Caucho et La Nina deviennent amoureux l’un de l’autre
au premier regard. Cet amour révélera La Nina à elle-même, ainsi que le
mystère de ces deux êtres, celui de leur enfance commune à Cuba. En
effet, ils sont tous deux originaires du même petit village de cette
île. Ils décident de vivre ensemble … l’espace d’un cillement… et cette
histoire, à laquelle s’entrelacent plusieurs thèmes, s’achève sur la
fuite de La Nina, éperdue, terrorisée par la responsabilité nouvelle et
l’ignorance de sa propre vérité. (Disponible chez Gallimard, collection
Blanche)
« Croquis d’une vie de bohème » – Lesley Blach (La Table ronde)

Nous
devons le grand bonheur de lire Lesley Blanch, à sa filleule Georgia de
Chamberet, qui l’a incitée à rédiger ses Mémoires : aux souvenirs
d’enfance de cette femme libre devenue une légende de son vivant
s’ajoutent ses dessins : un récit très personnel, écrit dans un beau
style, sur sa vie avec Romain Gary qui fera d’elle : l’héroïne de Lady
L. Aventurière en majuscule, illustratrice, décoratrice de théâtre,
chroniqueuse pour l’édition britannique de Vogue, elle nous révèle
comment Romain Gary écrivait à Roquebrune ou ailleurs… Quand Gary la
quitta pour Jean Seberg, elle partit, en solitaire visiter les pays dont
elle rêvait : la Sibérie, la Mongolie, la Turquie, l’Iran,
l’Afghanistan… Passionnant récit de la Dame de Roquebrune décédée en
2007, au bel âge de 103 ans !
« Croquis de Mémoire » – Jean Cau – Collection la Petite Vermillon- (La table ronde)
Quel bonheur de relire (ou pour les plus jeunes de découvrir) un authentique chef-d’œuvre, enfin réédité ! De Mitterrand et Pompidou à Cocteau en passant par Malraux, Gaston Gallimard, Orson Welles, d’Ernest Hemingway à Ava Garner, en passant par bien d’autres «vraies personnalités». Jean Cau croque de sa belle et libre plume, les visages, les lieux, surgis de sa mémoire. « Des dialogues capturés jadis et naguère, des idées miennes sur les personnages qui ont traversé la scène, au cours de ma vie, et sur moi-même, principal acteur de celle-ci». Un style incomparable, une lucidité et une sincérité de ton aujourd’hui fort rares… Doux euphémisme !
Source
La chronique.
Françoise D’Ormesson, vient créer le Prix Jean d’Ormesson, qui sera décerné chaque année, le 16 juin, date anniversaire de la naissance de l’Académicien français. Autour de la Présidente: 5 membres de l’Académie Française : Jean-Marie Rouart, Dominique Bona, Marc Fumaroli, Dany Laferrière, Eric Orsenna, aux quels se sont joints : Marie-Sarah Carcassonne, Gilles Cohen-Solal, Teresa Cremisi, Malcy Ozannat, et la fille de l’écrivain : Héloïse D’Ormesson.
1er Prix d’Ormesson : Jacques Stephen Alexis « L’Espace d’un cillement » (Gallimard)
Le
1er prix d’Ormesson a couronné l’œuvre et la mémoire de Jacques-Stephen
Alexis, écrivain et intellectuel haïtien engagé, mort en 1961 à 39 ans,
probablement assassiné, l’écrivain haïtien est distingué à titre
posthume pour son chef-d’œuvre L’Espace d’un cillement
(première parution en 1959). À Port-au-Prince, La Niña Estrellita,
ravissante mulâtresse de vingt-six ans et prostituée, est la vedette
du Sensation Bar. Un jour, elle y rencontre El Caucho, magnifique géant
courageux et droit, mulâtre comme elle. C’est un mécanicien syndiqué et
progressiste. El Caucho et La Nina deviennent amoureux l’un de l’autre
au premier regard. Cet amour révélera La Nina à elle-même, ainsi que le
mystère de ces deux êtres, celui de leur enfance commune à Cuba. En
effet, ils sont tous deux originaires du même petit village de cette
île. Ils décident de vivre ensemble … l’espace d’un cillement… et cette
histoire, à laquelle s’entrelacent plusieurs thèmes, s’achève sur la
fuite de La Nina, éperdue, terrorisée par la responsabilité nouvelle et
l’ignorance de sa propre vérité. (Disponible chez Gallimard, collection
Blanche)« Croquis d’une vie de bohème » – Lesley Blach (La Table ronde)

Nous
devons le grand bonheur de lire Lesley Blanch, à sa filleule Georgia de
Chamberet, qui l’a incitée à rédiger ses Mémoires : aux souvenirs
d’enfance de cette femme libre devenue une légende de son vivant
s’ajoutent ses dessins : un récit très personnel, écrit dans un beau
style, sur sa vie avec Romain Gary qui fera d’elle : l’héroïne de Lady
L. Aventurière en majuscule, illustratrice, décoratrice de théâtre,
chroniqueuse pour l’édition britannique de Vogue, elle nous révèle
comment Romain Gary écrivait à Roquebrune ou ailleurs… Quand Gary la
quitta pour Jean Seberg, elle partit, en solitaire visiter les pays dont
elle rêvait : la Sibérie, la Mongolie, la Turquie, l’Iran,
l’Afghanistan… Passionnant récit de la Dame de Roquebrune décédée en
2007, au bel âge de 103 ans !« Croquis de Mémoire » – Jean Cau – Collection la Petite Vermillon- (La table ronde)
Quel bonheur de relire (ou pour les plus jeunes de découvrir) un authentique chef-d’œuvre, enfin réédité ! De Mitterrand et Pompidou à Cocteau en passant par Malraux, Gaston Gallimard, Orson Welles, d’Ernest Hemingway à Ava Garner, en passant par bien d’autres «vraies personnalités». Jean Cau croque de sa belle et libre plume, les visages, les lieux, surgis de sa mémoire. « Des dialogues capturés jadis et naguère, des idées miennes sur les personnages qui ont traversé la scène, au cours de ma vie, et sur moi-même, principal acteur de celle-ci». Un style incomparable, une lucidité et une sincérité de ton aujourd’hui fort rares… Doux euphémisme !
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