Comme toujours avec le gouvernement, la présentation du nouveau
Service National Universel laisse sur sa faim. Ce qui aurait pu être au
départ une bonne idée est une fois encore totalement dévoyé.
Un mois d’engagement, dont seulement deux semaines en internat et deux
semaines dont on comprend qu’elles serviront davantage à fournir de la
main-d’œuvre aux ONG qu’à établir une véritable conscience civique, ce
n’est ni suffisant ni satisfaisant.
Deux semaines de vie en collectivité sont bien trop courtes pour
atteindre les objectifs de brassage social annoncés. Quant au contenu de
ces quelques jours, il tient plus de la colonie de vacances que d’une
réelle et sérieuse formation à l’esprit de défense et à la transmission
des valeurs françaises, dont bien des jeunes auraient pourtant besoin.
L’encadrement, assuré par des bénévoles de bric et de broc est loin de
la rigueur militaire et de la pédagogie professorale nécessaire à la
gestion d’adolescents de 16 ans et à une quelconque transmission. Les
deux semaines en milieu associatif posent également question quant à
leur objectif réel et au formatage idéologique qu’elles pourraient
impliquer en fonction des associations retenues.
Le rétablissement d’un service national obligatoire, d’une durée minimum
de trois mois, est un des piliers du projet du Rassemblement National à
destination de la jeunesse. La philosophie en est aussi éloignée du SNU
macroniste qu’elle peut l’être : d’une durée impliquant une véritable
rupture avec le quotidien, encadré militairement pour un véritable
apprentissage de la rigueur, centré sur la transmission des valeurs et
de l’amour de la France et une véritable sensibilisation à l’esprit de
défense et à l’engagement pour la nation. Un échelon essentiel dans un
retour à plus de France dans l’éducation de notre jeunesse, garant d’un
retour à une cohésion nationale de plus en plus détricotée.
Un projet aux antipodes du service gadget d’Emmanuel Macron, dont la
seule conséquence sur notre société sera l’argent qu’il coutera, sans
effet bénéfique pour le peuple français.
Communiqué de presse du Rassemblement National