La journée de libération fiscale est l’occasion de rappeler que si
les salariés français sont parmi les mieux payés en Europe, la pression
fiscale les fait chuter dans le classement.
À l’occasion de la journée de libération fiscale, l’Institut Molinari publie un rapport
visant à évaluer la pression fiscale et sociale réelle pesant sur les
salariés des pays de l’Union européenne. Toujours dans le peloton de
tête des pays les plus soumis à la pression fiscale et sociale, la
France voit tout de même une -très- légère amélioration de son pouvoir
d’achat, et cela après la réforme des cotisations sociales.
Les auteurs du rapport montrent que si théoriquement, le salarié français reste parmi les mieux payés de l’Union Européenne, la fiscalité nationale le fait dégringoler dans le classement.
Ainsi, le pouvoir d’achat réel, c’est-à-dire ce que débourse l’employeur
pour l’employé, est de 56 815 €, ce qui place le salarié français juste
après l’Allemagne, au 6e rang européen. Seulement, après le passage des
charges, impôts et TVA, qui en France s’élèvent à 56, 73%, son pouvoir
d’achat se réduit à 24 582 €, et le rétrograde à la 11e place sur 28.
À l’occasion de cette journée, le salarié prend conscience qu’il
travaille d’abord pour l’État avant de travailler pour lui-même, et
qu’on ampute une partie de son salaire discrètement. Malheureusement,
avec le prélèvement à la source,
la pression fiscale risque de s’accroître encore plus, car ce sont les
entreprises qui vont être mises à contribution pour exploiter les
citoyens, réduits au rang de ressource exploitable pour une puissance
publique incapable d’enrayer ses dépenses.
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